Jacques monclar (entraîneur jda dijon Bourgogne) : «le Tir»








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date de publication16.05.2017
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COLLOQUE BASKET-BALL A DIJON 16/17 FEVRIER


  • Jacques MONCLAR (entraîneur JDA Dijon Bourgogne) : « le Tir ».


Situation 1 :



Un ballon par joueur, placés à la file indienne derrière la ligne médiane, le Coach est placé sur la ligne des lancers francs (L.F.).

Le joueur arrive en dribble, cadre le Coach (c.a.d. démultiplie les appuis) ; celui-ci indique la direction à prendre et cherche à intercepter le ballon lorsque le joueur passe à proximité. Le joueur attaque la cible avec un drible pour exécuter un « lay-up ».
 Même chose en réalisant un « power ».

 Même chose en réalisant un « flotteur » (style Tony PARKER).
Puis le Coach se place en tête de raquette, à hauteur de la ligne des trois points ; le joueur fait la même chose, mais il ne doit pas dribbler dans la zone à deux points pour partir en lay-up.
 Même chose en « lay-back ».
Et enfin, le coach se replace sur la ligne des L.F. ; le joueur exécute la même chose mais avec un tir dont le geste se réalise en dehors du cylindre (devant,sur les cotés, par derrière…Style « hook shoot »).
Situation 2 :



Le joueur lance un long ballon ; le rattrape et part en « lay-up ».

Contrat avec les joueurs : instaurer un nombre de points à atteindre pour déterminer un joueur gagnant, ou un contrat pour l’équipe.

  • Tir manqué, marché, perte de balle = -5 pts.

  • Panier marqué = 1 pt.

  • Dunk = 2 pts.

Variable :

 Même chose à deux points avec un tir dans la zone des L.F.

 Même chose à trois points.
Situation 3 :

En une 1’, sur les deux paniers, compter le nombre de « lay-up » marqués pour un groupe de joueurs.

Puis en 1’30, compter et essayer de réaliser le même nombre que celui des « lay-up », à deux points (en dehors de la raquette).

Et enfin, en 2’15, faire la même chose, mais à trois points.
Situation 4 :


Le joueur effectue une passe au Coach, puis part en sprint jusqu’à la ligne des L.F., pour réaliser un aiguillage (il choisit un côté), appeler le ballon , puis placer les appuis alternativement après le piquet (fléchir avant réception de la passe du coach), fermeture (engagé rapide) et « jump shoot ».

Donner des critères de réussite (temps, chiffres… objectifs).
Variable :

 Même chose avec aiguillage sur piquet opposé et sortie sur l’autre.

 Même chose à 45° ou avec un seul joueur qui enchaîne (répétition – rythme).

 Ici l’aiguillage se fait dans le dos, appel de balle puis shoot à mi-distance. Même chose à gauche (arrêt alternatif).

Puis même chose avec « step back » (réception de balle, dribble vers l’arrière et shoot).

Puis varier les positions de tir (distance, angle).
À la réception du ballon, fixer la cible et « sweep » (casser les bras) ; le « step back » se fait en arrêt alternatif).



Situation 5 :

Situation pour arrières : à trois points ou à mi-distance ; un rebondeur/passeur et un shooteur.

 Après réception de la passe, feinte de départ puis shoot.

 Après réception de la passe, feinte de départ puis feinte de shoot, puis shoot.
Situation 6 :

Le joueur sprinte jusqu’aux piquets, et effectue des déplacements entre ceux-ci (déplacement type pas chassés et slide). Varier les positions de tir.

Situation 7 :

Deux joueurs sont placés entre les deux piquets, le Coach en possession du ballon.
Au top, le joueur rouge se démarque, appelle le ballon et shoot ; le joueur vert fait le tour du piquet et gène le shoot.
Possibilité de varier les positions.


Situation 8 :


Passe au Coach (ou passeur), le joueur doit être attentif car il peut recevoir la passe aux trois positions (piquets), sinon il « curl » pour un shoot.
Variable : si le joueur ne reçoit pas le ballon à une des trois positions lors de son démarquage, il fait un aiguillage pour un shoot dans le « corner ».

