Les manifestations de l’agressivité








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L’agressivité chez les enfants


  1. Définition de l’agressivité

D’après Santé Canada (2002), les comportements agressifs se manifestent « comme une classe de comportements qui ont en commun d’être dérangeants et d’entraîner une aversion chez les autres (T. Cavell, 2000, dans Santé Canada, 2002, p.2) ». Les comportements agressifs sont ceux qui blessent ou sont dangereux pour les autres.
Aussi, Olds et Papalia (1996) décrivent un comportement agressif comme une agression physique ou verbale destinée à blesser ou à établir la domination.


  1. Les manifestations de l’agressivité

Santé Canada (2002) classe les comportements agressifs en deux catégories soient; ceux observables (manifestes) et ceux non observables (cachés). Ainsi, les comportements observables sont; l’emploi d’épithètes injurieuses, les railleries, l’intimidation physique et les menaces. Quant aux comportements non observables on retrouve les mensonges et les vols. Santé Canada (2002), classifie aussi les comportements agressifs comme étant directs et indirects.
Les comportements agressifs peuvent aussi être directs (menaces, cris, insultes, emploi d’épithètes injurieuses, taquineries, coups, bousculades, poussées, coups de pied ou destruction des biens personnels) ou indirects (aussi connus sous le nom d’agression « sociale » ou « relationnelle » et qui comprennent l’évitement, l’exclusion, le fait de ne pas tenir compte de l’autre, le commérage, le fait de faire circuler des fausses rumeurs ou le dévoilement des secrets d’une autre personne (Santé canada, 2002, p.2)
Pour sa part, le ministère de l’Éducation du Québec (1992) propose un éventail des comportements qu’il classifie selon les comportements sur réactifs et les comportements sous réactifs. Pour ce travail, je m’attarderai à la catégorie des comportements sur réactifs qui correspond aux manifestations de l’agressivité chez les enfants.
Selon le ministère de l’Éducation (1992) les comportements sur réactifs se caractérisent par une activité perturbatrice qui se manifeste par de l’hostilité, de l’impulsivité, de l’inattention ou de l’hyperactivité.  Par hostilité, le ministère de l’Éducation (1992), entend un comportement « inamical », caractérisé par de « l’agressivité verbale ou physique » (p. 51). L’hostilité se traduit la majorité du temps en classe. Les jeunes qui présentent une conduite très agressive sont souvent rejetés par leurs camarades et perçoivent ceux-ci comme leur étant hostiles. (Kauffman, 1989, dans ministère de l’Éducation, 1992, p. 53). Les enfants ayant des comportements hostiles sont habituellement repérés assez rapidement dans une école, puisque leur façon de se conduire est, pour la plupart du temps, incompatible avec les règles du milieu scolaire.
Dans cette même ligne de pensée, selon Goldenson (1970), (cité par Wood et autres, 1985, dans ministère de l’Éducation, 1992) l’élève impulsif a de la difficulté à prévoir les conséquences de ses actes. Ainsi, il effectue diverses actions sans y réfléchir et étale sans gêne divers comportements « dérangeants ». L’impulsivité, l’inattention et l’hyperactivité sont fréquemment trois comportements que l’on observe chez ce même élève.

Selon le Centre National d’Information sur la violence dans la famille de Santé Canada, « La violence chez les jeunes peut se définir comme recouvrant l’ensemble des agressions physiques, sexuelles et psychologiques commises à l’endroit d’une personne (ou de plusieurs) par un ou plusieurs jeunes âgées de 12 à 19 ans. »
Violence psychologique

D’après Santé Canada (1997), la violence psychologique se manifeste par des insultes, de l’intimidation verbale, de l’humiliation verbale, de la jalousie, des propos racistes ou homophobes, etc. Ces comportements ont comme objectif de contrôler l’autre et de limiter sa liberté.
Violence physique

D’après Santé Canada (1997), il y a violence physique lorsqu’on pousse, empoigne, bouscule ou gifle l’autre, qu’on le frappe à coups de pied, de poing, avec un objet, qu’on cherche à étrangler, qu’on utilise une arme contre quelqu’un ou pour menacer ou qu’on tue quelqu’un. Aussi, comme l’indique l’étude de l’Université du Québec menée par Jean-Marc Meunier (dans Apprentissage et socialisation, 2000), la violence physique faite par les enfants peut prendre diverses formes comme se battre avec les autres, les menacer, les blesser, s’en prendre aux biens des autres, mordre les autres, donner des coups de poing et de pied, lancer des objets, cracher sur quelqu’un, donner des coups aux organes génitaux et aux seins.


