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1.3.1. Définir les composantes de l’objectifPour Mager (1977) « un objectif est une intention communiquée par une déclaration qui décrit la modification que l’on désire provoquer chez l’étudiant , déclaration précisant en quoi l’étudiant aura été transformé une fois qu’il aura suivi avec succès tel ou tel enseignement ». Dans une perspective plus actuelle, nous dirons avec M. Minder (1999) qu’un objectif est la description des composantes du comportement à acquérir : Description de la composante mentale ( la représentation) :
Pour décrire la composante mentale de l’objectif, Meirieu (1992) propose que l’objectif soit formulé « en termes de corrélation d’un outil et d’une série de situations auxquelles cet outil est adapté », et il propose le libellé de base suivant : « L’élève sera capable d’utiliser l’outil x pour résoudre un problème se caractérisant précisément par … ». L’objectif mentionnera donc, outre l’objet, l’opération mentale (« Analyser », « Synthétiser », etc.) propre à la capacité sollicitée.
Barlow (1996) rappelle que l’objectif « opérationnel » doit être formulé de façon univoque, en termes de comportement observable, en précisant les conditions de son exercice et le critère d’acceptabilité. Nous partageons son avis.
Si l’on veut libeller un objectif pour qu’il incluse tout à la fois la composante mentale et la composante observable du comportement, on peut proposer de façon générale, le libellé type suivant : « Au terme de l’activité, l’apprenant aura amélioré sa compétence x, grâce à la mobilisation de la capacité y, et sera capable de la manifester par la performance z. » La dernière partie de cet énoncé pourra être opérationnalisée selon les spécifications et indications visant à en assurer le caractère explicite et évaluable. En dernière analyse, modifier son comportement, c’est donc :
Dans la même logique, définir le comportement objectif, c’est faire la description de la compétence choisie, de la capacité sélectionnée et de la performance attendue.1.4Exemples de capacités Jean-Marie De Ketele (UCL) a énoncé une liste de capacités dites cognitives de base (CCB). Avec Philipe Capelle & al. (1999), nous reprenons quelques-unes une dans une formulation différente mais proche de celle de J.M. De Ketele : 1° Utiliser les langages technique et symbolique en faisant comprendre l’intérêt de ceux-ci. 2° Présenter des informations en tableau, graphique ou schéma, et les interpréter. 3° Démêler une situation qui pose problème. 4° Développer l’imagerie mentale et l’abstraction. 5° Récolter de l’information. 6° Traiter de l’information. 7° Prendre des notes structurées. 8° S’approprier des concepts notionnels fondamentaux. La plupart de ces capacités peuvent être exercées dans chaque chapitre du cours de physique. * Ainsi par exemple, le professeur réalise un exposé introductif sur l’histoire de la cinématique au fil des siècles, et en profite pour expliquer le concept de science (Qu’est-ce qu’une science ? Pour faire quoi ?). Les élèves ont pour consigne de prendre des notes de façon à mettre en évidence la structure de l’exposé (capacité 7°). * En cinématique, l’élève doit maîtriser le vocabulaire spécifique aux mouvements et distinguer ce vocabulaire scientifique du langage courant ; il doit aussi communiquer le résultat de ses recherches sous forme de loi mathématique (capacité 1°). Il saura faire la collecte et la représentation des résultats de mesures lors de l’étude d’un mouvement. (Capacité 2°) Il devra aussi faire l’appropriation de la définition de toute une série de concepts introduits lors de l’étude du mouvement rectiligne uniforme (MYU) ou du mouvement rectiligne uniformément accéléré (MRUA) (Capacité 8°) 1.5Exemples de compétences (D’après Philippe Capelle et al.,1999) 1° Réaliser et exploiter un dispositif expérimental original permettant :
2° Rédiger un rapport d’expérimentation personnelle permettant la mise en évidence :
Cette activité mobilise un ensemble de ressources, à savoir :
