Introduction a l'analyse economique








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2: commentaires et synthèse
La division du travail est un effet naturel de l'intelligence des individus, elle dérive du penchant naturel de chacun à troquer. Le principe qui se révèle aux individus raisonnables. Si ce principe donne lieu à un développement spontané et harmonieux c'est parce qu'il est mutuellement avantageux.. Ce développement explique l'enrichissement des Nations. On peut le saisir de 2 façons: dans l'histoire (le temps) et dans l'espace.
a: développement synchronique de la division du travail
Le principe de la division du travail est présente à 3 niveaux qui s'emboîtent:

        * la division du travail dans l'entreprise: on a vu que l'entreprise s'organise sur la base de la division du travail, division en tâches productives, en opérations de Y). La recomposition synthétique de cette analyse en tâche est le produit fini.

        * la division du travail dans l'éco nationale: une entreprise particulière est divisée ainsi, de même que l'éco nationale.

Dans une éco nationale, chaque branche ou secteur d'activité produit un type particulier de marchandises destinés au marché. C'est le niveau méso-éco, cette division est aussi celle qui se fait entre villes et campagnes elle regroupe en grande partie la complémentarité en l'agriculture et l'industrie.

        * division internationale du travail: le commerce extérieur vient achever la division du travail par une division entre nations. "Par le commerce étranger, les bornes étroites du marché intérieures n'empêchent que la division du travail, il faut qu'elle soit pensé au plus haut point du perfectionnement dans toutes ces branches particulières de l'art des manufactures.

En ouvrant un marché plus étendu pour tout le produit du travail, on encourage la société à perfectionner la travail, à augmenter la puissance productive, à en grossir le produit annuel et à multiplier les richesses et le revenu national."

Le principe est appliqué aux nations. Les états éco internationales s'organisent sur la base d'une division internationale du travail car chacun y trouve son avantage. Le libéralisme éco de Smith a une position de libre échangiste.

Conclusion: à bien considérer ces 3 niveaux, on pourrait dire qu'il y a une distinction entre la 1ère et les 2 autres:

1ère: intrafirme

2nde: interfirme

3ème: internationale

La distinction: la 1ère division du travail qui se joue dans une organisation dont l'intérieur est non  marchand, dans une entreprise il n'y a pas de relation marchande qui règlent le court des choses. La 2nde et 3ème division du travail, elles sont intégrées à un marché qui venait limité le développement de la division du travail.

La division du travail est un principe général qui s'applique à l'intérieur des entreprises, dans les relations entre les entreprises: même les relations entre les nations.

La 2nde et la 3ème se sont des modalités directement connectées au marché (relations marchandes) qu'il n'y a pas dans la 1ère car il n'est pas question de marché mais d'autorité des employeurs sur les employés, cette distinction ne taraude pas Smith mais Marx la précisera.

Marx sur la 1ère: la division technique du travail, est un rapport salarial entre l'autorité des patrons et les employés.

Sur la 2nde: la division sociale du travail est différente dans le principe de la 1ère car il est régulier dans le marché, c'est le cadre de relations d'égalité, de soumission à l'autorité dans la 2nde.
b: développement diachronique de la division du travail
Division du travail dans l'évolution de la division du travail , développement historique.

Livre 1 de la 'richesse des Nations ", chap 8: Smith il y a 2 états dans le monde des sociétés: un état primitif et un état avancé.

L'état primitif: "dans cet état le produit du travail appartient à l'ouvrier". L'idée est que dans cet état qui n'est pas si primitif, une division du travail est en place, elle s'affine, elle augmente la puissance productrice du travail, donc la productivité du travail.

Si la productivité du travail augmente cela signifie que pour produire une quantité de marchandise il faut de moins en mois de travail, donc la valeur de cette marchandise va baisser. Cette baisse des valeurs profite à tous et le modèle idéal pour Smith était la division du travail entre des travailleurs indépendants: artisans travaillant un peu pour eux, vendent sur le marché leur surplus et achètent avec cet argent acquis le surplus des autres (échange de surplus).

Dans cet état primitif les acteurs éco ont tous un statut égal, homogène, se sont tous des artisans, ils se rencontrent par l'échange. L'échange met face à face des égaux.

L'état avancée: il commence avec 2 événement: l'appropriation des terres er l'accumulation de capital.