  1. Les stades de l’agressivité

Âge

Manifestations de l’agressivité

Explication

Avant 2 ans et demi


L’enfant peut mordre ou bousculer. Aucun comportement agressif véritable.

Cette agressivité est dite instrumentale, car l’enfant

ne cherche pas à dominer ni

à faire mal.

Entre 2 ans et demi

et 5 ans

Disputes pour le contrôle

des jouets et de l’espace :

mordre, pousser, bousculer,

tirer, pleurer, crier, etc.

Ce comportement est

normal, on constate que les

enfants se querellant le plus

sont les plus sociables

et les plus compétents.

Après l’âge de 6 ans

et 7 ans


Les enfants deviennent

moins agressifs et

l’empathie

remplace peu à peu l’égocentrisme.

L’agressivité physique

laisse place à l’agressivité verbale.

Même chez l’enfant dit

normal l’agressivité peut

parfois échapper à tout

contrôle. Elle peut être une

réaction à de graves

problèmes dans la vie

d’un enfant et elle peut

causer de

graves problèmes (ex. socialisation).

Les facteurs liés à l’agressivité


  1. Les causes et les facteurs de risque liés à l’élève


Les facteurs de risque

Comme l’indique Garmezy (1983), un facteur de risque se définit comme étant la présence de facteurs qui augmentent la probabilité de l’enfant à développer des problèmes émotifs ou de comportement (Bigras et Fortin, 1996, dans Landry et autres ,2004). Il faut ainsi tenir compte de l’unicité de chaque personne, des différences et du fait que chaque enfant réagira différemment aux facteurs de risque et deviendra plus ou moins vulnérable à développer des troubles du comportement.


  • La personnalité et les facteurs biologiques

Le tempérament pourrait, d’après certains auteurs, expliquer les troubles du comportement : Kauffman (1997), Kirk, Gallagher et Anastasiow (1993). Celui-ci s’exprime par des différences quant au taux d’activités, à la socialisation et aux émotions (Fortin et Bigras, 1996, dans Landry et autres, 2004).
Des facteurs biologiques peuvent aussi être la cause des troubles du comportement. D’après Fortin et Bigras (1996), les complications périnatales d’une naissance prématurée « sont considérées comme étant un facteur de risque pouvant influencer le développement ultérieur de l'enfant » (p.14). Velez, Johnson et Cohen (1989) rapportent que les complications durant la grossesse sont très fortement associées aux troubles d’anxiété de l’enfant et qu’elles sont d’importants facteurs de risque pour le développement de psychopathologies (troubles du comportement, troubles de l’attention, troubles associés à l’anxiété, dépression) quand ce facteur est associé à d’autres facteurs tels que l’intelligence faible des parents ou la structure familiale chaotique (Fortin et Bigras, 1996 dans Landry et autres, 2004). De plus, la consommation de substances telles que l’alcool ou les drogues par la mère au cours de la grossesse peut jouer un rôle quant au développement des troubles du comportement. Cependant, nous tenons à ajouter, comme le soulignent Hallahan et Kauffman (1994), qu’il est souvent difficile de connaître dans quelles mesures ces facteurs ont un effet déterminant sur les comportements de l’élève (dans Goupil, 1997).
Le déficit cognitif est un facteur qui serait en lien avec la présence de troubles de comportement chez les enfants. Plusieurs recherches comme celles de Moffit (1990) et de Pianta et Caldwell (1990) démontrent que les déficits cognitifs jouent un rôle important dans le développement des troubles du comportement (Bigras et Fortin, 1996, dans Landry et autres, p.17).
Le sexe des enfants

