Programme national de sante de l’adolescent








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date de publication29.03.2017
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Hygiène corporelle

La nécessité et l’importance d’une hygiène corporelle bien entretenue devra également être enseignée au garçon et à la fille en cette période, car l’augmentation des sécrétions hormonales au cours de la puberté est responsable de certaines odeurs désagréables, parfois gênantes pour lui ou elle et son entourage. L’adolescent devra donc savoir bien se laver avec du savon, au moins trois fois par jour, bien se laver les parties intimes, et bien entretenir des sous-vêtements et maillots de corps, qui doivent être régulièrement changés et lavés.

1.3. Compétences et aptitudes à promouvoir

L’idéal du travail du conseiller ne doit pas seulement être limité à fournir des connaissances et orienter des attitudes, mais il lui faudra aussi et surtout faire acquérir aux adolescents des compétences et aptitudes nécessaires, c'est-à-dire des « compétences psycho-sociales et interpersonnelles permettant de penser et d’agir de manière constructive et responsable par rapport à soi-même et dans ses relations avec les autres ». Ainsi à ce niveau, l’adolescent devra être sensibilisé à développer des valeurs en particulier celles relatives à la sexualité et de la confiance en soi.

Les valeurs

Les croyances, les normes et principes communément appelés valeurs sont fortement influencés par la famille, les amis, la société, l’éducation et autre environnement. L’adolescence est une période propice pour apprendre à clarifier ses valeurs et construire son propre système de référence, à travers un processus de réflexion critique. Ceci constitue la base d’un bon départ dans la vie adulte. C’est l’occasion pour lui donner des armes pour affronter cette dernière, en prenant des décisions responsables réfléchies, qui échapperont aux pressions négatives et extérieures.

Une valeur est un critère ou une norme portant sur ce qui est bon ou mauvais dans un cadre socioculturel déterminé. Une valeur présente le prix que l’individu attache aux différents aspects de leurs expériences.

Quelques valeurs sexuelles à promouvoir :

  • L’abstinence sexuelle avant le mariage

  • La fidélité dans le mariage

  • La virginité et la chasteté

L’abstinence sexuelle est l’action de s’interdire tout rapport sexuel avant le mariage.

Les raisons qui expliquent cette valeur dans la société et ses avantages sont :

  • Sur le plan social : une fille qui arrive vierge au mariage ou un garçon chaste est le signe d’une bonne éducation, c’est un honneur et une fierté pour la famille.

  • Sur le plan religieux : l’acte sexuel est réservé aux mariés, le faire en dehors du mariage constitue est un péché.

  • Sur le plan sanitaire : l’abstinence sexuelle avant le mariage est le moyen le plus sûr de se protéger contre les grossesses précoces, les avortements provoqués, les IST et VIH/Sida, la stérilité et la mort.

La plupart des valeurs sexuelles (abstinence sexuelle avant le mariage, fidélité dans le mariage, virginité, chasteté) permettent de mener une vie sexuelle future saine.

Toutefois, le conseiller a l’obligation de présenter simplement les valeurs positives en lien avec la sexualité et laisser à l’adolescent le libre examen et le libre choix.

La confiance en soi.

Face aux nombreuses inquiétudes qui envahissent l’adolescent en cette période des grands changements dans son corps, le conseiller devrait l’aider à développer de la confiance en soi. Car, la confiance en soi se trouve à la base de l’épanouissement d’une personne. Elle découle de la connaissance de son propre caractère, de ses forces et de ses capacités mais aussi de ses faiblesses, de ses désirs…

La notion de confiance en soi, est rattachée à deux autres notions qui sont reliées : l’image de soi et l’assurance.

L’image de soi : est la façon dont une personne se perçoit, s’estime et se juge globalement (ex je suis gentille, je suis accueillant, je suis sincère, sérieuse…)

L’assurance : est la force intérieure liée à la valeur qu’une personne accorde à ses capacités et à son image (ex : étant sur de moi, je peux dire non à une proposition négative d’un ami ou d’une amie).

