Dossier de vie quotidienne et rôle de l’amp








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date de publication14.04.2017
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I.R.T.S

Institut Régional

Du Travail Social

NORD PAS DE CALAIS

Site Métropole Lilloise
Formation des Aides Médico-Psychologiques

Promotion : T14 2010/2011

DOSSIER DE VIE QUOTIDIENNE ET RÔLE DE L’AMP


« Pour l’éveil comme pour le sommeil, il faut aussi des conditions psychologiques : l’intérêt ou l’attention commande l’éveil » de Chauchard.



Nom et Prénom : Clotilde LEROY

« Accueillir c’est faire place libre à l’autre afin qu’il soit habité » de Chevaux


SOMMAIRE


INTRODUCTION 

PRESENTATION DE MON PARCOURS DE FORMATION page 1

I- PRESENTATION DE L’ETABLISSEMENT

a) Historique page 1

b) Critères d’admission et la prise en charge page 1

c) Public concerné page 1
II- LES TEMPS CLES DU QUOTIDIEN

a) Le levé page 2

b) La toilette page 2

c) Déjeuner, goûter, souper page 3

d) Animation page 4

e) Le coucher page 4

III- OUTILS POUR OBSERVER, EVALUER ET AJUSTER SA PRATIQUE

a) Contrôle des urines et des selles page 5

b) Organisation du groupe de vie page 5

c) Feuillets de transmission page 5

d) Cahier de réunion page 6

e) Dossier individuel page 6

IV- REFLEXIONS AUTOUR D’UN TEMPS CLE DU QUOTIDIEN : ACTIVITES

a) Dimensions éducatives page 6

b) Dimensions affectives page 7

b) Dimensions sociales page 7

c) Dimensions culturelles page 7
V- OUTILS UTILISES AUTOUR D’UN TEMPS CLE DU QUOTIDIEN 

a) Grille d’observation : observations directe page 7

b) Classeur de transmission : case activité page 8
VI- CONCLUSION page 8

DOMAINE DE COMPETENCE N°2 :

DOSSIER DE VIE QUOTIDIENNE ET ROLE DE L’AMP

INTRODUCTION : PRESENTATION DE MON PARCOURS DE FORMATION
J’ai travaillé en tant que secrétaire auprès de l’association Violence Info. C’est une association qui accompagne les femmes qui ont subi de la violence conjugale. Cette expérience a été un élément déclencheur dans mon projet de formation aide médico-psychologique (AMP). J’ai effectué mon stage de découverte de Pôle Emploi en mars 2010 auprès d’une maison d’accueil spécialisée (M.A.S). Puis, j’y ai travaillé en tant qu’intérimaire d’avril à novembre 2010. Et par la suite comme stagiaire durant 420 heures.


I- PRESENTATION DE L’ETABLISSEMENT


  1. Historique

La Maison d’accueil spécialisée (M.A.S) fut créée en 1987. Association à but non lucratif (loi 1901). La M.A.S est géré par les « Papillons Blancs », du secteur Roubaix-Tourcoing.


  1. Critères d’admission et de prise en charge

La MAS accueille 60 personnes adultes handicapés dès 18 ans n’ayant pu atteindre un minimum d’autonomie et nécessitant de soins constants et d’une surveillance médicale. La MAS peut les accompagner dans le cadre d’un accueil temporaire, d’un accueil de jour ou en permanence ; des interventions à domicile sont aussi proposées. Au sein de la MAS, ces personnes sont accompagnées par une équipe multidisciplinaire composée d’AS et d’AMP, d’éducateurs, d’infirmiers, de kinésithérapeutes, d’une psychomotricienne, d’une ergothérapeute, d’un psychologue et d’un psychiatre. L’établissement est découpé en 3 ailes regroupant 6 unités de vie qui accueille de 10 à 11 personnes.


