PRÉface








télécharger 358.5 Kb.
titrePRÉface
page5/11
date de publication01.04.2017
taille358.5 Kb.
typeDocumentos
p.21-bal.com > documents > Documentos
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   11

L’Autodafé de Barcelone


En dehors des voyages et des travaux d’Allan Kardec, cette année 1861 restera mémorable dans les annales du Spiritisme par un fait tellement monstrueux, qu’il semble presque incroyable, je veux parler de l’autodafé qui eut lieu à Barcelone et par lequel furent brûlés, par la torche des inquisiteurs, trois cents ouvrages spirites. M. Maurice Lachâtre était à cette époque établi libraire à Barcelone ; en relations et communauté d’idées avec Allan Kardec, il lui demanda de lui adresser un certain nombre d’ouvrages spirites pour les mettre en vente et faire de la propagande à la philosophie nouvelle. Les ouvrages, au nombre de trois cents environ, furent expédiés dans les conditions ordinaires, avec une déclaration régulière du contenu des colis. A leur arrivée en Espagne les droits de douane furent réclamés au destinataire, et perçus par les agents du gouvernement espagnol, mais la livraison des colis n’eut pas lieu : l’évêque de Barcelone, ayant jugé ces livres pernicieux pour la foi catholique, fit confisquer l’expédition par le Saint-Office. Puisqu’on ne voulait pas remettre ces ouvrages au destinataire, Allan Kardec en réclama le retour, mais sa réclamation resta sans effet, et l’évêque de Barcelone, se faisant policier de la France, motiva son refus par la réponse suivante : «L’Église catholique est universelle et, ces livres étant contraires à la foi catholique, le gouvernement ne peut consentir à ce qu’ils aillent pervertir la morale et la religion des autres pays.» Et non seulement les livres ne furent pas rendus, mais les droits de douane restèrent entre les mains du fisc espagnol. Allan Kardec aurait pu soulever une action diplomatique, et obliger le gouvernement espagnol à faire le retour des ouvrages. Mais les Esprits l’en dissuadèrent, lui représentant qu’il était préférable, pour la propagande du Spiritisme, de laisser cette ignominie suivre son cours.

Renouvelant les fastes et les bûchers du Moyen-Age, l’évêque de Barcelone fit brûler en place publique, par la main du bourreau, les ouvrages incriminés. Voici, à titre de document historique, le procès-verbal de cette infamie cléricale: «Ce jour, neuf octobre mil huit cent soixante et un, à dix heures et demie du matin, sur l’esplanade de la ville de Barcelone, au lieu où sont exécutés les criminels condamnés au dernier supplice, par ordre de l’évêque de cette ville, ont été brûlés trois cents volumes et brochures sur le Spiritisme savoir :

  • La Revue Spirite, directeur Allan Kardec,

  • La Revue Spiritualiste, directeur Piérart,

  • Le Livre des Esprits, par Allan Kardec,

  • Le Livre des Médiums, par Allan Kardec,

  • Qu’est-ce que le Spiritisme ? par Allan Kardec,

  • Fragment de Sonate dicté par l’esprit de Mozart,

  • Lettre d’un catholique sur le Spiritisme, par le Dr Grand,

  • L’Histoire de Jeanne d’Arc, dictée par elle-même à Mlle Ermance Dufaux,

  • La Réalité des Esprits démontrée par l’écriture directe, par le baron de Guldenstubbé.


Ont assisté à l’autodafé :

- Un prêtre revêtu des habits sacerdotaux, portant la croix d’une main et une torche de l’autre main,

- Un notaire chargé de rédiger le procès-verbal de l’autodafé,

- Le clerc du notaire,

- Un employé supérieur de l’administration des douanes,

- Trois mozos (garçons) de la douane, chargés d’entretenir le feu,

- Un agent de la douane représentant le propriétaire des ouvrages condamnés par l’évêque.

Une foule innombrable encombrait les promenades et couvrait l’esplanade où se dressait le bûcher. Quand le feu eut consumé les trois cents volumes ou brochures spirites, le prêtre et ses aides se retirèrent couverts par les huées et les malédictions de nombreux assistants qui criaient : A bas l’Inquisition ! Plusieurs personnes se sont ensuite approchées du bûcher et en ont recueilli des cendres.»

