La pedagogie, les autres matieres scientifiques et la didactique








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ESSTS DE DELY BRAHIM

1er STAGE DE FORMATION DES EDUCATEURS SPORTIFS DU PREMIER DEGRE

(DJS de Béjaia)

COURS

de

PEDAGOGIE


Mustapha BOUGHADOU

Enseignant –Chercheur

(Sciences et Technologie du Sport

& Sciences de l’Information et de la Communication)
 
AUDITORIUM

De l’Université A. MIRA

du 3O mai au 04 juin 2015
PLAN
Introduction
Première partie

LES BASES FONDAMENTALES

DE LA PEDAGOGIE


  1. DEFINITIONS PRELIMINAIRES

  2. HISTOIRE & EVOLUTION DE LA SCIENCE PEDAGOGIQUE

  3. LA PEDAGOGIE, LES AUTRES MATIERES SCIENTIFIQUES ET LA DIDACTIQUE

  4. LES METHODES PEDAGOGIQUES


Deuxième partie 

LES BASES DIDACTIQUES

DE L’EDUCATION PHYSIQUE


  1. L’ENSEIGNEMENT DU SPORT PAR OBJECTIFS

  2. LES OBJECTIFS D’APPRENTISSAGE

  3. LES PROCESSUS D’APPRENTISSAGE

  4. LE CONTROLE DE L’APPRENTISSAGE

  5. PLANIFICATION DE L’ENSEIGNEMENT



Conclusion
(Première partie)

LES BASES FONDAMENTALES

DE LA PEDAGOGIE

INTRODUCTION

Partant d’une problématique ouverte sur le corps et l’éducation, tout en distinguant ce qui relève typiquement, d’une part, de la relation pédagogique et, d’autre part, de l’activité didactique, l’éducation physique et sportive ainsi que l’entraînement qui leur est corollaire, acquièrent ,de ce fait, dans un processus pédagogique intelligemment instauré, un rôle essentiel.

Ce qui constitue la préoccupation majeure d’un éducateur dont l’action pédagogique doit atteindre des finalités et des buts principalement matérialisés par la formation ou la transformation d’une personnalité, en agissant, conformément à une méthodologie des activités physiques et/ou du sport savamment aménagée et réservée à cette fin, sur les traits de caractère et le tempérament en vue d’en maîtriser les pulsions et les manifestations néfastes à la réussite sportive.

DEFINITIONS PRELIMINAIRES

La pédagogie est un effort engagé et déployé pour atteindre un but, obtenir un effet. Cela peut sous entendre une action progressive ayant un effet constatable  ou l’ensemble des phénomènes qui se produisent dans une substance et qui en changent la nature.

De manière générale, on considère que l’éducation est une activité de transformation de la nature, propre aux hommes, qui les met en relation, et qui est productrice de valeur ; de manière particulière, en pédagogie, on retiendra qu’il s’agit d’un acte pédagogique exercé à l’effet d’obtenir une transformation d’une personne sur le plan individuel et/ou social.

Dans notre cas, l’effet recherché est, donc, celui d’agir sur la personnalité des pratiquants sportifs, ces derniers figurant une ou plusieurs périodes d’âge correspondantes à différentes périodes de la vie humaine depuis la naissance jusqu’à l’âge adulte, et dont la petite enfance est cette première période de la vie qui va de la naissance à l’âge d’acquisition de la marche.
Il s’agit, d’un acte pédagogique exercé sur la personne au cours des différentes phases de l’enfance à l’adolescence en passant par la puberté (sous ses différentes facettes successives pré-pubertaire, pubertaire et post-pubertaire), aboutissant à l’âge de maturité adulte.

La pédagogie est un ACTE volontaire de l’éducateur sur le sujet à éduquer poursuivant des FINALITES de développement de l’homme dans quatre directions fondamentales :

  1. Corporel (physique) ;

  2. Intellectuel ou mental (cognitif) ;

  3. Moral (éthique) ;

  4. Esthétique (affectif).

Dans le cadre qui concerne l’éducateur sportif, il s’agit du premier niveau parmi les quatre cités ci-dessus : le développement du corps par l’éducation physique et sportive, dans le sens d’un double but :

  1. Développer les qualités physiques de base (force, vitesse, souplesse, endurance, résistance);

  2. Développer les qualités coordinatives qui assurent la cohésion de la combinaison harmonieuse d’un ou plusieurs exercices techniques ou technico-tactiques plus ou moins simples et/ou relativement complexes (la coordination dynamique générale et les coordinations proximo-distale spécifique à l’exemple de la coordination oculo-manuelle ou oculo-pédestre).

