Manuel de subversion urbaine








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Il le fait après sa visite à l’ambassade d’Israël en France. Voilà ce qu’en dit le quotidien Ennahar (Le Jour) :

« Ferhat Mehenni se réunit à l’ambassade d’Israël à Paris »



« Jeudi 28 mai 2009 par Icare

« Après la déclaration de Ferhat Mehenni à l’ONU sur l’Algérie qui opprime la Kabylie, le journal Ennahar publie un article où il accuse Ferhat Mehenni de se réunir avec les juifs sionistes à l’ambassade d’Israël à Paris.

Ferhat, dans ce cas, n’est pas resté sans réaction, puisqu’il a pris contact avec son avocat pour assigner en justice et le journaliste et le directeur du journal. Voir ici

Ennahar ?
Des agents du Mossad et des services secrets américains ont participé à la réunion de Mehenni avec le conseiller politique israélien. ' Ferhat Mehenni se prépare pour un congrès aux îles Canaris pour annoncer l'indépendance de la région de la Kabylie. Les juifs d'Europe soutiennent financièrement le mouvement de Mehenni.
 
La radio ‘voix d’Israël’ a diffusée la semaine passée, dans un programme en direct, une émission spéciale sur la grande Kabylie dans laquelle elle soulève la question de son autonomie revendiquée par le mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK), dirigé par le chanteur kabyle Ferhat Mehenni.
 



 Lors de l’émission, des accusations qui touchent à la sécurité générale et qui portent aussi atteinte à l’Algérie et à son armée qu’ils accusent de commettre des crimes de guerre dans cette région, la liquidation des leaders de la région de Kabylie et la tentative de créer la fitna entre les algériens.
 
 Le programme, diffusé en arabe à ouvert son espace à des voix marocaines qui représentent les médias et les associations du régime marocain qui ont accusés l’Algérie d’exercer la répression contre le peuple kabyle, selon ce qu’ils ont qualifié faisant une comparaison avec l’opposition de l’Algérie à l’autonomie du Sahara occidental.
 
 Les présentateurs du programme ont déclaré que la population de la Kabylie dépassait les cinq millions et ont défini les limites géographiques qui selon eux, commencent aux limitent ouest de la wilaya de Sétif et s’étendent jusqu’aux limites ouest de la wilaya de Tipaza, à l’exception d’Alger, Tizi Ouzou en est la capitale est la capitale du peuple berbère qui a pour langue officielle et nationale Tamazight, et l’instauration des libertés religieuses aux juifs et chrétiens. Dans cette émission a été cité le nom d’un ancien ministre des finances d’origines kabyles. Les intervenants ont considéré la venue de l’Islam dans la région comme colonialisme et occupation et que les états musulmans qui ont régnés dans la régions comme les Hammadites et les Fatimides n’étaient que des occupants contre la volonté du « Peuple kabyle ».
 
 Des experts militaires israéliens invités à l’émission ont prétendus que la revendication du mouvement pour l’autonomie de la Kabylie, dirigé par Ferhat Mehenni, légales et devraient être soulevés aux institutions internationales y compris les Nations Unies afin qu’elles soient introduites dans l’ordre du jour de la conseil général, à l’instar de ce que fait l’Algérie qui soutient le Front Polisario et les mouvements de libération en Palestine. Plus grave encore, lorsque Ben Gourion Taghine, le chargé d’information du Chebek (Juifs algériens), a demandé de soulever la question du droit au retour d’Israël. De son côté, le directeur de l’institut des études Hébreux, à Tel Aviv, a déclaré que l’ambassade israélienne a reçue Ferhat Mehenni qui s’est réuni avec le conseiller politique à Paris afin d’étudier le projet de l’autonomie, en présence du Mossad et des services de renseignements américains. Dans ce sens, les sources d’Ennahar ont déclarés que les agents du Mossad se faisaient passés pour des orientaux, des chercheurs et des artistes.
 