Ce serait amoindrir l’horreur de tels actes que d’en accompagner le récit de commentaires ; constatons seulement qu’à la lueur de ce bûcher, le Spiritisme prit un essor inespéré dans toute l’Espagne, et, comme l’avaient prévu les Esprits, il y recruta un nombre incalculable d’adhérents. Nous ne pouvons donc, comme le fit Allan Kardec, que nous réjouir de l’immense réclame que cet acte odieux fit au Spiritisme. Mais, à propos de la propagande que nous devons faire nous-même à notre philosophie, nous ne devrons jamais oublier ces conseils du Maître dans la Revue Spirite, 1863, p. 367:

« Le Spiritisme s’adresse à ceux qui ne croient pas ou qui doutent, et non à ceux qui ont une foi et à qui cette foi suffit; il ne dit à personne de renoncer à ses croyances pour adopter les nôtres, et en cela il est conséquent avec les principes de tolérance et de liberté de conscience qu’il professe. Par ce motif, nous ne saurions approuver les tentatives faites par certaines personnes pour convertir à nos idées le clergé de quelque communion que ce soit. Nous répétons donc à tous les Spirites : Accueillez avec empressement les hommes de bonne volonté ; donnez la lumière à ceux qui la cherchent, car avec ceux qui croient vous ne réussirez pas ; ne faites violence à la foi de personne, pas plus du clergé que des laïcs, car vous venez ensemencer les champs arides ; mettez la lumière en évidence pour que ceux qui voudront la voir la regardent ; montrez les fruits de l’arbre et donnez-en à manger à ceux qui ont faim et non à ceux qui se disent rassasiés. » Ces conseils, comme tous ceux d’Allan Kardec, sont clairs, simples et surtout pratiques ; à nous de nous en souvenir et d’en faire notre profit à l’occasion.
L’année 1862 fut fertile en travaux favorables à la diffusion du Spiritisme. Le 15 janvier parut l’excellente petite brochure de propagande : le Spiritisme à sa plus simple expression : «Le but de cette publication, dit Allan Kardec, est de donner, dans un cadre très restreint, un historique du Spiritisme et une idée suffisante de la doctrine des Esprits, pour mettre à même d’en comprendre le but moral et philosophique. Par la clarté et la simplicité du style, nous avons cherché à la mettre à la portée de toutes les intelligences. Nous comptons sur le zèle de tous les vrais spirites pour aider à la propagation.» Cet appel fut entendu, car la petite brochure se répandit à profusion, et beaucoup doivent à cet excellent travail d’avoir compris le but et la portée du Spiritisme.
R. S. 1863, p. 70 : «Lorsque nous eûmes fait la petite brochure : Le Spiritisme à sa plus simple expression, nous demandâmes à nos guides spirituels quel effet elle produirait. R nous fut répondu : Elle produira un effet auquel tu ne t’attends pas, c’est-à-dire que tes adversaires seront furieux de voir une publication destinée, par son extrême bon marché, à être répandue en masse et à pénétrer partout. Il t’a été annoncé un grand déploiement d’hostilités, ta brochure en sera le signal. Ne t’en préoccupe pas, tu connais la fin. Ils se fâchent en raison de la difficulté de refuser tes arguments. Puisqu’il en est ainsi, dîmes-nous, cette brochure qui devait être vendue 25 centimes sera donnée pour deux sous. L’événement a justifié ces prévisions, et nous nous en félicitons. »

A l’occasion du 1er janvier 1862, Allan Kardec ayant reçu des Spirites lyonnais une adresse sympathique, dont les témoignages de gratitude et de respect étaient appuyés de nombreuses signatures, près de 200, le Maître fit à nos aimés la réponse suivante, qui était également adressée à tous les Spirites de France et de l’Étranger :

«Mes chers freres et amis de Lyon,

L’adresse collective que vous avez bien voulu m’envoyer à l’occasion de la nouvelle année m’a causé une bien vive satisfaction, en me prouvant que vous avez conservé de moi un bon souvenir mais ce qui m’a fait le plus de plaisir dans cet acte spontané de votre part, c’est de trouver parmi les nombreuses signatures qui y figurent, des représentants d’à peu près tous les groupes, parce que c’est un signe de l’harmonie qui règne entre eux. je suis heureux de voir que vous avez parfaitement compris le but de cette organisation dont vous pouvez déjà apprécier les résultats, car il doit être évident pour vous maintenant qu’une société unique eût été à peu près impossible. Je vous remercie, mes bons amis, des vœux que vous formez pour moi ; et ce sont ceux que Dieu écoute. Soyez donc satisfaits, car il les exauce chaque jour en me donnant la joie inouïe, dans l’établissement d’une nouvelle doctrine, de voir celle à laquelle je me suis dévoué, grandir et prospérer de mon vivant avec une merveilleuse rapidité ; je regarde comme une grande faveur du ciel d’être témoin du bien qu’elle fait déjà. Cette certitude, dont je reçois journellement les plus touchants témoignages, me paye avec usure de toutes mes peines, de toutes mes fatigues ; je ne demande à Dieu qu’une grâce, c’est de me donner la force physique nécessaire pour aller jusqu’au bout de ma tâche, qui est loin d’être achevée ; mais, quoi qu’il arrive, j’aurai toujours la consolation d’être assuré que la semence des idées nouvelles, maintenant répandue partout, est impérissable ; plus heureux que beaucoup d’autres, qui n’ont travaillé que pour l’avenir, il m’est donné d’en voir les premiers fruits. Si je regrette une chose, c’est que l’exiguïté de mes ressources personnelles ne me permette pas de mettre à exécution les plans que j’ai conçus pour son avancement, plus rapide encore ; mais, si Dieu, dans sa sagesse, a cru devoir en décider autrement, je léguerai ces plans à nos successeurs qui, sans doute, seront plus heureux. Malgré la pénurie des ressources matérielles, le mouvement qui s’opère dans l’opinion a dépassé toute espérance ; croyez bien, mes frères, qu’en cela votre exemple n’aura pas été sans influence. Recevez donc nos félicitations pour la manière dont vous savez comprendre et pratiquer la doctrine.

