Introduction a l'analyse economique








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L'I touche directement la distribution, c'est l'accumulation de capitaux fixes qui est le 2nd facteur de distribution après le travail. Que l'on relie I à E ou à la production (Y°), il reste que cet I est toujours saisi comme un lien entre le présent et le futur, l'I s'entend toujours dans le cadre présent futur.

Vers 1780 pour un quintal de blé, il fallait 200 heures de travail, vers 1980 il ne faut plus que 7 heures de travail.
La productivité (Yité) du travail a notoirement augmenté de 1780 à 1980. La productivité du travail est la production par unité de travail (moyenne du travail).

    Yité = in put / out put = Y° / quantité de facteur travail

La Yité du travail a doublé : traduction : * avec la même quantité de travail on peut produire 2 fois plus




 *on peut produire la même Y° avec 2 fois moins de temps


En fait historiquement, l'augmentation de la Yité  du travail a correspondu à la fois à une baisse du temps de travail global et à une augmentation du niveau de Y°
Une fois identifiée à la hausse, à quoi est -elle due ?

A n'en pas douter l'amélioration de la formation des travailleurs a augmenté et aussi l'amélioration du travail et de son organisation.

Mais cela ne suffit pas à expliquer l'évolution. L'automatisation de la Y° est en fait un effort d'équipement de la révolution industrielle à nos jours. Une heure travail s'applique à un outillage qui est supérieur en quantité et meilleur en qualité, cette amélioration quantitative et qualitative rend le travail plus productif. Cet effort d'équipement vient des efforts d'I.
2 facettes à l'I :

    1 : I est un achat/ vente de biens d'I ou de Y°,  les biens de Y° sont offerts par certaines Ent et   demandés par d'autre Ent. L'I ne concerne que les Ent. Comme l'achat/ vente de biens de Y° fait parti de la demande global au même titre que la consommation (C°) et les exportations.

I, C°, Export = I global

Dans un circuit fermé, l'I est la demande de bien Y° et la C° est la demande de bien de C°. Si la politique de stimulation de l'activité économique et la relance de l'I peut se faire.
    2 : I touche aussi à l'offre (O). I est acquis comme un bien de Y° qui permet en fait de développer les capacités de Y°, c'est en investissant aujourd'hui que je peux demander l'augmentation de l'O de biens.

L'I recule les limites de la Y°, si à une date je n'investis pas, demain je ne pourrait pas augmenter la Y°.

L'I présente la spécificité de s'appliquer à la fois sur la demande (D) et sur l'O.

L'I peut apparaître comme une condition et comme une conséquence de la Y°.

Conséquences :I est utilisé pour des biens produits.

Condition car il faut I pour augmenter la Y°
1 : I est l'action sur la demande
Considérons des chefs d'Ent qui I car ils ont confiance en l'Etat et le climat éco. Ils vont s'adresser à ceux d'entre eux qui fabriquent des machines.

Achat/vente de biens d'I qui va augmenter le chiffre d'affaire (CA) des fabriquants d'I et va permettre la hausse des salaires, la hausse du volume des impôts, la hausse des profits réalisés, puis la hausse des salaires va nourrir la demande de C° donc augmente le CA des producteurs de biens de C° qui vont augmenter le salaire des salariés, ce qui augmentera le volume du PIB et les profits réalisés et devant une demande de biens de C° qui monte, cela peut amener le producteur de biens de C° à augmenter ses commandes chez les fournisseurs et reprendre le comportement d'I.
Schéma mécanique trop beau pour être réel. Ce schéma met en évidence l'effet boule de neige de l'I, en théorie éco on l'appelle effet multiplicateur de l'I sur l'activité.

Si les pouvoirs publics on ce schéma en tête, ils peuvent vouloir relancer l'activité en période morose, en stimulant les projet d'I.
Ce raisonnement est trop mécanique et la politique éco peut être entravée par des obstacles, des fuites.