Au moyen d’une offre judicieuse d’Activités Physiques et Sportives (APS) et par des mesures méthodologiques appropriées, sous l’effet de l’entraînement ou de l’enseignement sportifs, l’acte d’éducation doit :

-satisfaire, stimuler et maintenir les besoins naturels de mouvement et de dépense physique du jeune ;

-offrir des possibilités multiples pour développer ses capacités fonctionnelles et motrices ainsi que ses qualités physiques (cf. vitesse, coordination motrice) ;

-créer des situations propices pour développer la maîtrise de soi, l’esprit d’entraide, le sens de la coopération, de la collaboration, de la responsabilité individuelle et collective ;

-être générateur de bien être, de joie et de satisfaction personnelle, de confiance dans ses propres moyens de possibilités de réalisation.

Pour chaque apprenant, plus précisément, l’acte d’éducation par les APS ou le Sport, est, donc, un effort déployé et soutenu, en vue de :

-d’une part, répondre à des besoins spécifiques d’activité motrice, de jeu, de dépense physique, de développement psychomoteur, de socialisation, présentant à la fois un intérêt immédiat et une portée durable.

-d’autre part, offrir des situations problèmes motivantes permettant les prises de conscience et les prises de responsabilité qui constituent les premiers pas ver l’autonomie et la disponibilité.

HISTOIRE ET EVOLUTION DE LA SCIENCE PEDAGOGIQUE

Avant d’atteindre son stade actuel de science de l’éducation en tant que pédagogie moderne, ce champ de la connaissance a du traverser l’histoire, par delà les siècles et les millénaires, par capitalisations successives des connaissances et des expériences. Par un effet cumulatif des savoirs et des savoir-faire de l’homme, pour ce qui concerne l’acte éducatif, depuis les temps primitifs à ce jour, l’éducateur a consacré, en théorisant et en systématisant des pratiques, une discipline aujourd’hui confirmée qui lui apporte les concepts, des méthodes et des outils susceptibles de conférer à l’action pédagogique une efficacité optimale ou supérieure.

Durant les temps de l’homme primitif (période de la préhistoire), l’homme exerçait ses enfants à la chasse, ou à la course, voire dresser un animal sauvage pour en faire une monture en la domestiquant. Mais c’est durant les grandes civilisations anciennes et millénaires de l’Antiquité Gréco-Romaine que l’on peut déjà parler d’une éducation, à proprement parler, dont l’exemple le plus remarquable est celui de l’éducation des Athéniens et des Spartiates. La théorisation des pratiques éducatives avait déjà commencé à ce stade par les traités de pédagogie qui prenait en compte la formation du citoyen dans les lettres, les arts et les sciences.

Au Moyen Age européen qui correspond à l’Age d’Or Arabo-musulman, ainsi qu’à l’aube de la Renaissance Européenne, la parution du livre va donner aux supports théoriques de l’éducation ses premiers pédagogues à l’image de Michel de MONTAIGNE et de François RABELAIS, qui mettent l’accent sur une éducation corporelle avec une éducation morale et intellectuelle.

Mais, c’est au Siècle des Lumières (XVIIIème) avec des penseurs et auteurs parmi lesquels Albert de HALLER et Henri PESTALOZZI, ou comme Jean-Jacques ROUSSEAU (notamment son traité « L’Emile ou de l’Education »), que l’on commence réellement à introduction des préoccupations psychologiques dans les finalités éducatives en prenant en considération les conditions de la croissance du corps avec ses différentes étapes, d’une part. Et, d’autre part, se développèrent de nouvelles théories mettant en évidence l’importance de l’Education Physique.