Au point où en sont les choses aujourd’hui, et à voir la marche du Spiritisme à travers les obstacles semés sur sa route, on peut dire que les principales difficultés sont vaincues ; il a pris son rang et s’est assis sur des bases qui défient désormais les efforts de ses adversaires. On se demande comment une doctrine qui rend heureux et meilleur peut avoir des ennemis ; cela est naturel ; l’établissement des meilleures choses froisse toujours des intérêts en commençant ; n’en a-t-il pas été ainsi de toutes les inventions et découvertes qui ont fait révolution dans l’industrie ? Celles qui sont regardées aujourd’hui comme des bienfaits dont on ne pourrait plus se passer n’ont-elles pas eu des ennemis acharnés ? Toute loi qui réprime un abus n’a-t-elle pas contre elle tous ceux qui vivent des abus ? Comment voudriez-vous qu’une doctrine qui conduit au règne de la charité effective ne soit pas combattue par tous ceux qui vivent d’égoïsme ? Et vous savez s’ils sont nombreux sur la terre ! Dans le principe, ils ont espéré le tuer par la raillerie ; aujourd’hui ils voient que cette arme est impuissante, et que sous le feu des sarcasmes il a continué sa route sans broncher; ne croyez pas qu’ils vont s’avouer vaincus ; non, l’intérêt naturel est plus tenace ; reconnaissant que c’est une puissance avec laquelle il faut désormais compter, ils vont lui livrer des assauts plus sérieux, mais qui ne serviront qu’à mieux prouver leur faiblesse. Les uns l’attaqueront directement en paroles et en actions et le poursuivront jusque dans la personne de ses adhérents, qu’ils essayeront de décourager à force de tracasseries, tandis que d’autres, en sous-main et par des voies détournées, chercheront à le miner sourdement. Tenez-vous pour avertis que la lutte n’est pas terminée, je suis prévenu qu’ils vont tenter un suprême effort ; mais soyez sans crainte, le gage du succès dans cette devise, qui est celle de tous les vrais Spirites : Hors la charité point de salut, arborez-la hautement. Car elle est la tête de Méduse pour les égoïstes. La tactique déjà mise en oeuvre par les ennemis des Spirites, mais qu’ils vont employer avec une nouvelle ardeur, c’est d’essayer de les diviser en créant des systèmes divergents et en suscitant parmi eux la défiance et la jalousie. Ne vous laissez pas prendre au piège, et tenez pour certain que quiconque cherche par un moyen, quel qu’il soit, à rompre la bonne harmonie ne peut avoir une bonne intention. C’est pourquoi je vous invite à mettre la plus grande circonspection dans la formation de vos groupes, non seulement pour votre tranquillité mais dans l’intérêt même de vos travaux.

La nature des travaux spirites exige le calme et le recueillement ; or point de recueillement possible si l’on est distrait par des discussions et l’expression de sentiments malveillants. Il n’y aura pas de sentiments malveillants s’il y a fraternité ; mais il ne peut y avoir fraternité avec des égoïstes, des ambitieux, des orgueilleux. Avec des orgueilleux, qui se froissent et se blessent de tout, des ambitieux qui seront déçus s’ils n’ont pas la suprématie, des égoïstes qui ne pensent qu’à eux, la zizanie ne peut tarder de s’introduire, et de là, la dissolution. C’est ce que voudraient nos ennemis et ce qu’ils cherchent à faire. Si un groupe veut être dans des conditions d’ordre, de tranquillité et de stabilité, il faut qu’il y règne un sentiment fraternel. Tout groupe ou société qui se formera sans avoir la charité effective pour base n’a pas de vitalité ; tandis que ceux qui seront fondés selon le véritable esprit de la doctrine se regarderont comme les membres d’une même famille, qui, ne pouvant habiter tous sous le même toit, demeurent en des endroits différents. La rivalité entre eux serait un non-sens ; elle ne saurait exister là où règne la vraie charité, car la charité ne peut s’entendre de deux manières. Reconnaissez donc le vrai Spirite à la pratique de la charité en pensées, en paroles et en actions, et dites-vous que quiconque nourrit en son âme des sentiments d’animosité, de rancune, de haine, d’envie ou de jalousie, se ment à lui-même s’il prétend comprendre et pratiquer le Spiritisme. L’égoïsme et l’orgueil tuent les sociétés particulières, comme ils tuent les peuples et la société en général... »