  1. Le public concerné

L’unité, dans laquelle j’effectue mes 420 heures de stage, sont des personnes polyhandicapées, et des personnes possédant une déficience mentale mais non physique. Ces personnes ont besoin d’une aide partielle ou totale pour les toilettes, ainsi qu’une aide au déplacement, langage verbal difficile, quelques mots ou phonèmes. Existence d’anomalies morphologiques, de troubles neurologiques, et des crises épileptiques associés sont fréquentes. Ces personnes ont peu d’interactions entre elles. Une seule de ces personnes à la possibilité de s’exprimer verbalement mais ne va pas toujours vers les autres résidants. Ce sont des personnes qui restent souvent replié sur elles mêmes mais qui ont conscience de la présence des encadrants, de l’animation et des actions alentours.
Besoins repérés : Il faut penser à aller vers ces personnes car ils ne solliciteront pas d’eux-mêmes, certains ont besoin d’être rassurer, il faut prendre le temps d’expliquer par l’utilisation de mots simples. Ces personnes ont besoins d’un accompagnement quotidien surtout après les toilettes où elles restent repliées sur elles-mêmes. J’ai pu remarquer qu’après les activités planifiées, ces personnes avaient, d’après moi, besoin d’attention et de communication comme le simple fait de leur parler.

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II- LES TEMPS CLES DU QUOTIDIEN
AMP (aide médico psychologique)

En 1960, les AMP appelés « aide maternelle » s’occuper de l’hygiène, aidés à la prise des repas, au réveil et au coucher des personnes dites invalides, aliénées. Aujourd’hui, l’AMP en plus de toutes ses tâches quotidiennes, apporte aux personnes dépendantes : un accompagnement dans leur évolution d’apprentissage, dans leur épanouissement et leur bien être moral. L’AMP accomplit cet accompagnement durant les temps clés du quotidien : le lever, la toilette, les repas, les animations, le coucher.



    1. Le levé

Définition du levé : Action de s’éveiller, action de sortir du sommeil. C’est aussi passé du monde des songes ou des cauchemars, au monde réel. Revivre une journée qui pourrait être frustrante. Le levé c’est aussi accueillir le résidant dans les meilleures conditions.
Objectifs : « Pour l’éveil comme pour le sommeil, il faut aussi des conditions psychologiques : l’intérêt ou l’attention commande l’éveil » de Chauchard.

Durant le lever, les encadrants accueillent le résidant dans le respect pour que le résidant se sente considéré. En tant que professionnel, nous devons comprendre les signaux qui nous sont envoyés par les résidants pour mieux aider, pour mieux accompagner, pour que le réveil se fasse dans les meilleures conditions psychologiques possibles. S. Tomkiewicz nous fait remarquer que l’AMP est une attention et un contrôle de soi en permanence. En effet, il faut ignorer les odeurs de selles et d’urine, pour aider le résidant à s’éveiller, l’aider à retrouver sa propreté, et retrouver une odeur supportable dans la pièce pour les autres et pour lui-même. Nous devons également faire attention de ne pas faire à la place du résidant pour aller plus vite. Nous devons en tant qu’AMP respecter la sortie de son état de sommeil en suivant un rituel soient allumer la lumière, ouvrir la persienne, parler doucement, saluer le résidant. Afin d’éviter un réveil en état d’angoisse qui ne favoriserai pas un bon départ pour la journée.
Par rapport aux besoins repérés : Nous essayons que les résidants s’éveillent d’eux-mêmes. Puis à voix basse, je leur demande s’ils ont bien dormi. Pour certains résidants, je pose ma main sur la leur en leur parlant, cela évite une montée d’angoisse. J’explique au fur et à mesure se que nous allons faire dans les 5 minutes : « JC, tu vas te lever et je vais t’emmener au toilette ! Ca va, t’es prêt ? ». Je leur fais savoir qu’elles sont les vêtements que je choisi et pourquoi, je leur demande ce qu’ils en pensent. A cette approche les résidants sourient et j’ai l’impression qu’ils se sentent respecter. Où… ils me prennent pour quelqu’un de rigolo, et rient mais le but est de toute manière atteint: ils se lèvent dans de bonnes conditions.



