Résumé Cette communication s’intéresse aux implications concrètes de l’appropriation du construit des chaînes globales de valeur, faisant d’une pensée académique hétérodoxe une nouvelle








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La théorie des discours politiques

Selon Whetten (1989) une théorie complète réunie quatre composants fondamentaux : (a) les facteurs explicatifs rendant compte du phénomène social étudié (le « quoi »), (b) les interactions et les causalités complexes existant entre ces facteurs (le « comment »), (c) les postulats épistémologiques supportant le raisonnement sous-jacent à la modélisation théorique proposée (le « pourquoi »), et (d) la définition des frontières de l’étude, en d’autres termes, les limites à sa généralisation des résultats qui en sont issus (les « qui », «  », et « quand »). Dans les paragraphes suivants, nous décrirons la théorie des discours politiques en répondant à chacun de ces points, de manière à illustrer les principes fondamentaux de ce cadre ainsi que ses propres limites, ces dernières nous permettant de mettre en exergue les objectifs de notre étude. L’analyse des discours politiques cherche à, selon Van Dijk (1997 : 11), expliquer la manière dont « le pouvoir politique, les abus de pouvoir ou la domination au travers la reproduction d’un discours politique, en incluant la variété des formes de résistance ou de contre-pouvoir contre de telles formes de domination discursive ». L’unité d’analyse principale, ou le « quoi », fait ainsi référence aux « discours politiques », définis comme un ensemble de textes, allocutions, ou simple propos, énoncé dans la sphère publique, non seulement pas des politiciens, mais aussi par un ensemble plus large d’acteurs, parties prenantes du processus politique étudié, incluant les énonciateurs en même temps que les récipiendaires de ces discours. « Politique » renvoie ici, au sens large, à l’accomplissement d’activités discursives ayant un impact sur les parties prenantes d’une sphère publique, que ces activités fassent référence à des « processus » (privatisation, financiarisation), à des « idéologies » (libéralisme), ou à des « relations » (pouvoir, inégalité, hégémonie, oppression) (Van Dijk, 1997 : 15). En d’autres termes, la théorie des discours politiques considère que les phénomènes sociaux, tels que la globalisation de l’industrie des semi-conducteurs, sont mieux expliqués dès lors que l’on s’intéresse au système de valeur qui la supporte, à la coalition d’acteurs qui la plébiscite et à l’organisation du travail qui la rend possible, ces trois dimensions étant politique par nature. L’intégration de la théorie des discours politiques dans le champ de l’analyse des organisations a, d’une part, conduit les chercheurs à problématiser les processus organisationnels, tels que la prise de décision stratégique ou les questions de gouvernance, au travers du prisme des rapports de force et des antagonismes sociaux (Contu et al., 2013). D’autre part, elle a mis en lumière les conditions d’organisation particulières au travers desquelles des luttes sociales, des idéologies et des relations hégémoniques rendent possible des ruptures dans l’ordre social établi (Böhm et al., 2010). Notre travail s’inscrit dans cette dernière tradition, à savoir déchiffrer la manière dont les facteurs idéologiques, processuels et relationnels interagissent les uns avec les autres pour rendre compte des transformations à l’œuvre dans la gouvernance de l’industrie française des semi-conducteurs, envisagée en tant que sphère publique. Afin de comprendre les dimensions organisationnelles de telles actions politiques, le cadre d’analyse de la théorie des discours politiques exploite l’héritage de la pensée post-marxiste d’Antonio Gramsci, en particulier les travaux de Laclau et Mouffe (1985 : viii). Ces derniers considèrent que les phénomènes sociaux sont avant tout expliqués, non pas par l’existence de structures sociales contraignant l’action, mais par l’articulation et la ré-articulation d’éléments symboliques rééquilibrant en permanence les frontières séparant dominants et dominés, consentement et résistance (Gramsci, 1971 ; Levy et Egan, 2003 ; Levy et Scully, 2007). L’appareillage théorique de Laclau et Mouffe (1985) s’appuie également sur la boîte à outil conceptuelle de Jacques Lacan pour affirmer que ces articulations vise à faire émerger des identités politiques, identités qui ne découlent pas, en lien avec l’argument précédent, de la position des acteurs au sein de la structure sociale, mais de l’apparition d’un « corps de particularité » capable d’ « universaliser son propre particularisme » (Laclau, 1992 : 86). Par conséquent, le concept d’ « articulation » vise à montrer comme des liens sont susceptibles d’être tissés entre des actions politiques de diverses formes, produisant alliances et réseaux, devenant des « relations hégémoniques », dès lors qu’une « force sociale particulière prend une signification universelle incommensurable avec elle-même » (Laclau et Mouffe, 1985 : x). Il décrit ainsi comment des identités collectives, comme le fait de tenir pour acquis l’idée d’une chaîne de valeur mondiale et de s’en sentir partie prenante, peuvent émerger de mouvements locaux faisant de la globalisation un « signifiant maître », autrement dit, un langage partagé, « articulé », diminuant le jeu des intérêts corporatistes et créant du sens autour d’un engagement vis-à-vis d’un collectif (Zizek, 1993).