Tout serait à citer dans ces conseils aussi justes que pratiques, mais il faut nous borner en raison du temps dont nous avons à disposer. Sur la demande des Spirites de Lyon et de Bordeaux, Allan Kardec fit en septembre et octobre un long voyage de propagande, semant partout la bonne nouvelle et prodiguant ses conseils à ceux-là seulement qui les lui demandaient. L’invitation faite par les groupes lyonnais était couverte de cinq cents signatures. Un ouvrage spécial a rendu compte de ce voyage de plus de six semaines, pendant lequel le Maître présida plus de cinquante réunions dans vingt villes où il reçut partout le plus cordial accueil et fut heureux de constater les immenses progrès du Spiritisme. Au sujet des voyages d’Allan Kardec, certaines influences hostiles ayant répandu le bruit qu’ils étaient faits aux frais de la Société parisienne des études spirites, sur le budget de laquelle il prélevait également tous ses frais de correspondance et d’entretien, le Maître réfute ainsi cette erreur :

« Plusieurs personnes, surtout en province, avaient pensé que les frais de ces voyages étaient supportés par la Société de Paris ; nous avons dû relever cette erreur quand l’occasion s’en est présentée : à ceux qui pourraient encore la partager, nous rappellerons ce que nous avons dit dans une autre circonstance (numéro de juin 1862, p. 167, Revue Spirite), que la Société se borne à pourvoir à ses dépenses courantes et n’a point de réserves ; pour qu’elle pût amasser un capital, il lui faudrait viser au nombre ; c’est ce qu’elle ne fait pas et ne veut pas faire, parce que la spéculation n’est pas son but et que le nombre n’ajoute rien à l’importance des travaux ; son influence est toute morale et dans le caractère de ses réunions, qui donnent aux étrangers l’idée d’une assemblée grave et sérieuse ; c’est là son plus puissant moyen de propagande. Elle ne pourrait donc pourvoir à une pareille dépense. Les frais de voyage, comme tous ceux que nécessitent nos relations pour le Spiritisme, sont pris sur nos ressources personnelles et nos économies accrues du produit de nos ouvrages, sans lequel il nous serait impossible de subvenir à toutes les charges qui sont pour nous la conséquence de l’œuvre que nous avons entreprise. Cela dit sans vanité, mais uniquement pour rendre hommage à la vérité et pour l’édification de ceux qui se figurent que nous thésaurisons.»

En 1862, Allan Kardec fit aussi paraître une Réfutation des critiques contre le Spiritisme au point de vue du matérialisme, de la Science et de la Religion. Mis en cause et pris à partie à différentes reprises par M. le curé Marouzeau, qui non seulement l’attaquait en chaire, mais qui publiait des libelles contre le Spiritisme et son fondateur, Allan Kardec lui répond : R. S. 1863, p. 219 « Je suis un homme positif, sans enthousiasme, jugeant tout froidement ; je raisonne d’après les faits et je dis : puisque les Spirites sont plus nombreux que jamais, malgré la brochure de M. Marouzeau et toutes les autres, malgré tous les sermons et mandements, c’est que les arguments qu’on y fait valoir n’ont pas persuadé les masses, qu’ils ont produit un effet contraire ; or, juger la valeur de la cause par ses effets, je crois que c’est de la logique élémentaire ; dès lors à quoi bon les réfuter ? Puisqu’ils nous servent au lieu de nous nuire, nous devons nous garder d’y mettre obstacle... Lorsque je traite d’une manière générale des questions soulevées par quelque adversaire, ce n’est pas pour le convaincre, je n’y tiens nullement, et encore moins pour le faire renoncer à sa croyance que je respecte quand elle est sincère, c’est uniquement pour l’instruction des Spirites, et parce que j’y trouve un point à développer ou à éclaircir. Je réfute les principes et non les individus ; les principes restent et les individus disparaissent; c’est pour cela que je m’inquiète peu des personnalités qui peut-être demain ne seront plus, et dont on ne parlera plus quelle que soit l’importance qu’elles cherchent à se donner. Je vois l’avenir bien plus que le présent, l’ensemble et les choses importantes plus que les faits isolés ou secondaires. »

Pour mettre les Spirites en garde contre toutes les attaques de quelque part qu’elles viennent, si véhémentes, si injustes soient-elles, Allan Kardec les prévient que : R. S. 1863, p. 69 «Une véritable croisade a lieu en ce moment contre le Spiritisme, ainsi que cela nous avait été annoncé ; de divers côtés on nous signale des écrits, des discours et même des actes de violence et d’intolérance ; tous les Spirites doivent s’en réjouir, car c’est la preuve évidente que le Spiritisme n’est pas une chimère. Ferait-on autant de tapage pour une mouche qui vole ? Ce qui suscite surtout cette grande colère, c’est la prodigieuse rapidité avec laquelle l’idée nouvelle se propage malgré tout ce qu’on fait pour l’arrêter.»