Donc, la confiance en soi est le sentiment de sécurité intérieure qui est engendrée par le fait d’être en accord avec soi-même et avec son image.

Une personne qui développe un sentiment de sécurité intérieure, qui connait ses forces, ses capacités et ses faiblesses sera en mesure de faire face aux sollicitations sexuelles des autres et à la pression des pairs. Il pourra également gérer ses propres désirs. C’est l’objectif visé en aidant l’adolescent à développer la confiance en soi.

2ème étape : AU MILIEU DE L’ADOLESCENCE : 14-15 à 17 ans (d’après OMS)

Généralement, c’est au cours de cette étape que les adolescents et jeunes connaissent leurs premières expériences sexuelles.

L’objectif du conseilling en cette période devra être orienté

  • premièrement vers le recul dans la mesure du possible, de l’âge des premiers rapports sexuels.

  • Secondairement, accompagner ceux qui entrent dans la vie sexuelle à se prévenir des conséquences néfastes de la sexualité non responsable, par la bonne connaissance des déterminants et des conséquences liés aux comportements sexuels à risque.

2.1 Les différents problèmes

A ce stade de l’adolescence, les problèmes sont liés essentiellement aux liaisons amoureuses et affectives à savoir :

        • Les grossesses non désirées,

        • Les avortements,

        • Les IST et l’infection au VIH/Sida, etc.

Compte tenu des problèmes qu’ils auront à faire face au cours de cette étape, les conseillers potentiels sont choisis parmi

  • 1. Les leaders des jeunes

  • 2. Les pairs éducateurs

  • 3. Les médias

  • 4. Les services de planning familial

  • 5. Les professionnels de santé

  • 6. Les encadreurs des adolescents et jeunes dans les églises.

Il est fondamental pour le conseiller de savoir que la sexualité mal abordée par les adolescents expose principalement au risque de grossesses non désirées.

En effet, à l’adolescence, le garçon et la fille vivent des bouleversements sans précédent dans la façon de penser et d’agir. Assaillis par de très fortes émotions induites par la production d’hormones sexuelles et envahi par le sentiment de curiosité et le désir de découvrir, les adolescents n’arrivent pas généralement à faire la part de chose entre l’amitié, l’estime, l’amour, la sexualité…

2.2 Orientations et conseils (psycho dynamique) en lien avec cette étape de l’adolescence

A cette étape de l’adolescence, la réponse aux différents problèmes est essentiellement axée sur la prévention et la promotion de la santé.

Elle repose sur deux stratégies : la guidance (l’orientation) et la prévention des grossesses.

Du fait de l’indisponibilité des programmes réguliers et complets d’éducation sexuelle qui portent sur les sentiments, le respect de son corps et celui de l’autre, la connaissance de son identité, de son orientation sexuelle, les adolescents sont souvent en manque des bonnes informations notamment sur la gestion des relations affectives, des rapports sexuels et des méthodes contraceptives. Ce qui justifie le haut risque des problèmes médicaux aux conséquences psychosociales au cours de cette période.

Aborder la sexualité avec les adolescents : Contrairement à une certaine opinion, l’éducation sexuelle ne favorise pas le vagabondage sexuel, n’est moins encore une excitation à la débauche. Il est clairement démontré à ce jour que parler de la sexualité aux adolescents constitue un puissant rempart en faveur d’une sexualité responsable, car le fait d’aborder des sentiments, des émotions et des questions qui les tracassent leur donne les moyens et les armes pour prendre des bonnes décisions, non seulement pour eux-mêmes, mais également pour ceux qu’ils aiment et pour la communauté toute entière.

L’adolescent doit savoir définir ses relations, d’en connaitre les limites et surtout d’éviter les déviations et les risques que cela peut entrainer au plan sexuel.