L'appropriation des terres est l'émergence d'un groupe social particulier: les propriétaires fonciers qui touchent un revenu appelé rente.

L'accumulation des capitaux fait émerger le groupe des capitalistes: les entreprises capitaliste investissent leurs capitaux dans l'agriculture (fermier) ou dans l'industrie.

On a des gens qui restent des travailleurs (les travailleurs salariés) à côté on a les rentiers et les capitalistes.

La rente est le revenu des propriétaires fonciers.

Le profit est le revenu des capitalistes.

Le salaire est le revenu des travailleurs.

Smith : dans l'état avancé le produit du travail souffre 2 déductions: la rente et le profit.

Précisions de Smith sur le lien entre l'entreprise capitaliste et ses salariés: "dans tous les métiers, toutes les fabriques, la plupart des ouvriers ont besoins d'un maître qui leur avance la matière du travail ainsi que leur salaire et leur subsistance jusqu'à ce que leur ouvrage diminue de même part que le produit de leur travail, cette part constitue son profit."

La déduction faite au niveau d'une partie du travail qui est approprié par les capitaliste est le profit. Ils sont fondés à le faire car ils ont avancé le salaire et le capital nécessaire à cette production.

Smith décrit ce rapport maître travailleur: c'est un auteur libéral, à ces heures il dit que ce rapport est inégal et de domination. C'est un élément repris par Ricardo et par Marx: le rapport salarial dans une éco capitaliste, est marchand. Le rapport éco fondamental est le rapport salarial qui n'est pas marchand. C'est le marché qui règle la division du travail entre les entreprises ou les nations; c'est un marché national qui régule la division du travail entre les entreprises, c'est le marché international qui régule la division du travail entre les nations.

Dans l'entreprise ce n'est pas le marché qui règle ou régule le marché c'est l'autorité du maître sur ces ouvriers. On dira que si main il y a ce n'est pas la main invisible du marché main une main invisible du capitaliste.  Il lui revient de réglementer l'organisation du travail dans sa société, Smith en décrivant la condition de travail, est clair car il dit la subordination des employés à l'autorité de l'employeur dans le rapport salarial. En moyenne la rémunération salariale est assez faible car elle est régler par le salaire naturel et ce salaire est en fait le minimum de subsistance, ce qui permet juste la reproduction sociale des travailleurs. Même si la vision de Smith est très optimiste et laudative, il note que la division du travail a des effets négatifs: la condition des travailleurs aboutit à l'abêtissement d'une tâche répétitive. Smith disait que l'Etat devait assurer l'acquisition parmi la masse du peuple d'un minimum d'éducation et de connaissance pour palier à ce risque d'abêtissement.

Pour les néoclassiques c'est une relation de travail pure et simple. Pour un économiste la conception de Smith est clair: rapport de domination inégale.
Conclusion: Cet effet négatif n'est qu'une conséquence malheureuse et particulière d'un vaste mouvement synonyme de progrès. Le passage de l'état primitif à l'état avancé (de l'artisan au capitaliste), on peut le voir comme un passage appelé par la poursuite de la division du travail. Les capitalistes se spécialisent dans la gestion des revenus, de plus la division du travail et sa poursuite ne demande pas seulement un marché étendu mais aussi une accumulation de capitaux de plus en plus forte, de plus en plus poussée.

Smith "l'accumulation de capitaux est un préalable nécessaire à la division du travail, le travail ne peut recevoir de subdivision ultérieure qu'en proportion de l'accumulation progressive des capitaux."

Dans la vision historique de Smith il y a toujours plus de machines, de matières premières, de vivres qui sont nécessaire au fur et à mesure de l'avancement de la société (une image favorable pour Smith).
CHAPITRE 5:  l'étude de la production et la dynamique du capitalisme

SECTION 1: éco politique ricardienne
David Ricardo: 1772- 1823

Une date à retenir 1817: c'est la 1ère édition de "principe de l'éco politique et de l'impôt".

Sa théorie est très éloignée de celle de Keynes pourtant comme Keynes, il est à la fois un praticien et un théoricien de l'éco.

Praticien: c'était un spéculateur avisé et heureux. En terme d'éco appliquée (éco politique) il était un parlementaire engagé en politique éco, c'est encore et surtout  un théoricien de l'éco politique classique.