R. S. 1863, p. 70 : « Tout ce qui se passe a été prévu et devait être pour le bien de la cause. Quand vous verrez quelque grande manifestation hostile, loin de vous en effrayer, réjouissez-vous-en, car il a été dit : Le grondement de la foudre sera le signal de l’approche des temps prédits. Priez alors, mes frères ; priez surtout pour vos ennemis, car ils seront pris de vertige. Mais tout n’est pas encore accompli ; la flamme du bûcher de Barcelone n’a pas monté assez haut. Si elle se renouvelle quelque part, gardez-vous de l’éteindre, car plus elle s’élèvera, plus, semblable à un phare, elle sera vue de loin, et restera dans le souvenir des âges. Laissez donc faire, et nulle part n’opposez la violence à la violence; souvenez-vous que le Christ a dit à Pierre de remettre son épée au fourreau. N’imitez pas les sectes qui se sont entredéchirées au nom d’un Dieu de paix, que chacun appelait en aide à ses fureurs. La vérité ne se prouve point par les persécutions, mais par le raisonnement ; les persécutions ont de tout temps été l’arme des mauvaises causes, et de ceux qui prennent le triomphe de la force brutale pour celui de la raison. La persécution est un mauvais moyen de persuasion ; elle peut momentanément abattre le plus faible, le convaincre, jamais ; car, même dans la détresse où on l’aura plongé, il s’écriera comme Galilée dans sa prison : E pur si muove ! Avoir recours à la persécution, c’est prouver que l’on compte peu sur la puissance de sa logique. N’usez donc jamais de représailles, à la violence opposez la douceur et une inaltérable tranquillité ; rendez à vos ennemis le bien pour le mal ; par-là vous donnerez un démenti à leurs calomnies et les forcerez de reconnaître que vos croyances sont meilleures qu’ils ne le disent. »

Pour nous faire une idée de la virulence des attaques dont le Spiritisme et Allan Kardec étaient l’objet, en plus de tous les sermons, mandements, excommunications, dont l’Église Romaine avait le monopole, les polémiques et les libelles les plus éhontés étaient également mis en oeuvre ; pour nous en rendre compte, relevons le passage suivant d’une brochure publiée à Alger, par un ancien officier, ex-représentant du peuple en 1848, qui, en 1863, occupait ses loisirs à déblatérer contre le Spiritisme et Allan Kardec. Après avoir essayé d’établir par des calculs ultra fantaisistes qu’Allan Kardec devait se faire un revenu annuel net de 250 000 fr sans compter la vente des Livres des Esprits et des Médiums, il ajoute : « Au train dont marche l’épidémie, la moitié de la France sera bientôt spirite, si cela n’est déjà fait, et comme on ne peut être bon Spirite si l’on n’est au moins associé libre et abonné à la Revue, il y a probabilité que sur 20 millions d’habitants dont se compose cette moitié, il y aura 5 millions d’associés et autant d’abonnés à la Revue. Conséquemment, le revenu des présidents et vice-présidents des Sociétés spirites sera de 100 millions par an, et celui de M. Allan Kardec, propriétaire de la Revue et souverain pontife, 388 millions. Si le Spiritisme gagne l’autre moitié de la France, ce revenu sera doublé, et, si l’Europe se laisse infester, ce ne sera plus par millions qu’il faudra compter, mais bien par milliards. Eh bien ! Naïfs Spirites! Que pensez-vous de cette spéculation basée sur votre simplicité ? Eussiez-vous jamais cru que, du jeu des tables tournantes, il pût sortir de pareils trésors, et êtes-vous édifiés maintenant sur l’ardeur que mettent à fonder des sociétés les propagateurs de la doctrine ? N’a-t-on pas raison de dire que la sottise humaine est une mine inépuisable à exploiter... »

Tous les jésuites ne portent pas la soutane et Basile, même parmi les laïcs, a de nombreux adeptes ; plus loin, ce pamphlétaire ajoute : « Un autre effet du Spiritisme est de transformer la foi, qui est un acte de libre arbitre et de volonté, en une aveugle crédulité. Ainsi pour faire réussir la spéculation du Spiritisme ou des tables tournantes, M. Allan Kardec prêche une doctrine dont la tendance est la destruction de la Foi, de l’Espérance et de la Charité. Cependant que le monde chrétien se rassure, le Spiritisme ne prévaudra pas contre l’Église : on reconnaîtra toute la valeur d’un principe religieux (comme dit Mgr l’évêque d’Alger, dans sa lettre du 13 février 1863, aux curés de son diocèse), car il suffit à lui seul pour vaincre tous les tâtonnements, toutes les oppositions et toutes les résistances. Mais y a-t-il de vrais spirites ? Nous le nierons tant qu’un homme sentira que l’Espérance n’est pas éteinte dans son cœur. Qu’y a-t-il donc dans le Spiritisme ? Rien qu’un spéculateur et des dupes. Et du jour où l’autorité temporelle comprendra sa solidarité avec l’autorité morale et se bornera seulement à interdire les publications spirites, cette immorale spéculation tombera pour ne plus se relever. »