Fort des risques et déviations dans chacune de ces relations, les adolescents méritent d’être sensibilisés sur leur capacité à résister aux pulsions et aux pressions. Ils doivent savoir qu’ils ne peuvent pas tout se permettre dans ces relations. Le toucher étant souvent un signal avant coureur d’une agression, certains touchers ne doivent pas être permis, il en ait de même des baisers et de certaines fréquentations (lieux obscurs ou isolés…)

L’acte sexuel sollicite toutes les dimensions de l’être humain : son corps, son cœur et son esprit. Il ne devrait pas être réalisé sans une raison valable pour soi et pour le partenaire. Le conseiller a le devoir de rappeler aux adolescents qu’ils ne sont pas encore prêt à assumer les responsabilités de parent, il ne faudrait pas qu’ils se laissent influencer sans raisonner sur les conséquences éventuelles qui peuvent survenir à tout moment, même la toute première fois.

L’idéal est de persuader l’adolescent à reculer les premiers rapports sexuels le plus longtemps possible même si l’ignorance, la curiosité et la pression des pairs finissent souvent par avoir raison dans le chef de l’adolescent. Si cela doit arriver, le conseiller devra alors apprendre à l’adolescent à peser le pour et le contre avant de s’engager dans la sexualité. Cela implique beaucoup de responsabilité et peut avoir des conséquences fâcheuses comme une grossesse non désirée, une IST ou le VIH/Sida.

Plusieurs raisons peuvent pousser l’adolescent à avoir des relations sexuelles. Il est bon pour le conseiller de le savoir afin de développer des arguments susceptibles d’anéantir l’élan qu’auront suscité ces raisons et surtout donner à l’adolescent le moyen de contourner ces arguments. Dans leur milieu de vie, les raisons suivant sont évoquées pour pousser aux rapports sexuels :

  • Prouver ses sentiments, montrer qu’on est un homme ou une femme

  • Pour arrêter les moqueries ou les pressions de pairs qui le qualifient de « youma » c’est-à-dire un craintif, un peureux.

  • Se consoler de manque d’affection en famille

  • Satisfaire un besoin matériel (recevoir un cadeau, avoir de l’argent)

  • Obtenir une note en classe ou un emploi

  • Garder ses chances de mariage, garder un copain ou une copine

  • Satisfaire ses pulsions et son corps, satisfaire sa curiosité

  • Eviter d’avoir des myomes, éviter d’être stérile lorsque l’on sera marié

  • Faire de l’entrainement avant le mariage

Outre ces raisons, subsistent également des fausses croyances et mythes entretenus autour des rapports sexuels du genre :

  • Si un homme n’a pas de rapports sexuels pendant longtemps, il aura mal au dos, et cela pourra entrainer une déformation physique

  • Tous les attouchements physiques doivent aboutir absolument aux rapports sexuels

  • L’absence des rapports sexuels conduit à l’impuissance/frigidité et à la stérilité

  • C’est la responsabilité de la femme à mettre le préservatif sur le pénis de l’homme

  • Une fois qu’un homme a une érection, il doit avoir nécessairement un rapport sexuel pour se calmer

  • Les seins des filles ne se développent que lorsqu’elles ont des rapports sexuels

  • Les rapports sexuels soignent les règles douloureuses

Il doit être clairement signifié à l’adolescent qu’aucune de ces assertions ou raisons si contraignantes et séduisantes qu’elles paraissent ne peut justifier les rapports sexuels.

Le conseiller pourra ainsi aider à intérioriser certaines craintes en valeurs positives en rapport avec la sexualité :

  • le fait d’avoir peur de la réaction des parents

  • la peur d’attraper une grossesse non désirée

  • la peur de salir la réputation de la famille

  • la crainte d’interrompre sa scolarité ou de réduire ses chances de mariage

  • la crainte de mourir du Sida

  • le respect de ses croyances ou de sa religion

L’éducation sexuelle des adolescents constitue un moyen efficace de retardement de l’activité sexuelle. Faisant défaut dans la plupart de cas, les adolescents recourent à leurs amis qui malheureusement ne sont pas mieux lotis qu’eux. C’est ainsi qu’ils se transmettent et entretiennent des mythes et fausses croyances qui nourrissent nombreux comportements à risque avec leurs conséquences parmi lesquelles, les grossesses non désirées.

