Programme national de sante








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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Ministère de la Santé

Secrétariat Général à la Santé



PROGRAMME NATIONAL DE SANTE

DE L’ADOLESCENT

PNSA


PLAN STRATEGIQUE 2011-2015









Remerciements



Ce Plan Stratégique de santé des adolescents et jeunes de la République Démocratique du Congo est un volet du Plan National de Développement Sanitaire 2011 à 2015. Il a été réalisé grâce à l’appui financier de l’Unicef. Ainsi, le Programme National de santé de l’Adolescent exprime sa profonde gratitude à l’Unicef pour ce soutien combien important qui permettra au Gouvernement et à tous les acteurs qui œuvrent dans la santé de la jeunesse Congolaise d’assurer les soins de santé de qualité y compris les jeunes vivant avec le VIH afin d’atteindre les OMD d’ici 2015.
Le PNSA remercie également ses experts, les cadres du Secrétariat Général, de la DEP, de l’EPSP etc. ainsi que ceux venus du système des Nations unies (OMS, UNICEF), des ONG internationales et nationales qui ont participé à l’élaboration de ce document.
Que tous ceux qui ont contribué d’une façon ou d’une autre à la production de ce Plan Stratégique de santé des adolescents et jeunes, trouvent ici l’expression de notre gratitude.
Le Secrétaire Général à la Santé Publique


  1. Contexte et Justification du Plan stratégique

La République Démocratique du Congo (RDC) est un vaste pays de 2. 345. 409 km². Il partage des frontières longues de 10.292 km avec 9 pays. (République du Congo l’Ouest, la République Centrafricaine et le Soudan au Nord, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie à l’Est, la Zambie au Sud-Est et l’Angola au Sud). Elle est subdivisée en 11 provinces, y compris la Ville de Kinshasa, la capitale, qui a rang de province. Les provinces sont subdivisées en villes et districts.

En 2007, l’Institut National de la Statistique (INS) a estimé la population de la RDC à 65,8 millions d’habitants dont près de 7,9 millions vivent dans la seule ville de Kinshasa, la capitale du pays. Le taux d’accroissement naturel est de 3,1%. La répartition par sexe donne 51% de sexe féminin contre 49% de sexe masculin. La population congolaise est caractérisée par sa jeunesse : 48 % ont moins de 15 ans et 4 % ont 60 ans et plus.

Selon l’EDS 2007, le nombre moyen d’enfants par femme en fin de vie féconde est estimé à 6,3 (5,4 en milieu urbain et de 7,0 en milieu rural). L’intervalle inter génésique est inférieur à 2 ans dans 26% des naissances. L’âge médian à la première naissance est de 20 ans. Les adolescentes (15-19 ans) contribuent à la fécondité de façon importante. En effet, 24% d’entre elles ont déjà à cet âge commencé leur vie féconde.

Les résultats de l’enquête démographique et de santé de 2007 indiquent que 43 % de la population vivent en milieu urbain contre 57 % en milieu rural et que le rapport de masculinité de la population s’établit à 97 hommes pour 100 femmes. Le Français est la langue officielle. Cependant, il y existe 4 langues nationales qui sont le Kikongo, le Lingala, le Tshiluba et le Swahili.

Comparativement aux hommes, la femme présente un faible niveau d’instruction. Selon l’EDS 2007 la proportion de femmes de 15-49 ans sans instruction est quatre fois plus élevée que celle des hommes (21 % contre 5 %) et les hommes sont proportionnellement deux fois plus nombreux que les femmes à avoir achevé le niveau secondaire ou supérieur (65 % contre 41 %). La proportion des personnes de 15-49 ans qui ne savent ni lire ni écrire (analphabètes) atteint 41 % parmi les femmes et 14 % parmi les hommes du même groupe d’âge

Dans son histoire politique, la RDC a connu plusieurs conflits sociopolitiques qui ont provoqué une insécurité généralisée, de nombreux déplacements des populations, d’énormes pertes en vies humaines et matérielles. Durant ces conflits, des formations sanitaires ont été victimes de pillage et de destruction.

Les adolescents et jeunes (10 à 24 ans) constituent près du tiers de la population totale soit plus de 20 millions de personnes. Selon l’OMS, les adolescents forment la classe d’âge de 10-19 ans, les jeunes de 15-24 ans et les jeunes gens de 10-24 ans. L’adolescence est une période de croissance, de changement et de développement dans les domaines cognitif, physique et social. Elle est parfois divisée en trois périodes (début, milieu et fin) qui correspondent respectivement aux groupes d’âge suivants : 10-14 ans, 15-17 ans et 18-19 ans. Ces périodes correspondent approximativement aux stades de développement physique, social et psychologique qui composent le passage de l’enfance à l’âge adulte. Bien que ces étapes ne soient pas reconnues par tous et qu’elles varient, elles constituent néanmoins une base de compréhension du développement des adolescents.

En RD Congo, la fécondité débute très précocement puisque dès l’âge de 15-19 ans, elle est de 124/%0. Ensuite elle croît rapidement pour atteindre son maximum entre 25-29 ans (271/%0) avant de baisser avec l’âge. A partir de 40 ans, on constate une baisse importante de la fécondité et c’est à 45-49 ans que le taux de fécondité est le plus faible (37/%0). (EDS-RDC, p44).