Voilà avec quelles armes des adversaires, sans scrupules, prétendaient dénaturer et combattre le Spiritisme et le réduire à néant. Où sont-ils ces tombeurs, qui devaient le faire rentrer sous terre ; où sont-ils, ces Don Quichotte, qui prétendaient l’exterminer d’estoc et de taille ? Hélas ! Curés, moines, monseigneurs, publicistes sont ensevelis dans la poussière du temps ; l’oubli n’a même pas épargné leurs noms ; il n’en reste rien, qu’un pénible souvenir, et le Spiritisme, sans même riposter à leurs attaques, n’en a pas moins sûrement poursuivi sa marche constante vers le progrès, vers l’avenir et la vérité. Répondant, en bloc, à toutes les attaques dont il fut abreuvé, Allan Kardec nous dira en décembre 1868 : R. S. 1868, p. 371 « On a beaucoup parlé du produit que je retirais de mes ouvrages ; personne de sérieux assurément ne croit à mes millions, malgré l’affirmation de ceux qui disaient tenir de bonne source que j’avais un train princier, des équipages à quatre chevaux et que chez moi on ne marchait que sur des tapis d’Aubusson (Revue de juin 1862, page 179). Quoi qu’en ait dit, en outre, l’auteur d’une brochure que vous connaissez, et qui prouve, par des calculs hyperboliques, que mon budget des recettes dépasse la liste civile du plus puissant souverain de l’Europe, parce que, en France seulement, vingt millions de Spirites sont mes tributaires (Revue 1863, page 175), il est un fait plus authentique que ses calculs, c’est que je n’ai jamais rien demandé à personne, et que personne ne m’a jamais rien donné pour moi personnellement : en un mot, que je ne vis aux dépens de personne puisque, sur les sommes qui m’ont été volontairement confiées dans l’intérêt du Spiritisme, aucune parcelle n’a été distraite à mon profit1. Quiconque a vu notre intérieur jadis et le voit aujourd’hui, peut attester que rien n’est changé à notre manière de vivre depuis que je m’occupe de Spiritisme ; elle est tout aussi simple maintenant qu’elle était autrefois. Il est donc certain que mes bénéfices, si énormes soient-ils, ne servent pas à nous donner les jouissances du luxe. Est-ce donc que j’aurais la manie de thésauriser pour avoir le plaisir de contempler mon argent ? Je ne pense pas que mon caractère et mes habitudes aient jamais pu le faire supposer. A quoi donc cela passe-t-il ? Du moment que cela ne me profite pas, plus la somme est fabuleuse, plus la réponse est embarrassante. Un jour, on en saura le chiffre exact, ainsi que l’emploi détaillé, et les faiseurs d’histoires en seront pour leurs frais d’imagination ; aujourd’hui je me borne à quelques données générales pour mettre un frein à des suppositions ridicules. Je dois à cet effet entrer dans quelques détails intimes dont je vous demande pardon, mais qui sont nécessaires. De tout temps, nous avons eu de quoi vivre, très modestement, il est vrai, mais ce qui eût été peu pour certaines gens, nous suffisait, grâce à nos goûts et à nos habitudes d’ordre et d’économie. A notre petit revenu venait s’ajouter en supplément le produit des ouvrages que j’ai publiés avant le Spiritisme, et celui d’un modeste emploi que j’ai dû quitter quand les travaux de la doctrine ont absorbé tout mon temps. Le Spiritisme, en me tirant de l’obscurité, est venu me lancer dans une nouvelle voie ; en peu de temps je me suis trouvé entraîné dans un mouvement que j’étais loin de prévoir. Lorsque je conçus l’idée du Livre des Esprits, mon intention était de ne point me mettre en évidence et de rester inconnu ; mais, promptement débordé, cela ne m’a pas été possible : j’ai dû renoncer à mes goûts de retraite, sous peine d’abdiquer l’œuvre entreprise et qui grandissait chaque jour; il m’a fallu en suivre l’impulsion et en prendre les rênes. Si mon nom a maintenant quelque popularité, ce n’est assurément pas moi qui l’ai recherchée, car il est notoire que je ne la dois ni à la réclame, ni à la camaraderie de la presse, et que je n’ai jamais profité de ma position et de mes relations pour me lancer dans le monde, alors que cela m’eût été facile. Mais, à mesure que l’œuvre grandissait, un horizon plus vaste se déroulait devant moi, et en reculait les bornes ; je compris alors l’immensité de ma tâche, et l’importance du travail qui me restait à faire pour la compléter ; les difficultés et les obstacles, loin de m’effrayer, redoublèrent mon énergie ; je vis le but, et je résolus de l’atteindre avec l’assistance des bons Esprits, je sentais que je n’avais pas de temps à perdre, et je ne le perdis ni en visites inutiles, ni en cérémonies oiseuses ; ce fut l’œuvre de ma vie ; j’y donnai tout mon temps, j’y sacrifiai mon repos, ma santé, parce que l’avenir était écrit devant moi en caractères irrécusables.