Ces activités présentent également un caractère finalisé, qui est le dispositif monté et le mode opératoire rédigé pour la compétence 1, et le rapport de laboratoire pour la compétence 2. Elles sont aussi liées à une famille de situations. Pour la compétence 1, chaque fois que l’expérimentation intervient dans une démarche scientifique, une expérience est à imaginer et mettre au point, dès qu’une hypothèse est à vérifier ou à formuler. La compétence 2 apparaît après chaque expérience de physique, de chimie ou de biologie, lorsque l’élève doit rédiger un rapport de laboratoire. Les situations sont donc très variées, tout en appartenant à une même famille. Ces deux activités présentent un caractère disciplinaire. On voit de suite que, parmi les ressources mobilisées, certaines sont tout à fait transversales (dégager l’essentiel de l’accessoire, respecter des consignes, réaliser un tableau structuré de résultats, construire de phrases correctes), alors que d’autres sont plus spécifiques aux cours de sciences (observer et décrire le déroulement d’un phénomène, schématiser un dispositif expérimental, imaginer et/ou relater la chronologie d’un mode opératoire). De plus, certains savoirs purement disciplinaires sont nécessaires (structure d’un rapport de laboratoire, matériel expérimental, …) Enfin, ces activités sont évaluables. Il est possible de construire une grille de critères pertinents pour l’évaluation de ces deux compétences. 1.6Le projet éducatif Nous sommes d’accord avec Alain Gerard – Michekl Adravic (1994) que le projet éducatif constitue le cadre général de référence à partir duquel le professeur doit former les élèves à leur rôle de citoyen responsable et les conduire à rendre la société plus humaine, plus tolérante, plus solidaire et plus juste. La formation intellectuelle est en effet indissociable de la formation morale, sociale, civique, affective, esthétique et physique car la personnalité de tout être humain forme un tout cohérent. Un idéal moral, un idéal de vie, la force de caractère et une tête bien faite sont absolument indispensables pour tout futur adulte qui veut réussir sa vie dans la dignité humaine. C’est pourquoi : « se fondant sur le concept de la dignité, l’école se fait un devoir de former des caractères et d’assurer le développement progressif de l’analyse des raisons d’agir, le sens de la solidarité humaine, le désir de justice sociale, le refus des excès totalitaires, le respect de la liberté, l’attachement à l’idéal démocratique, le devoir de responsabilité personnelle et réfléchie dans les actes de la vie intellectuelle et sociale ; voilà autant de notions de moralité humaine ayant une portée universelle que l’école entend inculquer aux jeunes générations confiées à ses soins. » 1.7Les objectifs finals (compétences globales) Ces objectifs ont pour caractéristique essentielle d’être indépendants de la matière enseignée. Ils sont donc, sans difficulté majeure, transférables à d’autres cours ou à la vie professionnelle et privée. Pour ce motif, on les désigne aussi sous l’appellation de compétences transversales. Ils cadrent parfaitement avec le projet éducatif de l’enseignement de notre pays (cfr loi-cadre interprétée au point 1-6 ci-dessus). Il s’agit essentiellement des aptitudes ci-après : 1.7.1. En matière de savoir-faire ;: capacité de (d’) :
1.7.2. En matière de savoir – être (savoir – devenir) :
Les objectifs généraux de l’enseignement de la physique au secondaire dans les classes d’initiation doivent permettre d’atteindre progressivement les compétences globales visées. En ce qui concerne les savoirs et savoir-faire relatifs à la cinématique, on trouvera dans le deuxième chapitre de ce travail, les objectifs qui, communiqués aux élèves leur permettront de prendre conscience de ce qui est attendu d’eux aux termes de restitution et de production personnelle. CHAPITRE II : OBJECTIFS SPECIFIQUES DE L’ENSEIGNEMENT DE LA PHYSIQUE EN TROISIEME SCIENTIFIQUE La définition des objectifs spécifiques de l’enseignement de la physique en troisième scientifique est élaborée suivant la répartition prévue dans le programme national de physique en vigueur jusqu’à ce jour selon les savoirs et le savoir-faire. 2.1. NOTIONS PRELIMINAIRES
a. Savoirs
b. Savoir-faire
2.2. GRANDEURS FONDAMENTALES
a. Savoirs
b. Savoir-faire
2.3. MECANIQUE A. Dynamique
F = m x
a. Savoirs
b. Savoir-faire
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