Bibliographie chapitre premier








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Livres classiques. Les livres classiques ou canoniques King, qui sont la base de la philosophie aussi bien que de la littérature, sont divisés en deux classes :

A. livres canoniques du premier ordre ou grand Kings comprenant : 1° l'Y-king, 24.107 caractères, le livre des changements, explication des Koua de Fou-hi ; ce livre mystérieux a été, dans ces derniers temps, l'objet d'interprétations nouvelles de MM. Philastre, Legge, Douglas, Terrien de Lacouperie et C. de Harlez ; 2° le Chou-king, le livre d'histoire, 58 chapitres, 25.700 caractères ; ce livre s'étend depuis Yao et Chun jusqu'à Ping-Wang de la dynastie des Tcheou (720 av. J.C.). Traduit en français par le père Gaubil dont le travail a été publié avec des notes et des observations de De Guignes (Paris, 1770) ; en anglais par W. H. Medhurst (Shanghaï, 1846), et Legge, Chinese Classics ; 3° le Chi-king, le livre des Odes, 39.234 caractères, renferme les poésies populaires des petits États de la Chine recueillies par Confucius ; 4° le Li-ki, livre des Rites, 49 chapitres y compris le Ta-hio et le Tchoung-young, 99.010 caractères ; 5° le Tchoun-tsieou, le Printemps et l'Automne, le seul véritablement écrit par Confucius, environ 480 av. J.-C., comprend les annales de sa patrie, la principauté de Lou (portion de la p.097 province actuelle du Chan-toung), de 722 à 481 av. J.-C. Le Yo-king, livre de la musique, a été perdu, sauf quelques passages du Tcheou-li et du Li-ki.

B. Livres canoniques du second ordre ou petits Kings, comprenant : 1° les Se-chou, les quatre livres, c'est-à-dire le Ta-hio, ou Grande Science, le Tchoung-young ou le Juste Milieu (ces deux livres formaient deux chapitres du Li-ki), le Luen-yu, dialogues entre Confucius et ses disciples, 11.705 caractères, avec la paraphrase 76.736 caractères, et Meng-tseu, 34.685 caractères, avec le commentaire 209.749 caractères, le plus considérable des quatre livres, donne les conversations entre Mencius et les seigneurs de son temps ; 2° les deux rituels I-li, étudié récemment par M. de Harlez, et Tcheou-li, traduit par Biot ; 3° le Hiao-king, livre de la piété filiale, 4.903 caractères, dont nous parlons ailleurs ; 4° les trois anciens commentateurs du Tchoun-tsieou : Tso-chi, disciple de Confucius, Kong-yang, de la dynastie des Han, et Keou-lang qui vivait au 1er siècle avant notre ère ; 5° le dictionnaire Eul-ya, qui comprend les termes employés à l'époque, répartis en dix-neuf divisions.

Livres d'histoire. Cette classe che se subdivise en quinze groupes : 1° histoire des différentes dynasties ; 2° annales, Pien-men ; 3° histoires générales ; 4° histoires particulières ; 5° histoires diverses ; 6° documents officiels ; 7° biographies ; 8° extraits historiques ; 9° histoires d'États particuliers ; 10° chronologie ; 11° géographie ; 12° administration et gouvernement ; 13° constitution, lois, édits, etc. ; 14° bibliographie ; 15° critiques d'histoires. Les histoires des différentes dynasties qui forment la plus importante subdivision, Tching-che, sont généralement faites sur le même modèle et comprennent trois sections : Ti-ki, chronique des différents empereurs de la dynastie ; Tchi, mémoires sur les mathématiques, les rites, la musique, la jurisprudence, l'économie politique, les sacrifices, l'astronomie, l'influence des éléments, la géographie et la littérature ; Li-tchuen, biographies des personnes célèbres et notes sur les peuples étrangers. Les histoires dynastiques sont au nombre de vingt-quatre ; nous en donnons la liste dans le tableau de la page qui suit.

