Être dessous, tenir bon, le terme latin








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Leibniz défend une conception résolument pluraliste. Il existe selon lui une infinité de substances, simples ou composées. C'est un « lien substantiel » (vinculum substantiale en latin) qui fait l'unité et la cohérence de la substance composée. Le composé de plusieurs substances a lui-même une réalité substantielle.


L'auteurs des Nouveaux essais sur l'entendement humain reprend le mot (utilisé par Giordano Bruno après Plotin) de « monade » (du grec monas, « unité ») pour désigner la substance simple58. La monade ne peut apparaître et disparaître que d'un coup59, en droit elle est indestructible. Sa perfection est exprimée par le terme d'entéléchie60, que Leibniz reprend à Aristote61.

« Chaque substance singulière, écrit Leibniz, exprime tout l'univers à sa manière et (…) dans sa notion tous ses événements62 sont compris avec toutes leurs circonstances et toute la suite des choses extérieures »63. « Toute substance est comme un monde entier et comme un miroir de Dieu ou bien de tout l'univers, qu'elle exprime chacune à sa façon, à peu près comme une même ville est diversement représentée selon les différentes situations de celui qui la regarde »64. Les monades sont sans portes ni fenêtres, mais leur réglage mutuel constitue une harmonie universelle65. L'union de l'âme et du corps n'est pas un mélange (Descartes) ni une causalité double (Spinoza) mais une concomitance et elle exprime de manière particulière la connexion qui existe entre toutes les substances de l'univers. Leibniz utilise deux images pour dire cette harmonie : celle des horloges réglées au départ par un horloger et celle d'un orchestre composé de plusieurs groupes de musiciens interprétant leur partition.

Parce que la matière, inerte et passive, ne saurait à elle seule constituer l'unité des substances, Leibniz réhabilite la notion scolastique de forme substantielle pour rendre compte de cette unité et de leur dynamisme66. C'est grâce à la forme substantielle qu'un corps dépasse sa réduction en étendue, grandeur et mouvement. La mécanique doit être dépassée en dynamique. « Toute la nature du corps ne consiste pas seulement dans l'étendue67, c'est-à-dire dans la grandeur, figure et mouvement, mais il faut nécessairement y reconnaître quelque chose qui est du rapport aux âmes et qu'on appelle communément forme substantielle »68. Leibniz, pour lequel, en toute rigueur, la moindre différence qui fait que deux choses ne sont pas semblables fait qu'elle différent d'espèce, identifie la forme substantielle à l'âme ou à l'esprit.

Leibniz met l'accent sur le lien d'inhérence de sujet à prédicat plutôt que sur le lien de dépendance ontologique, comme chez Descartes. Or ce lien de sujet à prédicat est pensé en termes d'enveloppement : « La notion individuelle de chaque personne enferme une fois pour toutes ce qui lui arrivera jamais »69. La substance ou la substantialité est la loi qui régit la série des prédicats que l'on peut lui attribuer.

III. Les théories critiques du concept de substance


Selon le père Tempels, auteur de La Philosophie bantoue, la notion de substance est inconnue des Bantous. Pour eux, les créatures gardent entre elles un rapport ontologique intime comparable au lien de causalité qui relie la créature au Créateur. Dans la conception bantoue, le monde est un réseau de forces et non un agglomérat de substances : « Le monde des forces se tient comme une toile d'araignée dont on ne peut faire vibrer un seul fil sans ébranler toutes les mailles ».

En Inde, le brahmanisme puis l'hindouisme reposent sur l'idée d'un absolu (brahman) substantiel. Le rejet de la substance caractérise le bouddhisme, lequel est un phénoménisme radical. Pour le bouddhisme, en effet, la permanence, donc l'idée même de fondement, est une illusion.

En Europe, avant l'établissement de la pensée empiriste, seul le scepticisme ira aussi loin dans la récusation de l'idée de substance. Le scepticisme critique la théorie stoïcienne de la « représentation compréhensive » (phantasia kataleptikê) : il n'y a pas de substrat derrière l'affect. L’hupokeiménon est, du point de vue sceptique, une fiction philosophique. Avec les informations sensibles que notre réceptivité naturelle nous fournit, c'est à un chaos d'impressions flexibles et muables que nous sommes confrontés.