A Smith est le père de l'éco classique, mais l'éco politique ricardienne est le nec plus ultra de la pensée classique, le 1er à le dire était Marx.

Ricardo au parlement anglais défend les intérêts des entrepreneurs capitalistes et en particulier des industriels, il s'oppose (par la discussion) à Thomas Malthus.

Malthus défend plutôt les intérêts des propriétaires fonciers. Au début du 19ème en Angleterre, il y a comme un conflit d'intérêt entre les industriels ( les capitalistes) et les propriétaires fonciers.

Les capitalistes souhaitent voir baisser le prix du blé, pour baisser les salaires. Les propriétaires fonciers s'y oppose car pour eux plus le prix est élevé, plus la rente est élevé.

L'objectif de Ricardo est de révéler ce conflit de classe et de promouvoir les intérêts des capitalistes dans les journaux et au parlement.

Dans son livre Ricardo dit "son objectif est d'expliquer le partage du revenu national entre les 3 classes qui constituent la société". C'est la théorie de la répartition du revenu: la rente (propriétaire foncier), le profit (capitaliste) et le salaire (ouvriers).

Il reprend à Smith la vision de la société: cette différence de classes, leur revenu les identifient.

Ricardo: "déterminer les lois qui règlent cette distribution, voilà le principal problème en éco politique".

La question de la distribution (théorie de la répartition) est vraiment l'élément déterminant dans la construction ricardienne, pour Ricardo, cette théorie à un préalable et une conséquence:

    * préalable: un fondement à poser qui est la théorie de la valeur c'est à dire la question de la formation des prix, de quoi dépend la variation des prix ?

    * conséquence: théorie de la croissance éco, de l'enrichissement des nations, une vision de l'évolution éco (passé, présent, futur).

Ricardo reprend Smith: dans certain vieux manuels de l'histoire de la pensée éco, à propos des classiques on parle de dynamique grandiose des classiques, l'aboutissement de la théorie est une vision évolutionnistes, historique.

Grandiose car même si la science éco d'aujourd'hui est plus précise qu'alors, à l'époque on se posait des questions vastes comme le devenir du capitalisme.
1: théorie ricardienne de la valeur:
Selon Ricardo, l'avancement des sociétés tient à l'accumulation du capital, elle dépend des profit, plus les profits sont élevés, plus on est amené à accumuler.

Il faut rendre compte du montant des profit. La théorie de Ricardo en rend compte.

Le profit naît d'un écart entre le prix de vente et le prix de revient, le prix de revient est le coût de Y° pour une marchandise, le salaire des ouvriers. Pour rendre compte du prix de vente, il faut une théorie de la valeur qui explique la déterminations des prix de vente des produits.

Pour poser sa théorie de la valeur, il écarte la solution de JB Say (reprise par les néoclassiques), cette solution consiste à déterminer la valeur d'échange comme un prix de marché qui est déterminé par l'égalité entre l'offre et la demande de marché. Ricardo n'en veut pas car les prix de marché sont trop variables, il veut quelque chose de stable qui rende compte du prix moyen du produit. Ces prix de marché sont trop superficiels, il gravitent autour de prix qui sont  plus stables et plus profond, et c'est ce que Ricardo et Smith appellent les prix naturels.

2 espaces de prix: marché (prix courant à telle date)

            naturel (les valeurs)

Cette distinction, Ricardo la reprend à Smith;

Comment déterminer ces prix naturels ?

Ricardo: le prix naturel (la valeur d'une marchandise) est l'expression de la quantité de travail contenue dans cette marchandise.

La valeur de cette marchandise est la quantité de travail pour sa production. La théorie de la valeur de Ricardo est une théorie de la valeur travail: plus la quantité de travail nécessaire à la production augmente, plus la valeur de cette marchandise sera élevée.

Cette théorie de la valeur ne dépend pas de l'abondance ou de la rareté de la marchandise, elle dépend de la difficulté ou de la facilité à la produire: plus il faut de travail, plus il est difficile à produire.