    1. La toilette

Définition: La toilette est le huitième besoin fondamental de Virginia Henderson : « besoin d’être propre, soigné et protéger ses téguments. La peau a besoin d’être propre afin d’assurer son rôle de protection et favorise la sensation de bien être de l’individu. 

Après la toilette, nous habillons les résidants qui s’avère être le sixième besoin fondamental : protège le corps des variations climatiques et permet une liberté de mouvements. Le vêtement protège aussi la pudeur de l’individu. Il permet l’expression de la personnalité. »

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Objectifs : Outre le fait que la toilette est un besoin fondamental. La toilette doit être considérée comme un temps de plaisir, un moment privilégié entre le résidant et l’AMP. C’est un moment que l’on passe dans l’intimité physique et psychique de la salle de bain, on touche le corps de l’autre, le résidant sent les mains de l’AMP et ce dernier doit avoir un respect pour cette personne. Nous pouvons aussi le guider dans sa toilette. Nous devons respecter le corps de la personne handicapée, sa pudeur et son intimité. Toujours dans l’esprit du respect, l’AMP se doit de demander l’autorisation de toucher le corps de la personne et de mentionner ses gestes. Il faut aussi doser notre flot de parole, le résidant n’a peut-être pas envie ce matin là d’écouter tous nos

faits et gestes. C’est à nous de le détecter. L’AMP laisse le résidant faire sa toilette et ne l’aide pas quand il n’y a pas de nécessité, pour un maintien de ses acquis.
 Par rapport aux besoins repérés : J’aide les personnes résidantes à se laver, s’habiller, se coiffer pour préparer la journée dans de bonnes conditions. Si je suis maussade ce matin là et bien je l’exprime. J’explique pourquoi je parle moins ce matin de façon que la personne ne pense pas que j’ai un recul vis-à-vis d’elle. Je vérifie la chaleur de la salle de bain surtout pour la première toilette afin que le déshabillage soit plus agréable. J’explique chacun (sauf quand nous discutons d’autres chose) de mes gestes par respect de la personne, par purisme et dans le respect de son intimité. Je parle beaucoup aux résidants pour éviter les crises d’angoisse pour certaines et avec d’autres je vais être plus discrète, aller doucement. Tout dépend du caractère de la personne, si elle a souffert ou pas durant la nuit etc. Je peux aussi leur chanter leurs chansons préférées. J’en profite aussi pour observer s’ils n’ont pas d’escarres ou autres maux et le signale au service infirmier si besoin. J’habille les résidants de façon soigné. Mais auparavant je leur ai fait choisir leur vêtement ou le leur ai montré en expliquant mon choix. Pour qu’ils se sentent existés.



    1. Le déjeuner, le dîner, le goûter et le souper

Définition : Deuxième besoin fondamentale d’après Virginia Henderson. « Apport alimentaire et en breuvage de bonne qualité et quantité suffisante pour permettre d’assurer sa croissance, l’entretien des tissus et sont à l’origine de l’énergie indispensable au bon fonctionnement de l’organisme. »

C’est un besoin physiologique qui répond à un besoin de faim.
Objectifs : Le repas est un moment important du quotidien mais certaines personnes polyhandicapées ont du mal à déglutir, à mâcher. Cela peut-être douloureux à chacune de leur bouchée. Elles peuvent aussi souffrir de troubles du comportement alimentaire : l’hyperphagie (besoin de se caler, répond à un besoin de sécurité comme le nourrisson), l’anorexie (lutte active contre l’appétit, troubles psychologiques) et aussi la boulimie (ingestion compulsive, calme les angoisses) d’où l’objectif de vivre ce moment avec plaisir et agréablement.

Il est agréable de prendre son repas dans un lieu calme et spécifique, adapté à l’handicap et où le résidant aura ses repères.

