Travail – Justice Solidarité








télécharger 2.95 Mb.
titreTravail – Justice Solidarité
page45/53
date de publication03.04.2018
taille2.95 Mb.
typeDocumentos
p.21-bal.com > économie > Documentos
1   ...   41   42   43   44   45   46   47   48   ...   53

CHAPITRE III : DEVELOPPEMENT DES SECTEURS TRANSVERSAUX




3.3.1 Administration publique



Etat des lieux

Des disfonctionnements de l’administration publique, caractérisés par le non respect des normes d’organisation administrative établies, le non respect de la déontologie de l’agent public, l’absence de sanctions et l’insuffisance de dialogue social ont entrainé une crise de confiance entre l’administration et les citoyens.
A ces anomalies s’ajoutent :

  • le manque de protection sociale en faveur des agents de la fonction publique ;

  • la rémunération insuffisante par rapport au coût de la vie ;

  • la forte disparité dans la répartition des effectifs entre la capitale et l’intérieur du pays ;

  • l’absence de plans de carrière dans la fonction publique ;

  • la pléthore des effectifs ;

  • le manque de qualification et capacités dans certains domaines.


Réforme envisagée

La Guinée aspire à une nouvelle administration vouée à :

  • garantir la bonne gouvernance en étant à l’écoute du citoyen ;

  • promouvoir l’efficacité, la transparence, l’éthique, la responsabilité et l’obligation de rendre compte dans les services publics ;

  • assurer le meilleur service à l’usager par des prestations de service de qualité et de proximité ;

  • garantir la sécurité des investissements et la promotion de l’initiative privée.


Le Haut Commissariat à la Réforme de l’Etat et à la modernisation de l’Administration a conçu avec l’appui du PNUD un cadre stratégique du programme de réformes institutionnelles et de modernisation de l’administration.
La réforme de l’Etat sera engagée sur la base des principes et orientations dégagés par ce cadre stratégique. La reforme concernera l’ensemble des actions de changement touchant aux valeurs, ainsi qu’aux modes d’organisation et de fonctionnement des institutions, de l’administration et des autres composantes de la société.
La réforme administrative, qui est une composante essentielle de la réforme de l’Etat, couvrira l’ensemble des actions portant sur les normes d’organisation, les structures, les procédures, la gestion des ressources humaines et les pratiques de l’administration publique, pour une amélioration de ses performances et la fourniture de prestations de service public de qualité.
Les réformes sectorielles mettront en œuvre des stratégies de nature à contribuer au développement économique, social et culturel, par un renforcement ou une amélioration, notamment de la justice sociale, de la croissance et de la productivité économique, de l’inclusion sociale, de la cohésion et de la solidarité nationale, et du rayonnement du pays.
Les objectifs de la réforme sont ceux définis dans le cadre stratégique, à savoir :

  • redéfinir et clarifier les missions de l’Etat ;

  • renforcer les capacités des ressources humaines ;

  • rationaliser les structures et les normes de gestion ;

  • renforcer la coordination et l’efficacité du travail du gouvernement ;

  • promouvoir un environnement de travail motivant et moderne dans l’administration publique.


Actions envisagées

Le cadre programmatique et institutionnel de la réforme de l’Etat est en cours d’élaboration. Il permettra de définir les étapes et les moyens nécessaires pour mener cette réforme. Dans l’immédiat, les actions suivantes concernant le volet fonction publique sont à entreprendre :


  • création d’une école nationale d’administration publique ;

  • mise en place d’un système efficace de protection sociale des fonctionnaires ;

  • conception et mise en œuvre d’un schéma directeur informatique ;

  • élaboration du guide pratique sur l’éthique et la déontologie pour les agents de la fonction publique ;

  • bio métrisation des effectifs de l’administration publique en vue de la création d’un fichier unique ;

  • actualisation des textes et cadres organiques des départements ministériels ;

  • institutionnalisation et opérationnalisation des organes consultatifs de la fonction publique ;

  • application de la loi 028 du 31 décembre 2001 portant statut général des fonctionnaires ainsi que ses décrets d’application.