 D’autres parts et selon nos sources, le mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK), dirigé par Ferhat Mehenni, se prépare pour un congrès international relatif au projet de l’annonce de l’autonomie de la Kabylie qui sera organisé aux Iles Canaris où a eu lieu le congrès international de Tamazight. Celui-ci sera organisé avec l’aide et le soutien secrets de parties officielles françaises, marocaines et sionistes. Ce congrès sera organisé loin de la capitale française afin d’éviter une crise diplomatique avec Alger.



 Selon des sources spéciales, le MAK aurait reçu un soutien financier et médiatique direct et indirect de la part des juifs d’Europe afin de concrétiser l’idée du congrès et aussi afin d’internationaliser la question.
 
 Des algériens résidents en Europe, qui ont fait des interventions à l’émission, ont demandé afin que cessent ces atteintes contre l’Algérie et ont traité Ferhat Mehenni de traître et de valet des sionistes et des américains. Ces derniers ont fait savoir à travers l’émission que les kabyles qui sont des hommes libres qui ont combattu et chassé la France de l’Algérie et ont adopté l’Islam dans le Djurdjura ne suivront jamais des traîtres ».

Source: www.ennaharonline.com

Lien vers l’article source
Ainsi, à l’ère des blocs régionaux, à l’heure où des patriotes cherchent obstinément à construire une Afrique du Nord unie, c’est-à-dire reconstruire l’ancienne Numidie, un chef ambitieux de Particulet tente de rétrécir l’Algérie

L’opération se ferait en deux temps :

  1. Proclamation d’un « Gouvernement Provisoire Kabyle ».

PROCLAMATION DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE

Communiqué du MAK

TIMANIT I TMURT N YEQVAYLIYEN
MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE
MAK

CREATION DU PREMIER GOUVERNEMENT KABYLE PROVISOIRE (GPK)


 « Le peuple kabyle est une fois de plus au rendez-vous avec l’Histoire.
Depuis l’indépendance de l’Algérie, La Kabylie est confrontée à l’Etat algérien investi par les « armées des frontières » et leur pouvoir criminel, raciste et antikabyle.
Ainsi, dès 1963, ce dernier mena une guerre contre elle et tua pas moins de 400 de ses enfants en moins de six mois.
La stigmatisation du Kabyle est devenue, au fil des ans, la seule constante de la politique interne du régime d’Alger.
Les Kabyles sont, depuis cette date, sournoisement et indistinctement désignés à la vindicte nationale en tant que « séparatistes », « ennemi interne » ou « Juifs »…


Leurs cadres sont bloqués dans leur ascension hiérarchique malgré leurs très grandes compétences. Leurs leaders politiques sont exilés ou assassinés.
Leur langue, leur identité et leur culture sont déclarées subversives dans un pays qu’ils ont pourtant libéré du colonialisme.
Leur territoire n’a pas d’existence légale.
Leur espace social et territorial est livré à une surveillance digne de celle qu’exerçait en son temps, la Gestapo en Europe pour traquer les Juifs.
L’économie de la Kabylie est sabotée en permanence. Le nombre de projets industriels qui lui sont refusés et détournés vers d’autres régions d’Algérie se comptent par centaines, voire par milliers. Ces jours-ci, même une aide de 500.000$ US de gouvernement canadien devant servir à des objectifs écologiques, lui a été refusée.
La Kabylie est soumise à une pratique fiscale discriminatoire pour écumer toute plus value susceptible d’être réinvestie dans son économie.
Quadrillée militairement, elle est livrée à l’insécurité et aux terroristes venant d’ailleurs. Ce sont les citoyens qui, à trois reprises, ont fait libérer des personnes kidnappées par des terroristes pour rançon. On se demande comment se fait-il que la Kabylie qui ne représente que 2% du territoire algérien reçoive 30% des troupes militaires ?
Le territoire boisé de la Kabylie est régulièrement soumis à des incendies qui sont officiellement justifiés au nom de la lutte contre le terrorisme islamiste. Il se trouve que ce sont nos oliveraies qui en sont la cible prioritaire.
En 2001, des corps de sécurités algériens ont tiré sur nos enfants faisant, au dernier décompte, pas moins de 127 morts et des milliers de blessés.
Aujourd’hui, c’est avec émotion et gravité que nous jetons un regard sur ce parcours jalonné de luttes et de souffrances quotidiennes, de révoltes et de soubresauts réguliers : 1963, 1980, 1985, 1988, 1994, 1998, 2001.
Cantonnés depuis le « printemps berbère » de 1980, dans une demande strictement linguistique, nous avons franchi le pas de la revendication autonomiste, le jour où le régime algérien, tira sur nos enfants au « printemps noir » en 2001.
En juin 2008, par voie postale depuis un village de Kabylie, le MAK a adressé une demande officielle d’une autonomie régionale aux plus hautes instances de l’Algérie. Elle était assortie d’une proposition d’un référendum pour en vérifier la légitimité.
Une lettre de rappel lui a été envoyée par le biais de l’Ambassade d’Algérie à Bruxelles, le 25 février, fixant le 20 avril comme date butoir à une réponse officielle.
Cette échéance est aujourd’hui derrière nous.
Conformément à nos mises en garde lancées aux autorités algériennes,
Conformément à nos engagements devant le peuple kabyle,
Respectueux de la volonté de la Kabylie qui a massivement répondu à notre appel aux trois marches de la liberté de ce 20 avril 2010 à Vgayet, Tuvirett et Tizi-ouzou,
En ma qualité de président du Mouvement pour l’Autonome de la Kabylie