Le sexe des enfants est une variable importante par rapport aux causes et aux facteurs des troubles du comportement. Achenbach et Edelbrock (1981) ont démontré que les garçons présentent jusqu’à quatre fois plus de troubles du comportement que les filles (Bigras et Fortin, 1996). Plusieurs études ont été menées afin de comprendre les raisons qui font en sorte que les garçons présentent plus de troubles du comportement que les filles. Or, la présence de différences génétiques, la différence des modèles culturels offerts aux garçons et aux filles, le milieu éducatif et les variables biologiques seraient en cause. (Drapeau (1981), Maccoby et Jacklin (1974), Patterson (1982), dans Goupil 1997, p. 131).


  • Les caractéristiques de la famille : les causes et facteurs de risque

Le milieu familial a des impacts énormes sur le développement des troubles du comportement des enfants. Plusieurs études font part de diverses caractéristiques familiales ayant des répercussions sur les troubles du comportement chez les enfants. Pour ce travail, quelques conclusions de recherche seront citées.
Pour Rutter et autres, il y a six variables par rapport à la famille qui peuvent être à l’origine de problèmes psychiatriques chez les enfants :

  1. Des problèmes graves de discorde dans le mariage ;

  2. Un milieu socioéconomique défavorisé ;

  3. Une famille nombreuse ;

  4. Le passé criminel du père ;

  5. Des troubles antécédents psychiatriques chez la mère ;

  6. L’admission à des soins par le service public.

(Dans Goupil, 1997, p. 138)
Pour leur part, Fortin et Bigras (1996) se penchent sur 5 caractéristiques familiales (facteurs de risque) à l’origine des troubles du comportement :

  1. Alcoolisme et toxicomanie des parents ;

  2. La dépression des parents ;

  3. La relation conjugale ;

  4. La relation parent enfant ;

  5. Le niveau socio-économique faible et l’isolement social.

(Dans Landry et autres, 2004. p.18)
Kick et autres (1993) établissent, pour leur part, les facteurs suivants :

  1. Une histoire de violence dans la famille ;

  2. Des revenus sous le seuil de la pauvreté ;

  3. Le divorce des parents naturels ;

  4. La consommation de drogues ou l’alcoolisme ;

  5. L’influence négative des pairs ;

  6. Des problèmes de santé mentale ;

  7. Les familles ayant plus de trois enfants.

(Dans Goupil, 1997, p. 140)
De plus, comme le soulève Slavin (1988) il va de soi que les enfants maltraités ou négligés développent certains troubles du comportement (dans Goupil, 1997, p. 140).

Stress et pratiques parentales

Selon le modèle de Webster-Stratton (1990), le stress vécu par les parents affecte le comportement des enfants.
…les stress extrafamiliaux et intrafamiliaux (le niveau d’éducation des parents, la pauvreté, le statut marital) sont associés aux pratiques parentales qui, lorsque perturbées (les parents sont plus irritables, moins adéquats lors de la résolution de problèmes, moins sensibles aux besoins de leur enfant), sont susceptibles d’affecter les comportements de l’enfant. Ces pratiques parentales augmentent le risque que l’enfant développe des troubles du comportement extériorisés. (Dans Lunkenbeim, B., Verlaan, P., Toupin, J., 2002, p.166).
En ce sens, plusieurs autres études soulevées dans Lunkenbeim, B., Verlaan, P., Toupin, J.,(2002) démontrent que le stress familial favoriserait les pratiques parentales et disciplinaires inconstantes, négatives, sévères, abusives, contrôlantes, punitives et moins chaleureuses envers les enfants. Ces pratiques parentales et disciplinaires sont directement associées aux troubles de comportement extériorisés des enfants. Finalement l’hostilité des parents agirait aussi directement sur les troubles de comportement extériorisés de leur enfant.
Aussi, l’étude de Patterson et autres (Patterson, DeBaryshe et Ramsey, 1989 dans Olds et Papalia, 1996), démontre que le manque d’habiletés parentales contribuerait à l’apparition de comportements agressifs. Ainsi, les enfants développant des comportements agressifs ont des parents qui ne renforcent pas leurs comportements positifs. De plus, ces parents ont des modes punitifs inconstants et souvent trop sévères. Chez les jeunes enfants, l’agressivité persisterait lorsque les comportements agressifs sont renforcés.
Éclatement familial

