Introduction a l'analyse economique








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SECTION 2 : compte d'opération
Sur un territoire national comme la France, l'activité éco résulte d'une série d'opérations qui engagent tous les participants.

L'ensemble de ces opérations se décompose en 3 groupes
A : les opérations sur biens et services
Elles sont sur un compte général qui nous permettra de suivre le flux général des produits de leur origine à leur destination.

Unités éco : des ressources ou des emplois, l'un agissant sur l'autre, on a une égalité comptable nécessairement réalisée : Ress = Emp.

Quelles sont les ressources pour l'éco nationale et l `emploi possible de ces ressources ;

Il y a les ressources intérieures et les extérieures : PIB + M (importations)

Il y a les emploi de ces ressources, intérieures et extérieures

                    (C° + I) + X (exportations)

PIB + M = C+ I+ X

L'indicateur de Y° (PIB) ne prend pas en compte les C° intermédiaires donc pour la C° finale, ce n'est pas C° totale au sens de C° intermédiaire + C° finale mais seulement C° finale.
1er point de précision

Le PIB est la ressource essentielle de l'éco nationale. L'éco française contemporaine est ouverte vers l'extérieure.

    Relative à la production marchande et non marchande. La Y° est la création de biens et services à partir de certain facteurs : facteurs productifs qui sont le travail et le capital voir les ressources naturelles. La plupart du temps la Y°  donne lieu à une vente sur le marché, c'est la Y° marchande, celle-ci est évaluée au prix du marché. Jusque 1974 on considérait que la richesse produite sur le territoire durant une année, ne devait prendre en compte que cette Y° donnant lieu à une vente. L'indicateur obtenu s'appelait la Y° intérieure.

    Depuis 1974, on parle de système élargie de comptabilité nationale. C système concerne en particulier l'extension du concept jugé pertinent pour évaluer la création annuelle de richesse, maintenant à côté du PIB marchand on va prendre en compte l'apport productif de l'administration publique. Ces administrations publiques produisent des services publics par convention, on considérera que la Y° de nos administrations est, pour l'essentielle, liée à la Y° de services non marchands. On considère que tout les biens sont vendus sur un marché et ont un prix de vente au niveau des services.

    On distinguera les services marchands et les services non marchands. La Y° marchande peut être fournie par l'ensemble des secteurs institutionnels vu plus haut. Dans le cas des administrations publiques et privées, elles fournissent des services non marchands. Si l'on veut prendre en compte l'apport productif de ces services non marchands, on est gêné  car, a priori, il n'y a pas de prix.

PIB = Y° march + Y° non march
    S'ils n'ont pas de prix, ils ont un coût, la convention a été tenue de mesurer l'apport productif de ces administrations, par les coûts directs engendrer par la Y° de services non marchands.

Le PIB et particulièrement le PIB marchand est mesuré par la somme des VA. C'est à dire pour mesurer la Y° on ne prend pas en compte le CA (la valeur et les biens et services produits et puis vendus), mais on prend en compte la VA à chaque stade de Y°, donc la différence entre CA et les C° intermédiaires.

Quand on calcule le PIB avec la comptabilité nationale, le PIB est égale à la somme des VA + TVA + ddd (droit de douanes), tout les droits et taxes touchants les importations.

On obtient un PIB qui est l'agrégat jugé représentatif pour évaluer la richesse crée sur une année. Quand on dit que la croissance est de 2%, la croissance est celle du PIB. Ce PIB est aussi utilisé pour faire des prévisions à court terme ou moyen terme dans le cadre de la planification.
2nd point : consommation et investissement

    Les produits mis à disposition sur le territoire nationale donne lieu à une consommation et à un investissement. Un point essentiel est la différence entre C° intermédiaire et C° finale, la C° intermédiaire est la C° effectuée en vue de la Y°, c'est une C° productive. Le PIB est obtenu par la somme des différences entre le CA et la C° intermédiaire. La C° finale ne vise pas la Y° mais la satisfaction des individus dans l'acte de C°, elle n'engendre pas un surcroît de C° car celle-ci disparaît. En comptabilité nationale, la C° finale des biens et services non marchands est considérée pour les ménages, les autres secteurs ont des C° intermédiaires.  
La C° finale des services non marchands : les sommes perçues par les administrations publiques servaient

    1 : à faire des transferts (subventions pour les entreprises, les ménages)

    2 : pour financer des services : ex : la défense nationale profite aux ménages ou à l'intégralité des vecteurs institutionnels ?
    L'I en 1ere approche est constitué par l'ensemble des biens non consommés, en comptabilité nationale on dégage 3 catégories d'I : *les amortissements

                          *I net : création d'équipements supérieurs

                      *Variation des stocks : les stocks peuvent être définies comme les produits conservés dans les Ent productrices ou utilisatrices, ainsi que chez les négociants en vue de leur utilisation ou de leur vente futur.

