Bibliographie 102








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Université de Paris 8

2, rue de la Liberté

93526 Saint-Denis cedex
Le mariage en Corée : un rite de passage comme miroir d'une société




Aga

Mémoire de maîtrise sous la direction de …


Sommaire


INTRODUCTION 1

Première partie : 5

THEORIE DES RITES DE PASSAGE 5

Deuxième partie : 26

LA SOCIETE COREENNE, UNE SOCIETE PROFONDEMENT MARQUEE PAR LE CONFUCIANISME 26

Troisième partie : 56

FAMILLE ET MARIAGE EN COREE 56

CONCLUSION 85

ANNEXES 88

BIBLIOGRAPHIE 102



INTRODUCTION



Les rites font partie des sujets d'étude privilégiés par les anthropologues, et il semble donc pertinent de se demander qu'elle place ils occupent aujourd'hui, dans les sociétés "modernes". Tiennent-ils toujours une part aussi importante dans la vie humaine ou n'ont-ils plus qu'une place anecdotique dans de telles sociétés ? Et s'ils restent importants aujourd'hui, pourquoi les étudier ? Mary Douglas écrit dans De la Souillure : « Animal social, l'homme est un animal rituel. Supprimez une certaine forme de rite, et il réapparaît sous une autre forme, avec d'autant plus de vigueur que l'interaction sociale est intense. » (p.81). Ici, en quelques mots seulement, l'importance que les rites peuvent avoir dans la vie (sociale) est mise en évidence.

Interrogeons-nous d'abord sur une de leurs fonctions, ce qui fait que malgré les changements qu'ils ont subit au cours de l'histoire, les sociétés y ont toujours recours, et pas seulement dans le domaine religieux ou sacrée, mais aussi dans la vie séculière (dans le monde politique, musical, sportif, etc.). Dans le recueil Une langue, deux cultures, Martine Segalen et Gérard Bouchard expliquent qu' « on relève aussi que les pratiques rituelles sont souvent le lieu d'un discours identitaire », par exemple, il y aurait une « affirmation de l'identité familiale et du statut social dans l'ostentation du rituel matrimonial » (p. 7). Les rites correspondent à une manipulation de symboles comme celui de "la tradition", ce qui ce serait "toujours fait ainsi", et qui aurait une valeur identitaire au niveau de la communauté. Les rites "traditionnels" auraient en outre un caractère rassurant en servant de référence pour marquer une immuabilité fictive de la société ou alors montrer par le biais de la critique que, consciente de ses racines, la société a su évoluer. A ce sujet, Segalen et Bouchard écrivent que la « critique de la tradition, qui loin d'être un usage immémorial séparant l'archaïque du contemporain, apparaît comme une production de la modernité qui revendique la tradition au nom d'une authenticité réinventée. Jamais traditionnelles puisqu'elles ne sont pas figées, souvent difficilement transmissibles, ces pratiques rituelles servent surtout de puissant révélateur de la culture […] » (p.8).

Partageant ce point de vue, Victor Turner, successeur d'Arnold Van Gennep, spécialiste d'une catégorie spécifiques de rites (les rites de passage), s'est rendu compte, lors de son terrain chez les Ndembu, qu'une étude simplement factuelle des généalogies et techniques, entre autres, ne pouvait rester qu'une étude superficielle et qu'il n'arrivait pas, par ce biais, à saisir vraiment leur façon de penser et ressentir les choses. Pour mieux pénétrer l'essence d'une société, il faut s'intéresser aux aspects symboliques de ces domaines en plus de ce qui est observable directement. Pour étayer son point de vue, il cite d'ailleurs ce que Monica Wilson a écrit dans son article de l'American anthropologist de 1954 "Nyakyusa ritual and symbolism" : « Les rituels révèlent les valeurs à leur niveau le plus profond... Les hommes expriment dans le rituel ce qui les touche le plus et puisque la forme de l'expression est conventionnelle et obligatoire, ce sont les valeurs du groupe qui sont révélées. Je vois dans l'étude du rituel la clé pour comprendre l'essence de la constitution des sociétés humaines. (p.241) »1

Intéressée par ces points de vue, j'ai décidé de tenter d'aborder la société coréenne sous cet angle original, en étudiant un rite de passage particulier : le mariage. Par l'intermédiaire de celui-ci nous allons aborder une partie de la culture coréenne car, comme l'écrit Laurel Kendall, "aux yeux de l'Etat et dans l'opinion populaire, de tels rituels sont en eux-mêmes et par eux-mêmes véhicules de moralité et d'identité personnelle et nationale"2. En effet, il peut nous permettre d'observer le système éducatif dans lequel les futurs époux ont été élevés, ce qui comprend aussi bien la famille que le néo-confucianisme qui a eu une énorme influence sur la société coréenne.

La Corée est un pays sinisé depuis des centaines d'années, le néo-confucianisme a d'ailleurs modelé cette société. Cependant, celle-ci, au cours de ces dernières décennies s'est modernisée de façon remarquable, en faisant un pays économiquement fort malgré la crise économique de 1997, et un important exportateur à l'échelle mondiale. De ce fait, il semble pertinent de s'interroger sur les conséquences qu'ont eu cette modernisation rapide du pays et l'ouverture au monde extérieur et en particulier au monde occidental de ce pays qualifié d'ermite à la fin du XIXe siècle, sur l'influence que le néo-confucianisme exerce de nos jours sur la société coréenne, et plus particulièrement sur la famille, les relations interpersonnelles, les relations entre les genres, ou encore les rites.

La famille qui est, comme l'ont rappelé Lévi-Strauss ou encore Françoise Zonabend, une construction sociale, est l'unité centrale au sein d'une société confucianisée. De ce fait, c'est par son étude que nous pourrons tenter d'éclaircir ce point. Le mariage est un rite de passage important, dans certaines sociétés comme les sociétés française ou coréenne, qui permet la pérennité de la cellule familiale et de la société. Mais, quelle est l'utilité sociale des rites du mariage ? Pourquoi l'étudier plutôt qu'un autre rite ? Le mariage est avant tout un rite de passage et ce passage « est tout à la fois symbolique, social et matériel » car il marque l'accession à l'âge adulte et l'accès à « la sexualité, à la fécondité, à l'installation en ménage »3 comme l'écrit Martine Segalen à propos des campagnes françaises, ce qui est aussi valable pour la Corée.
Ainsi, par ce travail, nous allons tenter d'aborder la société coréenne à travers le prisme du mariage. Pour se faire, nous allons d'abord tenter d'obtenir un éclairage (théorique) sur le vaste sujet des rites de passage en suivant les travaux de certains chercheurs tels Van Gennep qui a été le créateur de la catégorie des rites de passage ainsi que d'un schéma d'analyse dont la valeur heuristique est toujours pertinente aujourd'hui, Mary Douglas ou Turner, ainsi que des ouvrages plus synthétiques. Ceci permettra de mieux appréhender leur place dans le "monde moderne", puis par le biais du mariage, leur place en Corée en particulier. Dans un deuxième temps, et afin de mieux cerner la culture coréenne, nous allons nous intéresser au confucianisme chinois puis à l'expansion du néo-confucianisme en Corée étant donné qu'il a profondément marqué et influencé (voire façonné) la société, et son importance dans la société moderne. Enfin, dans un troisième temps, nous observerons la famille qui, en tant que premier lieu de socialisation des individus, a exercé une influence sur les futurs époux, puis directement le mariage, de l'importance du choix du conjoint à la cérémonie elle-même.

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