L’étude de Campbell (1995), démontre que les enfants de famille monoparentale (vivant avec leur mère), auraient tendance à développer des troubles de comportement extériorisés. En effet, ces femmes, chefs de famille, se retrouvent socio économiquement défavorisé et ce facteur agit directement sur leur stress.
« Les mères vivant un stress élevé ont des pratiques parentales plus hostiles et négatives envers leur enfant qui, par conséquent, démontre plus de troubles du comportement extériorisés. » (Dans Lunkenbeim, B., Verlaan, P., Toupin, J., 2002, p. 168.)
En ce sens, comme l’indique plusieurs chercheurs dans Côté, S., Tremblay, R., Vitaro, F. (2003), l’instabilité familiale accentuée par l’éclatement de la famille a été reconnue comme étant un facteur de risque important en ce qui concerne les troubles de la conduite. Bref, les individus qui commettraient des actes de violence proviendraient en majorité de familles monoparentales.

Frustration et imitation

Dans Olds et Papalia (1996), les études de Bandura, Ross et Ross (1961), démontrent que les enfants frustrés exprimeraient une plus grande agressivité que les autres. De plus, des études de Bandura ont démontré que la combinaison de la frustration et de l’imitation a des impacts plus grands sur l’agressivité des enfants. Ainsi, les modèles agressifs de la vie réelle ou de la télévision influenceraient grandement le comportement des enfants (dans Olds et Papalia, 1996)


  • Les caractéristiques du milieu scolaire : les causes et les facteurs de risque 

Un lien direct est observé entre les enfants présentant des troubles du comportement et les difficultés d’apprentissage. Kauffman, Cullinan et Epstein (1987) observent, auprès d’un groupe de 249 enfants ayant des troubles du comportement âgés entre 7 et 19 ans, des relations significatives entre un rendement pauvre en lecture et les comportements agressifs de ces élèves. Goupil (1997) se sert de cette étude afin de mettre en évidence les interactions entre ces facteurs :

1. L’élève n’est pas bien disposé face à l’apprentissage ; il s’ensuit un rendement faible.

2. Des problèmes émotifs perturbent la concentration de l’élève et mobilisent son attention.

3. Ce rendement faible a un effet sur le concept de soi et sur l’image que les parents et les enseignantes ont sur l’enfant. (Dans Goupil, 1997, p. 132).
Les caractéristiques du milieu scolaire doivent aussi être prises en considération en ce qui a trait aux causes ou aux facteurs qui peuvent « favoriser » les troubles du comportement. Par exemple, les règles d’école ou de classe imprécises, nombreuses ou injustifiées peuvent engendrer des troubles du comportement chez les enfants plus « fragiles ». Aussi, des punitions données aux moindres petits problèmes ou sans réels motifs peuvent contribuer à augmenter ces troubles. Weinstein (1979) conclut ses recherches en mettant à l’évidence que l’environnement de la classe peut influencer les comportements et les attitudes liés à un rendement déficient (dans Goupil, 1997). Par exemple, des classes trop densément peuplées auraient un effet sur l’insatisfaction des élèves, sur une baisse des interactions sociales et sur une augmentation de l’agressivité. Moos et Moos (1978) voient un lien direct entre l’absentéisme des enfants dans une classe et le climat de celle-ci. Ces classes où on dénote un fort taux d’absences des enfants seraient perçues comme compétitives, très contrôlées par la personne enseignante et ayant peu de soutien.
Dans le même sens, les attitudes des personnes enseignantes auraient aussi beaucoup de poids sur les comportements des élèves. Comme le démontrait l’effet Pygmalion, « la présence d’attentes chez la personne enseignante augmente la probabilité que le rendement de l’élève s’oriente dans le sens de ces prévisions et non dans le sens contraire » (Brophy 1983, dans Goupil, p. 134).