Il faut que l’aliment soit diversifier : couleurs, saveurs afin d’apprécier son repas avec les yeux d’abord et ensuite avec la bouche (goût), toujours dans la recherche du plaisir.

Le repas doit être un moment convivial qui permet l’échange relationnel. Echanger des rires, des sourires, des clins d’œil.

Le repas est aussi à moment d’apprentissage : comment utiliser un couvert, apprendre à choisir (bière ou vin). Il est important également que la personne dépendante conserve ses acquis : manger seule ou proprement.

Le repas doit rester convivial, ce doit être un moment de plaisir, un échange entre le résidant et l’encadrant.
Par rapport aux besoins repérés : La salle de restauration doit être un lieu paisible. L’équipe a décidé de mettre une nappe sur la table, de remplacer les assiettes ordinaires par des assiettes ventouses à rebords qui sont plus adaptées, nous disposons de cuillères ergonomiques. Des tabourets sont en commande. Le but est de se tenir à la même hauteur d’œil que le résidant pour éviter le sentiment de supériorité (je suis l’AS ou l’AMP et le résidant est le malade !). Les repas sont servis entiers ou mixés et toujours bien présentés. Il y a toujours 3 couleurs dans l’assiette. Ce qui favorise l’appétit du à une belle présentation du plat. On languit sur un met bien présenter.

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Pour éviter le brouhaha, la direction a décidé de désengorger les salles de restauration (2 groupes par salle au lieu de 3 et 4). Pour l’un des résidants, je le fais choisir sa boisson, entre une bière ou du vin pour qu’il garde son autonomie décisionnelle.

Je place la tête de L. bien droite pour une meilleure déglutition. En effet nous lui maintenions la tête contre sa têtière, son cou était donc tendu et la déglutition se faisait moins bien.

Je ne mélange pas tout les aliments en purée pour que les résidants aient bien le goût de chaque mets.

Une résidante attend qu’on la nourrisse. Je lui prépare donc sa cuillère et lui met en main pour qu’elle fasse l’effort de la mettre à la bouche. Ce qui lui permet de garder ses acquis et de la rendre plus autonome lors des repas.

Une autre résidante est longue à manger alors je lui donne son assiette la première afin qu’elle prenne le temps nécessaire pour s’alimenter.

Pour une autre personne encore, je remplie son verre d’eau que par gorgée sinon elle déverse son gobelet au complet dans sa bouche et surtout sur le sol.

Je prête attention aussi de passer au plat suivant rapidement, à C., sinon elle part dans la salle de vie sans attendre le plat suivant.

Evidemment je n’aide pas toutes ces personnes là en même temps. Je n’accompagne pas seule les résidants, nous sommes une équipe.



    1. L’animation

Définition : C’est le besoin de se recréer, 13ème besoin fondamental de Virginia Henderson, qui est une nécessité pour le maintien de l’équilibre physique et psychologique de l’individu.

L’animation est représentée par des activités soient sous forme d’ateliers ou des événements ponctuels (repas à thème). Mais c’est aussi, et c’est l’un des points des plus important, notre manière d’être, notre façon d’amener l’activité par la gaieté, l’humour, la joie de vivre etc.
Objectifs : Cela leur permet de garder leur dignité (besoin d’exister), de maintenir leurs acquis et leur autonomie. Il est nécessaire de porter une attention particulière afin de favoriser leur bien être moral et physique au quotidien. Le résidant doit y trouver du plaisir dans sa participation. L’animation est fondée en vue d’une visée pédagogique par des stimulations sensorielles, par des apprentissages. Bien sûr, elles ne sont pas préparées n’importe comment. Nous établissons une animation par rapport aux besoins des personnes dépendantes.
Par rapport aux besoins repérés : Quand je suis en poste de l’après midi, je promène avec les personnes marchantes dans l’établissement pour qu’il garde leur autonomie physique soit la marche. Pour d’autres, je fais des effleurages des mains, épaules sur une musique douce. Ou encore, je leur fais la lecture ou on écoute de la musique classique. Il m’arrive aussi de préparer un gâteau et là tout le monde met la main à la pâte ! J’ai programmé un plan de travail où je consacre 15mm individuel avec chacun des 11 résidants malheureusement cela s’étend sur deux jours. Cela leur permet d’être accompagné entre leurs activités hebdomadaires.