J’ANNONCE SOLENNELLEMENT LA CREATION D’UN GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE (GPK).

Il aura pour mission de mettre en place les institutions officielles de la Kabylie et de représenter celle-ci auprès de la communauté internationale. Il durera jusqu’à la reconnaissance officielle de la Kabylie en tant que peuple et en tant que nation par l’Etat algérien.
Son architecture et son fonctionnement sont confiés à une Commission de réflexion présidée par Lyazid Abid.
Pour en renforcer la légitimité, j’ai créé une Commission de Dialogue et de Consultations (CDC) pour prendre langue avec les organisations politiques, le monde associatif et les personnalités kabyles susceptibles de donner noms, avis et conseils pour la constitution de ce Gouvernement dans un délai ne pouvant excéder un mois.
En France, J’en ai confié la responsabilité à Mme Djouhra Abouda.
Elle sera secondée par MM : Idir Djouder, Mouloud Merhab,
En Kabylie, la présidence en revient au président du Conseil National du MAK, M. Mohand Larvi Tayyev.
Un site internet officiel de ce GPK sera rendu public dans les prochains jours.
En ce 21 avril 2010, en vertu des responsabilités historiques qui sont les miennes, devant les hommes et devant l’Histoire, je proclame la création du premier Gouvernement Kabyle.
Par cette proclamation, nous confirmons la prophétie de Mouloud Mammeri confiée à la plume de Tahar Djaout :
« Quels que soient les obstacles que l’histoire lui apportera, c’est dans le sens de sa libération que mon peuple ira ! »


Vive la Kabylie !

Vive le peuple kabyle !

Vive le gouvernement kabyle !

Ferhat Mehenni

http://www.radionumydia.com/index.php?option=com_content&view=article&id=478%3Aproclamation-du-gouvernement-provisoire-kabyle&catid=77%3Ainformations&lang=fr