Les grossesses non désirées.

En principe, la grossesse devrait être le couronnement d’un long processus relationnel et non un accident de parcours. Elle devrait être conçue dans un cadre et un contexte bien défini, celui du mariage et d’un acte souhaité et attendu.

Malheureusement, la précocité de l’activité sexuelle, l’ignorance notamment des méthodes contraceptives et la non maitrise des pulsions sexuelles conduisent beaucoup d’adolescents à des grossesses non désirées. En RD Congo, ces grossesses d’adolescentes de 15-19 ans contribuent pour 18,6% (EDS, 2007) de la natalité globale et que 30% d’adolescentes de moins de 20 ans recourent à des avortements (ELS, 1998).

Les rapports sexuels précoces.

Ce sont des rapports sexuels qui ont lieu avant l’âge de la maturité biologique (âge variant d’un individu à l’autre). Scientifiquement, cette maturité est atteinte à l’âge de 20 ans.

Le conseiller devra être informé sur ses causes qui sont nombreuses afin d’anticiper les conseils à donner aux adolescents.

Les causes peuvent être :

  • socio-économiques : modernisme (films, photoromans, inversion des valeurs), imitation des pratiques étrangères, certaines coutumes, promiscuité, pauvreté, ignorance, pression des pairs, manque d’affection en famille, etc.

  • biologiques : puberté précoce, besoins physiologiques, etc.

  • traumatiques : recherche de plaisir, curiosité, viol, etc.

Les conséquences qui en découlent sont les infections sexuellement transmissibles dont le VIH/Sida, la débauche, la déscolarisation, les grossesses précoces et non désirées, les avortements clandestins, la parenté précoce, l’infertilité (conception tardive)/ la stérilité, les traumatismes, etc.

Des bonnes raisons à évoquer par l’adolescente vis-à-vis de son partenaire pour différer les premiers rapports sexuels, par exemple savoir dire à son ami que

  • Le vrai amour attend car l’amour doit murir, il doit apprendre à contrôler ses désirs, il doit savoir dire non à tout ce qui peut blesser ou le détruire. C’est pourquoi l’abstinence (et ou la chasteté) jusqu’au mariage est importante. Il faut une relation basée sur du solide où la confiance règne, un amour assez puissant pour résister aux tentations.

  • La crainte de Dieu demande aux adolescents l’abstinence avant le mariage, c’est pour que les adolescents aient une qualité de la vie meilleure. La plus grande preuve d’amour et de fidélité à donner à son compagnon, c’est de patienter jusqu’à la bénédiction de Dieu.

  • Tout cela n’est pas seulement une question de morale religieuse. C’est plus une question du bon sens, dans l’intérêt de tous. Car l’abstinence (et/ou la chasteté est une valeur humaine valable pour tous.

Pour mieux parvenir, il est conseillé à l’adolescent de prendre distance vis-à-vis des mauvaises compagnies et des situations compromettantes, apprendre à nourrir son esprit des idées positives à travers des lectures enrichissantes, de bons romans, de bons films éducatifs (même s’ils sont de plus en plus rares ces derniers temps), fréquenter des personnes vraiment responsables avec des échanges fructueuses et positives, pratiques des activités constructives et qui te font grandir.

Conseillez les adolescents à entretenir plutôt des amitiés simples, désintéressées, sans calcul, fraternelles (comme avec on frère ou ta sœur), qui leurs feront découvrir lentement mais surement le sens d’une vrai amitié. C’est ainsi qu’ils pourront murir et vivre plus tard les meilleurs moments. Mais attention, il faudrait insister sur l’amitié intime et particulière qui est une relation très délicate à l’adolescence, surtout pour la jeune fille : rappeler que « trop de familiarité avec un ami peut lui laisser croire que tu es disponible, qu’il a sa chance, son ticket avec toi. Il aura des arrières pensées autre que les tiennes, il pourrait te calculer et cela pourrait mal tourner ».