Et dans le cadre du projet d’activité, j’ai mis en place une animation « éveil, expression, communication » incluant 2 ateliers : l’un individuel, l’autre collectif (3 personnes).



    1. Le coucher

Définition : Le coucher c’est, pour l’accompagnant AMP, le fait de donner envie de dormir. Dormir et se reposer est le 5ème besoin fondamental pour l’équilibre physique et psychologique de l’homme. En effet, le corps peut ainsi récupérer du travail fourni. Il en est de même pour le psychisme qui outre du repos, a besoin d’une activité onirique (rêves).

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Objectifs : Accompagner les résidants a un bon sommeil, les amener au sommeil. L’objectif est de facilité la transition activités/sommeil dans de bonnes conditions afin de facilité le sommeil car le résidant se retrouve seul dans sa chambre face à lui-même, à ses peurs.

Par rapport aux besoins repérés : Nous mettons coucher les résidants tous les jours à la même heure pour qu’ils gardent leur repères. Sauf un résidant qui regarde la télévision jusqu’à ce qu’il s’endorme pour éviter l’angoisse. Lors du coucher, je leur parle doucement, leur rappelle les bons moments de la journée et leur mentionne la date de mon prochain poste (quand nous allons nous revoir).


III- OUTILS POUR OBSERVER, EVALUER ET AJUSTER SA PRATIQUE
Nous utilisons des feuillets pour :


  1. Contrôle biométrique

Objectifs : Elles sont utilisées afin de contrôler leur transite, en effet, beaucoup de résidants ont des problèmes de transit intestinal du à leur manque de mouvements. Certaine personne sont en permanence alitée.



  1. Organisation du groupe de vie 

Sur cette feuille y est répertorié toutes les animations du groupe telles que les activités, les événements ponctuels comme les sorties avec les résidants, les goûters spéciaux, les apéritifs, l’achat de fournitures mais aussi les réunions. Il n’y a pas plus d’explications, c’est un aide mémoire.
Objectifs : C’est un aide mémoire. En réunion nous exposons nos sorties, nos observations par rapports à telle sortie. Puis sur la feuille de transmission nous inscrivons nos observations comme les réactions d’un résidant face à l’inconnue (achat de fournitures de décoration) ou encore pour poursuivre une activité (piscine).

Les parents peuvent ainsi consulter ce feuillet pour suivre les activités auxquelles à participer leur enfant.

Après chaque activité, les observations doivent être transcrites sur les feuillets de transmission. Ainsi lors des réunions cela nous laisse une trace écrite et une bonne base pour apprécier l’évolution de chacun.



  1. Feuilles de transmission

La feuille de transmission est organisée de façon de pouvoir observer l’état général de la personne résidente. Chaque résidant a sa propre feuille. Nous y notons toutes les observations du jour : l’humeur des résidants, leurs petites actions durant un acte de la vie quotidienne (durant la toilette « JP » a tenu la pomme de douche), nous y indiquons aussi leur état de santé (fière ce matin : infirmière donné tel médicament). Dans la case activité, nous y notons les réactions, le plus objectivement possible, durant une activité soit un massage, une balade dans l’établissement, l’observation du à une activité extérieur (piscine), une animation (repas à thème), une sortie (dîner au restaurant). Et pour terminer une case est réservée pour le surveillant(e) de nuit : elle ou il indique les « changes » effectués, si les résidants ont passé une bonne nuit, les incidents qui aurai pu survenir etc.
Objectifs : Faire un suivi de l’évolution du résidant, de son niveau de santé. De pouvoir répondre à une question d’un parent. Effectivement nous ne sommes pas en poste 24h sur 24h. Cela permet aussi de communiquer entre nous (l’équipe pluridisciplinaire). Transmission des informations précises et consultable.