Situation 9 :


Le joueur jaune est en possession du ballon, le joueur bleu est défenseur.
L’attaquant doit tenir la balle, se décaler et se servir des piquets comme écran pour se créer son shoot.
Shoot à la sortie des piquets, soit deux/trois dribbles après, soit un ou deux dribbles puis « reverse ».

Situation 10 : « Badalona ».

Par deux, un rebondeur/passeur placé sous le cercle, et un shooteur positionné dans son « jardin ». Le joueur se déplace, reçoit la passe en arrêt alternatif; à la réception, il fléchit sur ses appuis (type squat) et fait toucher le ballon au sol et shoot.

Variable : avec un dribble, puis deux, trois…arrêt simultané.
Vitesse d’exécution, fléchir, placement, gainage !!
Situation 11 : situation utilisée par MONCLAR quand un joueur est « dans le trou ».

Par deux, un rebondeur/passeur placé sous le cercle, et un shooteur positionné dans son « jardin ». Le joueur est en mouvement ; pendant la passe, le passeur indique quel shoot effectuer : « shoot », « lay-up », « un dribble à droite et shoot »…
Situation 12 : pour joueurs intérieurs.


Le joueur rouge est shooteur intérieur, le joueur bleu est rebondeur, les trois autres sont passeurs.
À la réception du ballon, le joueur rouge se retourne face à la cible, feinte le tir, pose un dribble et exécute un « hook shoot ». Enchaîner les deux autres positions (à 45°).

Le rebondeur redonne les ballons aux passeurs.
Tout d’abord sans défenseur, puis avec (qui « bourrine » un peu).




Situation 13 :

Le joueur rouge attaque la cible en dribble, le joueur bleu se démarque pour recevoir le ballon au niveau de la ligne des L.F. et shooter.
Fléchir, attaquer le ballon avec les appuis, tirage de coude rapide.


Variable :

Le joueur rouge attaque la cible en dribble, mais va profiter de l’écran du joueur bleu, qui « flare » après la pose d’écran. Le joueur rouge effectue deux dribbles puis passe au joueur bleu qui shoot.
 Variable : même chose mais le joueur bleu fait un reverse pour un petit « hook shoot ».


Situation 14 : jeu intérieur.


Le joueur rouge défend, le joueur bleu attaque en poste bas.,. Le joueur bleu, à la réception du ballon, effectue une feinte puis oriente avec un dribble d’un côté, pivote et shoot de l’autre coté.


Situation 15 :
Un shooteur, deux rebondeurs/passeurs avec un ballon chacun : « tour de France » (plots placés autour de la raquette). Pour le shooteur : « shoot-prise »  Vitesse d’exécution !!
Situation transférable à deux points extérieurs, et à trois points…Donner des critères de réussite (temps = 1’ ou 1’30).

Situation 16 :


Le joueur rouge défend, le joueur bleu attaque et démarre en poste bas. Le joueur bleu se démarque dans le « short corner », et à la réception du ballon il se retourne face à la cible, effectue une feinte de tir puis shoot.
Variable : même chose avec un passeur à l’opposé, pour un démarquage intérieur de l’attaquant, avec réception de balle à l‘opposé en poste bas, « face up », feinte et shoot.


Situation 17 :

Un ballon pour deux, choisir un « spot » de confiance, et si je manque mon tir, changer de position.

Objectif = 10 pts.

Shoot manqué = -2 pts.

Shoot marqué = 1 pts.

 Arriver vers une culture des exercices de shoot, varier les intensités, les postes…

 Pour MONCLAR, importance de la vitesse de tirage de coude (exemple : RIGAUDEAU), et appuis sur plantes de pieds (type boxe).


  • Claude BERGEAUD (Entraîneur Pro A Adecco ASVEL et National Equipe de France A) : « la Défense de l’équipe de France » (2004-2005).