Pourtant l’amitié simple, vraie, positive est très différente. C’est une relation où l’on garde ses distances et la pudeur (donc sans flirt, ni sexe), où l’on ne s’enferme pas dans un petit couple ou dans la clandestinité. Cette relation est comme frère et sœur, dans le respect mutuel et le partage des intérêts, des soucis, des richesses de chacun. Elle peut se vivre au grand jour, elle permet de murir dans son cœur et d’être plus ouvert aux autres.

Les grossesses précoces

C’est toute grossesse qui survient avant la maturité biologique totale, c'est-à-dire avant l’âge de 18 ans. Les causes sont : mariages précoce, rapports sexuels précoces, violences sexuelles, ignorance des notions de la reproduction, influence du milieu, pauvreté, rapports sexuels irresponsables.

Les conséquences sont : l’abandon des études, les conflits familiaux, le rejet par la famille, les parents précoces, les avortements clandestins, la stérilité, le décès, la stigmatisation par la société, la restriction des perspectives de carrière et possibilités d’emploi, scolarisation limité, abandon de l’enfant et fistule gynécologique.

20% des enfants nés des mères adolescentes ont une probabilité de décès avant 5 ans, d’une fois supérieur à celle des enfants nés de mères âgées de 20 à 29 ans. (UNFPA, 2002). Les grossesses précoces peuvent être mortelles pour la jeune mère et pour l’enfant suite à l’accouchement difficile, l’hypertension artérielle, l’hémorragie après accouchement, les traumatismes génito-urinaires.

Les grossesses non désirées

Se sont celles qui surviennent chez toute femme à un moment où elle ne l’attendait pas, elles sont fréquentes particulièrement à l’adolescence.

Les causes sont les rapports sexuels non protégés, les violences sexuelles, l’ignorance et ou la mauvaise utilisation des méthodes contraceptives, l’ignorance sur les notions de la reproduction.

Les conséquences sont : les conflits familiaux et conjugaux, l’avortement, la charge économique, l’accouchement rapproché, la morbidité élevée

Le conseiller doit persuader l’adolescent à comprendre que le sexe étouffe le cœur, la haute tension sexuelle grille la fragile relation des cœurs qui demande patience et douceur pour murir. Et que la fusion charnelle court-circuite l’union fraternelle, sentimentale et même spirituelle.

Les adolescents se trompent souvent en croyant et en faisant croire que l’union sexuelle va approfondir l’amour avec leur copain ou copine. Il s’agit d’une fatale illusion, car le plus souvent c’est le contraire : en voulant faire l’amour, l’amour est fait, fini et défait !

Le conseiller doit convaincre l’adolescent à admettre que faire l’amour trop précocement c’est comme bâtir une maison sans fondation, qui finira par s’écrouler, c’est aussi cueillir un fruit avant sa maturité, sans lui donner le temps de murir et devenir savoureux ; le fruit sera indigeste et sera finalement jeté.

Le conseiller devra insister sur le fait que dans une relation affective non murie, la fille est souvent la première perdante, car pour elle, c’est d’abord le cœur qu’elle donne et le cœur de son compagnon qu’elle cherche, et que, très souvent en retour, elle n’en reçoit que du sexe de la part de son compagnon. Car, le garçon regarde naturellement le corps de la fille avant son cœur. Au lieu de la joie d’un cœur à cœur, elle devient l’objet d’une conquête de plus, sujet d’un corps à corps qui finit par la déception et des blessures avec des sentiments d’avoir été exploité et une angoisse des conséquences telles que maladies et grossesses.

Grossesses précoces et avenir de l’adolescent

Le conseiller devra comprendre et savoir répercuter à son client qu’à partir des premières règles, la fille peut tomber enceinte par naïveté sexuelle, ignorance ou encore parce que poussée par son instinct ou une curiosité inconsciente à découvrir le rapport sexuel en ignorant bien sur, tout des conséquences de son acte. Elle portera ainsi une grossesse précoce qu’elle n’aura pas souhaitée.

La communication ouverte et continue commencée très tôt avec les adolescents est fondamentale, car permet de les accompagner, de les aider à devenir des personnes adultes réfléchies, conscientes, responsables et capables d’éviter les comportements à risque.