    1ère fuite :l'épargne est thésaurisée si les salaires distribués par les chefs d'Ent donnent lieu a des hausses de C°, mais si les hausses de salaires sont captées par l'épargne (E) , cela ne relance pas la demande de biens de C°.

    2ème fuite :les importations, si nos producteurs souhaitent investir et s'en vont en Allemagne, il y aura importation, donc le schéma ne marche pas. Importation = fuite de commande.

importer = exporter les effets multiplicateurs.
Remarque : si les économies sont ouvertes et internationalisées, la politique économique de relance traditionnelle n'est plus viable mais les politiques de relance internationales peuvent permettre une relance car les fuites France-Allemagne sont compensées par celles de Allemagne-France.
2 : I est l'action sur l'offre
Supposons qu'un chef d'Ent investisse, les conséquences sur la Y° seront de 3 situations :

        a : la machine nouvelle se borne à remplacer une ancienne machine, si le remplacement se fait à l'identique, il n'y a pas dans la nouvelle machine de progrès techniques : on parle de I de remplacement ou de renouvellement.
Ce type d'I correspond à l'amortissement (C° de capital fixe). L'I net peut correspondre à 2 types de situations :     




   b : la nouvelle machine vient s'ajouter aux anciennes dans l'idée de produire plus, I d'extension, de capacité. Accroît les chaîne de la Y°


               c : la nouvelle machine vise à produire mieux. Notamment dans la situation où un chef d'Ent juge le coût salarial trop élevé, il peut substituer le capital au travail : même Y° avec moins de travailleurs et plus de machines, I de Yité, de rationalisation de la Y° .

Remarques : l'I de capacité et de Yité répondent à des logiques très différentes. Les Ent feront un I de capacité quand elles constateront une augmentation de la demande réelle ou annoncée. Ce type d'I est favorable à l'emploi car dans le cas de l'I de capacité, il va falloir des travailleurs pour ces machines.
Dans le cas de I de Yité, l'effet pour l'emploi peut-être opposé, cette situation peut venir à l'idée du chef d'Ent, si le coût salarial est supérieur au coût des machines, les logiques de (b) et (c)  ainsi que les conséquences sont différentes.

Ces 3 distinctions ont un sens analytique que l'on ne retrouve pas telle quelle dans la société, elles peuvent se mélanger. Ces logiques sont analytiques, distinguées, mais pas exclusives.

3 : la décision d'I

Cette décision est essentielle et délicate . au niveau micro-éco, ces décisions sont stratégiques, au niveau macro-éco, cet I par rapport à l'équilibre éco est essentiel.
Un chef d'Ent se demande si oui ou non investir, il va considérer 2 ensembles d'éléments : ceux qui touchent à sa capacité à I et ceux qui touchent à sa volonté, son désir.

a : la volonté

In fine ce qu'elle vise c'est augmenter son profit. Si les Ent I c'est qu'elle attendent une augmentation des profits à l'issus, cet objectif ultime correspond à des objectifs intermédiaires (peut répondre à une demande réelle ou anticipée) si les facteurs capital et travail sont au plein régime, une augmentation de la Y° est permise en les utilisants plus.

Le chef d'Ent I s'il est déjà dans une situation de plein emploi des facteurs alors l'augmentation de Y° peut être permise en employant de façon plus intense les facteurs déjà existants, un chef d'Ent I si on est déjà dans une situation de plein emploi des facteurs, le but de l'I peut répondre à des impératifs commerciaux du type conserver ou accroître sa part de marché.