Choix :

  • Défense sur 1c1 ;

  • Aides positionnelles ;

  • Combinaisons défensives à deux (pick’n roll, sorties d’écrans, jeu sans ballon …)  C’est une question de temps et cela responsabilise les joueurs.


Difficultés :

  • Différentes cultures, différentes connaissances (jeu européen, jeu NBA…) pour aller vers un discours commun.

  • Deux ou trois entraînements par semaine pour régler différents problèmes.

  • Jouer ensemble, physique, sélection des joueurs…Tout cela en six semaines !!!!! De retour après dix mois dans les équipes respectives, donc se retrouver pour tout faire.


 Spécificité des équipes nationales  des petits pivots ; donc des choix différents des équipes avec des grands gabarits (soucis à l’intérieur)…Cependant, elle dispose d’extérieurs forts physiquement.
Choix défensifs de l’équipe de France :

  • Agressif sur le porteur de balle (PB)  retarder et repousser loin les adversaires (temps & espace). Donc par déduction, paniers faciles près du cercle le moins possible. À l’intérieur, pas d’aide !!! On prend le choix de prendre des paniers près du cercle, les intérieurs se débrouillent.

  • Tenir les duels 1c1.

  • Six possibilités de défenses sur le pick‘n roll.


Créer un BLOC DEFENSIF, ne jamais espacer les lignes défensives.
 On donne la possibilité de prendre la ligne de fond, on autorise les passes lobées, ainsi que les passes à la périphérie.
 On lutte contre les pénétrations, on passe devant les pivots, on développe les aides positionnelles (= dissuade le « prendre-jouer », ralentir l’initiative et mettre l’attaquant en lecture).

Notion de duel important!! Mais cela reste une défense collective (attention à la caricature), on défend le ballon !
On montre raquette fermée, mais on ne vient pas en aide sur les intérieurs !!
Objectif de rebond, avec pour les extérieurs 50% des prises !!
BERGEAUD ne préconise plus l’écran retard, c’est fini ! Contrôle de son joueur avec sa main ou son avant-bras et je vais au ballon en explosivité.
 En France, on n’a pas cette culture de la faute ! Couper les C.A., faire des fautes très tôt si l’on est passé en drive, faire des fautes dures (ne pas laisser de paniers faciles).

Valorisation défensive, gratifier l’équipe et individuellement les joueurs (discours interne de l’équipe nationale).
 Cas Frédéric WEISS : lui reste derrière, ne passe pas devant. Si le joueur intérieur adverse se retourne, WEISS réduit la distance et lève les bras (voire un seul). S’il retourne dos au panier, défense avec avant-bras et augmenter la distance.
Principes défensifs :

  • Défense sur ailier : contestation de passe jusqu’à maximum deux appuis au-dessus de la ligne des trois points. Si l’ailier reçoit la passe, fermer le centre avec un appui au milieu de ceux de l’ailier.

  • Bloc défensif : défense sur le PB avec un bras haut qui protège la passe lobée. Le 3 à l’opposé, défense sur la ligne de passe.


Aides positionnelles des défenseurs du 3 et du 5.
Les défenseurs du 1 et du 5 sont ouverts au ballon, avec la main gauche sur la ligne de passe (position de gardien de but) = bloc défensif.
Si le ballon arrive à 5, on laisse le tir (5 n’étant pas à priori le joueur le plus adroit à cette distance).

Si le joueur 3 reste à l’intérieur, je viens le toucher avec ma main pour prendre des indices.

Si le ballon arrive à 3, le défenseur de 3 ferme le drive au milieu.




Si drive du 2 vers la ligne de fond, aide du défenseur du 5, et l’on va forcer la passe à l’opposée pour le 1 (on le sait !) et orienter vers la ligne de fond sur la rotation.
Si drive du 2 par le centre, c’est le défenseur du 5 qui vient aider, et non celui du 4, ni du 3.


Pour le jeu sans ballon :



Bloc central, le défenseur du 5 défend devant avec un bras tendu pour dissuader la passe (gardien de but).