Le manque de communication avec les adolescents a des lourdes conséquences sur l’avenir des adolescents :

  • D’abord leur vie est risquée parce que leur corps n’est pas prêt pour conduire à terme une grossesse et accoucher sans difficultés, parce qu’elles n’ont pas fini elles-mêmes leur développement ;

  • Un manque des soins adéquats par faute de moyens peut compliquer davantage la situation et entrainer la mort des victimes ainsi que celle de leur bébé

  • Leur scolarité est provisoirement ou définitivement interrompue selon le cas

  • Tous les investissements des parents pour la scolarisation de leur fille sont perdus

  • Il faut beaucoup de perspicacité de la part des conseillers et beaucoup de volonté des adolescents pour une reprise de la scolarité après accouchement. On note beaucoup de cas d’abandon parmi ces filles dont certaines perdent confiance en elles et aussi l’espoir de réussir dans un contexte devenu beaucoup plus difficile pour elles. Celles qui n’ont pas de soutient peuvent facilement récidiver ou s’orienter vers la prostitution.

Les avortements provoqués

L’attention de la jeune fille devrait être attirée sur le fait qu’ une grossesse est vite arrivée simplement à cause de quelques secondes d’inconscience (coup de cœur, prise d’alcool ou de drogue) ou de plaisir éphémère ou de l’incapacité de dire NON à la sollicitation de son copain. Donc, une seule ouverture peut s’avérer fatale, même la toute première tentative peut faire basculer la vie au cauchemar. Et l’on est tenté, à la suite des conseils d’amis ou des parents, ou même du copain à « évacuer la chose gênante », commettre ainsi l’avortement.

Un avortement provoqué est une interruption volontaire de la grossesse avant 180 jours de vie du fœtus. Les causes  des avortements provoqués sont :l’irresponsabilité parentale, la peur des parents, la crainte d’être renvoyé de l’école, le refus de responsabilité, la honte, le doute de la paternité, l’ignorance des méthodes contraceptives, etc.

Les conséquences sont : infection pelvienne (douleur au bas ventre), hémorragie, perforation utérine, septicémie (infections généralisées), intoxication (utilisation des substances toxiques), infertilité/stérilité, culpabilité, conflits familiaux, décès etc…

Les avortements sont très fréquents à l’adolescence, et ils sont généralement faits dans des mauvaises conditions hygiéniques et conduisant ainsi à des complications très redoutables.

Le conseiller doit insister auprès des adolescents en démontrant combien l’avortement est dangereux en raison des risques énormes de risques d’infections, de stérilité et de morts. Il doit user des arguments tels que : « avorter c’est tuer son enfant, sa propre chair, la chair de sa chair, sa conscience et son cœur et sa propre maternité ». Il devra rappeler à la fille que l’avortement constitue une option mortelle. Car en voulant effacer un faux pas, on en commet un autre beaucoup plus grave. Et d’insister sur le fait qu’une fille qui avorte souffrira tôt ou tard des remords, et quelques fois des cauchemars, des traumatismes et des dépressions.

Le garçon vivra également une sensation de culpabilité s’il a lâché sa copine avec sa grossesse, la laissant à sa propre détresse ou à sa panique et surtout s’il l’a poussé à avorter.

De même la famille et l’entourage portera une responsabilité s’il elle pousse la fille à l’avortement.

Le conseiller devra rappeler aux adolescents que même né par accident, un enfant reste un être humain à part entière, doué des capacités qui peuvent faire de lui un génie, un bienfaiteur de l’humanité. Car c’est à l’aboutissement que l’on juge d’une vie, et non à ses débuts.

Au conseiller d’attirer également l’attention de l’adolescente sur les complications de l’avortement qui peuvent être aigues (hémorragie suivie d’un choc puis décès) ou chroniques, se manifestant à long terme (douleurs au bas ventre et stérilité dus aux infections).