Les diverses recherches démontrent que les caractéristiques de l’école et de la classe peuvent avoir des liens par rapport à l’origine et au maintien des problèmes du comportement.
Finalement, selon tous ces auteurs et auteures il y a interaction, c’est-à-dire, apprentissage d’un modèle et expérience directe, entre certaines caractéristiques de l’enfant, de sa famille et de son milieu qui interviennent dans le développement des troubles du comportement.


  1. Les différences liées au sexe

Les différences biologiques

Dans Guillou, S. (2001), on s’attarde sur l’importance de la testostérone sur le comportement des garçons. La testostérone serait plus qu’une hormone de croissance, elle influencerait sur l’humeur et l’énergie. Cela expliquerait en partie le fait que les jeunes garçons se montrent plus turbulents que les filles. D’après Jacques Arènes, psychanalyste, cette hormone expliquerait en partie le fait que les garçons soient plus agressifs « le comportement agressif des jeunes mâles est une réalité qu’on observe chez les lions, les singes et chez les humains. Très tôt, les petits garçons ont des jeux plus violents que les filles, notamment en groupe. » p.43.
Les différences physiques et développementales

Selon les différentes études, outre les différences génitales, peu de différences physiques et développementales existent entre les garçons et les filles lors de la petite enfance. Cependant, selon Olds et Papalia (1996), les garçons seraient physiquement plus vulnérables que les filles, légèrement plus gros et plus musclé. En ce qui concerne les étapes de maturation, on dénote beaucoup plus de ressemblances que de différences entre les deux sexes. Finalement, des études récentes attribueraient une précocité de l’acquisition du langage chez les filles.
Les différences de personnalité

Les différences de la personnalité entre les deux sexes sont peu nombreuses. La différence la plus significative serait la plus grande manifestation de comportements agressifs chez le garçon.
Le garçon joue de façon plus tapageuse, est plus enclin à la bagarre et plus porté à vouloir dominer ses camarades. Quant à la fille, elle coopère davantage avec ses parents, à tendance à fixer des règles de jeu pour éviter des conflits. (Maccoby, dans Olds et Papalia, 1996, p.230).
En ce sens, d’autres chercheurs ajoutent que les enfants de sexe masculin se disputent plus régulièrement. Pour obtenir ce qu’il désire, le garçon usera de forces et de menaces. Par contre, la fille cherchera à régler ses conflits par la persuasion (Miller, Danaher et Forbes, dans Olds et Papalia, 1996). Finalement, plusieurs études démontrent que les filles sont portées à être plus empathiques que les garçons.
Des recherches ont démontré une différence très notable sur le comportement des adultes envers les bébés de sexes différents. Comme le démontre l’étude de Condry et Condry, 1974 (dans Olds et Papalia, 1996), lorsque des étrangers voient pleurer un enfant qu’ils croient être un garçon, ils supposent que ce dernier pleure de colère ; lorsqu’ils croient que c’est une fille, ils pensent qu’elle a peur.

Dans une autre étude, 24 enfants de 14 mois étaient présentés à des adultes qui ne connaissaient ni les enfants, ni leur sexe. Quand un enfant était présenté comme étant un garçon, les adultes qui devaient jouer avec les enfants, étaient porté à proposer des jeux actifs et à choisir une balle au lieu d’une poupée. Aussi, les adultes parlaient davantage aux filles et étaient porté à choisir un biberon ou une poupée pour jouer avec l’enfant (Frisch, 1977 dans Olds et Papalia, 1996).

De plus, le comportement des parents serait différent envers un enfant de sexe féminin et un enfant de sexe masculin. Ainsi, d’après l’étude de Birns (1976) dans Olds et Papalia (1996), les garçons reçoivent plus d’attention durant la petite enfance et l’attention portée à la fille vise davantage à la faire sourire et à encourager sa sociabilité.

