I. L’ Explosion urbaine recente et la megapolisation








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LES VILLES D’AFRIQUE

  • L'image habituelle de l'Afrique est plutôt celle d'un continent rural et inerte. Pourtant, même si les 2/3 de la population vient encore dans les campagnes, le processus d'urbanisation est l'un des plus rapides au monde et la plus spectaculaire transformation survenue en Afrique depuis les années 50.

  • Au-delà des problèmes considérables qu'il leur faut tenter de surmonter, les villes africaines sont des outils de l'échange marchand, des lieux d'accumulation du capital, de brassage et d'innovation, des pôles de développement.

I. L’ Explosion URBAINE RECENTE ET LA MEGAPOLISATION

A. UN CONTINENT FAIBLEMENT, INEGALEMENT ET RECEMMENT URBANISE

1°) La sous urbanisation du continent


  • Afrique : 1/3 de citadins en 1995 contre 50 % dans le monde

  • 12 % de la population totale du globe, mais 8 % seulement des citadins du monde

  • 3 villes seulement parmi les 50 premières mondiales

    Lagos

    Nigeria

    10.3 millions d’habitants

    15ème rg mondial

    Le Caire

    Egypte

    9.7 millions d’habitants

    19ème rg mondial

    Kinshasa

    Congo

    4.2 millions d’habitants

    42ème rg mondial

  • 31 villes millionnaires seulement en 1997

  • Des taux d’urbanisation parfois spectaculairement bas : 8 % au Rwanda et au Burundi, cas extrêmes il est vrai

2°) Une urbanisation inégale

a) L’opposition Afrique noire et Afrique blanche


  • taux d’urbanisation de 50 % en Afrique blanche contre environ 30 % en Afrique noire

b) D’importants contrastes en Afrique noire

1. Des taux inégaux à échelle continentale :

  • 33 % en Afrique centrale

  • 37 % en Afrique occidentale

  • 22 % en Afrique orientale
2. Des taux inégaux à échelle régionale :

  • Faible urbanisation de la frange sahélienne et des états enclavés

  • Forte urbanisation du Gabon (70 %), largement liée aux contraintes naturelles du milieu de la forêt dense équatoriale

  • Plus forte urbanisation des états côtiers

  • Afrique occidentale et littoral du golfe de Guinée, avec un taux de 40% pour le Nigeria et les 3/5 de la population urbaine d’Afrique de l’Ouest

  • La frange nord du continent (Maghreb et Machrek)
3. A échelle plus fine, aucune généralisation possible

  • La Zambie, état minier (cuivre) est assez urbanisée mais la Guinée, autre état minier, n’a pas connu une forte urbanisation

3°) Une urbanisation récente, essentiellement littorale


Au début du siècle, l’urbanisation était insignifiante et dans les années 50, elle était à peine supérieure à 5 ou 6 %.

L’urbanisation africaine intègre cependant des héritages successifs et reste très marquée par l'héritage colonial.

a) Le semis urbain précolonial reste modeste.


  • Villes de la vallée du Nil : Memphis ou Thèbes remontant à l'Egypte pharaonique

  • Villes méditerranéennes : Carthage la phénicienne, Alexandrie

  • Villes arabo-musulmanes établies entre le VII ème siècle et le XI ème siècle (Kairouan, Fès...)

  • Villes de civilisations urbaines comme celles des Yorubas au SW de l’actuel Nigeria

  • Des villes commerçantes médiévales liées à des empires ou des royaumes locaux en Afrique soudano sahélienne et orientale

b) L’héritage colonial


Il remonte à l’Antiquité (phéniciens, grecs et romains en Afrique du Nord) mais il est surtout lié à la colonisation européenne entre le XVIème et la première moitié du XXème siècle.
1. Les fonctions de la ville coloniale:

  • Organiser le commerce de traite (Douala au Cameroun, Abidjan en Côte d’Ivoire)

  • Assurer le commandement colonial administratif et militaire (Yaoundé au Cameroun)

  • Drainer les ressources de l’arrière-pays vers la côte au profit de la métropole
2. L'impact sur les localisations urbaines
2.1. Une littoralisation très marquée :

  • Les grandes villes africaines sont généralement situées sur les côtes (Dakar), en situation de carrefour entre un interface maritime et un ensemble continental, au débouché d’une voie ferrée le plus souvent.

  • En dehors des rivages des latitudes désertiques, la côte africaine est régulièrement ponctuée de grandes villes qui jouent, avec leur port, le rôle de tête de pont.

  • Un reflet de l'origine coloniale des villes et de la dépendance économique persistante de l'Afrique
2.2. Faible urbanisation de l'intérieur du continent

  • Pas de vide urbain, mais une densité de grandes villes faible.

  • Les métropoles africaines de l'intérieur mettent généralement en valeur :

 l'organisation des Etats (position centrale d'Addis Abeba, Nairobi),

 la proximité d'un cours d'eau (Khartoum, Kinshasa) ou d'un lac,

 la richesse en matières première s(Johannesburg) pour se développer.
2.3. Des sites de fondation divers

  • Sur des sites anciens (Le Caire, Tunis, Alger, Antananarivo…)

  • Sur des sites stratégiques portuaires pour les relations marchandes et pour la protection sanitaire des populations européennes

  • Rades naturelles près de promontoires salubres (Dakar, Conakry)

  • Sites lagunaires (Lagos, Abidjan)

  • Sites d’estuaires (Douala)

  • Sites d’abri rocheux (Casablanca)

  • Sur quelques points de rupture de charge dans l’intérieur,

  • à l’extrémité ou sur le trajet des voies ferrées (Kampala, Nairobi, Lusaka),

  • à la jonction de la voie d’eau et de la voie ferrée, escales sur un fleuve (Kinshasa, Kisangani, Brazzaville)

  • Parfois sur un site minier : fondation de Johannesburg en 1886 avec la ruée vers l’or.

c) Depuis les indépendances.


  • La ville reste le lieu du pouvoir et la grande ville se trouve renforcée par la fonction de capitale politique

  • L’économie de traite accentue le processus (exportation d’hydrocarbures, de produits agricoles et miniers) :

  • Sur 20 villes millionnaires en 2002 18 sont des ports maritimes qui concentrent les investissements nationaux et internationaux.

  • La dynamique des villes portuaires est supérieure à celle des autres

  • Les investissements étrangers et une relative industrialisation s’effectuent dans les plus grands foyers existants
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