3.3.2 Administration du Territoire et Décentralisation



Réalisations et progrès enregistrés :

  • l’élaboration de la lettre de Politique Nationale de Décentralisation et de Développement Local ;

  • la création d’une Direction Nationale de Développement Local (DNDL) ;

  • l’élaboration des textes de loi fixant le régime des associations et régissant les groupements économiques à caractère coopératif, les mutuels à caractère non financier ;

  • la mise en place d’un outil de référence pour la planification du développement local (guide harmonisé de planification) ;

  • la mise en place d’un Service Préfectoral de Développement (SPD) dans les 33 préfectures ;

  • la création d’un service d’assistance et de coordination des coopératives et des ONG ;

  • la mise en place des programmes et projets d’appui aux collectivités locales (PACV, PDLG, PDSDHMG) etc..

  • la réalisation d’infrastructures de base par les collectivités locales (école d’administration à Sérédou) ; 

  • le renforcement des capacités de gestion des élus locaux ;

  • l’initiation des collectivités locales à la maitrise des ouvrages.


Contraintes :

  • la mal gouvernance ;

  • la faiblesse des ressources techniques, scientifiques et financières ;

  • l’insuffisance de connaissance du développement local au niveau des Départements sectoriels ;

  • le faible niveau d’instruction des élus locaux ;

  • l’absence des textes d’application du code des collectivités locales ;

  • l’absence de mécanisme de suivi des collectivités locales ;

  • l’insuffisance d’infrastructures et d’équipements et le manque d’entretien ;

  • l’insuffisance des centres secondaires d’Etat civil ;

  • le manque d’informatisation des centres d’Etat civil ;

  • l’insuffisance de collaboration entre les structures sanitaires et les services de l’Etat civil ;

  • l’inadéquation des textes législatifs et réglementaire en vigueur ;

  • la non appropriation des textes existants par les Administrateurs Territoriaux ;

  • le manque de contrôle, de suivi et d’évaluation des Administrateurs Territoriaux ;

  • le manque d’infrastructures, la défectuosité et la vétusté de celles existantes ;

  • le manque de plan de contingence en matière de gestion des catastrophes.


Atouts :

  • la volonté politique des Autorités à tous les niveaux, consacrant le principe de la libre administration des collectivités locales ;

  • le territoire national entièrement couvert en collectivités locales (38 Communes Urbaines, 304 Communes Rurales et la Ville de Conakry avec un statut particulier) ;

  • l’existence du code des collectivités locales ayant pris en compte les anciens textes régissant la décentralisation ;

  • l’émergence d’une société civile qui appui les collectivités locales dans la mise en œuvre du développement local ;

  • la mise en route de nombreux programmes et projets pour impulser le développement local ;

  • la promotion de la coopération décentralisée pour promouvoir le développement socioéconomique local ;

  • l’engagement des collectivités locales dans le processus de planification locale ;

  • l’existence de l’Observatoire National de la Décentralisation ;

  • la création du Haut Conseil des collectivités locales annoncée par la nouvelle constitution ;

  • l’existence d’un Délégué de l’Etat auprès de chaque collectivité locale (Sous-préfet, préfet ;

  • l’existence des textes juridiques et réglementaires régissant l’Organisation, le fonctionnement et les attributions des Circonscriptions Territoriales ;

  • l’existence d’un centre de perfectionnement des administrateurs territoriaux.


Politique :

  • restauration effective de l’autorité de l’Etat ;

  • responsabilisation des collectivités locales dans l’amélioration des services publics à la base.


Objectif général :

L’objectif global du Département est de moderniser l’Administration Territoriale en instaurant une prestation des services publics plus efficace au bénéfice de tous les citoyens.
Objectifs spécifiques :

  • rénover et équiper les sièges des gouvernorats et préfectures;

  • étendre et équiper l’école d’Administration de Sérédou ;

  • améliorer le cadre institutionnel du développement local ;

  • renforcer les capacités des collectivités locales ;

  • renforcer les capacités techniques et professionnelles des associations ;

  • lutter contre l’établissement des faux actes d’Etat civil ;

  • renforcer la capacité des officiers et auxiliaires d’Etat civil ;

  • faire signer le décret portant application de la Lettre de Politique Nationale de la Décentralisation ;

  • faire une étude sur la possibilité de transférer 32 domaines de compétences et moyens aux collectivités locales.