C’est sans doute aux XIXème et XXème siècle, avec l’émanation de pédagogues spécialisés dans le domaine de l’éducation, que des écoles (FREINET, DECROLY, Maria MONTESSORI…Scoutisme à la Baden POWELL) et des théories pédagogiques voient le jour et se développent (Maurice DEBESSE, Paul FRAISSE, Henri WALLON, Jean PIAGET…), en propulsant la science pédagogique comme discipline académique et scientifique incontournable et comme une branche du savoir donnant lieu, à son tour, à des spécialisations plus fines dans différentes directions différenciées (notamment la psychopédagogie). Par ailleurs, l’introduction des exercices gymniques dans le processus d’enseignement et l’orientation vers une éducation physique obligatoire dans les systèmes d’enseignement et de formation, en même temps que l’apparition du sport faisait ses effets, allaient faire naître des préoccupations pédagogiques spécifiques à l’éducation corporelle et au développement des activités physiques et sportives.

PEDAGOGIE, AUTRES MATIERES SCIENTIFIQUES et DIDACTIQUE

Dans la multitude des disciplines scientifiques appliquées à l’homme, la pédagogie se taille une place privilégiée en tant que pivot de l’action et de la connaissance dans le cadre des formations, et spécialement, dans le domaine de l’éducation physique et du sport.

Mais il ne faut pas oublier que cette discipline est en étroite relation, d’une part, avec deux disciplines particulières qui lui sont inséparables, à savoir, la théorie et méthodologie des activités physiques et sportives et la didactique des jeux sportifs.

D’autre part, la pédagogie tire profit des apports des autres sciences qui touchent à l’homme sous ses deux aspects : compréhension et transformation ; il s’agit tout particulièrement de la psychologie, la psychopédagogie, la psychosociologie, la psychophysiologie et de certaines sciences biologiques telles que celles de l’anatomie et morphologie, la physiologie et la biomécanique, pour ne citer que celles-là. Ces sciences contribuent à donner les règles et les principes de base à observer ou à ne pas enfreindre dans l’acte pédagogique.

Dans ce contexte, les méthodes sont surabondantes. A chaque modèle de corps (médical, sportif, politique…), s’articulent une ou plusieurs conception pédagogiques ; mais la représentation que le formateur s’est construite du sujet à former, il la tient de données empruntées globalement à la biologie, à la sociologie, à l’ethnologie et à la psychologie ; ainsi adopte-t-on volontiers, selon la nature caractérielle ou les traits de personnalité d’une tranche d’âge concernée, des styles d’attitudes inégalement oppressifs, répressifs ou confiants, interventionnistes ou attentistes. Toute activité concrète de formation ou d’éducation implique l’espoir de combiner, d’harmoniser et de concilier ces trois séries de données et consiste en une manière de le tenter.

LES METHODES PEDAGOGIQUES

La pédagogie met en œuvre des méthodes générales et des méthodes particulières. Retenons d’abord que la méthodologie est la science des méthodes et que la méthode est la manière par laquelle des moyens sont mis en œuvre pour atteindre un but ou une finalité.

Il y a, d’abord, les méthodes générales à l’enseignement et à l’éducation ; on peut les classer de différentes manières : les méthodes traditionnelles par rapport aux méthodes modernes ; les méthodes d’apprentissage par essais et erreurs par rapport à la pédagogie du vécu ; une pédagogie par projet et une autre par objectifs. Du point de vue des formes d’acquisition du savoir ou du savoir faire, on peut distinguer, également, une méthode dite analytique d’une méthode globale, ainsi qu’une méthode combinée.

Mais, il y a aussi des méthodes particulières à la pédagogie des activités physiques et du sport ; ce seront les méthodes qui seront différenciées par la méthodologie propre à l’enseignement ou à l’entrainement sportifs. On y trouvera, par exemple, les méthodes : répétitive, alternative, compétitive, de circuit-training, de circuit, ludique ou de jeu, etc.

Il est indispensable de situer une méthode pédagogique d’éducation ou d’enseignement dans son rapport à la structure universelle de l’acte éducatif global au sein duquel elle s’insère et dont elle est la mise en œuvre et le processus. Or, qu’il s’adresse à des enfants, à des adolescents ou des adultes, et s’exerce dans des secteurs scolaires ou extrascolaires, celui-ci est, toujours et nécessairement, construit et conduit selon trois paramètres, dont le premier et le plus décisif est le système de finalités, qui, tout à la fois, lui donne vigueur et l’organise.