La philosophie empiriste rejettera pareillement le concept de substance, mais au lieu de procéder d'un coup à son éradication, elle procédera par étapes.

Pour Locke, la substance est une idée complexe, et non pas simple comme l'affirmait la métaphysique depuis Aristote, elle est faite d'un agrégat de plusieurs idées70. Les idées simples - issues des impressions sensibles - sont rapportées, par habitude mentale (il y a des qualités qui vont constamment ensemble), à un supposé substrat (indéterminé) dans lequel elles subsistent et dont elles sont l'effet, et que pour cette raison nous nommons substance71. Locke réduit la catégorie de substance à une série d'idées simples - c'est-à-dire à une série de manifestations phénoménales - et refuse à l'esprit humain la capacité d'en pénétrer la nature intime, son essence réelle. « Ainsi, toute personne examinant sa notion de pure substance en général, découvrirait qu'il n'en a absolument aucune autre idée que la supposition seule d'un je-ne-sais-quoi, support de qualités capables de produire en nous des idées simples ; et ces qualités sont communément appelées accidents »72. Locke évoque l'image de la mythologie de l'Inde - qui fait reposer le monde sur un éléphant, l'éléphant sur une grande tortue et la tortue sur « quelque chose, je ne sais quoi »73. Ceux qui prétendent détenir avec la substance un support solide et étendu pour l'ensemble des qualités sensibles bâtissent pareillement sur le vide. On ne peut avoir de la substance aucune idée déterminée. Elle n'est qu'une supposition obscure et relative.

Nous n'avons d'idées, dit Locke, que de trois sortes de substances : Dieu, les intelligences finies et les corps74.

Les « sortes particulières de substance » sont issues de la combinaison d'idées simples75. Ainsi la coexistence de la couleur jaune et d’un métal assez lourd donne-t-elle, par habitude, l'idée de la substance « or ». L'empirisme de Locke est atomiste et associationniste et il met l'accent sur l'importance du langage comme véhicule d'habitudes de pensée - le mot en effet est un point fixe qui induit le substantialisme.

Ce qui est vrai pour la « substance matérielle » se vérifie pour la « substance spirituelle ». « Inférant que les opérations de l'esprit (penser, raisonner, avoir peur...) ne subsistent pas par elles-mêmes, et ne percevant pas comment il est possible qu'elles appartiennent à un corps, ou qu'elles soient produites par lui, on tend à penser que ce sont les actions d'une autre substance que l'on appelle Esprit »76.

Les idées constituant nos idées complexes de substances corporelles sont, dit Locke, de trois sortes : les idées des qualités primaires de choses, les qualités secondaires sensibles et l'aptitude des substances à donner ou recevoir des altérations de ces qualités premières77 - ainsi le mouvement de la limaille de fer nous fait-il découvrir le pouvoir de l'aimant. Les pouvoirs, pour Locke, forment une grande partie de nos idées complexes de substances78.

Locke fut l'un des premiers à s'aviser que le partage des choses en espèces distinctes n'est pas un fait de nature, mais une création du langage.

L'empirisme de Berkeley est paradoxal, parce qu'il nie l'existence objective de la matière79. « Je nie l'existence de la substance matérielle non pas uniquement parce que je n'en ai aucune notion, mais parce que sa notion est contradictoire »80. La substance étendue est selon Berkeley une illusion grammaticale. Il n'y a pas d'autre substance que l'intelligence, la faculté qui perçoit81. La matière, en effet, n'est jamais saisie comme telle, mais à travers ses qualités sensibles82. Berkeley récuse la distinction entre qualités premières et qualités secondes83. Définir la matière par l'étendue, la figure et le mouvement, c'est la définir par des idées. C'est pourquoi la notion de ce qu'on appelle matière ou substance corporelle implique contradiction84. Pour Berkeley, il n'y a de substance que pensante. Les substances finies que sont les esprits humains sont affectées d'un réseau d'idées ne renvoyant à aucune autre substance qu’à l'esprit divin qui les produit. La nature est, pour ainsi dire, un langage que Dieu nous parle et la matière n'est rien d'autre que la substantialisation indue, pour des raisons grammaticales, d’un prétendu sujet passif et non pensant que l'on imagine à l'extérieur de nous. Berkeley pousse le cogito jusqu'à sa conséquence logique mais non cartésienne : je ne pense que des choses pensées, ce qui ne signifie pas seulement que je ne les pense qu'en tant que pensées, mais qu'il m'est impossible de leur assigner un quelconque statut ontologique autre que cet « être-pensé ».