Le but de l'I peut-être de répondre à la volonté de réduire des coûts, en augmentants la marge de profit, ex : si on baisse le niveau de prix, on augmente les parts de marché. Le but peut être quantitatif pour améliorer le produit, le but de l'I sera toujours de conserver ou d'accroître le profit.

b : la capacité

Elle touche aux moyens de financement.
3 sources possible pour ces moyens :
    * l'autofinancement , elle utilise son épargne ; quand une Ent s'autofinance ça ne lui coûte rien. Pas de coût direct mais un coût d'opportunité, une évaluation indirecte via l'idée de manque à gagner. L'Ent qui dégage son épargne peut s'autofinancer ou placer son épargne. Souvent l'autofinancement ne suffit pas, il faut utiliser des capitaux extérieurs
    * offre des titres souscrits par des ménages ou d'autres Ent. On fait une augmentation de capital qui est une façon d'augmenter le financement. Coût direct = si des agents éco achètent les titres, c'est dans l'idée d'en retirer une rémunération .
    * sollicitation d'un crédit bancaire. Ce n'est plus à la bourse ou au marché des capitaux, mais à sa banque, un crédit avec intérêts : coût direct
Quand l'investisseur potentiel s'interroge sur ces capacités à I, il va envisager ces 3 possibilités en les combinants

Cette décision d'I : oui ou non ?En fait il y a 2 questions :
Qu'elle est le projet d'I dans lequel il va se lancer ?
De même qu'elle sera la structure de financement (entre les 3 sources) qui sera adoptée ?

Ce  sont des questions délicates et stratégiques dans l'Ent .
La réponse est dans la définition : I c'est dépenser aujourd'hui en espérant faire des recettes demain.
Dans le cas de l'acquisition d'une machine, on paye aujourd'hui avec la certitude, I = dépense certaine. S'il achète une machine c'est parce qu'il espère augmenter sa Y°, augmenter ses ventes et finalement ses profits.

Si la dépense est assurée, les recettes de demain sont incertaines.
Si la question d'I est stratégique c'est parce qu'en fait cette question est irréversible c'est à dire que les dépenses d'aujourd'hui seront faites , et si je m'aperçoit que je ne fais pas les recettes, je ne pourrai pas revenir sur mon investissement . Décision irréversible et sans connaître le résultat final.
On a coutume de rendre compte de la décision d'I en la ramenant à une comparaison entre un taux de rentabilité anticipée et le taux d'intérêt. L'idée : le taux d'intérêt que je devrai payer soit aux acheteurs de mes obligation, soit à la banque : coût. Mais le coût de l'I pour l'essentiel est le taux d'intérêt. Le taux de profit anticipé : I va ramener des flux de revenus, je ramène tous ces flux à aujourd'hui : le taux de profit anticipé.
Je vais investir si je le décide, si le taux de profit anticipé : efficacité marginale du capital (Keynes) est supérieur au taux d'I si le taux de profit que j'attend est supérieur au taux de remboursement, il me restera un profit donc on I.
Si j'envisage 3 projet d'I, pour l'un le taux de profit anticipé est supérieur au taux d'intérêt donc le projet n'est pas rentable.

Pour les deux autres, soit je fais les 2 car je dois faire un profit net, soit je vais choisir celui des 2 qui me permet d'obtenir le profit le plus grand, je vais choisir le projet qui me ramènera le plus de profit, ramener la décision d'I à cette comparaison est-il pertinent ou non ?

Pertinent quand ça rend compte de façon raisonnée ou raisonnable des décisions d'I et en même temps ne l'est pas quand ces décision d'I sont sans doute les plus difficiles à expliquer car cette décision repose sur des anticipations qui ne sont pas certaines.

Le fait de faire ces anticipations explique pourquoi il est difficile de rendre compte du choix, en outre la décision d'I est sans doute une des décisions économiques pour laquelle la psychologie du décideur apporte le plus, je fais référence à 2 choses : son attitude vis à vis du risque timorée ou audacieuse. Cela dépend du tempérament du chef d'Ent. La psychologie des décideurs fait aussi référence à la façon dont chacun évolue, le climat des affaires : confiance dans l'Etat et dans la situation actuelle, mais aussi vis à vis de l'évolution de l'économie. Quand on en prend en compte les éléments psychologiques, ceux qui touchent à la confiance, on comprend que  même si la règle de calcul proposée ici à une part de pertinence, la décision d'I n'est pas entièrement inscrite dans cette règle de calcul. Il y a toute une psychologie qui entre également en compte, les conséquences que ça a par rapport à la politique économique.