Ces stocks représentent une C° différée de certains biens mais on ne peut pas ranger les stocks sous la C°. La C° est l'acquisition immédiate, il semble donc légitime de prendre en compte les stocks dans l'I, ce n'est pas le niveau absolu des stocks qui est pris en compte mais son évolution sur l'année.

Si on passe de 2 à 3 unités, la variation des stocks est = 1 donc on rajoute 1 à l'I.

Si la variation est négative, elle se retranche de l'I.
Au total l'I en comptabilité nationale représente 3 choses : I = Am + I net +   st

                                     1        2        3

                                       FBCF

Am : amortissement         st : variation des stocks

FBCF : formation brute de capital fixe
L'I est fait par les différents secteurs institutionnels. Les différents types d'I sont faits par 4 principales catégories d'agents :

        1 : SQS (société) en achetant des machines et des bâtiments.

        2 : les institutions de crédit et d'assurance, I quand elles achètent des biens nécessaires à leurs exercices (bâtiments et machines). Le gros entretien de ces biens nécessaires fait partie de l'I.

        3 : les administrations publiques ou privées (surtout publiques). Quand l'Etat achète puis entretien des biens et des services nécessaires à l'accomplissement de tâches collectives nationales, on considère que l'Etat I (infrastructure nationale).

        4 : les Men (cas particuliers des entrepreneurs individuels) I comme tout autres Ent ; les Men dans leur intégralité I quand ils achètent et entretiennent des logements.

Dans l'équation macro-éco : ressources = emploi, les importations et les exportations donc le reste du monde est pris en compte et on raisonne en éco ouverte. La comptabilité nationale est soumise à l'exigence de connaître + ou - la réalité. La réalité des éco est l'éco ouverte : il faut prendre en compte les échanges internationaux.
3ème point : échanges internationales

Le reste du monde fonctionne en éco ouverte.

L'égalité pertinente est ressource = emploi, ce n'est pas PIB = C° + I c'est à dire que ce n'est pas ressource nationale = emploi nationale.

L'égalité pertinente au niveau Y° nationale + importation = C° + I + exportation
4ème point : synthèse

On peut écrire ress = emp (C° intermédiaire inclus)

P + M (importation) = C° (intermédiaire + finale) + I + X (exportation)

Si on retranche la C° intermédiaire des 2 côtés (-ci)

On obtient : PIB + M = C° finale + I + X
B : opérations de répartition
De façon générale, nos opérations de répartition correspondent d'une part à la répartition primaire de la VA (VA nourrit le salaire et le profit), mais elle touche aussi à la répartition 2daire en flux et en stock. L'ensemble des opérations de répartition sont (a) et (b).
a : transferts courants
Ils constituent l'élément essentiel de ces opérations de répartition, ils montrent la distribution et la redistribution de la VA entre tous les secteurs. A l'issus apparaît le revenu disponible de chacun de nos secteurs. Au sein de toutes ces opérations, il y a 2 sous-catégories :

    1 : les opérations de répartition directement liées au processus de Y° sont la rémunération, les impôts ... Toutes ses opérations sont faites par les administrations publiques voir par les institutions communautaires européennes, à toutes les unités résidentes.

    2 : les autres droits à la répartition des revenus constitués par les revenus de la propriété et de l'Ent (intérêts, dividendes liées aux actions, fermage, métayage), les opérations d'assurance dommage.
b : transferts en capital
Les opérations de répartition du patrimoine sont constituées par des transferts en capital.

2 sous-catégories : les aides à l'I

              les impôts sur le capital perçu lors des mutations à titre gratuit (héritage)
c : synthèse
Dans leur ensemble, nos opérations de répartition permettent de décrire d'une part la distribution des revenus tirés de la Y° : la répartition primaire des revenus, et d'autre part la redistribution : répartition secondaire qui fait intervenir le système redistributif (administrations publiques).

Les impôts perçus par l'Etat et les collectivités locales, font l'objet d'un financement des infrastructures publiques aussi l'objet d'une redistribution aux Ent (subventions); pour les Ent en difficultés ou les Ent de pointe qui ont besoin d'être aidés ; aux Men par des aides aux Ent donne lieu à des redistributions sous forme de prestations sociales.
Il y a des opérations entre la France et le reste du monde. Il n'y a pas que les administrations publiques entre les Men et les Ent, mais aussi les institutions de crédit qui participent aux opérations de répartition des revenus en versant les intérêts des uns, en percevant les intérêts des autres.

A l'issu de ces opérations de répartition, certaines unités éco vont disposer de ressources qui dépassent, excèdent leur besoins ; ces unités dégagent une capacité de financement, principalement les Men. Pour d'autres secteurs, les ressources sont inférieures aux besoins, les unités dégagent un besoin de financement : se sont les Ent.

