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FEDERAL EUROPEAN REGISTER OF OSTEOPATHS




MEMOIRE n°


Pour le

DIPLÔME d’OSTÉOPATHE (D.O.)

Présenté et soutenu publiquement

le ………………………. à Paris

Par

Mlle JAUBERT Sarah

Née le 22/10/87 à Chatenay Malabry

Titre

« Evolution de la prise en charge ostéopathique des infertilités idiopathiques »

Membres du jury :

Président :

Assesseurs :

Directeur du mémoire : Pascale AIRALE

FEDERAL EUROPEAN REGISTER OF OSTEOPATHS




MEMOIRE n°


Pour le

DIPLÔME d’OSTÉOPATHE (D.O.)

Présenté et soutenu publiquement

le ………………………. à Paris

Par

Mlle JAUBERT Sarah

Née le 22/10/87 à Chatenay Malabry

Titre

« Evolution de la prise en charge ostéopathique des infertilités idiopathiques »

Membres du jury :

Président :

Assesseurs :

Directeur du mémoire : Pascale AIRALE

Ce mémoire, réalisé dans le cadre du D.O. IDO, regroupe le fruit de nombreuses recherches, et d’un questionnement relatif à la condition de ces femmes qui ne peuvent accéder à la maternité sans aide.

Le désir d’enfant est parfois très fort, que se passe-t-il lorsqu’il ne peut aboutir ?

Pouvons-nous aider ces femmes au même titre que les solutions d’aide à la conception médicalisées parfois très lourdes et invasives ? Dans quelle mesure, étant donné l’interdiction actuelle de recourir aux techniques internes ?

Quelles sont les nouvelles données dans la prise en charge ostéopathique des infertilités idiopathiques ?

Pour toute utilisation ou reproduction de ce document, me contacter par mail : sarahjaubert.osteo@gmail.com

Je souhaiterais remercier mon ostéopathe Pascale Airale pour m’avoir traité de nombreuses années, transmis la curiosité envers cette profession merveilleuse, et accepté d’être mon maitre de mémoire.

Je souhaiterais également avoir une attention pour tous nos professeurs qui, par leurs visions parfois contradictoires mais toujours enrichissantes, nous ont donné les clés pour nous lancer dans notre métier.

Je remercie les ostéopathes qui ont accepté de répondre à mes questions : Christine Schweitzer, Clothilde Roboam, Pascale Airale, Annie Kaddouch et Bernard Ferru.