Ordre

Noms

Sujets

Nb livres

Auteurs

Époque

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

20

21

22

23

24

Che-ki

Tsien Han-chou

Heou Han-chou

San Kouotchi

Tsin-chou

Soung-chou

Nan Tsi-chou

Liang-chou

Tchin-chou

Wei-chou

Pe Tsi-chou

Tcheou-chou

Soui-chou

Nan-chi

Pe-chi

Kieoun Tang-chou

Sin Tang-chou

Kieou Wou-tai-chi

Sin Wou-tai-chi

Soung-chi

Liao-chi

Kin-chi

Youen-chi

Ming-chi

Chronique historique

Hist. des Han antérieurs

Hist. des Han postérieurs

Hist. des Trois-Royaumes

Hist. des Tsin

Hist. des Soung

Hist. des Tsi méridionaux

Hist. des Liang

Hist. des Tchin

Hist. des We.

Hist. des Tsi sept.

Hist. des Tcheou

Hist. des Soui

Historiens du Sud

Historiens du Nord

Hist. ancienne des Tang

Hist. moderne des Tang

Hist. anc. des Cinq dyn.

Hist. mod. des Cinq dyn.

Hist. des Soung

Hist. des Liao

Hist. des Kin

Hist. des Youen (Mongols)

Hist. des Ming

130

120

120

65

130

100

59

56

36

114

50

50

85

80

100

200

255

150

75

496

116

135

210

332

Sse-ma Tsien

Pan Kou

Fan Yeh

Tchin Chaou

Fang Kiao, etc.

Tchin Yoh

Siao Tse-hien

Yaou Se-lien

id.

Wei Chaou

Li Pe-yo

Ling-hou Ti-fun

Wei-tching

Li Yen-chaou

id.

Lieou-hu, etc.

Ngao Yang-siou

Sie Ku-tching

Ngao Yang-siou

To-to

id.

id.

Soung-lien, etc.

Tchang Ting-yu

Reculée — 122 av. J.-C.

206 av. — 24 ap. J.-C.

25-220

220-280

265-419

420-478

479-501

502-556

556-580

386-556

550-577

557-581

581-617

420-589

386-581

618-906

618-906

907-959

907-959

960-1279

916-1125

1115-1234

1206-1367

1368-1643


Je ne puis passer en revue tous les ouvrages historiques, mais je ne peux pas passer sous silence le Tong-kien-kang-mou. Cet ouvrage, tiré et abrégé sous la direction du célèbre philosophe Tchou-hi du Tong-kien de Sse-ma Kouang, puis continué et corrigé à diverses reprises par des savants, comprend l'histoire des dynasties impériales jusqu'à celle des Youen. Il a été traduit en français par le père de Mailla et publié (1777 à 1780) à Paris par Grosier et Leroux Deshauterayes. Le Tchou-chou-ki-nien, ou Annales des livres écrits sur bambou, p.098 chronique trouvée, dit-on, 284 ans ap. J.-C. dans un tombeau des princes de Wei, comprend un abrégé de l'histoire chinoise depuis Houang-ti jusqu'à l'an 299 av. J.-C.

Les histoires locales sont extrêmement nombreuses ; il n'y a pas de province, de préfecture, de ville même qui n'ait son histoire ; ces documents sont souvent considérables, le Kouang-toung toung-tche a 120 vol., le Se-tchouan toung-tche 110, le Tche-kiang toung-tche, 100 ; l'histoire de Chang-haï, Chang-haï hien-tche a 16 vol., le Loyang-hien-tche 23, etc. ; les rivières et les lacs, comme celui de Hang-tcheou, Si-hou-tche, les montagnes, par exemple les Liou-chan (Kiou-kiang), etc., ont leur monographie. — Les grands ouvrages que nous avons l'habitude de placer dans les encyclopédies rentrent dans la classe histoire ; le plus célèbre est le Wen-hien toung-kaou de Ma Touan-lin, en 348 livres, qui a pour base le Toung-tien ; il a eu deux suppléments, l'un au XVIe, l'autre au XVIIIe siècle. — Cette classe comprend également la bibliographie, et il nous suffira pour montrer quelle importance les Chinois accordent à cette science le Kiou-ting-se-kou tsiouen-chou tsoung-mou, catalogue de la bibliothèque impériale publié par ordre de Kien-loung de 1772 à 1790, divisé en quatre parties, Se-kou, que nous avons énumérées plus haut, et formant deux cents livres ; il a été publié en abrégé sous le titre de Kin-ting se-kou tsiouen-chou kien-ming niou-lo.