Les mères ont un plus grand nombre d’expressions faciales et communiqueraient des émotions plus variées dans ses échanges avec un bébé fille. Cela pourrait expliquer pourquoi les filles auraient plus de facilité à lire les émotions que les garçons. (Malatesta, ans Trotter, dans Olds et Papalia, 1996).
Finalement, les différences de personnalité entre les bébés garçons et les bébés filles ne seraient pas innées. Ces différences se formeraient très tôt à cause des différents acteurs en relation avec l’enfant.
Les différences du développement de l’identité 

Les garçons et les filles ne recherchent pas leur identité de la même manière. Plusieurs psychologues insistent sur l’importance du rôle de la socialisation dans la formation de l’identité. Après avoir longtemps observé des femmes, la psychologue Carol Gilligan (1982), est arrivée à la conclusion que la femme se distinguait plus en fonction de ses relations avec les autres qu’en fonction d’une personnalité distincte. De plus, cette dernière s’évaluerait « en fonction des responsabilités qu’elle assume et de sa capacité à s’occuper des autres aussi bien qu’elle-même » (dans Olds et apalia, 1996, p.354). Finalement d’après Gilligan (1982), les femmes développeraient plus leur identité par la coopération que par la compétition.

Selon Marcia (1979), la société exerce une pression sur les femmes afin que ces dernières transmettent les valeurs sociales à la génération suivante. Ainsi, ces dernières ont à stabiliser et à former leur identité plus rapidement que chez les hommes. Finalement, l’identité de l’homme et de la femme ne se forme pas de la même façon. L’identité de la femme se formerait à partir de ses relations interpersonnelles et chez l’homme, elle se formerait à partir de ses conceptions idéologiques (Bilzker, Schiedel, Marcia dans Olds et Papalia, 1996).
Les différences des manifestations agressives

Plusieurs études démontrent que les garçons et les filles expriment leur agressivité d’une façon différente : les filles utiliseraient l’agressivité relationnelle et les garçons utiliseraient l’agressivité physique.
Dans le cas des filles de moins de douze ans, un thème revient dans les études développées par Bjorkqvist et al. (1992), selon lequel l’instinct d’agression se manifeste avant tout de façon indirecte et sociale chez les filles et de façon directe et physique chez les garçons. ( Femmes violentes, p.17).
Plusieurs causes expliqueraient ces comportements. Ainsi, en se référant aux divers facteurs et causes reliés à l’agressivité ainsi qu’aux différences entre les deux sexes, on remarque que les filles ont été éduqué implicitement et explicitement à utiliser et à manifester leur agressivité d’une manière relationnelle. Ainsi, la fille est plus habile à utiliser le langage verbal et non verbal ; elle a plus de facilité à lire et à dire les émotions et a été amené à utiliser le langage verbal plus tôt que chez le garçon. De plus, la fille développe son identité plus rapidement que le garçon et le fait par la coopération et par l’entremise de ses relations interpersonnelles. On peut penser que ce développement est en lien ou « en préparation » avec le rôle maternel pour laquelle elle est biologiquement constituée et qu’elle aura [peut-être] à assumer.

Donc, il va de soi que la fille manifeste son agressivité par de l’agressivité relationnelle, car elle a plus d’habileté relationnelle et parce qu’elle développe son identité à partir de ses relations. Pour leurs parts, les modèles éducatifs, la testostérone, etc. amèneraient les garçons à recourir à l’agressivité physique. Comme les garçons développent leur identité d’une façon compétitive, il est approprié de faire un rapprochement entre le développement de leur personnalité et de leurs comportements agressifs. Ainsi, les garçons auront recours à l’agressivité physique afin d’être les plus forts, d’être les meilleurs, d’avoir du pouvoir, etc. « Selon Gagné et Lavoie (1993), la jalousie et le désir de vengeance entre autres, motivent la violence chez les filles, tandis que dans le cas des garçons, la volonté de dominer joue un rôle déterminant » (p.26).

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