Actions :

  • élaboration des projets bancables ;

  • identification et préparation des ressources humaines chargées de la mise en œuvre de ces projets et programmes ;

  • mise en place des régions en tant que collectivités locales ;

  • adaptation de l’organisation des services de l’Etat au besoin de la décentralisation ;

  • coordination de l’action publique au niveau régional, préfectoral et local.

Mécanisme de suivi-évaluation

Le mécanisme de suivi et d’évaluation préconisé est de type participatif et sera axé sur les activités suivantes :

  • élaboration des rapports de suivi –évaluation ;

  • élaboration des bilans trimestriels et annuels.


Financement requis

Le financement du secteur est estimé à 172 milliards GNF pour la période du Plan quinquennal.


3.3.3 Justice 



Globalement, l’état de la Justice en Guinée est caractérisé par un délabrement particulièrement attentatoire aux libertés individuelles, qui s’explique par trois raisons majeures :

  • l’absence de culture démocratique et du respect de la séparation des pouvoirs ;

  • le manque de formation et de moyens des magistrats et des officiers de police judiciaire ;

  • la justice demeure encore trop mystérieuse et méconnue par la plupart des citoyens, et les dysfonctionnements en tous genres qui la caractérisent ont ruiné son crédit.


Il est urgent de restaurer la confiance des justiciables, des opérateurs économiques et des partenaires au développement en réhabilitant la justice et en la rendant crédible.

La construction d’un Etat de droit et le renforcement du processus démocratique passent en premier lieu par la justice qui doit être indépendante, impartiale, efficace et crédible.
Le Ministère de la Justice a organisé en mars 2011 les états généraux de la justice. Il en a découlé des propositions faites autour de cinq thèmes :

  • indépendance de la justice ;

  • infrastructures, équipements et documentations judiciaires ;

  • carte judiciaire et pénitentiaire ;

  • exécution des décisions de justice ;

  • intégration judiciaire


Le constat fait est résumé comme suit :

  • insuffisance et vieillissement des effectifs des magistrats et des greffiers ;

  • manque de formation initiale et continue des magistrats et greffiers dans des conditions satisfaisantes ;

  • non-application depuis 20 ans de la loi organique portant statut de la magistrature ;

  • inertie du conseil supérieur de la magistrature ;

  • insuffisance et éloignement des juridictions ;

  • désordre dans la gestion des juridictions ;

  • coût élevé des procédures ;

  • vétusté et exiguïté de la plupart des infrastructures judicaires et pénitentiaires ;

  • insuffisance et octroi irréguliers des crédits de fonctionnement ;

  • insécurité des magistrats et des palais de justice ;

  • interférence des autorités administratives dans les affaires judiciaires ;

  • manque de spécialisation des magistrats ;

  • non-respect des délais de procédure ;

  • vénalité très fréquentes des décisions de justice ;

  • jugements interminables ;

  • inexécution des décisions de justice.


Ce constat, connu depuis des décennies, est alarmant. Il est temps d’éradiquer ces maux qui freinent la promotion de l’Etat de droit et porte préjudice à la stabilité, à la réconciliation nationale, à la paix sociale et au développement économique et social.
Une stratégie complète est en cours de formulation. Elle sera centrée sur les cinq thèmes précédemment évoqués. Dans le court terme, un financement important est requis pour :

  • la construction, réhabilitation, la rénovation et l’équipement des tribunaux ;

  • la réforme de la carte judicaire ;

  • la refonte de la carte pénitentiaire ;

  • le renforcement des moyens humains, financiers et logistiques.



3.3.4 Genre



Les disparités de genre sont constatées dans les activités économiques, le domaine de l’éducation et de l’alphabétisation, la santé, et la sphère politique et publique.
La promotion du genre est confrontée à un ensemble de contraintes dont notamment :

  • faiblesse du cadre institutionnel et de coordination des questions du genre ;

  • insuffisance dans la mise en œuvre de la politique nationale pour la promotion du genre ;

  • inexistence d’un budget programme de financement des questions d’égalité entre les sexes ;

  • faiblesse de la capacité opérationnelle des mécanismes de suivi et d’application de la convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard de la femme (CEDEF) ;

  • insuffisance de concertation et d’échange entre les organisations féminines.


