Deuxième Partie: Stratégie Nationale de Sécurité Alimentaire








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Deuxième Partie:
Stratégie Nationale de Sécurité Alimentaire



  1. 4. Orientations, cohérence de la stratégie et stratégies d’intervention

4.1 Cadre général d’action


  1. Plus qu’un outil indicatif de planification d’actions programmées, la «Stratégie Nationale de Sécurité Alimentaire  a pour vocation de devenir le cadre général de référence pour la conception et la mise en œuvre des politiques et activités visant la sécurité alimentaire, aussi bien pour l’Etat que pour les Partenaires au Développement et l’ensemble des acteurs opérant dans le domaine de la sécurité alimentaire.

  2. Elle se traduit donc par une approche partagée dans sa conception, coordonnée dans sa mise en œuvre et évaluée dans ses résultats, en vue d’assurer la prise en compte des préoccupations, rôles et avantages comparatifs de tous et de chacun, aux fins garantir dans sa mise en œuvre, l’efficience et l’efficacité requises. Pour cela, elle repose sur les principes suivants:

4.2 Principes d’action


1er Principe : Prendre en compte le caractère multidimensionnel et multisectoriel de la Sécurité Alimentaire

  1. La notion de sécurité alimentaire a une dimension multisectorielle, qui prend en compte l’accessibilité des aliments pour tous, la disponibilité spatio-temporelle des productions agricoles, les aspects d’équilibre nutritionnel et de qualité de l'alimentation et la recherche de la stabilité des approvisionnements, auxquels il faut ajouter la gestion durable des ressources naturelles, tous définis comme instruments de lutte contre la pauvreté.

  2. La mise en place du comité de pilotage pour le suivi de la SNSA et de son plan d’actions composé des représentants des divers départements ministériels concernés, de la société civile, des institutions nationales et internationales, a permis de refléter le caractère multidimensionnel/multisectoriel de la sécurité alimentaire aux différents niveaux de concertation. Cette prise en compte servira également de ligne directrice pour la mise en œuvre et la coordination/gestion du PNIA/SA et constitue un gage de sa réussite.

2ème Principe : Différencier les réponses, les priorités et les instruments d’intervention

  1. Malgré des caractéristiques communes à l’ensemble du pays, les situations d’insécurité alimentaire et de pauvreté, leurs formes et leurs expressions, se révèlent assez différentes d’une région à une autre. Plus encore, elles prennent des formes différentes au sein d’une même région, appelant de ce fait des réponses, des priorités et des instruments d’intervention différenciés, parce que l’insécurité alimentaire est un symptôme dont le traitement exige des actions conséquentes et ciblées sur la chaine complexe des déterminants.

3ème Principe : Ancrer les interventions et coordinations des actions sur des échelles territoriales pertinentes

  1. L’insécurité alimentaire est par nature un phénomène gradué et localisé. Toutes expériences fondées sur des réponses globales et surimposées ont montré leurs limites, en laissant à la marge des zones et groupes vulnérables, du fait de l’inadaptation des réponses apportées. La stratégie se fonde donc sur « le penser globalement, agir localement », afin de bien marquer les échelles macro, méso et micro de planifications et d’actions. Ceci implique, sur le plan institutionnel, le rapprochement des producteurs, des consommateurs, des opérateurs économiques, des services publics et privés déconcentrés et décentralisés et l’organisation de la concertation entre les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre de la stratégie afin d’adapter les opérations aux contextes local, national et régional.

  2. L’application de ce principe vise à responsabiliser au maximum les acteurs au niveau où les problèmes se posent et à ne transférer au niveau supérieur que les questions qui ne trouvent pas de solutions pertinentes et cohérentes au seul niveau inférieur. Le principe de subsidiarité susvisé repose sur les réalités vécues quotidiennement par les populations.

  3. Le Gouvernement mauritanien a clairement affiché, dans le cadre du CSLP III, la nécessité de renforcer les pouvoirs décentralisés pour lutter contre la pauvreté. Les Programmes Régionaux de Lutte contre la Pauvreté (PRLP) en expriment la volonté.