Livres de philosophie. Cette série d'ouvrages comprend non seulement les philosophes, mais aussi les écrivains sur l'art militaire, la jurisprudence, l'agriculture, la médecine, l'astronomie et les mathématiques, l'astrologie, les arts, les répertoires scientifiques, les polygraphes, les encyclopédies, les critiques, et les ouvrages sur le bouddhisme et le taoïsme, le tout réparti en 14 subdivisions. Nous ne parlerons pas naturellement des ouvrages relatifs au Jou-Kiao, au Tao-Kiao, au Fo-Kiao, qui trouvent place ailleurs (V. le paragraphe consacré aux religions nationales). Les plus anciens livres qui nous soient parvenus sur l'art militaire des Chinois, sont le Sun-tse ping-fa, écrit en 82 chapitres dont il reste 13, puis le Ou tse, qui sont du VIe et du IVe siècles avant l'ère chrétienne. Les examens militaires portent sur six ouvrages qui sont classiques : King, qui sont outre le Sun-tse et le Ou-tse, Sse-ma-fa, Lou-tao, Leao-tse et Tai-tsoung (V. ci-dessus le paragraphe Armée). On trouvera des renseignements sur ces livres, particulièrement sur les premiers, par le père Amiot dans le t. VII des Mémoires concernant les Chinois. Comme il est d'usage d'attribuer aux Chinois beaucoup des inventions occidentales, rappelons qu'à la suite des travaux de W. F. Mayers, on sait que la poudre à canon n'a guère été connue, et d'après des sources p.100 étrangères, avant le VIe siècle de notre ère, que rien ne prouve qu'elle ait été employée dans la guerre avant le XIIe siècle et que sa puissance de projection n'a été connue qu'au commencement du XVe siècle, sous le règne de Yong-lo. Parmi les ouvrages de droit, nous rappellerons l'ouvrage si curieux, appelé Si-yuen-lou écrit en 1247 par Tsoung-sse, qui sert de guide aux médecins légistes dans les enquêtes au criminel. Parmi les ouvrages sur l'agriculture, nous citerons le Noun-tching tsouen-chou du célèbre Siu Kouang-ki (XVIIe siècle) et le Cheou-chi-tong-kao rédigé par ordre de Kien-loung en 1742. La médecine offre, par ses doctrines et sa pharmacopée, un intérêt très grand ; l'étude de la langue et du pouls, l'emploi du ginseng, du thé, du sang de cerf, de la dent de tigre, etc., l'opération de l'acuponcture (tching-kieou) ont attiré l'attention des savants occidentaux sur un art médical dans lequel les méthodes empiriques et la superstition jouent un grand rôle et qu'une ignorance à peu près complète de l'anatomie et de la physiologie humaine rend à peu près nul. Parmi les livres médicaux (I-kiao), il faut placer le célèbre herbier Pen-tsao kang-mou, rédigé sous les Ming, par Li Che-tchin ; cet ouvrage est composé de cinquante-deux livres dont le dernier traite du corps humain. L'astronomie et les mathématiques sont en grand honneur en Chine : le calcul des éclipses, l'arrangement du calendrier, etc., demandaient des connaissances dans les mathématiques, qui, augmentées par les astronomes musulmans de l'époque mongole, l'ont été plus encore par les jésuites des XVIIe et XVIIIe siècles : Ricci (Li Mateou qui a traduit Euclide) ; Terenz, Schall von Bell, Verbiest, François Noël, Ignace Koegler, Hallerstein. Nous parlerons ailleurs de l'histoire de l'art qui rentre dans cette classe de philosophie et nous ne rappellerons que quelques grandes encyclopédies, loui-chou, comme le San tsai tou houei écrit par Wang-ki, le Tang loui han écrit sous les Ming et revisé et augmenté en 1710 sous le titre de Youen kien loui han.