Dans ce cas, écran entre un extérieur et un 5, on autorise la passe lobée, et le défenseur de 5 se place devant son joueur et de façon à retarder la passe pour 3, et permettre au défenseur de 3 de revenir.



Par contre, si écran entre un joueur extérieur et un 4, on change. Le défenseur du 3 va « pousser » le défenseur du 4 pour changer (indice/communication).

Situations de « pick’n roll » :


  1. Entre 1 & 4 : changements systématiques, sinon :



Le défenseur de 1 presse le ballon, et dès qu’il y a un écran, passe par-dessus avec le meneur.
Pour le défenseur de 4, ne pas laisser trop d’espace avec le 4, afin d’éviter le drive de 1 dans cet espace (entre l’écran et le défenseur).



  1. E
    Pour le même type d’écran, le défenseur de 1 passe toujours par-dessus l’écran, et le défenseur de 5 recule en étant situé entre le ballon et le joueur 5, tant que le défenseur de 1 n’a pas récupéré son joueur.
    Être à un mètre de 1 au début pour le défenseur de 5, et le surveiller.
    Si le défenseur de 1 est pris dans l’écran, celui-ci crie « poing », et le défenseur de 5 sait qu’il doit garder le joueur 1.
    Dans un cas à trois joueurs, le défenseur du 1 change avec le défenseur du 3 ou du 4, afin d’éviter le mismatch.

    ntre 1 & 5 :






  1. Dernier cas :



Si coupage de 3, le défenseur de celui-ci doit le « contacter » et passer devant au fur et à mesure qu’il rentre dans la raquette…
S’il y a écran de 3, son défenseur le contrôle et le pousse avec le dos, afin de rester devant.

Puis il y a changement de joueur entre le défenseur de 3 et de 5 ; le défenseur de 3 passe devant le 5 (être ouvert), et le défenseur de 5 se place devant le 3.




  • Greg BEUGNOT (Entraîneur Pro A Elan Sportif Chalonnais) : « les défenses sur Pick and Roll ».


À l’entraînement, plus on voit de variations au niveau des défenses, plus on verra une augmentation qualitative de la lecture en attaque sur le pick. Donc amener de la variété, et adapter les défenses par rapport aux qualités adverses, au score, au temps…

De nos jours, le pick est déclencheur de quelque chose !!!


Par exemple, sur ce pick, c’est pour donner la possibilité de créer un tir, ou pour créer un décalage et ressortir en transfert à la périphérie.


 DEFENSES SUR PICK’N ROLL :

 Le défenseur du joueur 1 doit cadrer l’appui avant pour orienter ligne de fond et fermer l’angle de passe (= il refuse l’écran). Le défenseur de 4 doit descendre un peu pour dissuader (on prend le risque du tir de 4) et couvrir. Si 1 drive, le défenseur du joueur 4 ferme et trappe avec l’autre.


 Il accepte le pick, donc il empêche l’accès à la ligne de fond. Quand l’écran arrive, le défenseur de 1 doit passer la jambe en même temps que le bras pour passer au-dessus de l’écran.



 Autre choix : le « step out » du défenseur de 4.

« Step out » du défenseur de 4, qui empêche 1 de driver dans la raquette, et qui s’ouvre par rapport à la ligne de passe de 1.
Le défenseur de 1 doit empêcher que 1 ne se retourne et effectue la passe à 4.
« Aider-reprendre » ou rotation suivant les différences de taille.

La trappe.

Le défenseur de 4 doit avoir un contact avec son joueur (avant-bras) pendant la pose du pick, puis décider de la trappe.
Cela nécessite une rotation ; donc s’il n’y a personne côté ballon = danger !!
Dans le cas d’un pick’n roll près de la touche, « trapper » directement.

 Autre choix, le défenseur du joueur 4 laisse passer le défenseur de 1 en dessous de l’écran…si 1 est un joueur « essuie-glace » (ni « driver », ni shooteur).