Première partie

LES BASES DIDACTIQUES

DE L’EDUCATION PHYSIQUE



  1. L’ENSEIGNEMENT DU SPORT PAR OBJECTIFS




    1. La structure (objectif, processus, contrôle)

    2. Le déroulement de l’enseignement (objectifs généraux, objectifs d’information, objectifs de comportement)

    3. La planification (choix des objectifs, du processus d’apprentissage, façon de contrôler les résultats, et les principes d’indépendance, de variabilité et de communication participative)



  1. LES OBJECTIFS D’APPRENTISSAGE

  • L’objectif général

  • L’objectif d’information

  • L’objectif de comportement



  1. LES PROCESSUS D’APPRENTISSAGE

  • L’instruction

  • La méthode

  • Les moyens didactiques

  • L’organisation

  • L’interaction

LES PROCESSUS D’APPRENTISSAGE

Assurer des conditions d’apprentissage optimales signifie mettre à la disposition des enseignants et des enseignés les moyens les plus conformes aux objectifs et les mieux adaptés aux données personnelles et situatives. Ces moyens utilisés dans l’instruction sont en relation avec l’organisation méthodologique, les auxiliaires didactiques, de manière interdépendante.

    1. L’instruction (conduite et soutien de l’apprentissage)

La conduite et le soutien du processus individuel d’apprentissage se réalisent par une multitude de stimulations, d’indications d’explications, de dispositions, d’aides, d’exercices, de contrôles et d’information en retour (feed-back). On ne peut éviter tout effort à l’élève. Toutefois le processus d’apprentissage peut être facilité par une conduite rationnelle et un soutien adéquat. C’est, là, en particulier, le rôle des instructions données avant, pendant et après l’apprentissage.

  • Instruction avant l’apprentissage : la consigne ;

  • Instruction pendant l’apprentissage : la conduite de l’activité ;

  • Instruction après l’apprentissage : l’information en retour (comparaison de l’objectif fixé avec le résultat obtenu ; constatation des réussites et des échecs ; apport des corrections nécessaires).



    1. La méthode

C’est le découpage en étapes du processus d’apprentissage.

Ce découpage méthodologique est en étroite relation avec la différentiation des objectifs : la formulation des objectifs d’apprentissage précise les résultats à atteindre tandis que la progression méthodologique indique le chemin à suivre pour y parvenir.

    1. Les moyens didactiques

C’est l’utilisation des moyens auxiliaires pour l’enseignement et l’apprentissage.

Les moyens didactiques véhiculent et transmettent des informations destinées à soutenir l’enseignement et l’apprentissage. Cette fonction s’était, à l’origine et pendant longtemps, limitée aux explications et démonstrations du maître, mais actuellement de nombreuses écoles disposent d’un riche matériel et équipement audio-visuel et multimédia. Ces moyens jouent également un rôle de stimulant important pour l’activité de l’élève, tant dans la phase de perception que d’assimilation et d’application



    1. L’organisation

C’est la constitution des groupes d’apprentissage, de leurs formes de répartition, de composition de formation et d’évolution durant le processus d’apprentissage.

Placée dans les mêmes conditions d’apprentissage, chaque personne ne réagit pas de la même façon, aussi l’éducateur doit-il prendre en compte les caractéristiques du public de pratiquants dont il est en charge et dont les différences sont le plus souvent liées à :

  1. la personnalité ;

  2. l’âge : Le genre :

  3. la nature des buts, le comportement ou l’éthique sportive.

L’éducateur doit, donc, connaître les transformations psychologiques qui sont susceptibles d’avoir un impact sur sa démarche éducative.

    1. L’interaction

C’est la relation pédagogique entre l’enseignant et l’enseigné. C’est la situation de communication entre l’éducateur et l’éduqué, l’entraineur et l’entrainé.
LE CONTROLE DE L’APPRENTISSAGE

Les deux dernières étapes de l’enseignement du sport par objectifs sont le bilan et l’évaluation des résultats.

Ces deux phases de contrôle sont en étroite relation avec les démarches antérieures et constituent les derniers maillons d’un enseignement compris comme un enchaînement cohérent de décisions.

    1. Le bilan

C’est la comparaison entre les objectifs et les résultats au moyen du contrôle des performances et de l’observation du comportement.

C’est ainsi qu’après avoir déterminé les objectifs d’apprentissage, enseignants et enseignés recherchent et utilisent les situations optimales pour atteindre ces objectifs, établissant finalement un bilan pour contrôler le résultat.