Sans nous écarter de notre genre de vie, cette position exceptionnelle ne nous en a pas moins créé des nécessités auxquelles mes seules ressources ne me permettaient pas de pourvoir. Il serait difficile de se figurer la multiplicité des dépenses qu’elle entraîne, et que j’aurais évitées sans cela. Eh bien ! Messieurs, ce qui m’a procuré ce supplément de ressources, c’est le produit de mes ouvrages, je le dis avec bonheur, c’est avec mon propre travail, avec le fruit de mes veilles que j’ai pourvu, en majeure partie du moins, aux nécessités matérielles de l’installation de la doctrine. J’ai ainsi apporté une large quote-part à la caisse du Spiritisme ; ceux qui aident à la propagation des ouvrages ne pourront donc pas dire qu’ils travaillent à m’enrichir, puisque le produit de tout livre acheté, de tout abonnement à la Revue profite à la doctrine et non à un individu. Loin de moi, messieurs, la pensée de tirer la moindre vanité de ce que je viens de vous exposer ; il a fallu la persévérance de certaines diatribes pour m’engager, quoique à regret, à rompre le silence sur quelques-uns des faits qui me concernent... La seule chose qui m’importait pour le moment, c’était que vous fussiez édifiés sur la destination des fonds que la Providence fait passer par mes mains ; quelle qu’en soit l’origine, je ne me considère que comme le dépositaire, même de ceux que je gagne, à plus forte raison de ceux qui me sont confiés. »
En avril 1864, Allan Kardec publia l’Imitation de l’Evangile selon le spiritisme contenant l’explication des maximes morales du Christ, leur application et leur concordance avec le Spiritisme. Le titre de cet ouvrage fut modifié par la suite ; c’est aujourd’hui l’Evangile selon Le Spiritisme.
Le 20 août 1864, Allan Kardec fait en Suisse un voyage d’agrément ; il visite tour à tour Neuchâtel, Berne, Zimmerwald, le lac de Thoune, Interlaken, Oberland, la vallée de Lauterbrunnen, la cascade du Staubach, la vallée de Grindelwald, le lac de Brieutz d’où il va admirer la cascade de Giesbach ; Fribourg, ses orgues et le pont suspendu sur la Sarine, puis revenant par Lausanne, Vevey, le château de Chillon dont il parcourt les souterrains, il arrive à Genève par le lac Léman, et rentre à Paris le 4 septembre, pour repartir aussitôt en Belgique, où l’appellent les sollicitations des nombreux Spirites de Bruxelles et d’Anvers. Visitant l’exposition d’Anvers, il dit avoir admiré une toile représentant : une scène d’intérieur de paysans spirites. Allan Kardec prononce alors à Anvers un magistral discours dont les passages suivants sont à retenir : R. S. 1864, p. 322 «J’aurais certes le droit de m’enorgueillir de l’accueil qui m’est fait dans les différents centres que je vais visiter, si je ne savais que ces témoignages s’adressent bien moins à l’homme qu’à la doctrine dont je ne suis que l’humble représentant, et doivent être considérés comme une profession de foi, une adhésion à nos principes ; c’est ainsi que je les envisage en ce qui me concerne personnellement. »

R. S. 1864, p. 324 : « J’ai dit que je n’étais que le représentant de la doctrine, Quelques explications sur son véritable caractère appelleront naturellement votre attention sur un point essentiel que l’on n’a peut-être pas suffisamment considéré jusqu’à présent. Certes, en voyant la rapidité du progrès de cette doctrine, il y aurait plus de gloire à m’en dire le créateur ; mon amour-propre y trouverait son compte, mais je ne dois pas faire ma part plus grande qu’elle ne l’est; loin de le regretter, je m’en félicite, car alors la doctrine ne serait qu’une conception individuelle, qui pourrait être plus ou moins juste, plus ou moins ingénieuse, mais qui par cela même perdrait de son autorité. Elle pourrait avoir des partisans, faire école peut-être comme beaucoup d’autres, mais à coup sûr elle n’aurait pu acquérir en quelques années le caractère d’universalité qui la distingue. »