  1. Proclamation d’une « Armée de Libération Kabyle ».


APPEL DU MAK AUX JEUNES KABYLES


 « A vous qui êtes appelés à poursuivre notre œuvre, nous savons combien est lourde la responsabilité que notre génération remet entre vos mains. Nous en connaissons le poids depuis que, très jeunes nous aussi, nous l’avons reçu de nos aînés. A votre tour, vous aurez à la léguer à vos cadets qui la remettront à vos enfants. Ainsi, de nos lointains ancêtres à nos arrières petites filles et petits fils, et ce, jusqu’à la fin des temps, chaque génération de Kabyles est anoblie par l’Histoire qui lui confie la mission de perpétuer notre souffle de vie, de dignité et de liberté de tous temps menacés par des tyrans et des envahisseurs. Vous aurez, vous aussi, à insuffler, à cette parole aux multiples accents, que nous tenons de nos Anciens, une vitalité et un dynamisme qui seront décuplés par votre descendance. Le kabyle qui fait notre originalité et notre fierté en tant que peuple, cette langue qui nous vient du fin fond des âges est malheureusement trahie par la famille amazighe qui s’est dissoute dans l’ensemble islamique. Mais nos valeurs républicaines et humanistes sont ce que nous apportons de meilleur à l’humanité. Elles expriment notre âme, notre être et notre terre face au déchaînement des hommes et des éléments dont il freine la folie en leur montrant combien notre attachement à la liberté est sans limite, notre hospitalité légendaire et notre respect des peuples civilisés.

Malgré la falsification de l’histoire par le régime d’Alger de Ben Bella à Bouteflika le peuple Kabyle n’a jamais accepté de remplacer Saint Augustin par Abou Bakr ni de remplacer la Kahina par Hafsa ou Aicha. Malgré la répression de Boumédienne, le peuple Kabyle n’a jamais accepté de vendre sa langue Kabyle au profit de la langue Arabe du désert arabique. Malgré les massacres des islamistes algériens, la Kabylie refuse toujours de nier son passé judéo-chrétien. Aujourd’hui encore, flotte encore sous nos yeux, l’image du grand roi Massinissa qui, avait l’ambition de faire de notre terre et de notre peuple un trait d’union entre l’Orient et l’Occident, mais qu’à part les Kabyles tous les autres Amazighs ont sombré dans l’opium théocratique par lequel ils ont livré une aussi belle terre comme l’Algérie aux instincts de domination de quelques illuminés sanguinaires venus d’Arabie que le pouvoir Algérien nous présente aujourd’hui comme les fondateurs de sa grandeur et de sa fierté. Notre peuple épris d’amour et de paix était réduit malgré lui, à une vulgaire réserve de soldats qu’on levait au service de causes qui étaient jamais les siennes. Nos révoltes initiées par le vaillant Jugurtha, n’ont jamais cessé mais n’ont rien avoir avec les expéditions de mercenaires comme Tarik Ibn Ziad qu’on nous présente comme un vaillant chef amazighe alors qu’il n’était qu’un serviteur du calife Arabe d’orient. Nous sommes fiers que notre terre et notre peuple n’aient donné à l’humanité que des résistants.
Nous n’avons pas eu à participer à la falsification de l’Histoire que les envahisseurs ont écrit pour se glorifier et nous avilir. Nous n’avons pas eu de répit pour écrire. A peine avions-nous repoussé les hordes romaines vers le Nord, dans un épuisant effort, que nous avons eu à affronter les contingents Arabes venus de l’Est pour nous imposer l’islam, violer notre terre, notre âme, et nos femmes. Dans leur fureur ils ont volé nos richesses et nos filles au nom d’un Dieu auquel ils n’y ont jamais crû eux même. Ils disaient vouloir nous apporter la liberté d’Allah et ils diabolisèrent nos femmes dont nous faisions pourtant des reines, à l’image de la Kahina. Moralement nous leur étions supérieurs. Militairement, il a fallu quelques siècles pour en venir à bout. La formation de la personnalité de la Kabylie était alors amorcée. Les Almoravides, fuyant la furie des sanguinaires religieux Almohades établis à Marrakech, apportèrent la dernière touche sociologique et humaine à l’édifice institutionnel de la Kabylie stabilisée depuis. L’Afrique du Nord, payant son inféodation aux califats moyens orientaux et à leurs insatiables besoins de richesses qui l’enlisèrent dans l’aventure de l’Andalousie, se désagrégea dans une confusion générale qui allait ouvrir la voie à une nouvelle conquête du sous-continent par les peuples d’Europe et d’Asie mineure. Dans la foulée de la Reconquista, les Espagnoles s’établirent à l’Ouest et sur la côte Kabyle et durent se replier à l’arrivée des Turcs qui établirent leur mainmise sur un territoire allant de Tunis à Tlemcen à l’exception de l’enclave kabyle. Les envahisseurs turcs n’avaient que l’insulte pour se venger de ce peuple Kabyle qui refusait leur autorité.