Belles-lettres. Cette classe tsi se subdivise en cinq groupes : 1° les élégies de Tsou, dues en majeure partie à Kiu youen, ministre du royaume de Tsou, dont une des principales pièces est le Li-sao, qui a été traduit par Pfizmaier et le marquis d'Hervey de Saint-Denys (Kiu-youen, IVe siècle avant notre ère, s'étant suicidé dans la rivière Mi lo, l'anniversaire de sa mort est encore célébré aujourd'hui en Chine le 5e jour de la 5e lune par la fête des bateaux-dragons) ; 2° les collections particulières ; 3° les collections générales ; 4° les critiques sur la poésie et la littérature et 5° les poèmes et les chants. Cette 4e classe de la littérature chinoise, qui comprend le théâtre et la poésie, a été très étudiée par les Européens. Quelques p.101 recueils, comme le Kin kou ki kouan (quarante contes : le Luth brisé, la Matrone du pays de Soung), le Che eul leou, douze étages (les Sœurs jumelles, le San yu leou, l'Enfant perdu, etc.), le Liao tchai tche yi, le Houng leou mong sont connus par les traductions d'Abel Rémusat, du père Dentrecolles, de Stanislas Julien, d'Hervey de Saint-Denys, de Davis, de Samuel Birch, de Robert Thom, de C.-F.-R. Allen, de Schlegel, de Giles, du général Tcheng Ki-tong. La collection de pièces de théâtre la plus connue est celle de Youen jin pe tchong keu, répertoire de cent pièces de théâtre de la dynastie mongole dont quelques-unes sont célèbres, particulièrement la quatre-vingt-cinquième, Tchao chi kou eul, L'Orphelin de la Chine, traduite en français par le père de Prémare et mise à la scène par Voltaire. Ajoutons enfin une littérature proverbiale extrêmement riche.

Dans cette immensité de la littérature, les Chinois ont fait un choix d'ouvrages d'écrivains de génie qu'ils désignent sous le nom de Tsai tseu chou ; les anciens Tsai-tseu sont sous la dynastie des Tcheou : Tso chi ou Tso Kieou-Ming, Tchouang-tseu ; sous les Han : Sse-ma Tsien ; sous les Tang : Tou-fou, Li Tai-pe, Han-yu, Lieou Tsong-youen ; sous les Soung : Sse-ma Kouang, Wang Ngan-chi, Ngheou Yang-Siou, Sou-che ; sous les Youen : Hiu-Heng, Ou-T'ching. Les Tsai-tseu modernes sont au nombre de dix : 1° San kouo tchi (Histoire des trois royaumes, traduite en partie par Théodore Pavie) ; 2° Hao kieou tchouan (l'Union bien assortie, traduite en anglais par Davis et en français par Guillard d'Arcy) ; 3° Iu-kiao-li (Deux Cousines, trad. par Abel Rémusat et Stanislas Julien) ; 4° Ping chan ling yen (Deux Jeunes Filles lettrées, trad. par Stanislas Julien) ; 5° Choui hou tchouan (Histoire des rivages, analysée par Bazin, dans le Siècle des Youen) ; 6° Si Siang-ki (Histoire du pavillon d'Occident, trad. par St. Julien) ; 7° Pi pa ki (Histoire du luth trad. par Bazin) ; 8° Hoa tsien ki (le Rouleau fleuri, trad. par P. P. Thoms, H. Kurz et G. Schlegel) ; 9° Ping kouei tchouan et 10° San Ho-tsien.

Les grandes époques de la littérature chinoise sont celle des Tcheou et des Tsin, avec les philosophes Confucius, Mencius, Lao-tseu, Li-tseu, Yang-tseu, Tchouang-tseu ; celle des Han avec ses historiens et ses hommes d'État, Sse-ma Tsien, l'Hérodote de la Chine ; des Tang, avec les poètes Li Tai-pe et Tou-fou et le philosophe Han Wen-koung, surtout celle des Soung avec le poète Sou Tong-po, avec Sse-ma Kouang, avec Wang Ngan-chi ; encore brillante sous les Youen mongols, la littérature chinoise périclite sous les deux dynasties suivantes, et ce qu'elle gagne quelquefois en caractère scientifique, elle le perd complètement dans le domaine de l'imagination.
@