Ricardo: "si c'est la quantité de travail fixée dans une chose qui règle sa valeur échangeable, alors une augmentation de la quantité de ce travail voit nécessairement augmenter la valeur de l'objet auquel il a été employé, de même toute diminution du même travail en voit diminuer le prix."
Quelques précisions venant de Smith ou de Marx:

        a: au début des principes éco, Ricardo précise les conditions de sa théorie, il dit: "le coût en travail ne rend compte que de la valeur des biens reproductibles par l'industrie humaines". Cette théorie va quand les biens sont reproductibles comme le blé ou le fer. Mais les objets d'art ne relèvent pas de cette théorie, dans ce cas là, la valeur va dépendre de la rareté ou de l'abondance: théorie du marché, mais ce n'est qu'une très petite part du marché quotidien.

        b: Ricardo dit que dans sa théorie de valeur de travail quand on dit que la valeur d'une marchandise tient à la quantité de travail nécessaire pour sa production, Ricardo précise le travail dont il est question, c'est en fait 2 choses: ce que l'on appelle le travail direct, directement nécessaire et indirectement nécessaire à cette production c'est à dire le travail consacré à la fabrication des outils, des machines pour cette production;

        c: la valeur d'une chose se résout en des quantités de travail, en des dates différentes. Le travail du producteur du produit et du producteur qui a bâtit de quoi faire produire ce producteur.

Ricardo dit que sa théorie prend aussi en compte la qualité du travail fourni par l'ouvrier. L'idée est que des travaux de qualités différentes créeront des valeurs quantitativement différentes. L'échelle ou la hiérarchie des types de travaux déterminent l'échelle des niveaux des valeurs.

        d: remarques sur la conception de la liaison entre la théorie de la valeur et la théorie de l'évolution éco. En partant de l'idée que la théorie de la valeur doit être bâtis avant lé théorie de la répartition et indépendamment d'elle, Ricardo se trompe. Pierro Sraffa (italien) grand auteur du 20ème qui a repris Ricardo. Pour lui il faut faire de la théorie de la valeur et de la théorie de la répartition une seule théorie.

Ricardo reconnaît une difficulté rencontrée par sa théorie de la valeur. On oublie la rente foncière. Le prix d'un produit va donner lieu à un élément de salaire et à un élément de profit (prix -> salaire-> profit).

L'élément de salaire sera proportionnel au coût en travail: le prix sera le salaire unitaire (W) multiplié par la quantité de travail: prix -> salaire-> profit

            P = WL

Il y a une proportionnalité entre le prix, la valeur et la quantité de travail. L'élément de salaire peut se ramener par un coût proportionnel au coût en travail, ce travail est le temps de travail nécessaire à la production de l'objet en question

L'élément de profit: quand Ricardo parle de profit, il parle de taux de profit qui est un rapport de la masse de profit sur le capital engagé (r = µ/ K).

dans toutes les branches de l'éco, ce taux de profit est le même (uniformité) par la concurrence entre les capitaux, si dans un secteur un taux de profit (r1) est supérieur à un autre taux de profit (r2) certains capitalistes qui ont investi dans r2 ne seront pas d'accords et placeront dans r1 ce qu'ils retireront de r2, il y a donc un mouvement de capitaux de r2 vers r1. Le taux de profit dans r2 augmentera et dans r1 va baisser, donc le mouvement de capital entre les secteurs est équilibrateur jusqu'au moment où r2 = r1.

    prix-> salaire-> profit                P= prix du travail

    "P = WL + rK"                L= proportionnalité du travail

    le taux de µ = r = µ/ K=>µ = rK        K= capitaux
Si on écrit rK, le prix d'un produit  n'est pas proportionnel à son coût (P) sur le travail (L): la théorie de la valeur chez Ricardo est prise en défaut et Ricardo reconnaît sa défiance, mais il l'affirme toujours, car sa théorie est une approximation.

S'il persiste c'est à cause du schéma:     1: théorie de la valeur (point de départ)

                    2: théorie de la répartition (coeur)

                    3: théorie de l'évolution éco (conséquence)

L'idée est qu'il faut d'abord rendre compte du prix des marchandises avant de pouvoir en venir à la théorie de la répartition. Ricardo ne veut pas faire de ces 2 théorie une seule, il veut la 1ère avant la 2nde. Si Ricardo le veut, il est conduit à considérer que les prix dépendent du coût en travail mais pas des fluctuations du salaire, il doit lier le niveau des prix, des valeurs au coût en travail.

Sa théorie de la valeur est une bonne approximation, simplification satisfaisante pour traiter le problème de la répartition des revenus (ce qui est son but).
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