Cependant, le défenseur de 4 doit permettre cet espace, contact avec 4 puis je laisse passer mon partenaire.
 Autre cas (face à un bon shooteur et « driver »), le défenseur de 4 va coller son joueur, et sortir pour revenir ; le défenseur de 1 passe derrière l’écran et reprend son joueur.
Quand il passe en dessous, le défenseur de 1 doit casser le « timing » de 4 pendant le « pick » pour éviter le « roll » !!

BEUGNOT préconise de passer en dessous…
 Beaucoup d’équipes changent pour casser le « timing » et empêcher ce pick (surtout pour les jours 2 & 3).


 L’attaque peut aussi amener un troisième attaquant, qui va poser un écran dans le dos du défenseur du poseur du pick (« screen the screener »), et ainsi provoquer une autre rotation pour la défense.



  • Vincent COLLET (Entraîneur Pro A Le Mans Sarthe Basket) : « les Variations Offensives du MSB ».


Présentation d’un des systèmes principaux : système de cascade d’écrans.

Objectifs :

  • Avoir de l’espace pour jouer.

  • Bouger vite avant d’avoir le ballon  utiliser les qualités athlétiques pour étirer la défense : jeu sans ballon.

  • Offrir un maximum de solutions au PB.




Cascade d’écrans pour 3 (« stop-sprint », le signal pour 3 est le contact de 5 ) du 5 puis un de 4 (après celui sur 1) ; 1 drive à l’apposé du « double stack ».
NB = si le défenseur de 3 anticipe le déplacement de 3 :


3 appelle le ballon derrière la défense, sinon il monte au poste et c’est 4 qui prend sa place au poste de deuxième arrière pour enchaîner le système…

Continuité du système :


Suite au double écran, 1 fait sa passe à 3, puis 5 coupe au poste bas coté faible, et 4 descend au poste bas côté ballon (tout en laissant de l’espace entre les deux joueurs dans un premier temps). 2 profite des écrans de 5 et 4 pour se démarquer dans l’aile et recevoir la passe de 3.
NB = Si le défenseur de 2 passe au-dessus du deuxième écran :


2 va en « back door », 3 donne à 5 qui se démarque au poste haut, et peut donner à 4, car 2 va attirer l’aide du défenseur de 4.


Continuité du système :


Vitesse d’exécution !!! Quand 2 reçoit le ballon, il doit attaquer la ligne de fond pour provoquer la défense.
4 doit bloquer son défenseur dans le dos pour permettre à 2 de « driver » et obliger l’aide de l’opposé. 5 est prêt à flasher vers le « middle post ».


 À partir de là, deux options possibles :

Si 4 décide de flasher, 5 et 4 se croisent, sinon 5 « flash » vers le haut.



OU



On demande à 1 de faire un « back door », et suivant la rotation défensive, possibilité d’aller en « lay-up » ; si ce n’est pas possible, ressortir à trois points dans le corner.

3 rééquilibre, et 4 offre une solution de passe à 2 en soutien ; 5 vient au poste haut pour offrir une solution de passe.



Autre façon de faire par rapport à la situation précédente…5 pose un écran pour 3 qui coupe, et 5 est en soutien et assure le repli défensif.

Exigence : vitesse et stop !! Lecture de jeu  s’adapter à la défense.


 Pour le démarquage de 2, on va favoriser le « curl ». On va demander à 4 d’essayer de descendre pour être dans une fenêtre de passe, et à 5 de venir au « middle post ». Pour 2, fixer la défense après le « curl » !!

 Autre possibilité : le « pick and roll ».

2 n’a pas pu se démarquer en « curl », il reçoit la passe de 3 ; 4 va venir poser un « pick and flare » sur 2 (attention = assurer le repli défensif).
2 doit plutôt chercher à faire venir la défense sur lui après le pick, et non à s’enfoncer dedans ; possibilité de jouer pour 5 à l’intérieur (celui-ci doit passer devant et s’asseoir sur son défenseur).
 S’il y a une rotation, ressortir à trois points pour 3 ou en « back door » pour 1.
 S’il y a changement défensif sur le pick, 2 peut créer en fixation sur le défenseur du 4 avec sa vitesse, et avantage de taille pour 4 sur le défenseur de 2.