Pour les administrations publiques tout peut arriver. Pour chacun des secteurs après les opérations de biens et services et après les opérations de répartition, on a soit une capacité de financement, soit un besoin.
C : les opérations financières
Pour que l'équilibre soit respecté entre les différentes opérations, il est nécessaire que la somme des capacités de financement soit égale à la somme des besoins.

Les agents déficitaires doivent trouver des créanciers (des excédentaires, des débiteurs). L'ensemble doit permettre de retracer tout les flux de créances et de dettes qui existent entre les différents secteurs institutionnels.

Il y a des flux de créance et de dettes dans l'activité éco sur une année, donc il n'y a pas de stocks mais des flux. Les opérations financières constituent la contrepartie des opérations sur biens et services et de répartitions, les opérations financières font intervenir la monnaie et le crédit .

Ces opérations financières sont classées en 3 catégories distinctes :

        1 : les réserves techniques d'assurance (dettes des compagnies d'assurance envers les assurés), on considère que la constitution de ces réserves est un élément de l'épargne des assurés. La contrepartie financière du contrat est une hausse des créances détenues par des assurés sur l'assurance.

        2 : les instruments de placement

        3 : les instruments de financement

2 et 3 : il y a placement quand l'acquisition dépend seulement de la décision des créanciers. Il y a décision unilatérale d'une créance qui a un moyen de paiement en excès (capacité de financement) et il choisit de placer entre diverses possibilités (dépôts monétaires, devises, titres)

    il y a financement quand l'opération financière naît d'un accord entre le créancier et le débiteur, cette échange de créance se fait en contrepartie de transfert de monnaie, cession d'un bien, prestation de services, opération de répartition.
SECTION 3 : compte des secteurs institutionnels
Les opérations vues jusque là, pour les décrire entièrement, il faut les regrouper par secteurs. Il faut voir que ces opérations partent d'un secteur institutionnelle vers un autre. Quand on est dans une logique de circuit, l'opération ne se désigne pas seulement par ce qu'elle est mais aussi par 2 agents : celui à son origine et celui à sa fin.

A droite on met les ressources, à gauche les emplois. On a une égalité entre les 2 grâce à la mise en évidence d'un socle.

Ces comptes sont successifs et concernent les SQS. (le GRAS représente le solde du compte)




           Production                                                                        emplois        ressources                      


         C°i                     Y°            C°i : consommation intermédiaire    

                                     VAB : valeur ajoutée brute

            VAB                    Y° = C°i + VA

                     Exploitation

    emplois        ressources    

    -salaire                 -  VAB                EBE : excédent brut d'exploitation

   -Importations liées     - subventions d'exportation

     à la Y° (versées)           (reçues)
        EBE


        Revenu

    emplois          ressources

    -Revenu de la     - EBE

   propriété et des       - Revenu de la             RBD : revenu brut disponible       

      Ent (versé)    propriété et des

    - Impôt sur le     Ent (perçu)

   Bénéfice et le

    Patrimoine
         RBD
           Utilisation du revenu

        emplois        ressources

            C°                     RBD                E : épargne brut
        E    
    Compte de capital

       emplois             ressources            solde du compte de capital

       - FBCF                  - E            Pour les Men : l'E excède l'I, le solde sera à droite comme

   - variation         - transfert en        d'habitude et sera une capacité de financement. Pour les

     de stock         capital        Ent : l'I excède l'E donc il y a un besoin de financement

   - transfert en                et le solde sera à gauche.

     capital
    compte financier

emplois             ressources            il met en évidence les modalités par les quelles un besoins de

                        financement est satisfait et où une capacité de financement est

                        utilisé. Les opérations en question : flux net de dettes (besoins)

                        flux net de créance (capacité), on retrouvera les emprunts …
Compte PERUK : production, exploitation, revenu, utilisation du revenu et capital
SECTION 4 : les tableaux synthétiques et les agrégats

A : tableau éco d'ensemble   = TEE (tableau synthétique)
C'est le tableau le plus important, il donne une vision d'ensemble de tout les comptes. Dans ce tableau il y aura rassemblées toutes les opérations (sans préciser les secteurs institutionnels concernés) et les comptes des différents secteurs, en passant sous silence la logique des opérations.

Le TEE explicite les opérations, en plus il mettra l'accent sur les secteurs institutionnels concernés par ces opérations.

Le TES est le tableau des entrées et des sorties, il permet d'analyser plus précisément les biens et services.

Le TOF décrit les circuits de financement de l'éco nationale, il s'occupe des comptes financiers.

Les opérations et les activités de secteurs ont été séparées jusqu'à maintenant. Ce fractionnement peut présenter un inconvénient car on n'a pas une vue globale, cette vue synthétique nous est donnée par le TEE qui donnera une synthèse des différents comptes. On peut le décomposer en colonnes (secteurs institutionnels: ressources et emplois); en lignes (opérations sur biens et services: répartitions et financement)

                
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