Face à ces conséquences très graves, le conseiller doit jouer un rôle fondamental dans la prévention quelque soit le niveau auquel il se situe. La communication s’avère une fois de plus très primordiale pour répondre aux besoins d’information de l’adolescent dans le domaine de la santé sexuelle et de la reproduction. Il existe malheureusement les mythes et faussetés répandues chez les adolescents qui contribuent à la banalisation de l’avortement. Le conseiller se doit de les connaitre promouvoir les bonnes vertus, et dissiper ces contres vérités.

Mythes et faussetés


Ce qui est vrai

Après un mois de grossesse, il n’ya qu’une boule de sang, l’enfant ne se forme qu’à partir du troisième mois

Dès la conception, la vie commence. Certains en doutent parce que l’enfant n’a pas encore pris la forme d’une personne adulte


L’avortement, c’est comme enlever une chique de son corps

Le chique niche sous la peau, c’est bien différent de l’enfant qui se retrouvent dans la matrice et dont l’expulsion provoquée occasionne une destruction de la muqueuse


Il n’y a pas d’inconvénients d’avorter ; tout ce que les gens avancent sont des mensonges

L’avortement entraine toujours une conséquence même si tout s’est bien passé. La souffrance morale et même physique et les remords sont inévitables.


L’enfant qui n’est pas encore né n’a aucun droit. Il appartient à la femme enceinte d’en disposer comme il veut.

L’enfant a des droits dès sa conception, car c’est déjà un être humain à part entière.

Il est bon que l’on rappelle régulièrement aux adolescents que « faire l’amour peut tuer »

par curiosité, pour recherche du plaisir, pour faire comme les autres, pour éviter les moqueries, … car c’est plus fort que moi, par chantage etc. ;

Les infections sexuellement transmissibles

Il est indispensable que les conseillers connaissent les infections sexuellement transmissibles (IST) les plus courantes et aussi le VIH/Sida qui est une véritable pandémie à la quelle les adolescents et jeunes sont exposés.

Les adolescents sont particulièrement vulnérables aux IST pour des raisons d’ordre biologique. Leurs organes de reproduction n’ont pas encore atteint leur pleine maturité et, ensuite il est établit que les germes pathogènes responsables des IST pénètrent plus facilement dans la glaire cervicale des jeunes filles que celles des femmes plus âgées.

Le conseiller abordera avec l’assurance requise en temps opportun avec l’adolescent, des entretiens et discussions sur les IST sous forme de communication ouverte et continue.

Il est bon de rappeler qu’une infection sexuellement transmissible est une infection des organes génitaux masculins ou féminins qui se transmet d’une personne à l’autre au cours des rapports sexuels. Les IST mal soignées peuvent conduire à la stérilité aussi bien chez la femme que chez l’homme.

Les symptômes courants des infections génitales : écoulement inhabituel au niveau du vagin chez la femme et du pénis chez l’homme, lésions au niveau des organes génitaux, démangeaisons, douleurs pendant les rapports sexuels, besoin d’uriner fréquent ou douleurs en urinant…

Parmi les infections courantes, on a : la gonorrhée, la syphilis, le chancre mou, l’herpès et l’infection à chlamydia, le condylome, hépatite virale etc.

La gonorrhée encore appelée blennorragie ou chaude pisse :

Causée par une bactérie appelée Neisseria gonorrhea ou gonocoque, elle peut infecter les voies génitales, la gorge ou le rectum. Elle est transmise lors des rapports oraux, vaginaux ou anaux avec une personne infectée. Une personne infectée peut transmettre la maladie pendant plusieurs années à d’autres personnes jusqu’à ce qu’elle soit elle-même correctement traitée.

Les symptômes chez la femme sont notamment un malaise abdominal, des pertes vaginales, une modification des règles et une brulure. Chez l’homme, il ya un besoin fréquent d’uriner avec des douleurs à la miction et un écoulement blanc jaunâtre.

La gonorrhée peut avoir des graves conséquences : rétrécissement du pénis chez l’homme, obstruction des trompes chez la femme, cécité du nouveau né dont la mère est atteinte, grossesses extra utérines etc…
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