 Si le défenseur de 4 sort sur le pick, alors 5 remonte et 4 coupe dans le dos.

2 redonne à 5, qui peut passer à 4. Si la défense fait l’impasse sur 5, celui-ci doit être agressif (un ou deux dribbles et shoot).



CONCLUSION :
 Répéter en imposant des consignes (le défenseur va suivre, …) puis on passe à la réelle lecture.
 Faire des exercices à trois, puis à quatre, avant le jeu global.
 Qualité et rigueur d’exécution, agressivité du PB sont primordiales.


  • Richard BILLANT (Entraîneur National) : « le Rebond ».


 Le Rebond DEFENSIF :

  • Empêcher l’adversaire d’avoir une seconde chance de tir ;

  • Clef pour le jeu rapide.


Pour le rebond défensif, l’écran retard n’est plus d’actualité ; contrôler avec l’avant bras (« contacter ») pour aller au rebond en explosivité.
 Le Rebond OFFENSIF :

  • Possibilité d’avoir un second ballon pour un tir à haut pourcentage, et de provoquer des fautes.

  • Arme psychologique : 24’’, deuxième chance.


Plusieurs possibilités pour un rebond offensif près du cercle :

  • Tasser le défenseur vers le fond, sous le panier pour récupérer le ballon.

  • Avoir une bonne vitesse de pied :

 Feinter d’un côté et passer de l’autre.

 Ou passer rapidement son appui devant le défenseur / ou enrouler le défenseur pour passer ou être à égalité.

  • Obliger le défenseur qui fait un écran retard (même si ce n’est plus préconisé…surtout à haut niveau), à repousser, et en réaction, se servir de cette poussée pour passer devant.


Valoriser le rebond !!
Situation 1 : échauffement.

Lancer le ballon contre la planche, aller chercher le ballon le plus haut possible à deux mains, réception à deux pieds (pieds écartés  équilibre), écarter les coudes pour se protéger, et remonter pour un tir crochet.

Ne jamais descendre le ballon en dessous de la ligne des épaules, avec ballon légèrement devant soi.
Variables =

  • Même chose, mais on ramène le pied devant (engagé) pour un appui dynamique.

  • Lancer le ballon contre la planche (cf. deuxième schéma), appuis en dehors de la raquette, aller le chercher de l’autre côté du cercle et remettre dedans…si je manque le tir, je remet dedans !! (agressivité).

  • Même chose, mais faire une feinte de shoot, engager l’appui et monter au shoot.


Situation 2 :

Sur ½ terrain, départ ligne de fond, aller en dribble jusqu’au milieu de terrain, puis retour avec passe à terre du joueur vert au joueur rouge, qui part en « lay-up » (pas de dribble). Le joueur bleu va au rebond et ressort au joueur vert qui est dans l’aile.
Celui-ci pose un ou deux dribbles et shoot ; le joueur rouge fait le tour du plot pour aller au rebond offensif. Le joueur bleu va le contacter pour prendre le rebond défensif. Si rebond offensif, jouer pour marquer.


Variables :

  • Si rebond défensif, enchaîner un 1c1 sur l’autre panier.

  • Même chose mais à gauche.


NB = le rebondeur défensif doit regarder la trajectoire du ballon pour voir l’orientation du rebond ; 80% des tirs arrivent à l’opposé.
Situation 3 :

Le joueur bleu fait sa passe au rouge, et sprint pour défendre sur le jaune.

Le joueur rouge passe au jaune et va défendre sur le vert.

Le joueur jaune passe au vert qui prend le shoot (rouge annonce le tir de vert).
Le bleu et rouge jouent le rebond défensif, le jaune et vert, le rebond offensif.
S’il y a rebond offensif, jouer pour marquer.

S’il y a rebond défensif, jouer le 2c2 sur l’autre panier.