Les analystes des organisations ont, plus récemment, tenté de documenter et d’enrichir cette approche en retraçant à la suite de quels pratiques d’articulation l’alignement d’une pluralité d’intérêts politiques était rendu possible (Spicer et Böhm, 2007; Spicer et Sewell, 2010; Contu et al., 2013). En ce sens, Contu et al. (2013 : 367) ont rappelé le rôle joué par les systèmes linguistiques de signification (mots, symboles, expression relatives à l’action) qui, tels des « chaînes d’équivalence » ou « chaînes de différence », contribuent à organiser les antagonismes sociaux. Pour Böhm et al. (2010 : 4) : « l’équivalence se traduit par la dissolution du caractère différencié des identités au sein d’un système et par la création d’une identité négative qui est perçue comme une menace ». La référence à un statut (le concurrent, le dirigeant, l’actionnaire…) ou encore à une échelle spatiale (le global, le local, l’étranger…) peut ainsi servir de fondement à la construction de ce type d’identité négative, constitutive de la mise en équivalence des acteurs qui s’y opposent (l’entreprise, les salariés, la communauté locale…). La notion de « différence » est quant à elle associée à l’idée de « dislocation » (Böhm et al., 2010 : 4), à savoir la révélation publique du caractère contingent d’une articulation hégémonique existante, et l’affirmation qui en découle de la nécessité d’une nouvelle articulation poursuivant l’objectif de construire de nouvelles chaînes d’équivalence. La mise au jour du caractère idéologique et corporatiste d’une décision de délocalisation – par exemple, au sein d’une entreprise ou d’un territoire les initiatives d’un collectif syndical soulignant la logique actionnariale et néo-libérale présidant à cette décision tout comme les conséquences préjudiciables qu’elle aura sur les emplois, la pérennité de l’entreprise, l’économie local, nationale, etc. – peut ainsi faire office de point de dislocation rompant avec la hiérarchie sociale établie entre les dirigeants d’une entreprise et ses parties prenantes (Levy, 2005).

Les concepts et catégories d’analyse – « articulation », « équivalence », « dislocation », « identité », « signifiant maître », etc. – sont au centre de la théorie des discours politiques. Ils incarnent le « quoi » et le « comment » de la théorie. Cependant, en dehors de quelques exceptions remarquables (voir par exemple Spicer et Sewell, 2010 et Contu et al., 2013), les autres composantes fondamentales pour faire de l’analyse des discours politiques une théorie aboutie dans le champ de l’analyse des organisations, en particulier les réponses apportées aux questions « qui/où/quand », souffrent d’un manque de documentation empirique permettant aux chercheurs de développer des théorisations enracinées mettant en lumière les aspects organisationnelles des constructions et/ou dislocations hégémoniques, ainsi que les limites inhérentes à ce cadre d’analyse pour expliquer les phénomènes sociaux (Böhm et al., 2010). Notre investigation empirique de la fabrique d’une chaîne de valeur mondiale dans l’industrie française des semi-conducteurs nous donnera en ce sens l’opportunité de tenter de compenser cette lacune. Avant de rendre compte des principaux résultats de ce travail, nous définissons dans la section suivante la tradition épistémologique, autrement dit le « pourquoi », dans laquelle s’inscrit l’analyse des discours politiques.