Sommaire


Introduction p. 6

I . Définition, cadre de l’étude p. 8

II. Autres facteurs (hors causes médicales et chirurgicales) p. 14

  1. L’âge p. 14

  2. L’alimentation p. 16

  1. L’obésité p. 16

  2. L’anorexie p. 18

  3. Fertilité et alimentation p. 19

  1. Le tabac p. 21

  2. L’alcool p. 22

  3. Facteurs environnementaux et pollution p. 22

  4. Facteurs psychologiques p. 27

III. Causes médicales, une place pour l’ostéopathie ? p. 29

  1. Causes féminines p. 29

  1. SNC p. 29

  2. Ovaires p. 30

  3. Trompes p. 31

  4. Utérus p. 32

  5. Col p. 33

  6. Retour sur l’endométriose p. 33



  1. Causes masculines p. 35

IV. Traitement ostéopathique des infertilités idiopathiques dans le cadre des décrets p. 37

  1. Bassin p. 37

  2. Diaphragmes p. 39

  3. Appareil génital p. 40

  1. Utérus p. 40

  2. Ovaires p. 41

  3. Trompes p. 43

  4. Ligaments p. 43

  5. Vascularisation p. 44

  6. Innervation p. 47

  1. Adhérences et dysfonctions viscérales p. 49

  2. Rachis p. 51

  3. Crâne p. 52

V. Synthèse des interviews, discussion p. 56

VII. Evolution du cadre de pratique ostéopathique en gynécologie,

Réflexion p. 61
Conclusion p. 65

Bibliographie p. 68

Annexe 1 p. 74

  1. Interview d’Annie Kaddouch p. 74

  2. Interview de Bernard Ferru p. 76

  3. Interview de Christine Shweitzer p. 78

  4. Interview de Clotilde Roboam p. 80

  5. Interview de Pascale Airale p. 82

Annexe 2 : fiche d’information pour les patientes p. 84

« Selon les critères de l’OMS, un couple est déclaré infertile s’il n’a pas procréé après 2 ans de rapports sexuels non protégés1. En France, 12 à 15 % des couples sont concernés, soit 50 000 à 60 000 couples/an, ce qui en fait un véritable problème de santé publique. » 2

L’infertilité idiopathique concerne 5 à 15%3 des cas d’infertilité. Concrètement cela représente 1 à 3% des couples, et constitue une indication de traitement ostéopathique.

L’efficacité du traitement ostéopathique sur les infertilités idiopathiques est relatée au sein de différents écrits1, bien que des recherches plus poussées soient encore à mener. Un mémoire2 mené en 2007 sur les infertilités idiopathiques secondaires a permis de démontrer par expérimentation l’efficacité d’un suivi ostéopathique, et même sa prévalence vis-à-vis d’un traitement par assistance médicale à la procréation (AMP). Cependant de nouveaux facteurs impliquent une modification de notre prise en charge ostéopathique, que ce soit pour notre anamnèse, notre diagnostic, ou notre traitement.

L’objectif de ce mémoire est de présenter l’évolution de la prise en charge ostéopathique des infertilités idiopathiques.

Cette remise à jour se justifie par l’évolution législative qui encadre l’exercice de l’ostéopathie, et l’évolution des modes de vie. Elle s’appuie sur les dernières recherches en matière d’interaction entre environnement et fertilité.

La question du cadre législatif est primordiale, compte tenu de l’interdiction d’utiliser les techniques internes. Il conviendra se déterminer si nous pouvons nous passer de cette approche dans le traitement ostéopathique des infertilités, si elles sont primordiales pour certains cas, et si oui, lesquels. Une discussion sur l’avenir de notre prise en charge dans ces limitations pratiques étayera ce propos. Une présentation des adaptations auxquelles nous pouvons recourir permettra de réfléchir aux possibilités d’évolution de notre pratique.

Ce mémoire s’appuiera sur une recherche bibliographique, ainsi que sur des entretiens sous forme d’interviews menés auprès d’un panel d’ostéopathes3 aux expériences et aux points de vue différents, de manière à balayer et synthétiser plusieurs avis. Ces avis serviront de points d’appuis à la réflexion sur les évolutions à apporter à notre profession.

L’on soulignera l’intérêt d’un traitement ostéopathique comme thérapeutique à échelle humaine, à l’ère de la fécondation assistée et de la grossesse surmédicalisée.

  1. Définitions, cadre de l’étude

Ce mémoire porte sur les cas d’infertilité idiopathiques.

Le terme d’infertilité est défini selon ces termes :

« L’infertilité est l’incapacité pour un couple d’avoir un enfant, après deux ans sans contraception et une vie de couple normale »1. Pour l’OMS « l’infertilité est l’incapacité d’un couple de procréer ou de mener à terme une grossesse après deux ans de rapports sexuels non protégés».

L’infertilité peut être primaire lorsqu’il n’y a jamais eu de grossesse, ou secondaire lorsqu’une grossesse a déjà eu lieu (ce qui comprend naissance normale, GEU et avortement)2.

Idiopathique est un terme employé lorsqu’aucune cause médicale n’a été retrouvée. Cela ne signifie pas qu’il n’existe aucune cause, car de nombreux facteurs peuvent être en défaveur de la fertilité, chez la femme comme chez l’homme.

L’infertilité inexpliquée ou idiopathique est définie par « l’absence de grossesse au bout de 2 ans de rapports sexuels réguliers sans contraception et sans cause retrouvée aux examens pratiqués »3.