Les responsables de politique éco, si on teste la règle de calcul que les investisseurs adoptent, peuvent avoir l'idée d'augmenter le volume macro-économique de cet I en jouant sur ce calcul au niveau de l'efficacité marginale du capital (emc) est impossible, est quelque chose qui dépend des chefs d'Ent et cette évolution est pratiquée aussi par les chefs d'Ent. Par contre le taux d'intérêt est une variable sur laquelle les pouvoirs publics peuvent agir. Si le taux d'intérêt baisse (politique monétaire menée par les autorités) conséquences : emc supérieur au taux d'intérêt si on I, ex : le taux d'intérêt à 8%, projet d'I dont emc = 7.5%
Emc< taux d'intérêt donc le projet n'est pas retenu, si le taux d'intérêt tombe à 5%, l'emc > taux d'intérêt.
Le projet a plus de chance d'être concrétisé.

Quand il y a une baisse du taux d'intérêt, on peut s'attendre à une hausse de l'I.
Les pouvoirs publics qui veulent relancer l'I n'ont pas que le taux d'intérêt pour cela, en effet ils ont en outre en liaison avec la baisse du taux d'intérêt, intérêt a instaurer ou a affermir la confiance dans l'avenir. Plus la situation d'ensemble de l'économie apparaîtra pour les agents comme une situation stable, florissante et plus ils s'engagent dans des projet d'I.

La réussite ou l'échec d'une politique éco par la relance de l'I ne dépend pas seulement de la pertinence objective des mesures qui sont prises mais aussi de la façon dont la politique éco est ressentie par les décideurs.

CHAPITRE 2: comptabilité nationale

Son intérêt est de proposer une systématisation de nature comptable de tout les actes économiques, de toutes les opérations éco mentionnés jusqu'à présent .
En d'autre termes cette systématisation présente l'intérêt d'ouvrir directement à des descriptions, des analyses empiriques.

SECTION 1 : les secteurs institutionnels

La comptabilité nationale (le système élargi de comptabilité nationale), regroupe, classe les différents centres élémentaires de décision en unités institutionnelles.
Une unité institutionnelle est définie par 2 éléments :elle doit poser une comptabilité complète
                                 Elle doit être autonome, indépendante quand aux décisions qu'elle prend dans l'exercice de sa fonction principale.

En comptabilité nationale, on regroupe les unités institutionnelles, elles sont classées en 7 secteurs institutionnels, elles sont regroupées à partir d'un comportement analogue caractérisé par deux éléments : une fonction principale et une des ressources principales.
Il y aura une correspondance entre les secteurs institutionnels et les fonctions éco déjà rencontrées.





Secteur institutionnel        fonction principale                      ressources principales



1er     sociétés et quasi sociétés    la Y° de biens et de services            résultat de la vente

    non financières (QSQ)     marchands non financiers, Ent privées,

    = les Ent            sectaires, coopératives nationalisées,




    éco mixte



2nd    institutions de crédit        financier : collecter, transformer        fonds qui proviennent    




répartir des disponibilités            des engagements    


                    financières                    financiers contractés
3ème    Ent d'assurance        assurer : garantir un paiement en        prime contractuelle

                    cas de réalisation d'un risque            cotisation soc volontaire
4ème     administrations publiques    produire des services non marchands        versements obligatoires

    collectivités locales         destinés à la collectivité, d'effectuer        effectués par tous les  

    territoriales et sécurité soc     des opérations                    autres secteurs

                                            institutionnels aux adm

                                            publiques
5ème     les adm privées, partie     produire des services non marchands        contributions effectués  

    pol, syndicat, asso         destinés, réservés à certains groupes        par des Men,

    culturelles (loi 1901)        de Men                    volontairement
6ème    Men                consommer, produire des biens et        rémunération de facteurs

    (entre individus)        services non financiers            deY , transferts effectués

                                            par les autres secteurs,
7ème    reste du monde (opérations                            produits de la vente

    entre les unités résidentes

    et les non résidentes

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