  1. Méthodes de recherche

    1. Une approche post-structuraliste

La théorie des discours de Laclau et Mouffe a traditionnellement été associée à la pensée post-structuraliste (Daly, 1991 ; Holmer-Nadesan, 1996 ; Willmott, 2005). Leur inclination pour l’étude des phénomènes sociaux à travers le prisme des discours peut de ce fait être aisément associée à une posture nominaliste, à savoir le rejet de l’idée d’une réalité universelle déconnectée de la manière dont elle a été construite par des discours. Aussi, lorsqu’ils font référence à des éléments extra-discursifs, des réalités sociales ou matérielles, ils les considèrent comme le résultat de processus politiques de création, de reproduction ou de transformation d’un ordre social donné, ces processus, qu’ils nomment comme nous l’avons vu « articulation », étant nécessairement médiatisés par des discours. Leur ontologie s’inscrit ainsi en parfaite cohérence avec les postulats de la philosophie pragmatiste, tels que révélés par le théorème de Thomas, soulignant que « si les hommes envisagent des situations comme réelles, elles sont réelles dans leurs conséquences » (Merton, 1948 : 193). De ce fait, la nature nécessairement contestée – « indécidable » dans la terminologie de Laclau et Mouffe – de la « définition » de « situations », amène les théoriciens des discours politiques à voir le « politique comme une ontologie du social » (Willmott, 2005 : 749). La deuxième caractéristique de l’ontologie post-structuraliste tient à son refus du dualisme entre structure et action, entre déterminisme et volontarisme. En lien avec notre analyse de la fabrique d’une chaîne de valeur mondiale, les « structures » telles que la « globalisation » sont ainsi envisagées ici comme des fermetures discursives – que nous avons appelées « signifiant maître » en empruntant au lexique lacanien (Zizek, 1993 ; Lacan, 2007) – déterminant ce qui est approprié en termes de pensée et d’action, et dans le même temps, nécessairement mises en acte en situation d’action par des stratégies politiques concrètes. Un tel point de vue moniste amène les post-structuralistes à explorer l’action et le changement à l’aune de la pluralité des alternatives revendiquant le besoin substituer les relations hégémoniques existantes (patriotisme économique, souveraineté technologique, mouvements anti-capitalistes…). Ces alternatives étant rendues possibles par l’existence d’interstices laissés vacants par la nature précaire et incomplète des fermetures produites par les discours hégémoniques, les rendant sujets à des processus de dislocation (résilience de l’Etat-nation, externalités négatives à l’échelle locale…).