C’est la France qui, après ses deux victoires sur la Kabylie, 1857 et 1871, a fait perdre à notre peuple le contrôle de son destin. Pour le reconquérir, il s’était cru dans l’obligation de se fondre dans une nouvelle identité artificielle, un nouveau pays tout aussi artificiel, un nouveau peuple dit Algérien, taillés sur mesure par la France coloniale, l’Algérie. L’engagement de la Kabylie pour l’indépendance algérienne fut franc, total et massif et ce depuis 1926 alors que les Oulémas, fondateurs du terrorisme islamiste, aujourd’hui coupeurs de têtes au nom d’Allah, dénonçaient sans vergogne les indépendantistes dans leurs écrits. L’antikabylisme prenait de l’épaisseur.
Vous qui êtes appelés à entretenir la mémoire de nos sacrifices pour les générations qui vous suivront, sachez qu’en tant que Kabyles, nous avions oublié dans notre combat pour l’Algérie ingrate, que nous étions un peuple différend. Nous, dont les parents s’étaient sacrifiés pour l’indépendance de l’Algérie, avons grandis, comme nos aînés, dans la ferveur nationaliste et voulions faire de ce pays le notre et qui soit le plus beau et le plus prospère au monde. Notre amour pour un pays qui n’était pas le notre nous a coûté très cher ! cette patrie miroitant dans les regards trahis de nos veuves et des nos orphelins, sortie des râles de nos maquisards qui rendaient l’âme sous la torture de leurs bourreaux dans les caves du colonialisme ou, après, dans les bas-fonds de la police politique de l’indépendance. Notre attachement à cette Algérie, dont la plupart de ses libérateurs kabyles n’avaient aucun arrière pensée, était charnel. Nous luttions en Kabylie en rêvant à toute l’Algérie dont nous voulions changer le régime intégriste dictatorial en démocratie laïque, le système tortionnaire en celui des droits de l’homme, l’école théocratique en celle de la science, du progrès et de la modernité afin de mieux nous insérer dans le monde civilisé. Nous luttions pour une identité méditerranéenne collective, une amazighité libérée du joug islamique, pensant rendre service aux Algériens qui auraient enfin à partager des valeurs communes et un sentiment de fraternité retrouvée avec la fierté des mêmes origines. Notre voie était tracée par l’Etoile Nord-africaine de 1926 à travers laquelle la Kabylie s’était engagée à prendre en charge le destin de tout le sous-continent. Notre combat a, de tous temps, été généreux, orienté vers l’intérêt des autres en lieu et place de celui des Kabyles et de la Kabylie. De l’insurrection armée du FFS en 1963, au printemps noir 2001, en passant par le printemps berbère de 1980, tous les militants kabyles n’avaient d’autre objectif que de libérer l’Algérie du fanatisme islamique. Nous confondions tous, allègrement, l’Algérie et la Kabylie. C’est au terme d’un long processus que nous avons pris conscience de l’Algérie se plait dans sa misère musulmane. La Kabylie refuse alors obstinément d’être enterrée dans le ténébreux tombeau islamique. La Kabylie laïque de nature ne peut que résister à tout prix à la domination islamique pour accéder au rang de peuple civilisé, émancipé et aspirant au bonheur et à la modernité. En croyant que les Algériens étaient nos frères nous nous sommes égarés dans une impasse. Non ! vraiment ils ne sont pas nos frères ceux qui ne rêvent que de mourir pour Allah alors que le peuple Kabyle rêve de vivre pour la modernité et la laïcité.