Examinant quel a été son rôle dans l’avènement du Spiritisme, Allan Kardec le réduit aux proportions suivantes : R. S. 1864.3 p. 328 : « Ce n’est, dit-il, ni celui d’inventeur, ni celui de créateur ; j’ai vu, observé, étudié les faits avec soin et persévérance ; je les ai coordonnés et j’en ai déduit les conséquences : voilà toute la part qui me revient ; ce que j’ai fait, un autre aurait pu le faire à ma place. En tout ceci, j’ai été un simple instrument des vues de la Providence, et je rends grâces à Dieu et aux bons Esprits d’avoir bien voulu se servir de moi ; c’est une tâche que j’ai acceptée avec joie, et dont je m’efforce de me rendre digne en priant Dieu de me donner les forces nécessaires pour l’accomplir selon sa sainte volonté. Cette tâche cependant est lourde, plus lourde que personne ne peut le croire et si elle a pour moi quelque mérite, c’est que j’ai la conscience de n’avoir reculé devant aucun obstacle, ni aucun sacrifice ; ce sera l’œuvre de ma vie jusqu’à mon dernier jour, car devant un but aussi important, tous les intérêts matériels et personnels s’effacent comme les points devant l’infini. »

Exposant aux Spirites belges ses vues sur les groupes et sociétés spirites, il rappelle ce que déjà il avait dit à Lyon en 1861 : « Mieux vaut donc dans une ville cent groupes de dix à vingt adeptes, dont aucun ne s’arroge la suprématie sur les autres, qu’une seule société qui les réunirait tous. Ce fractionnement ne peut nuire en rien à l’unité des principes, dès lors que le drapeau est unique et que tous marchent au même but. » R. S. 1864, p. 308. Les sociétés nombreuses ont leur raison d’être au point de vue de la propagande, mais pour les études sérieuses et suivies, il est préférable d’en faire l’objet des groupes intimes.
Le 1er août 1865, Allan Kardec fit paraître un nouvel ouvrage : Le Ciel et l’Enfer ou la Justice divine selon le Spiritisme. R. S. 1865, p. 287 : « La première partie de cet ouvrage, intitulée Doctrine, contient l’examen comparé des diverses croyances sur le ciel et l’enfer, les anges et les démons, les peines et les récompenses futures ; le dogme des peines éternelles y est envisagé d’une manière spéciale et réfuté par des arguments tirés des lois mêmes de la nature, et qui en démontrent non seulement le côté illogique, déjà signalé cent fois, mais l’impossibilité matérielle. Avec les peines éternelles tombent naturellement les conséquences qu’on avait cru pouvoir en tirer. La seconde partie renferme de nombreux exemples à l’appui de la théorie, ou mieux qui ont servi à établir la théorie. »
Les succès étonnants du Spiritisme, son développement presque incroyable, lui suscitent de nombreux ennemis, et, à mesure qu’il grandit, grandit aussi la tâche d’Allan Kardec, Le Maître a une volonté de fer, une puissance de combativité extraordinaire ; c’est un travailleur infatigable ; debout en toute saison dès 4 heures et demie, il répond à tout, aux polémiques véhémentes dirigées contre le Spiritisme, contre lui-même ; aux nombreuses correspondances qui lui sont adressées, à la direction de la Revue Spirite et de la Société parisienne des études spirites, à l’organisation du Spiritisme, à la préparation de ses ouvrages. A ce surmenage physique et intellectuel, sa santé s’épuise, et à plusieurs reprises les Esprits doivent le rappeler à l’ordre afin de l’obliger à ménager sa santé. Mais il sait qu’il ne doit durer que dix années en tout; de nombreuses communications l’ont prévenu de ce terme et lui ont même annoncé que sa tâche ne se finira que dans une nouvelle existence qui suivra de près sa prochaine désincarnation ; aussi ne veut-il perdre aucun instant pour donner au Spiritisme tout ce qui est en son pouvoir de force, de vitalité.

1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   11

similaire:

PRÉface iconPRÉface

PRÉface iconPreface

PRÉface iconPréface

PRÉface iconPRÉface

PRÉface iconNotre préface

PRÉface iconQuand les compagnons du Groupes Fresnes-Antony de la Fédération Anarchiste...

PRÉface iconPRÉface
«et du général Ludendorff»; Ludendorff dit : moi, et, neuf fois sur dix, IL ne fait mention d’aucun autre

PRÉface iconSommaire Préface : Un peu d’histoire Introduction : Présentation des Actes du Congrès
«L’homme est le meilleur ami de la femme, à condition que l'un comme l'autre apprennent à se faire respecter.»

PRÉface iconPréface
«Nouvel hypnotisme» et le «Diagnostic de la suggestibilité». Nous voulions auparavant recueillir de nouveaux matériaux, afin de mettre...

PRÉface iconPréface de Jack London
«le bon vieux temps». La faim et le manque de logements que j’ai pu constater sévissaient pourtant à l’état chronique, et la situation...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
p.21-bal.com