CHAPITRE X

Philosophie

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p.102 La philosophie chinoise, dans sa partie essentielle, est renfermée dans les ouvrages relatifs aux trois religions d'État et plus particulièrement dans les King. Nous avons eu l'occasion d'en parler à propos des religions et nous y reviendrons encore aux articles Confucius, Mencius, Lao tseu. L'idée philosophique des Chinois doit moins cependant à Confucius qu'au célèbre Tchou-hi qui développa le système de l'Y-king. Le livre des changements Y-king, commence au Tai-ki, le grand absolu, le grand extrême. Les philosophes de la dynastie des Soung ajoutèrent au Tai-ki le Wou-ki c'est-à-dire l'absolu rien, l'infini. Le chef de cette école fut le célèbre Tchou-hi (1130-1200 ap. J.-C.) qui naquit dans le Fou-kien d'un père originaire du Ngan-houei. Dans son système, l'absolu rien (Wou-ki) produit le grand absolu (Tai-ki) qui, animé par son souffle, crée le grand principe mâle (Yang) : ce dernier, dans son repos, donne naissance au principe femelle (Yin). Lorsque ces deux principes mis en mouvement finissent par se reposer, ce qui se trouve en haut est le Ciel correspondant au Yang, ce qui reste en bas est la Terre correspondant au Yin. Puis, dans la suite de leur mouvement on voit se former le soleil et la lune, les étoiles et les planètes, l'eau et le feu, les plantes, les minéraux, les hommes, les animaux, etc. Les lois qui régissent les mouvements sont au nombre de quatre : 1° Ki, le souffle de la nature, qui représente l'énergie ; 2° Li, les lois de la nature, antérieures au Ki ; 3° So, qui donne les proportions numériques ; enfin pour rendre tangibles ces lois, les rendre matérielles, 4° Ying, la forme de la nature. On a représenté ce système philosophique par des diagrammes. p.103 Quelquefois on s'est contenté des trois pouvoirs de la nature San-tsaï : ciel, terre, homme, indiqués par un Δ. Les deux principes primitifs sont marqués, l'un par une ligne droite ——— qui correspond au Yang, par conséquent au principe mâle, à la lumière et au ciel ; l'autre par une ligne coupée — — qui correspond au Yin, par conséquent au principe femelle, aux ténèbres et à la terre. On en a déduit les quatre figures suivantes :

——— ——— ——— ———

——— ——— ——— ———

1 2 3 4

1. Tai-yang, qui correspond au soleil, à la chaleur, à l'intelligence, aux yeux, etc. ;

2. Tai-yin, qui correspond à la lune, au froid, aux passions, aux oreilles, etc. ;

3. Chao-yang, qui correspond aux étoiles, à l'aurore, à la forme, au nez, etc. ;

4. Chao-yin, qui correspond aux planètes, à la nuit, à la forme humaine, à la bouche, etc.

Ces quatre figures secondaires forment les huit trigrammes ou Koua, dont l'invention est attribuée à Fou-hi, le premier des cinq souverains (2852-2738 av. J.-C.). La légende raconte que ces signes étaient marqués sur un rouleau qui fut porté à l'empereur par un dragon sorti du Fleuve Jaune. Ces trigrammes représentent :

——— ——— ——— ———

——— ——— ——— ———

——— ——— ——— ———

1 2 3 4

——— ——— ——— ———

——— ——— ——— ———

——— ——— ——— ———

5 6 7 8

1. le Ciel ; les lignes étant pleines, ce trigramme marque le principe mâle pur ;

2. la Vapeur, les exhalaisons aqueuses, les lacs ;

3. le Feu, la chaleur, la lumière ;

4. le Tonnerre ;

5. le Vent ;

6. l'Eau ;

7. les Montagnes ;

8. la Terre ; les lignes étant brisées, ce trigramme marque le principe femelle pur.

Généralement, on arrange ces huit figures sous forme octogone, à laquelle on donne le nom de sien-tien : Chin-nong, le second des cinq souverains, passe pour avoir multiplié par 8 les koua de Fou-hi pour en faire 64.

——— ———

——— ———

——— ———

——— ———

——— ———

——— ———
Ces 64 figures, multipliées par 6, en donnent 384, chiffre maximum généralement cherché, quoique l'on p.104 prétende qu'on ait poussé les combinaisons jusqu'au nombre fantastique de 16.777.216 ! Le principe mâle ——— et le principe femelle ——— réunis forment le taï-ki qui est ordinairement représenté de la manière suivante : sur le demi-diamètre d'un cercle donné, on décrit un demi-cercle et sur le demi-diamètre restant on décrit un autre demi-cercle en sens contraire. Les deux figures délimitées par la courbe ainsi obtenue peuvent être semblables ou bien teintées, l'une en couleur claire, l'autre en couleur foncée.


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