« Un militant ne remet pas en question sa cause ; La force d’une conviction écrase toutes le preuves de sa réfutation ». Aujourd’hui, faut-il condamner ou remercier tous ceux qui n’avaient jamais cessé de douter de notre Algérianité et de notre islamité et ce depuis l’accession de l’Algérie à son indépendance ? Doit-on incriminer ou féliciter toutes celles et tous ceux qui, de l’intérieur ou de l’extérieur de l’état algérien, dans la rue ou dans les administrations, nous rabaissaient au rang d’une insulte, d’une souillure, d’une honte nationale ou, dans le meilleur des cas, d’une menace sur l’unité du pays simplement parce que nous avons refusé d’être drogué par l’opium islamique ? En tout état de cause, le chantage exercé sur nous de choisir entre être Musulmans et donc Arabes ou ne pas être Algériens n’a plus lieu d’être car la Kabylie a décidé de n’être ni Arabe ni Musulmane comme l’a si bien clamé notre héros martyr Lounes Matoub, assassiné par le pouvoir islamique d’Alger. Dans ce pays où nous ne sommes pas des immigrants, ce pouvoir qui exige de nous d’être Arabes et Musulmans est de type colonial. Après la religion, qui l’empêcherait de nous demander de changer de langue, d’histoire et de remplacer Saint Augustin par Ibn Badis ou de remplacer l’héroïne Kahina par Aicha ou Khadidja.? Non ! Notre dignité impose que nous nous assumions dans ce que nous sommes et non dans ce que des despotes arabo-musulmans voudraient que nous devenions. Nous sommes kabyles et nous formons un peuple fier et décidé à se libérer du joug islamique et de la domination Arabe. C’est une donnée que le pouvoir algérien serait mieux inspiré d’assimiler et de consacrer par la reconnaissance de la République Kabyle et du MAK comme représentant unique et légitime du peuple Kabyle avant que les nations civilisées ne le force à le faire dans une humiliante abdication. Le pouvoir d’Alger, héritier du pouvoir colonial doit savoir qu’il est vain de tenter de résister au peuple Kabyle qui entame sa révolution finale. La proclamation du GPK, gouvernement provisoire de la Kabylie est un dernier avertissement au pouvoir colonial d’Alger avant le déclenchement de la révolution Kabyle. En avril 2001, dans l’indifférence générale, un massacre est perpétré en Kabylie par les forces gouvernementales. Le choc provoqué par ces événements nous a amenés à repenser notre démarche de façon radicalement différente. Nous nous sommes sentis trahis, exclus un peu plus de cette Algérie qui se montre compatissante à l’égard des Arabes du Moyen Orient au moment même où des mères et des pères kabyles pleurent seuls leurs enfants fauchés par des balles des gendarmes algériens. Nous avons dès lors repris un à un les éléments de notre histoire, depuis la constitution du FFS au printemps noir 2001 et chaque élément du puzzle retrouva sa place. Les Kabyles ont systématiquement été marginalisés dans leur combat pour l’Algérie : Que ce soit en 1963, ou en 2001 en passant par quatre-vingt, la création de la Ligue des Droits de l’homme en 1985, les Kabyles ont été rejetés, nos organisations politiques n’ont jamais pu fédérer une majorité d’Algériens. Après pareil constat notre réflexion s’est réorientée vers la recherche d’une solution définitive pour la kabylie. Nous voulons avant tout éviter à la Kabylie de mourir dans le suicide Algérien en offrant au peuple kabyle la possibilité de présider à son destin comme il le souhaite sans gêner les Algériens qui se disent pourtant amazighs qui acceptent la domination islamique. Mais ce que nous accepteront pas c’est que ces Algériens demandent à la Kabylie de faire partie d’une Algérie arabo-islamique car l’Algérie ne doit plus attendre que les Kabyles partagent ses aspirations en ce qui concerne sa langue, sa culture et sa religion.
Vous qui portez, déjà, le fardeau de notre destin et qui relevez le défi de construire, aux générations futures, un avenir protégé de la violence islamiste, savez que les intérêts en jeu dépassent ceux des individus et de leurs carrières, ceux des groupes et de leurs chapelles. Aucun de nous n’a le droit de se faire passer pour prioritaire sur l’avenir du peuple kabyle. Ceux qui tenteront de détourner le combat pour des intérêts personnels subiront le même sort que ceux qui collaborent avec l’armée algérienne. Le MAK étant un mouvement pacifique mais ne restera pas éternellement les bras croisés et les combattants Kabyles défendront y compris par les armes les droits légitimes de la Kabylie et ce dans le strict principe de la légitime défense.