Actions à entreprendre :

  • allocation de ressources financières aux structures en charge de la promotion féminine ;

  • création et renforcement des capacités des divisions genre dans tous les départements ministériels en termes de formation et d’équipement ;

  • rénovation et équipement des centres de Cameroun, Kaloum et Ratoma ;

  • prise en charge salariale des directrices et monitrices des centres d’appui à l’auto Promotion féminine ;

  • mise en œuvre effective de la politique nationale de promotion féminine à travers de nouveaux programmes et projets ;

  • allocation d’un budget conséquent aux questions du genre dans tous les secteurs ;

  • création d’un fonds spécial, à l’image de l’Union Africaine, pour la réalisation de la décennie Africaine de la Femme en Guinée ;

  • poursuite de la mise en place des mécanismes de suivi et d’application de la CEDEF dans les préfectures ;

  • formation et équipement des structures de suivi et d’application de la CEDEF ;

  • renforcement du partenariat avec les organisations de la société civile à travers l’appui direct en termes de ressources matérielles et financières pour la réalisation des objectifs des questions d’égalité et d’autonomisation des femmes ;

  • création d’espaces de concertation et d’échange d’expérience des organisations féminines à tous les niveaux par la construction des Maisons de la Femme.


Le coût des interventions est estimé à 60 milliards GNF pour les cinq années du Plan.

3.3.5 Environnement



La Guinée s’est engagée dans la voie d’un développement durable, basée sur une gestion rationnelle des ressources naturelles et une protection efficace de l’environnement.
Cependant, la pression démographique de plus en plus forte a entraîné une plus grande production de nourriture, un commerce anarchique et a engendré des pratiques inquiétantes de déforestation, de dégradation des sols et des terres, de manque d’assainissement, avec des mutations climatiques aux conséquences nombreuses (catastrophes naturelles par exemple) pour l’environnement biophysique et humain. Ces phénomènes ont des effets néfastes sur l’équilibre écologique et le développement socio-économique national.
A ces phénomènes s’ajoute une administration environnementale aux missions souvent remises en cause par des perpétuelles instabilités institutionnelles et qui est de plus en plus confrontée à une véritable définition de sa mission régalienne.
Analyse rétrospective et état des lieux de l’Environnement

Au cours de ces dernières années, la situation environnementale de la Guinée a été caractérisée par la dégradation continue des ressources et des écosystèmes (déforestation, érosion et dégradation des sols, pollutions et nuisances, assèchement et ensablement de cours d’eau, perte de biodiversité, urbanisation non contrôlée, exploitation minière intensive hors normes, etc.) et une détérioration très poussée du cadre et de la qualité de vie des populations, favorisée et accélérée par les effets conjugués des facteurs climatiques et anthropiques et de la quasi - absence d’outils de planification et de mécanismes de contrôle, de suivi-évaluation des actions menées.
Ces ressources dont les principales sont la terre et l’eau, les ressources floristiques, fauniques, halieutiques, pastorales et minières constituent la base fondamentale du développement économique et social du pays.
Stratégie de développement du Secteur de l’environnement
Enjeux

Les enjeux en matière de gestion des ressources naturelles et de protection de l’environnement sont d’ordre politique, économique, social et éducatif.
Au niveau politique : c’est l’environnement qui sous tend le développement. Sa prise en compte dans toutes les actions à mettre en œuvre pour le développement national à travers les différents plans, programmes, projets et politiques serait un levier pour le développement durable du pays. Cette dimension doit se matérialiser par la bonne gouvernance économique, social et écologique et les engagements du pays dans les différentes instances au niveau international, régional et sous régional en matière d’environnement ;
Au niveau économique : la contribution des ressources naturelles à l’économie nationale est très importante car plus de 80 % de la population y tire sa richesse et du même coup contribue à la réduction de la pauvreté d’où sa prise en compte dans le document de stratégie de réduction de la pauvreté. Par ailleurs, le commerce mondial est intimement lié à la gestion de l’environnement ;
Au niveau social : l’environnement fait partie intégrante de la vie sociale. Chaque citoyen a droit à un environnement sain et décent. Ce lien doit être renforcé par des actions allant dans le sens de la préservation du cadre et de la qualité de vie des populations et la valorisation des savoirs locaux qui participent fortement à la préservation des milieux récepteurs.
Au niveau éducatif : la promotion de l’éducation environnementale dans tous les ordres d’enseignement est l’assise d’une éthique environnementale, base de l’écocitoyenneté. Prise en compte dans la politique éducative, outre l’amélioration de la pertinence et de la qualité de l’enseignement, c’est le canal par lequel on concilie les intérêts des différents acteurs par l’instauration d’une gouvernance environnementale ;
Au niveau culturel : une politique conséquente par des rituels inscrits dans la culture. C’est à ce niveau que se dégagent les aspects spirituels des différents groupes d’intérêts et qu’il faut valoriser pour une gestion durable de l’environnement.
Défis