    1. Une analyse situationnelle des discours politiques

Notre investigation empirique s’inscrit dans la continuité de l’initiative de Contu et al. (2013 : 368) visant à opérationnaliser le cadre d’analyse de Laclau et Mouffe en proposant des « orientations méthodologiques concrètes ». Néanmoins, alors que ces derniers ont recours à une métaphore linguistique pour décrire finement les chaînes d’équivalence et de différence, à savoir la logique de la « synecdoque » et les « chaînes relationnelles syntagmatiques » (Contu et al., 2013 : 370), nous avons fait le choix dans le cadre de ce travail d’adopter une perspective davantage sociologique. Plus particulièrement, la méthode d’ « analyse situationnelle » a été mobilisée en tant que schème de codage heuristique (Clarke, 2005). Ce cadre d’analyse s’inscrit dans une tradition sociologique plus ancienne, dérivée de l’interactionnisme symbolique, dénommée « théorie enracinée » (Glaser et Strauss, 1967; Strauss et Corbin, 1990; Charmaz, 2006; Corbin et Strauss, 2008). La méthode de théorisation enracinée repose sur un raisonnement abductif au sens de Pierce (1958), cherchant à prévenir l’analyste des biais qui pourraient survenir du recours à des construits théoriques définis a priori et, de ce fait, à débuter leur questionnement à partir des principaux enjeux identifiés sur le terrain avant de s’imprégner des théories et des concepts existants dans la littérature de référence (Suddaby, 2006). L’analyse situationnelle vise à enrichir la méthode de théorisation enracinée traditionnelle des apports du « tournant post-moderne » aux sciences sociales (Clarke, 2003 : 555). Davantage centrée sur les conditions de production des discours politiques que sur l’analyse linguistique des discours, la méthode repose sur quatre étapes bien délimitées, décrites ci-après. La première étape poursuit l’objectif d’élaborer une « carte situationnelle » (Clarke, 2005 : 87) au sein de laquelle les éléments discursifs présents dans la situation étudiée sont positionnés (acteurs, groupes, objets matériels, symboles). Ces « éléments discursifs » ont été collectés à partir d’entretiens non structurés (n = 35) et d’une revue à visée exhaustive d’une littérature « non-technique » (Corbin et Strauss, 2008 : 38), incluant des communiqués de presse, de la documentation technique issue de la presse spécialisée, des rapports annuels d’entreprises, des études économiques et techniques dédiées à l’industrie des semi-conducteurs, des rapports parlementaires s’intéressant à cette industrie, ainsi que des archives syndicales internes à l’entreprise STMicroelectronics, notre principal objet d’étude, et portant sur la période 1955-2009. La procédure d’identification de ces éléments discursifs a suivi le schéma de codage de la méthode de théorisation enracinée, en particulier la technique de codage « ouvert » (Corbin et Strauss, 2008 : 65), qui consiste à coder les discours politiques portant sur la gouvernance de l’industrie des semi-conducteurs selon les propres termes, significations et sémantique des répondants/énoncés/textes. La deuxième étape permet de recenser les interrelations entre les éléments précédemment identifiés, et ce, quelque soit la nature de ces éléments et celle de leur relation (coopération, conflit, influence). Dans le but de cartographier ces interrelations, le principe de « comparaison constante » envisagé par Glaser et Strauss (1967 : 21) a été suivi. La technique de codage « axial » qui en découle consiste à retracer les interactions entre les codes ouverts dans le but de les regrouper et/ou de les séparer dans des catégories conceptuelles d’un niveau d’abstraction plus élevé. La troisième étape consiste justement à qualifier ces catégories sous la forme d’ « univers de discours » afin de représenter à la fois la spécificité et la multiplicité des groupes et des prises de position politiques impliquées dans la sphère publique étudiée, en même temps que de mettre en lumière leurs contradictions réciproques (Strauss, 1978 : 121). Il est ici important de noter que l’appartenance d’un élément à un « univers », et le fait de l’isoler des autres, n’est pas déterminé par une grille de codage a priori (Etat, entreprises, syndicats, société civile, local vs. global…), mais par l’engagement discursif d’un individu/groupe à agir en faveur de la réalisation d’une volonté collective. Cette étape nous a permis d’identifier précisément des « chaînes d’équivalence », lorsque des discours distincts (« a », « b », « c », « d »…) incarnent le même universel (« a » = « b » = « c » = « d »…), autrement dit, lorsque une relation hégémonique apparaît. La dernière étape consiste à déconnecter les individus/groupes des discours qu’ils produisent afin de rendre compte des contradictions internes à un univers de discours. Cette étape nous a permis de mettre en évidence des « chaînes de différence », lorsque que le caractère contingent d’une hégémonie donnée est publiquement révélé (« a » ≠ « b » ≠ « c » ≠ « d »…). Ces quatre étapes ont garanti la construction d’une conceptualisation enracinée dans les données, à savoir, la mise en traçabilité des chaînes d’équivalence au travers desquelles des relations hégémoniques ont été créées et reproduites, tout comme des moments de dislocation au cours desquels le sentiment d’appartenance d’un individu à un groupe social particulier, envisagé comme un universel, est devenu contesté puis transformé, et ainsi, non reproduit dans sa forme initiale du fait de la « coprésence d’autres champs de discursivité » (Willmott, 2005 : 751).

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