Il est encore trop tôt pour se perdre dans des débats qui ne pourront être soulevés que lorsque nous aurons un Etat Kabyle propre à nous. Les problèmes idéologiques impliquant des choix de société pour la Kabylie sont importants mais pas pour l’heure. La seule ligne rouge que ne doit franchir aucun militant Kabyle est de tolérer l’islamisme. Il est clair dans les fondements de notre mouvement qu’en dehors de la pratique religieuse individuelle et discrète, aucun concession ne sera faite à l’islamisme. Une fois la Kabylie libérée chacun pourra voter pour le parti ou le candidat proche de son choix dans le cadre d’une démocratie laïque.

Jeunes Kabyles, c’est parce que l’avenir pour lequel nous combattons vous appartiendra à vous que le MAK vous appelle à rejoindre massivement ses rangs, à soutenir le Gouvernement provisoire de la Kabylie et à respecter ses décisions. Il est de votre devoir à tous de convaincre le maximum de Kabyles à ne pas tomber dans le piège de la collaboration avec les forces de répression en commençant par refuser d’accomplir le service militaire ou de déserter des rangs de l’armée algérienne car vos balles seront dirigées contre vos frères Kabyles. Le MAK restera pacifique tant que le pouvoir algérien évite les assassinats mais qu’il soit clair dans la tête de tout combattant kabyle que le MAK n’hésitera pas à engager l’Armée de Libération de la Kabylie (ALK) dans le cadre de la légitime défense et qu’à ce moment là tous les jeunes kabyles seront mobilisés pour défendre la patrie Kabyle.

C’est entre vos mains, jeunes kabyles, que je dépose ce message qui, pour moi, a la valeur de toutes les souffrances et de toutes les épreuves que notre peuple a eu à affronter à travers les âges. Le MAK vous fait le serment de ne jamais vous abandonner et de ne jamais abandonner la Kabylie. Nos militants et nos combattants prouveront au monde entier qu’ils ont le courage et l’engagement de leurs aînés du 1er novembre 1954 et ont la conviction de vaincre l’armée algérienne comme ont vaincu leurs parents l’armée Française. Plus de place pour la peur ni pour l’hésitation, l’heure de la liberté sonnera très prochainement, soyons tous prêts ».


VIVE LE MAK !
VIVE L’ALK et le G.P.K !
VIVE LA KABYLIE !

Ferhat Mehenni

L’aventure fera assurément long feu, mais il n’en demeure pas moins que s’y engageront quelques petits bourgeois en mal de reconnaissance et de publicité et autres intellos de sous préfecture et qu’une fois de plus le sang coulera en Algérie.

M. Ferhat Mehenni en portera la responsabilité devant l’Histoire…Mais l’ambition ne s’accommode pas de l’Histoire.

A terme, c’est un mauvais calcul de la part de ces apprenti-sorciers pour deux raisons principales :

- La première est le rejet, par les algériens, de toute forme de guerre. Le peuple algérien a perdu 1, 5 million de femmes et d’hommes durant la guerre anticoloniale et près de 300. 000 pendant la décennie rouge, la décennie de l’islamo terrorisme.

- La deuxième est le nationalisme, exacerbé par une longue guerre de libération, des algériens. Aucun algérien sensé n’accepterait de voir sans réagir le territoire national dépecé.

Annexe

Le rapport d’Hélène Flautre

Députée européenne - les Verts/Ale - Vice Présidente de la délégation Maghreb du Parlement européen Rédigé en collaboration avec Claude Taleb

Juin 2001 Groupe des Verts-Ale au Parlement européen

PREAMBULE

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