Les défis à relever se situent à deux niveaux à savoir : (i) la gestion des ressources naturelles, à ce niveau les défis  sont multiples et s’articulent au tour de la lutte contre la dégradation des sols, la maîtrise des ressources en eau, l’amélioration de la contribution des ressources naturelles à l’économie nationale, la préservation de la diversité biologique terrestre et maritime, l’approvisionnement durable en énergie, l’adaptation aux effets néfastes et l’atténuation des changements climatiques, la maîtrise des risques biotechnologiques (importation, transfert et utilisation de matériel biologique génétiquement modifié); une meilleure utilisation des mécanismes de financement de la coopération internationale ; (ii) L’amélioration du cadre de vie, malgré les dispositions juridiques et techniques telles que la Stratégie du Développement Industriel et la stratégie nationale du sous secteur de l’assainissement, des contraintes réelles existent dans la gestion du cadre et de la qualité de vie des populations. Ces contraintes, essentiellement anthropiques et climatiques se manifestent aussi bien en milieu urbain que rural (insuffisance dans l’organisation des différents acteurs, l’organisation insuffisante dans le domaine de l’assainissement et des aménagements paysagers, notamment des PME/PMI du secteur, insuffisance des ouvrages de collecte et de traitement des déchets, insuffisance dans la gestion des ordures ménagères et des déchets spéciaux ; la promotion des aménagements paysagers etc.).
Les catastrophes naturelles tels que les sécheresses, les inondations, les tremblements de terre ont besoin d’outils de gestion performants incluant la prévention.
A ce sujet, il faut noter la nécessité impérieuse de faire adopter et mettre en œuvre une loi d’orientation sur la prévention et la gestion des catastrophes et des crises humanitaires, assortie de mesures de délocalisation des sites à risques d’inondations.
Potentialités

La flore et la faune guinéenne sont très riches et diversifiées en raison même de la multitude des sites écologiques répartis dans les quatre régions naturelles. On trouve dans le pays presque toute la gamme de biomes propres à la zone subtropicale, 3077 espèces végétales et 3273 espèces animales sont recensées et réparties dans les différents écosystèmes. Le domaine forestier classé couvre 4,80 % du territoire national, il représente une proportion appréciable des superficies forestières du pays (11.400 km2 sur 25.500 km2. La Guinée Forestière est la mieux pourvue avec plus de 7 % de sa superficie ; viennent ensuite la Moyenne Guinée (6%) ; la Haute Guinée (3%) et la Guinée Maritime (2,8%).
Les potentialités hydriques de la Guinée sont énormes (château d’eau de l’Afrique de l’Ouest), avec 13 milliards de m³ d’eau souterraine et une pluviométrie moyenne (1988 mm/an inégalement répartie dont les pics peuvent atteindre 4 000 mm à 4 500 mm de pluie par endroit).
Les ressources en eau de surface renouvelables, y compris la partie partagée, sont estimées à 226 km³/an. Les ressources en eaux souterraines sont peu et mal connues, mais elles sont évaluées à 72 km³ dont 38 km³ renouvelables en année de pluviométrie moyenne. Considérant la partie commune d’eau de surface et d’eau souterraine à 38 km³/an, les ressources en eau renouvelables totales s’élèvent à 226 km³/an (FAO, 2005).
Politiques envisagées
Orientations globales : Les orientations suivantes sont retenues pour gérer les ressources naturelles, assurer une protection durable de l’environnement afin de mieux contribuer au développement socio économique national, à savoir :