Situation 4 :


Le joueur rouge lance le ballon contre la planche, réception à deux mains, pivoter et passer à deux mains au dessus de la tête (sur la passe, avancer la jambe pour mise en tension- renvoi (après sa passe, il va dans la colonne des bleus).

Le joueur bleu reçoit la passe après son démarquage et va en dribble dans la colonne des rouges.
NB = possibilité de travailler avec des médecine-balls pour le renforcement musculaire.






Variables :

  • Réception de balle et orientation des appuis en l’air (importance de l’équilibre).

  • Même chose mais réception de balle, orientation des appuis et passe directe avant de toucher le sol (en l’air).

  • Même chose mais sur tout terrain. Passe à deux mains du joueur rouge, le joueur bleu sprinte, pose un ou deux dribbles pour un « lay-up ». Le joueur rouge doit courir derrière et attraper le ballon avant qu’il ne touche le sol.

  • Vers du 2c1 : le coach ou un autre joueur shoote, et suivant le côté de sortie de balle, un joueur devient attaquant avec le rebondeur et l’autre défenseur, pour un 2c1 sur tout terrain.



Situation 5 : développer l’agressivité !! Créer des habitudes.

Tous les joueurs avec un ballon (en file indienne sous le cercle) ; le premier joueur se place en poste bas à 45°, et joue le 1c1 sur le panier contre l’entraîneur (ou un autre joueur) qui est muni d’un grand bâton, pour empêcher le shoot et contrer. Le joueur doit aller chercher le rebond et remettre dedans  agressivité !! (4/5 fois pour le coach).
Variable : le coach est placé en tête de raquette avec le ballon, trois joueurs placés face à lui à hauteur de la ligne des L.F. Lorsque le coach shoote, les joueurs jouent le rebond et cherchent à marquer le panier. Chacun pour soi !! Quand un joueur prend le rebond, les autres gênent le tir. On joue tant qu’il n’y a pas de panier marqué.

Objectif : joueur le rebond, être le premier joueur à marquer 3 paniers.

 Développer l’agressivité, enchaîner les actions, ne pas baisser les bras.
Situation 6 :

Un ballon pour deux, les deux joueurs placés à 3 points en tête de raquette. Tour à tour, les joueurs shootent à 3 points, les deux vont au rebond. Si l’autre prend le rebond, gêner le tir.

Si le panier est marqué = 3 pts, sinon rebond et panier marqué = 1 pt. Objectif = marquer 21 points.

Pas de fautes !! Agressivité !
Situation 7 :


Le joueur rouge fait le tour du plot après chaque shoot (être en mouvement), huit tirs chacun.

Après sa passe, le rebondeur va au contact et gêne le tir du rouge (et annonce le tir), contrôle avec l’avant-bras et joue le rebond. L’attaquant va jouer le rebond après le tir.
Enchaîner les actions !!




ORGANISATION COLLECTIVE DU REBOND :



Le joueur rouge est en possession du ballon, il passe au shooteur, qui pose un ou deux dribbles et passe au joueur vert, qui lui redonne pour un tir. On joue le rebond.
On est dans le jeu, ½ terrain puis tout terrain.

Si rebond offensif  pompes pour les défenseurs.

Si rebond défensif  jouer sur tout terrain pour du jeu rapide.
Si panier marqué  1 pt ; si rebond offensif  1 point. On joue en 7 points, sur tout terrain. (jeu arrété après chaque panier marqué)
Importance des placements défensifs au début lors de passes.



  • 3c3, avec un joueur tireur :





  • Évolution vers du 4c4.




  • Puis sur du 5c5 avec un shooteur : rebond  C.A.  Retour de Contre Attaque.

Le joueur violet prend le shoot, les bleus vont au rebond défensif, les rouges au rebond offensif. Tous les joueurs peuvent participer au rebond offensif, même les arrières, mais ici les deux ailiers assurent le repli.