Inspirée de Berkeley, la critique de l'idée de substance effectuée par Hume vise non seulement le sens commun (naïvement substantialiste) mais aussi la tradition philosophique scolastique et cartésienne, et la pensée de Locke, pour qui l'idée complexe de substance rassemble des idées simples et l'idée confuse d'un substrat inconnu.

Le Traité de la nature humaine commence par distinguer deux types de représentations : les impressions sensibles et les idées (appelées également « impressions de réflexion). L’idée de substance ne peut venir d'une impression sensible, constate Hume. Or les impressions de réflexion « se ramènent à nos passions et émotions et ni les unes ni les autres ne peuvent représenter une substance »85. Hume en déduit que nous n'avons pas d'idée de substance distincte de celle d'une collection de qualités particulières. « L'idée d'une substance (…) n'est rien d'autre qu'une collection d'idées simples qui sont réunies par l'imagination et se voient attribuer un nom particulier, qui nous permet de rappeler cette collection, soit à nous-mêmes, soit à autrui »86. Mais, à l'opposé de Berkeley, Hume ne lie pas son phénoménisme à une métaphysique.

Comme l’immatérialisme de Berkeley et le scepticisme mitigé de Hume, le criticisme de Kant repose sur la critique de l'idée de substance et sur la constitution de la matière en phénomène de l'expérience sensible. Pour l'auteur de la Critique de la raison pure, la substance n'est plus de l'ordre de l’être ou de la chose en soi. Kant voit dans la substance un concept a priori résultant de la forme du jugement catégorique en tant qu'il consiste à affirmer ou à nier le prédicat d'un sujet. Ce concept constitue dans son rapport avec l'accident la première des trois catégories de la relation. Il a pour schème la permanence de la quantité de matière. En faisant de la substance une catégorie de la relation, Kant rompt avec plusieurs siècles de métaphysique occidentale. « Tout ce que nous connaissons des substances, c'est la force »87 - or il n'y a pas de force sans rapport.

Kant conserve donc pour l'idée de substance une certaine validité. Il la désontologise pour la placer sur le plan transcendantal. La substance est la condition de possibilité de l'expérience, un élément essentiel et a priori qui ne trouve de domaine d'application dans la connaissance que dans la mesure où il a besoin d'un schème donné en fait par ce qu'il y a de permanent dans l'intuition spatio-temporelle : le schème de la permanence.

À la substance, première catégorie de la relation correspond le schème qui en dit la constitution temporelle - à savoir la permanence du réel dans le temps, c'est-à-dire la représentation de ce réel comme substrat de la détermination empirique du temps en général.

Au schème de la substance correspond le principe des analogies de l'expérience qui en exprime la constitution relationnelle : « L'expérience n'est possible que par la représentation d'une liaison nécessaire des perceptions »88. La première analogie de l'expérience est le principe de la permanence de la substance et s'énonce ainsi : « Dans tout changement des phénomènes, la substance persiste89, et son quantum n'augmente ni ne diminue dans la nature »90. Tous les phénomènes contiennent quelque chose de permanent (c'est la substance) considéré comme l'objet lui-même, et quelque chose de changeant, considéré comme une simple détermination de cet objet. Permanence et changement n'ont de sens que par le temps, qui est une forme a priori de la sensibilité. Ainsi Kant contribue-t-il à faire passer la substance du champ métaphysique qui était le sien au champ de la connaissance de la nature : jusqu'à la relativité et la mécanique quantique, la physique reposera sur des principes de conservation. « Nihil ex nihilo », « rien ne sort de rien », est déduit du principe de permanence, note Kant91.

La Critique de la raison pure contient une autre critique de la métaphysique de la substance, dans le chapitre traitant de la prétention de la raison à constituer une science de l'âme. Kant critique l'illusion d'une psychologie rationnelle fondée sur l'idée que l'âme est une substance. La perception interne n'offre rien de permanent qui permette l'application du concept de substance à l’âme. Lorsque la raison prétend constituer la connaissance de l'âme en psychologie rationnelle, elle verse dans un paralogisme, le paralogisme de la raison pure. À la différence de la perception des phénomènes de la nature, dont on voit la permanence dans le temps et malgré lui, l'intuition du sujet par lui-même ne peut lui fournir une telle expérience. Le je pense, qui doit pouvoir accompagner toutes mes représentations, est un postulat, et non une donnée empirique92. Kant appelle paralogisme de la substantialité celui dans lequel tombe la pensée lorsqu'elle croit prouver a priori que l'âme est une substance une, qui maintient son identité après la mort.