  • développer un cadre juridique cohérent et veiller à l’application des textes législatifs et réglementaires existants, en complétant les textes d’application des lois et décrets pris, et en harmonisant toute la législation en matière de ressources naturelles :

  • Créer des institutions gouvernementales stables et fortes pour gérer l’environnement ;

  • promouvoir une participation plus grande des organisations de la société civile et du secteur privé à la gestion de l’environnement et aux changements de comportement ;

  • réaliser périodiquement des inventaires du potentiel des ressources naturelles renouvelables;

  • assurer la qualité de l’environnement aux populations afin de leur garantir un cadre de vie sain ;

  • développer et mettre en place un système de communication environnementale adéquat ;

  • promouvoir la recherche dans les domaines liés au changement climatique, à la diversité biologique et à la lutte contre la désertification notamment dans les secteurs liés aux agro-carburants, aux produits forestiers non ligneux et à la sylviculture.

  • poursuivre l’harmonisation des politiques nationales avec les politiques adoptées au niveau des organisations d’intégration régionale en Afrique de l’Ouest notamment la CEDEAO et ;

  • mieux coordonner et suivre les accords de coopération en matière d’environnement pour plus de retombées en financement de programmes et projets en veillant à faire prévoir et payer les cotisations dues.



Objectifs à atteindre

  • Renforcer les Capacités humaines et matérielles des structures

    • recrutement de personnel pour étoffer les effectifs ;

    • formation, perfectionnement et spécialisation des cadres et agents ;

    • dotation des structures en matériels, logistiques et outils de travail ;

  • Améliorer le cadre juridique national sur l’environnement

    • actualisation des textes législatifs et réglementaires existants ;

    • élaboration des textes d’application ;

    • harmonisation des dispositions légales et réglementaires ;

    • élaboration des normes environnementales ;

    • payement des cotisations et contreparties au titre des accords multilatéraux sur l’environnement auxquels la Guinée a souscrit ;

    • diffusion des textes de Lois et Conventions.

  • Améliorer les connaissances du patrimoine forestier et faunique

    • inventaire des ressources forestières et fauniques ;

    • élaboration des plans d’aménagement.

  • Restaurer les écosystèmes dégradés

    • reboisement et mise en défens ;

    • promotion des forêts communautaires et privées ;

    • création et aménagement des forêts urbaines et périurbaines ;

    • aménagement des espaces verts.

  • Renforcer le système d’aires protégées

    • viabilisation des aires protégées existantes ;

    • création de nouvelles aires protégées ;

    • mise en réseau des aires protégées ;

  • Améliorer le Cadre et la qualité de vie

    • appui au système d’assainissement et de traitement des déchets ;

    • actualisation du répertoire national des établissements classés.

  • Développer un système de communication environnementale

    • renforcement du système d’éducation environnementale formelle et informelle ;

    • mise en place de mécanisme d’échange d’informations ;

    • renforcement du système de collecte, de traitement, de conservation et de diffusion des données et informations environnementales.

  • Développer des mécanismes d’adaptation aux changements climatiques

    • identification et promotion des bonnes pratiques d’adaptation aux changements climatiques.


Mesures et actions à entreprendre en fonction des objectifs

Elles se déclinent de la façon suivante :

  • renforcement des capacités financière et technique et technologique des structures étatiques et des collectivités locales pour leur permettre d’accomplir les missions qui leur sont dévolues ;

  • renforcement du personnel des structures ;

  • amélioration des compétences des ressources humaines ;

  • renforcement du dispositif institutionnel, législatif et réglementaire favorable à la protection et à la gestion participative des ressources naturelles et de l’environnement ;

  • amélioration des connaissances sur le potentiel forestier et faunique national ;

  • poursuite des actions de classement des forêts de l’Etat et des collectivités ainsi que des aires protégées jusqu’au taux de 20 % du territoire national recommandé par la COP10 de la Convention sur la Diversité Biologique ;

  • promotion d’une gouvernance partagée environnementale et une gestion participative décentralisée des ressources naturelles et du cadre de vie à travers le processus de décentralisation amorcé, responsabilisant les régions et les communes dans la gestion équilibrée de leurs ressources et de leur cadre de vie ;

  • promotion de l’information, la communication, l’éducation environnementale et l’écocitoyenneté afin de favoriser l’émergence d’une culture environnementale et modifier les comportements selon l’éthique environnementale ;

  • mise en œuvre les accords, conventions et engagements internationaux et régionaux en matière d’environnement et payer les cotisations annuelles à leur adhésion ;

  • promotion du développement et du transfert de technologies propres ;

  • promotion du partage juste et équitable des bénéfices liés à l’exploitation des ressources de la biodiversité.