Rebond, sortie de balle, « volonté de battre la défense par la course »…Enchaînement d’actions !!
 Pour BILLANT, le meneur doit s’investir dans la tache du rebond défensif ; étant donné que son défenseur assure le repli, et d’autre part c’est lui qui relancera le jeu par une première passe de qualité.



  • Jean-Luc MONSCHAU (entraîneur Pro A SLUC Nancy Basket) : « Des chiffres, pour qui ? Pourquoi ?».


Quels sont les chiffres utilisés dans le travail de l’entraîneur pour rendre son équipe meilleure ? Utilisation plus approfondie des chiffres !!
Au basket-ball, il existe un paradoxe  tout le monde utilise/ ne s’intéresse qu’aux chiffres (feuilles de statistiques !! aussi bien les joueurs que les entraîneurs)…mais à mauvais escient.
 Ce n’est pas un travail de journaliste…Il faut utiliser les chiffres !!
« Une musique jouée par des non musiciens pour des sourds »…Les chiffres ne sont pas faciles à comprendre.
 Chiffres faux !! Plus problèmes de présentation (trop chargé, trop lourd)!!

Ce n’est pas possible qu’il y ait plus de rebonds pour l’équipe que de tirs tentés par les adversaires. L’inverse, oui : avec le premier lancer franc manqué, un shoot au buzzer  Pas de possibilité de rebond !
 Chiffres importants (par exemple, pour recruter un joueur) :

 Points ;  Pertes de balles ;  Passes décisives ;

 Pourcentage + Tirs tentés ;  Rebonds ;  Evaluation.
 L’évaluation  (nombre entier) :

Logique qu’une possession potentielle = 1pt ; donc une balle perdue/ shoot manqué = -1pt.
En Euroligue, une faute provoquée = 1 pt alors qu’une faute commise = -1pt !! Pas très logique !! Si je fais une faute, ce n’est pas toujours négatif (couper la C.A., empêcher les deux points et obliger le shooteur à mettre les L.F…) ; même chose pour la faute provoquée (si elle ne permet pas des L.F…). De plus évaluations avec décimales, pas terrible !
 10 critères importants pour MONSHAU :

 Les matchs joués ;  Les minutes jouées ;  Les tirs tentés ;

 Les points ;  Les tirs tentés à 3 points ;  Les tirs tentés aux L.F. ;

 L’évaluation ;  Les balles perdues ;  Les rebonds offensifs ;

 Le rendement au tir (le nombre de points par tir tenté).
 Le rebond :
E
Équipe A :

20 rebonds offensifs

20 rebonds défensifs

Équipe B :

5 rebonds offensifs

35 rebonds défensifs
xemple :

Prendre cette notion en terme relatif !! Directement lié à l’adresse. Les chiffres sont à lire en diagonale ; pour l’équipe A, 20 rebonds offensifs sur 55 possibles, soit 36% !

Autre exemple : il y a égalité car 25% chacun.


Équipe A :

36 rebonds offensifs

5 rebonds défensifs

Équipe B :

12 rebonds offensifs

15 rebonds défensifs





Pourquoi Nancy prend beaucoup de rebonds ?

 Première raison possible : a-t-elle une bonne défense (alors qu’elle est considérée comme une grosse attaque) ?
Pas forcément…elle produit un jeu rapide donc beaucoup plus de possessions dans le match, soit plus de tirs ( bonne attaque) et plus de rebonds.

Si on veut avoir la meilleure défense du championnat  Garder la balle 24’’ !!
 Pour comparer les pourcentages entre les tirs des équipes, prendre en compte :

  • Le nombre de tirs tentés à 3 pts et le pourcentage pour ces mêmes tirs ;

  • Le rendement au tir, par rapport à un même nombre de tirs tentés.


Les chiffres sont imbriqués, il faut savoir lire et décoder les statistiques.
 Le temps de jeu est très important à prendre en compte lors de la lecture des statistiques d’un joueur, de même que le rendement au tir !!
Pour cette notion de rendement, l’entraîneur peut fixer ses propres critères !

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