Le bilan en question porte sur l’ensemble des objectifs d’apprentissage ; il ne doit pas se limiter à des tests de performances, mais prendre en considération également les objectifs qui ne peuvent être soumis à des mensurations précises.

Le choix des objectifs et l’analyse des résultats – performances et observation du comportement – constituent les deux côtés d’une même médaille.


    1. L’évaluation

C’est l’analyse et l’appréciation de la réussite.

L’établissement d’un bilan n’est que la première étape du contrôle de l’apprentissage. La deuxième étape, tout aussi importante, consiste en une analyse et une appréciation des succès et des échecs.

L’analyse est un jugement a posteriori sur le choix des objectifs et du processus d’apprentissage.

L’appréciation porte un jugement sur la réussite individuelle, par référence à certains systèmes de normes et de critères

PLANIFICATION DE L’ENSEIGNEMENT

La planification et la préparation de l’enseignement du sport par objectifs englobent le choix des buts, du processus et des moyens de contrôle, compte tenu des données normatives, personnelles et matérielles, et comportent des décisions relatives à chacun de ces aspects fondamentaux (éléments ; niveaux ; principes et bases de la planification pédagogique).



    1. Planification annuelle et semestrielle

La planification périodique (annuelle ou semestrielle)est la répartition chronologique et thématique de la matière à enseigner au cours d’une période donnée (une année, un semestre).

Pour éviter une juxtaposition incohérente de leçons ou de séances, cette planification doit être découpée en programmes périodiques qui forment l’articulation entre la planification (d’une période donnée, annuelle, par exemple) et les différentes leçons. La tache essentielle de l’éducateur (enseignant ou entraineur) consiste à tirer parti de l’ensemble des données pédagogiques, matérielles et techniques pour établir une planification périodique en fonction des principes de finalité, de variété et d’adaptation.

    1. Planification d’un programme périodique

Le programme périodique est l’articulation entre la planification périodique et la préparation d’une séance ou leçon. De même que la planification périodique a été subdivisée en programmes périodiques, chacun de ces programmes va, à son tour se subdiviser en séances ou en leçons.

A ce niveau de la planification, le travail de l’éducateur (entraineur ou enseignant) comporte les démarches suivantes :

  • Répartition chronologique et thématique de la matière sur un nombre raisonnable de leçons (5 à 6);

  • Définition des objectifs de chaque leçon ;

  • Choix d’un processus d’apprentissage ;

  • Choix d’un processus de contrôle.



    1. Préparation de la séance/leçon

Une leçon d’EPS, d’APS ou une séance d’entrainement sportif, n’est pas une succession quelconque d’exercices, mais le déroulement planifié de diverses parties ordonnées autour d’un thème principal. Cela nécessite une préparation conforme au schéma trilogique classique d’une séance ou d’une leçon, au sein de laquelle on distingue trois étapes fondamentales : une partie introductive ou préparatoire, une autre principale ou corps de la leçon, et, enfin, une dernière partie de retour au calme et de récupération.

  • Introduction de la leçon : introduction et partie principale sont en étroite relation du point de vue fonctionnel. Lorsque l’introduction comporte des exercices visant à développer spécialement certaines parties du corps, à éduquer certains mouvements, il faut les choisir en tenant compte des efforts qui seront exigés dans la partie principale. C’est pour cela qu’on l’appréhende comme un échauffement, une mise en train et comme une préparation physique générale par une activation progressive et appropriée de l’organisme.

  • Partie principale : Conformément aux principes de planification, la préparation de la partie principale de la leçon se base sur des décisions dans les domaines suivants : objectifs, processus d’apprentissage et contrôle.

  • Conclusion de la leçon : cette partie n’est pas traitée comme une partie spéciale, mais simplement comme la fin de la partie principale. De toutes les façons, elle doit être conçue

CONCLUSION

Justifier sur le terrain des réalisations le vieil adage « un esprit sain dans un corps sain », ne peut être effectif qu’à la condition de bâtir les fondements d’un savoir faire faire, c’est à dire la formation des formateurs, c'est-à-dire celle des éducateurs compétents aux qualités professionnelles et éthiques qui peuvent être les lieux et les signes du paradigme de l’éducation exemplaire et de l’idéal pédagogique digne de ce nom.

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