ZORN1 note que « la définition aussi bien que la fréquence de la stérilité idiopathique ne font l’objet d’aucun consensus, faute d’accord sur les limites des investigations indispensables au diagnostic. ».
L’infertilité idiopathique revêt ainsi un aspect assez flou tant dans ses limites que dans ses pistes d’explications qui restent mystérieuses pour le corps médical. L’approche ostéopathique apporte un regard différent et propose des traitements qui font preuve d’efficacité là où la médecine trouve ses limites.
On distingue infertilité et stérilité.

La stérilité correspond à l’impossibilité totale de concevoir, pour un homme, une femme ou un couple, à un moment donné. Cette incapacité peut être temporaire et réversible, ou au contraire définitive et irréversible. Elle concerne en France 2 à 5% des couples (INED).2

Lorsque le terme d’infertilité est employé, il correspond à une « sous-fertilité », donc il reste toujours une chance, même très mince, de parvenir à enfanter sans assistance. On parle d’hypofertilité. C’est une difficulté à concevoir, qui se traduit en pratique par un allongement du délai de conception.

Elle est beaucoup plus fréquente que la stérilité vraie et correspond dans la majorité des cas à la situation réelle des 15 à 20% de couples qu’une absence de grossesse conduit à consulter.3

La fécondité est le fait d’avoir conçu.4

La fertilité correspond, elle, à l’aptitude à concevoir1. Elle varie en fonction de l’âge et de l’état de santé (environnement, alimentation, stress, …).2

Concernant l’aspect législatif, voici ce qui est inscrit au décret3 n° 2007-435 du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d'exercice de l'ostéopathie :

« Les praticiens justifiant d'un titre d'ostéopathe sont autorisés à pratiquer des manipulations ayant pour seul but de prévenir ou de remédier à des troubles fonctionnels du corps humain, à l'exclusion des pathologies organiques qui nécessitent une intervention thérapeutique, médicale, chirurgicale, médicamenteuse ou par agents physiques. Ces manipulations sont musculo-squelettiques et myo-fasciales, exclusivement manuelles et externes. »
L’on regrettera que ce décret, en l’état, ferme la porte à une approche pluridisciplinaire de certaines pathologies organiques, mais ce n’est pas l’objet aujourd’hui.
« I. - Le praticien justifiant d'un titre d'ostéopathe ne peut effectuer les actes suivants :

1° Manipulations gynéco-obstétricales ;

2° Touchers pelviens. »

Considérant ces deux points on peut se poser la question l’impact de ces changements sur la prise en charge des infertilités idiopathiques en ostéopathie. En effet l’interdiction des techniques internes, que ce soit par voie vaginale ou rectale, et des manipulations gynéco-obstétricales, implique une modification de notre prise en charge.

Pour définir plus correctement les manipulations gynéco-obstétricales il convient de connaître la définition de ces deux mots :

L’obstétrique est la médecine de la grossesse et de l’accouchement1.

La gynécologie est la médecine qui a trait à l’appareil génital de la femme2.

Nous comprendrons donc par manipulations gynéco-obstétricales toute manipulation de type médical de l’appareil génital de la femme, enceinte ou non, ainsi que toute manipulation médicale relative à l’accouchement. Pour exemple, une manœuvre forcée de retournement du fœtus avant l’accouchement ne peut en aucun cas être réalisée par un ostéopathe. En revanche rien ne nous empêche à priori de travailler sur les blocages musculo-squelettiques, viscéraux, gynécologiques (par voie externe) qui restreignent le retournement.

Les techniques par voie interne (vaginale ou rectale) sont clairement proscrites par les décrets.

Concernant l’efficacité du traitement ostéopathique, des recherches sont encore à mener pour produire une étude scientifique publiable, cependant différents mémoires nous permettent de proposer des résultats déjà parlants3. En effet, Geneviève Kermorgant, lors de sa thèse « Apport de l’ostéopathie dans la prise en charge de l’infertilité secondaire » présentée au jury international à Montréal en juin 2007, à expérimenté un traitement ostéopathique sur plus de 25 femmes atteintes d’infertilité idiopathique depuis un an ou plus. Elle avait alors obtenu 72% de grossesses menées à terme et 84% de grossesses débutées.