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  1. Cahier de réunion

Un ou une d’entre nous retranscrit la réunion soient les nouvelles activités organisées par exemple dans d’autres groupes, les nouveaux objectifs de l’établissement etc. de tous les sujets qui se vit dans l’établissement. Mais surtout, il est retranscrit les évaluations hebdomadaires de chacun des résidants durant leur semaine à l’aide du cahier de transmission.
Objectifs : Nous travaillons en binômes de deux groupes sur deux semaines. Les semaines paires le groupe A participe à la réunion, et inversement, les semaines impaires c’est le groupe B. Cela nous permet de rester informer.



  1. Dossier individuel

Un extrait du dossier individuel des résidants est a disposition dans le groupe même.

Objectifs : De façon à ce que chaque intérimaire ou autre personne accompagnant les résidants puisse consulter. Prendre note des habitudes de chacun des résidants, de leur goûts, de leurs activités, de leur comportement. Cela permet de bien encadrer le résidant même durant les périodes estivales où il y a moins de référent en poste.


IV- REFLEXIONS AUTOUR D’UN TEMPS CLE DU QUOTIDIEN : L’ANIMATION
Définition : L’animation permet à la vie de se maintenir, de s’épanouir, de mettre de l’amour, du mouvement dans une situation où règne ennui et immobilité ou encore de susciter un élan, donner une âme et un surplus d’identité aux personnes accueillies. Le mot animation est synonyme de vie, d’activité, vivacité, mouvement, chaleur. Il existe des expressions telles que une animation de rue ou discuter avec animation.



  1. Dimensions éducatives

L’objectif avec JC était de conserver et remettre à niveau son autonomie. En effet, d’après sont dossier personnel, et à part une sortie à l’extérieur de l’établissement tous les quinze jours, JC restait en retrait. Il restait assis toute la journée. JC est une personne marchante et il a chuté en avril 2010. Il était très angoissé lorsque les encadrants voulaient le faire marcher. J’ai donc pris l’initiative (en accord avec l’équipe) d’accompagner JC chaque jour pour sa promenade dans la cour de l’établissement. Nous faisions toujours le même parcours. JC connaissait donc cette balade, les obstacles. Cela évité des angoisses. Au début, JC me broyait les doigts puis l’ergothérapeute a fournit à JC un déambulateur pour que ce dernier prend confiance et l’aide à rester autonome dans son déplacement.

JC a pris de plus en plus confiance en lui. Aujourd’hui, une année plus tard, lorsque que je m’approche de lui pour la balade :

  • souvent JC m’emmène jusqu’à la cuisine et me demande en guidant ma main, du café, un biscuit.

  • à un endroit du parcours, le sol est déformé et JC lève son déambulateur passe l’obstacle et continue sa balade. Il marche maintenant à vive allure.

  • le matin JC sort seul des toilettes après s’être rhabiller, seul, et vient s’installer à la table de la cuisine.

Durant nos balades à travers l’établissement, je stimulais et félicitais beaucoup JC afin qu’il prenne confiance en lui.
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  1. Dimensions affectives

Cela a apporté un bien être psychologique à JC. Quand je m’approche de JC, il a le sourire et rit. Pourtant ce n’est pas forcément parce qu’il sait que je l’emmène marcher. En effet, il ne souhaite pas forcement se « balader ». Dans ces cas là, je reste avec lui pour une autre activité : lecture, chant, effleurage, toujours en communiquant verbalement avec lui.

Lorsque j’arrive en poste, je passe à chacun des résidants pour les saluer et ensuite je salue les collègues. C’est une façon de montrer aux personnes polyhandicapées qu’ils existent. Si j’étais aide à domicile, je rentre chez la personne et la première chose que je fais et de la saluer. Je pense que l’on est dans la même optique. JC a pris l’habitude aussi, en me voyant arrivé, d’avancer sa main. JC ne reste donc plus replier sur lui-même. JC guide l’encadrant pour se rendre à la cuisine pour manger un biscuit.