Résultats escomptés

Les résultats ci-après sont attendus :

  • les institutions publiques environnementales sont dotées en matériels, outils et logistiques adéquats pour les rendre stables, fortes et opérationnelles ;

  • a travers la formation et la spécialisation, les ressources humaines ont acquis les compétences nécessaires, les rendant plus aptes à accomplir les tâches qui leurs sont confiées ;

  • des textes législatifs et réglementaires cohérents sont élaborés diffusés et mis en application ;

  • le contenu des accords multilatéraux sur l’environnement auxquels la Guinée a souscrit est largement diffusé pour permettre le respect des engagements contractés au niveau sous-régional, régional et international en matière de protection de l’environnement et de gestion des ressources naturelles ;

  • des inventaires exhaustifs des ressources naturelles (faune et flore) sont réalisés ;

  • des plans d’aménagement et de gestion durable des ressources et des écosystèmes forestiers sont élaborés et mis en œuvre ;

  • les écosystèmes dégradés sont inventoriés et restaurés par des actions de reboisement et /ou de mise en défens ;

  • un réseau d'aires protégées représentatif de la diversité biologique et des écosystèmes incluant les écosystèmes marins, les mangroves, les montagnes est défini, aménagé et respecté ;

  • la valorisation et l’utilisation durable des produits forestiers ligneux est promue ;

  • un système de collecte et de suivi statistique sur les produits forestiers non ligneux est établi et leurs valeurs en termes économique et financier, leur usage, le volume de leurs prélèvements, les quantités et la valeur monétaire de leur exportation sont connues. ;

  • un système de gestion foncière favorisant la durabilité des investissements est mis en place ;

  • La politique nationale de l’assainissement est mise en œuvre afin de garantir un cadre de vie sain ;

  • un système de communication environnemental est développé et mis en œuvre ;

  • des actions favorisant la recherche et le transfert des technologies propres sont engagées afin de maîtriser les effets néfastes des changements climatiques sur le développement socio-économique du pays.


Mise en œuvre et suivi-évaluation de la stratégie

La mise en œuvre du plan quinquennal sur l’environnement interpelle la contribution de tous les acteurs à travers un partenariat dynamique et participatif. Ce partenariat met en présence, l’État, les Collectivités décentralisées, la société civile, le secteur privé, les acteurs spécifiques, les partenaires techniques et financiers.
Le suivi-évaluation de la mise en œuvre du plan quinquennal du secteur environnement (PQSE) est placé sous la supervision du Bureau de Stratégie et de Planification (BSP) du Ministère Délégué à l’Environnement, aux Eaux et Forêts.



Tableau 31: Récapitulatif des coûts annuels des activités du secteur Environnement en dollars US




PROGRAMMES

2011

2012

2013

2014

2015

Total

1

Renforcement des capacités

2.500.000

2.625.000

2.750.000

2875.000

3.000.000

13 750 000

2

Amélioration du cadre juridique national sur l’environnement

900.000

800.000

100.000

100.000

100.000

2 000 000

3

Amélioration des connaissances du patrimoine forestier et faunique

1.500.000

1.000.000

500.000

500.000

500.000

4 000 000

4

Restauration des écosystèmes dégradés

800.000

700.000

500.000

500.000

500.000

3 000 000

5

Renforcement du système d’aires protégées

2.000.000

1.500.000

500.000

500.000

500.000

5 000 000

6

Amélioration du cadre et de la qualité de vie

1.000.000

375.000

375.000

375.000

375.000

2 500 000

7

Développement d’un système de communication environnementale

1.750.000

250.000

250.000

250.000

250.000

2 750 000

8

Adaptation aux changements climatiques

2.500.000

1.125.000

1.125.000

1.125.000

1.125.000

7 000 000

9

Elaboration programme nl. intég. gestion produits chimiques




169.000










169 000

10

Surveillance environnementale (COSIE)

1.351.000

338.000

68.000

68.000

136.000

1 961 000

11

Appui formation ATPC dans la Préfecture de KOUROUSSA.