4ème Principe : Promouvoir le pouvoir d’initiative et de décision des acteurs

  1. La participation ne consiste pas seulement à transférer à des entités des fonctions et des charges matérielles et financières. Elle ne consiste pas non plus à rechercher l’aval ou l’adhésion à posteriori à des objectifs, des programmes d’action ou des démarches définis de façon unilatérale. Elle vise surtout à transférer aux acteurs locaux (collectivités territoriales, organisations de la société civile, organisations socioprofessionnelles, communautés de base…) un pouvoir d’initiative et de décision dans la conception, la définition, la mise en œuvre et le suivi/évaluation des actions et programmes qui concernent leur propre avenir. Ceci implique pour la stratégie:

  • la circulation d’une information de qualité, appropriée aux besoins des différentes catégories d’acteurs et dans des langages accessibles;

  • la capacité des acteurs à s’impliquer activement dans les processus participatifs ;

  • des dispositifs de concertations et de négociations disposant de prérogatives claires ;

  • la prévisibilité du travail de définition de stratégie ou de politiques sectorielles de manière à ce que les acteurs puissent s’organiser en conséquence et s’impliquer activement dans le processus.

5ème Principe : S’assurer de l’équité et de l’objectivité dans la prise des décisions

  1. La croissance économique stricto sensu peut engendrer un accroissement des inégalités et, en conséquence, empêcher une réduction de la pauvreté. Des situations alimentaires graves peuvent survenir dans un contexte de couverture globale des besoins alimentaires par la production. L’objectivité dans la prise de décision assure l’équité parce que celle-ci est d’essence péréquationnelle.

6ème Principe : Adapter les fonctions de l’Etat

  1. Le partage des tâches entre l’Etat et les autres acteurs suppose que l’Etat recentre son action selon le contexte sur les missions de réglementation, de mise en place des infrastructures structurantes, de régulation et d’arbitrage.

7èm² Principe : Se baser sur les acteurs locaux et organisations paysannes et utiliser leur savoir faire en matière de sécurité alimentaire

  1. Les responsables nationaux, régionaux et locaux (élus, agents des services publics, organisations socioprofessionnelles organisations de la société civile…) ont des capacités localement limitées pour apporter des éléments de réponses précis aux questions majeures qui se posent. Pour autant qu’il en soit ainsi, la bonne approche n’est pas de constater cette limitation pour agir en leur lieu et place, mais de renforcer leurs capacités en vue de leur faire jouer pleinement leurs rôles.

8ème Principe : Assurer la cohérence des actions préventives, palliatives et correctives avec les stratégies des acteurs locaux et sous régionaux

  1. La cohérence de l’action publique (systèmes : d’alerte rapide et de suivi des informations aux niveaux central, régional et local (mesures préventives) ; de distribution d’aliments (mesures palliatives) et de développement (mesures correctives) avec les stratégies des acteurs) est essentielle dans le cadre d’une stratégie pertinente de développement.

9ème Principe : Assurer la concertation permanente multi-acteurs et interinstitutionnelle

  1. L’atteinte de l’objectif de la stratégie dépend de la qualité des rapports de partenariat et de contractualisation entre les institutions et les acteurs.

  2. Il n’y a de participation que si s’instaure une relation de partenariat, des rapports contractuels, entre la population concernée par un programme d’actions et les autres acteurs. Cela suppose que le programme s’appuie sur un diagnostic concerté et que ses orientations prennent en compte les aspirations, les objectifs et les contraintes des différentes parties. En d’autres termes, une intervention n’est participative que si elle résulte de compromis, explicites et négociés, entre les différents acteurs.

10ème Principe : Coordonner les actions, les investissements de l’Etat et les partenaires au développement

  1. Ce principe découle de la mise en œuvre de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement : (i) Principe de l’alignement; (ii) Principe d’harmonisation; (iii), Principe de coordination; (iv) Principe de résultat; (v) Principe de responsabilité mutuelle et (vi) Principe de responsabilisation.

  2. A cet égard, le passage à l’aide budgétaire constituerait un atout certain pour accroître les capacités d’absorption et assurer l’efficience de la mise en œuvre de la stratégie.
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