Épilogue : La déchéance du concept de substance


L'idée de substance, selon Nietzsche, est le symptôme d'une illusion : celle qu'il existe des identités - illusion entretenue par la fixité des mots de la langue. Le « tournant linguistique » qui a marqué la pensée philosophique du XXe siècle a jeté le soupçon sur la pertinence de concepts qui semblaient ne devoir leur légitimité qu’à l'inertie des mots. Le « se tenir sous » des propriétés peut se comprendre de deux façons : comme la permanence d'un objet par rapport au changement de ses qualités, ou comme la position d'un sujet par rapport à la prédication de ses attribut. Dans un cas, la substance renvoie à un substrat réel, dans l'autre à une supposition logique ou grammaticale. Il est possible que la première soit l'implication de la seconde. Doit-on, en effet, comprendre la structure sujet/prédicat comme une conséquence de la structure ontologique qu'elle cherche à énoncer, ou bien inversement doit-on penser que ce n'est que par une transposition (peut-être indue) que nous pensons le réel sous les catégories de la substance et de l'attribut, en ne faisant que déplacer vers l'être les modes de la langue ? La conception classique de la substance aura confondu l'ordre grammatical (sujet/attribut) avec l'ordre réel (substance/accident). Elle aura inconsciemment plaqué sa grammaire et sa logique sur l'ontologie. C'est ce qu'affirmait Bertrand Russell dans son Histoire de la philosophie occidentale : la « substance » est une erreur métaphysique due au fait que l'on a remporté sur la structure du monde la structure des phrases composées d'un sujet et d'un prédicat.

Pourtant, l'ancien coauteur de Bertrand Russell pour les Principia Mathematica redonnera un certain sens à la substance en l'insérant dans une conception dynamique et en en faisant un processus de réalisation. Dans Procès et réalité, Whitehead appelle « entité actuelle » la substance aristotélicienne. Une occasion actuelle est sujet par rapport à celles qui en héritent mais elle est aussi superject93 (néologisme que crée Whitehead à partir du latin superjectum, « placé dessus ») de celles dont elle hérite.

Mais les efforts héroïques de Whitehead ne contrebalancent pas la disparition à peu près totale du terme même de « substance » dans les théories philosophiques et scientifiques. La « vertu dormitive » de l'opium est une formule de Molière qui ridiculisait ceux qui à son époque recouraient aux formes substantielles et qui croyaient expliquer les phénomènes alors qu'ils ne leur donnaient qu’un autre nom. La physique issue d'Aristote est une physique des formes substantielles94 ; la physique moderne, à partir de Galilée les rejette résolument. Les relations, dont les lois sont des expressions, prennent le pas sur la prétendue essence des choses. Gaston Bachelard verra dans le substantialisme l'un des principaux obstacles épistémologiques. Dans la réalité, il n'y a pas de phénomènes simples. Le phénomène est un tissu de relations95, il n'y a pas de nature simple, de substance simple : la substance est une contexture d'attributs. L'énigme sur le semblable96 montre que notre pensée est spontanément substantialiste, et non relationnelle. Dans ses travaux, Jean Piaget a établi que la pensée de l'enfant commence par être substantialiste avant d'être relationnelle. Le plus gros n'est pas nécessairement le plus lourd et il n'est pas évident que le poids et la masse soient deux choses différentes.

L'astrophysicien Arthur Eddington disait que chaque jour, dans son bureau, il avait affaire à deux tables. La première est celle sur laquelle il avait l'habitude de travailler depuis toujours. La seconde est décrite par la mécanique quantique comme un nuage de particules. Il est paradoxal que la substance (que l'on accorde spontanément à la première table) corresponde à la perception empirique la plus simple, alors même que ce concept de substance s'est voulu dans la tradition comme l'expression de la recherche d'un réel au-delà des apparences. Tel a été l'effet de la physique contemporaine que de ravaler la substance au rang des apparences.
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