  1. Dimensions sociales

Sa nouvelle confiance en lui apporte à JC :

  • La possibilité se mouvoir dans le déplacement (besoin de se mouvoir) et il est satisfait de pouvoir se rendre dans la cuisine pour demander un biscuit ou du café.

  • Il retrouve une interaction entre l’encadrant et lui-même. Le fait de lui parler, de le toucher augmente sa confiance en lui (besoin de communiquer)

  • Grâce aussi à son déambulateur il a pu éviter une nouvelle chute, ou d’autres dangers durant sa progression à son autonomie (besoin d’éviter les dangers)

  • JC se détend durant les balades, les massages des épaules ou des pieds qu’il apprécie particulièrement, la lecture, le chant etc. (besoin de se recréer)



  1. Dimensions culturelles

La dimension culturelle est synonyme du besoin d’agir selon ses croyances et ses propres valeurs soit le 11ème besoin fondamental d’après Virginie Endersen. JC est issue d’une famille originaire du nord, catholique non pratiquante et je pense ne pas avoir enfreint ses valeurs. Je pense que nous reproduisons, au mieux possible, sa vie à la maison.

V- OUTILS UTILISES AUTOUR DU TEMPS CLE AU QUOTIDIEN : L’ACTIVITE


  1. Grille d’observation : par observation directe

Ma grille d’observation que j’ai conçue pour ma propre analyse comportait une colonne observations du participant, une colonne objectifs et difficultés et une autre de réajustement en vue de la prochaine séance.
Pourquoi : J’ai utilisé la grille d’observation afin de pouvoir inscrire chaque réaction, chaque mimique, chaque comportement durant la séance d’activité notamment lors de l’activité d’éveil aux instruments de musique mis en place pour le projet d’activité. De cette façon je pouvais analyser la progression de JC et de réajuster suivant ses propres réactions. En effet, JC est une personne très angoissée.

Pour les balades, ou autres petites interventions, je retranscrivais les séances que quand il y avait progression. Sur cette grille, il y avait juste deux colonne : une pour l’observation et l’autre pour mes réflexions, mes remarques, mes hypothèses. Sa progression a été relativement rapide. Puis JC, c’est stabilisé durant l’hiver parce que nous fluctuons à l’intérieur de l’établissement. Il n’y avait donc plus d’obstacle en tant que tel. Le sol est lisse, aucune déclivité etc.

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  1. Feuille de transmission dans la case des activités

Pourquoi : Je résumais mes observations sur le classeur de transmission afin qu’en réunion nous puissions apporter les réajustements nécessaire et afin d’ajouter un autre encadrement dans sa vie au quotidien. Suite à mon projet d’activité, nous laissons à disposition de JC et à porter de main les instruments de musique avec lesquels nous avons « travaillé ».

De fil en aiguille, l’équipe a décidé d’inviter JC à aller au toilette, au repas nous lui faisons choisir sa boisson.

VI- CONCLUSION
Je pense avoir tenu mon rôle d’AMP comme le précise la définition. L’aide médico psychologique exerce une fonction d’accompagnement (activité, animation, stimulation) et d’aide (au lever, au coucher, à la toilette, au repas) dans la vie quotidienne. L’AMP établit une relation attentive et sécurisante pour prévenir et rompre l’isolement des personnes (communication verbale et non verbale) et essayer d’appréhender leurs besoins et leurs attentes afin de leur apporter une réponse adaptée. Il a un rôle d’éveil, d’encouragement et de soutien de la communication et de l’expression verbale ou non. Mon rôle contribue également à la prévention de la rupture et/ou à la réactivation du lien social par la lutte contre l’isolement, le maintien des acquis et la stimulation des potentialités. 

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