Bibliographie 102








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Première partie :

THEORIE DES RITES DE PASSAGE



Aborder le thème des rites de passage n'est pas chose aisée, en effet cela va faire près d'un siècle que les chercheurs tentent de les appréhender de manière complète et cohérente. Nous allons donc tenter de faire une synthèse de quelques travaux anciens et plus récents afin d'obtenir un éclairage un peu plus précis bien que global sur ce que sont les rites de passages. Ainsi, nous pourrons, une fois l'aspect familial et néo-confucéen précisé, aborder la culture coréenne via le rituel du mariage, qui est souvent considéré comme l'un des rites les plus importants dans une vie (cf. Van Gennep, ou Martine Segalen), étant donné qu'il correspond, plus ou moins, à l'entrée dans le monde adulte (du moins symboliquement et socialement), ainsi qu'à la création de sa propre cellule familiale. Nous verrons plus loin (cf. 3e partie) quelle est la fonction du mariage dans la société coréenne.
Les Rites de passage qu'Arnold Van Gennep publie en 1909 est l'ouvrage de référence lorsque l'on étudie les rites de passage. Par ce livre en effet, Arnold Van Gennep se révèle être le premier à avoir saisi les points communs existant entre un grand nombre de rites qu'il rassemble sous le nom de "rites de passage". Il les étudie d'une façon plus globale que ses prédécesseurs (et la majorité de ses contemporains) surtout en les confrontant à la structure sociale de la société dans laquelle ils sont réalisés. Il arrive alors, par son étude attentive de ces différents rites, à détacher une séquence cérémonielle que l'on retrouve dans tous les rites de passage et crée alors un schéma d'analyse toujours utilisé de nos jours. Il a en effet constaté que partout les rites de passage suivent un schéma, une séquence en trois temps, trois étapes qui correspondent à séparation du reste de la société, une période de mise en marge de la société puis une (ré)agrégation.
Avant de voir plus en détail ce qu'est un rite de passage, rappelons la définition du rite qu'a donnée Martine Segalen : « Le rite ou rituel est un ensemble d'actes formalisés, expressifs, porteurs d'une dimension symbolique. Le rite est caractérisé par une configuration spatio-temporelle spécifique, par le recours à une série d'objets, par des systèmes de comportement et de langages spécifiques, par des signes emblématiques dont le sens codé constitue l'un des biens communs d'un groupe. »4 Forts de cette définition, suivons Nicole Belmont qui, s'étant particulièrement intéressée au travail d'Arnold Van Gennep, remarque que le sous-titre des Rites de passage est une véritable table des matières des rites qu'il a regroupés et nous permet ainsi de savoir de quels rites sont des rites de passage : « étude systématique des rites [correction sur son exemplaire personnel : étude systématique des cérémonies] de la porte et du seuil, de l'hospitalité, de l'adoption, de la grossesse et de l'accouchement, de la naissance, de l'enfance, de la puberté, de l'initiation, de l'ordination, du couronnement, des fiançailles et du mariage, des funérailles, des saisons, etc. »
Dans un premier temps, nous allons voir comment l'approche nouvelle que Van Gennep a de ce "genre" de rites, ainsi que le schéma des rites de passage issu de son étude – dont la valeur heuristique est toujours pertinente aujourd'hui – sont accueillis par ses contemporains, sociologues et anthropologues. Ensuite, nous rappellerons qu'il n'était pas le seul à s'être rendu compte de la spécificité des rites de passages, Robert Hertz, lui aussi, a publié un article abordant ce thème, deux années avant la parution des Rites de passage de Van Gennep. Et enfin, nous reviendrons plus spécifiquement à l'œuvre de Van Gennep pour évoquer l'importance des passages matériels dans les rites de passage.

Ensuite, dans un deuxième temps, nous étudierons l'importance flagrante du rapport existant entre les rites de passage et le temps. Nous remarquerons d'abord qu'il existe un rapport étroit entre les rites de passage et les discontinuités qui ponctuent le déroulement d'une vie humaine. Puis nous observerons comment, à l'aide des rites en question, l'homme acquiert une impression de maîtrise de sa vie, et du temps qui passe. Finalement, nous examinerons l'étape centrale, et qui semble être la plus importante de ces rites, à savoir : le stade de marge.
Enfin, dans un dernier temps, nous discuterons de l'efficacité sociale des rites, et de la lecture plus contemporaine qui en est faite. Nous verrons d'abord ce que Pierre Bourdieu nomme les rites d'institution, et ensuite, ce que sont les rites modernes ; existe-t-il toujours des rites ? Ainsi, nous verrons s'il est pertinent d'étudier une culture comme la culture coréenne par le biais d'un rite tel que le mariage.

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