147.000










147 000

12

Etude construction et rénovation latrines




1.150.000










1 150 000

13

Etude d’élaboration plan stratégique de gestion des déchets







540.000







540 000




Total Général

14 301 000

10 179 000

6 708 000

6 293 000

6 486 000

43 967 000

Source : Ministère délégué à l’Environnement (* Financement à rechercher)

3.3.6 Défense et Sécurité



Le processus de réforme des forces de défense et de sécurité se déroule conformément aux actions suivantes :

  • création du comité national de pilotage de la réforme du secteur de la sécurité ;

  • élaboration du document de programme de la réforme du secteur de la sécurité ;

  • renforcement de l’appui au Comité de pilotage, aux comités techniques sectoriels et aux ministères concernés par la réforme ;

  • élaboration de textes de base des forces armées (statut général et statuts particuliers, code de justice militaire) ;

  • restructuration des forces en fonction des besoins et des impératifs de défense ;

  • mise en œuvre d’un programme de formation générale sur le « savoir être, le savoir vivre et le savoir faire du militaire » (18.190 militaires en formation sur l’ensemble du territoire national) ;

  • mise en œuvre d’un programme de travaux routiers exécutés par le Génie militaire ; et

  • la réalisation d’actions vigoureuses pour réduire la déperdition des recettes des services de police (amende des arbitrages).


Tableau 31 : Récapitulatif des investissements 2011-2015 pour le Département de la Sécurité et la Protection Civile (GNF)


Volet Investissements

2011

2012

2013

2014

2015

Formation

-

251 837 824 995

291 327 148 968

290 619 748 968

329 457 623 947

Equipements et Matériels

-

575 579 980 000

1004 008 125 000

588 803 125 000

555 803 125 000

Matériels Roulants




90 700 000 000

90 700 000 000

90 700 000 000

88 550 000 000

Construction

-

638 599 560 220

615 916 564 900

397 125 217 940

245 791 715 510

Entretien en Carburant

-

52 497 000 000

6 156 475 000

36 234 900 000

61 765 200 000

Entretien en Pneumatique

-

9 610 000 000

10 920 000 000

12 480 000 000

15 600 000 000

Entretien en Batterie

-

860 000 000

955 000 000

1 050 000 000

1 190 000 000

Totaux




1 619 684 365 210

2 019 983 313 860

1 417 012 991 900

1 298157664450


1   ...   41   42   43   44   45   46   47   48   ...   53

similaire:

Travail – Justice Solidarité iconRepublique de guinee travail – Justice – Solidarité

Travail – Justice Solidarité iconEducation et Justice
«13/18 questions de justice» réalisée par la Protection Judiciaire de la Jeunesse

Travail – Justice Solidarité iconLa Justice des Mineurs en Afrique
«maltraitance des enfants» n'ont pas été entièrement adaptées au contexte africain et certaines formes de maltraitance des enfants...

Travail – Justice Solidarité iconRapports avec la Chine Gouvernement, administration Justice Population...

Travail – Justice Solidarité iconBulletin de connaissance de soi/mieux-etre/developpement personnel/spiritualites/ecologie-/solidarite/...

Travail – Justice Solidarité iconAussi le travail principal est de commencer à apprendre la cocréation...

Travail – Justice Solidarité iconLe travail est le produit d’une force par un déplacement (W= f X...

Travail – Justice Solidarité iconDiscours d'Ouverture de Son Excellence, Monsieur le Ministre de la Santé
«Médecine Traditionnelle, Santé Communautaire et Médicament : Evolutions et Solidarité»

Travail – Justice Solidarité iconNotions : justice et droit, la politique, la morale
«juge et parti» dans un différend, et qui va peser et décider en fonction d’une norme intangible qui s’applique à tous : la loi

Travail – Justice Solidarité iconLe respect, la tolérance, l’acceptation de l‘autre, la convivialité,...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
p.21-bal.com