Elle avait comparé les taux de grossesses en fonction de la durée de l’infertilité idiopathique respectivement naturellement (sans aide à la conception) et avec un traitement ostéopathique, les résultats étaient en faveur du traitement ostéopathique1 :

Durée de l’infertilité

Taux de grossesses sans aide à la conception (données de la fertilité)

Taux de grossesse après traitement ostéopathique

Taux de progression

1an

2ans

61,30%

22,30%



81,82%

85,71%



1,33

3,84




Fig. 1 : Comparaison des taux de grossesse sans aide à la conception et après traitement ostéopathique, en fonction de la durée de l’infertilité.
Concernant le taux d’accouchement, de la même façon :

  • Pour une infertilité d’un an il est de 72% pour les patients suivis en ostéopathie, contre 52% en évolution naturelle

  • Pour une durée d’infertilité de 2 ans il est de 71%, contre 19% en évolution naturelle2.

L’auteur en conclut que « le traitement ostéopathique a un effet significatif sur la fécondité (taux de grossesses débutées et taux d’accouchement) quelle que soit la durée d’infertilité. »

L’auteur a comparé les données des taux de fécondité (sur une infertilité de deux ans) en fonction des approches médicales type stimulation de l’ovaire ou fécondation in vitro à celles recueillies suite au traitement ostéopathique.

L’écart parait significatif, et elle en conclut que le suivi ostéopathique a « un effet plus significatif que les thérapeutiques actuellement proposées dans le cadre de la prise en charge de l’infertilité ».

Cette affirmation apparait extrêmement séduisante, surtout vis-à-vis des traitements lourds, couteux et difficiles à supporter que propose le corps médical. Elle est cependant à prendre avec distance, car la proportion de femmes traitées pour cette étude est peu importante. Ces résultats sont encourageants pour l’ostéopathie, cependant une recherche à grande échelle permettrait d’assoir ces résultats avec plus d’aplomb.

Face aux changements de notre prise en charge de l’infertilité idiopathique, des interrogations sont en suspends :

Quelle efficacité nous reste-t-il, ostéopathes, au sein de cet arbitrage politique bien loin des préoccupations des femmes en échec de grossesse ?

Quelles sont les adaptations que devra subir notre pratique pour s’ajuster au cadre législatif ?

Quel est l’avenir de la pratique ostéopathique relative aux infertilités idiopathiques ?

II. Facteurs pouvant causer une baisse de la fertilité (Hors causes médicales et chirurgicales)

Afin d’appréhender le problème de l’infertilité idiopathique dans sa globalité, il convient de rechercher chez nos patients les causes autres que médicales ou chirurgicales, avant de procéder au diagnostic ostéopathique.

Notre rôle d’ostéopathe ne se limitant pas uniquement à utiliser nos techniques manuelles, mais aussi à donner des conseils, et à comprendre de manière optimale chaque cas, il convient de rechercher ces facteurs chez la femme comme chez l’homme. L’obligation de conseil implique notre responsabilité propre. De façon juridique nous sommes tenus d’exercer notre devoir d’information1, et compte tenu de l’évolution des mœurs et la multiplication des procédures envers les professionnels exerçant en libéral, dont nous faisons partie, nous avons tout intérêt à prodiguer les informations les plus justes, en rapport avec les dernières découvertes scientifiques.

L’évolution de notre prise en charge des infertilités idiopathiques passe par l’interrogatoire, complet et précis, orienté vers la recherche de facteurs défavorables. C’est une démarche justifiée par les données récentes qui établissent des liens entre les nouveaux modes de vie, et certains facteurs environnementaux, avec la baisse de la fertilité. Nous nous devons de les prendre en compte car l’ostéopathie se doit de rester une discipline en accord avec son temps, conformément à notre obligation de formation continue inscrite dans la loi datant de mars 20022.
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