Les proportions d’adolescentes ayant commencé leur vie féconde augmentent rapidement avec l’âge, passant de 6% à 15 ans à 47% à 19 ans, âge auquel 42% des jeunes filles ont déjà eu au moins un enfant. Les adolescentes de 15 à 19 ans contribuent pour 20% à la fécondité totale (MICS2, p57)



2. Nature et ampleur de quelques problèmes de santé des adolescents et jeunes

2.1. Les rapports sexuels précoces

Concernant la première expérience sexuelle, les données de l’EDS indiquent que 18% des adolescents de 15-19 ans (filles et garçons) et 19% des filles et 17% des garçons de 20-24 ans ont déjà eu des rapports sexuels avant 15 ans. Ces rapports sexuels sont généralement non protégés, car très peu d’adolescents utilisent le préservatif. En effet la même source renseigne que seulement 12,5% des adolescentes et 21,5% des adolescents ont utilisé un préservatif lors des rapports sexuels à haut risque. La prévalence des IST est de 11,7 % chez les filles et 9,2% chez les garçons (ESP, 2010, p39). Les causes des rapports sexuels sont : la pauvreté, l’influence des amis, les média, la mode, la promiscuité, les mauvaises informations, le désir sexuel, la curiosité de l’autre sexe

2.2 : Les IST/VIH

Par rapport au SIDA, les jeunes de 15-24 ans constituent une population à risque dans la mesure où, à cette période de la vie les relations sexuelles sont généralement instables et le multi partenariat est fréquent. Concernant le SIDA, l’EDS indique que 15% des jeunes femmes et 21% des jeunes hommes ont une connaissance complète du SIDA et 10% des adolescents de 15–19 ans n’ont jamais entendu parler du SIDA. Un adolescent qui a une connaissance complète du SIDA est celui qui sait : (i) qu’on peut réduire le risque de contracter le virus du sida en utilisant des condoms et en limitant les rapports sexuels (ii) qu’il faut un seul partenaire fidèle et qui n’est pas infecté (iii) qu’il faut rejeter les idées erronées les plus courantes à propos de la transmission du sida (iv) qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida.

La RDC connaît une épidémie généralisée. Le taux de séroprévalence est de 4,3% chez les femmes enceintes dans les sites sentinelles en 2008 et de 3,25% dans la population générale. Le profil épidémiologique actuel montre une tendance à l’aggravation chez les jeunes, les femmes et les populations rurales vivant dans les zones de conflit et de disparités de séroprévalence au niveau des provinces. En effet, la prévalence de l’ensemble des sites ruraux est passée de 4,1% à 4,6% entre 2004 et 2008. Elle est passée de 3,3 % à 3,9 % dans la tranche d’âge de 15-24 ans au cours de la même période et le sexe ratio est de 1,1 à 1,25 (Rapport annuel PNLS, 2010)

2.3 : Les avortements provoqués 

L’avortement à risque est un signe révélateur des besoins non satisfaits de la planification familiale. Les filles tombent enceinte parce qu’elles ne connaissent pas les moyens à utiliser pour éviter les grossesses et la prévalence est estimée à 30%. L’avortement entraîne les complications suivantes : les saignements, l’infection de l’utérus, l’infection des organes de la reproduction, la stérilité, la mort etc.

En ce qui concerne la planification familiale, les données de l’EDS indique que le niveau de connaissance des méthodes modernes est assez élevé pour les adolescents de 15-19 ans. Il est respectivement de 69% pour les filles contre 91,5% pour les garçons. Notons que si ce niveau est élevé c’est grâce au condom qui est une méthode quasi connue par tous les jeunes. Mais les proportions les moins élevées des femmes et des hommes connaissant ces moyens de prévention s’observent chez les jeunes de 15 – 19 ans. Par contre la prévalence contraceptive moderne est faible et se situe à 5,8% pour l’ensemble des femmes en union de 15-49 ans. Et pourtant l’utilisation des méthodes contraceptives contribue à la lutte contre la mortalité maternelle en évitant des grossesses non désirées qui se terminent souvent par des avortements provoqués. En effet les adolescents et les jeunes sexuellement actifs recourent aux pratiques dangereuses pour interrompre ces grossesses non désirées. Le taux des avortements provoqués se situe à 30%.

2.4 : Les mariages précoces

Il y a 18 % des adolescentes qui sont mariées entre 15 et 19 ans et 54,2% entre 20-24 ans (EDS-RDC). Ces cas sont plus fréquents en milieu rural qu’en milieu urbain. Les conséquences des mariages précoces sont : le manque de communication au foyer, les conflits conjugaux, les naissances trop rapprochées

2.5 : la mortalité maternelle

En matière de santé de la reproduction, il est important de noter que la mortalité maternelle en RDC s’élève à 549 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes (EDS-RDC) soit une moyenne de 16.000 décès des mères par an et les adolescents y contribuent à 20%.

Cette mortalité maternelle élevée est due aux causes sous jacentes suivantes : (i) la mauvaise qualité des services de santé de la reproduction (ii) la faible utilisation de la planification familiale (iii) la défaillance du système d’approvisionnement en contraceptifs et autres commodités de santé de la reproduction (iv) la faible disponibilité des services de santé de la reproduction dans le pays (v) l’insuffisance du personnel compétent en planification familiale (vi) les barrières socio culturelles dans l’utilisation des services de SR (vii) la fragilité de la femme due aux grossesses nombreuses et trop rapprochées (viii) l’insuffisance des structures de référence pour prendre en charge les urgences gynéco obstétricales . Les jeunes ne fréquentent pas souvent les structures des soins pour leurs problèmes spécifiques à cause des obstacles ci-après : (i) la crainte de l’atteinte à leur intimité  (ii) le manque de confidentialité des prestataires de service (iii) la peur et le gène (iv) le manque d’information  (v) les réprimandes des prestataires de service  (vi) la tarification non abordable (vii) les horaires de service non adaptés  (viii) Les services de santé prestés ne sont pas conviviaux.

2.6 : Les violences sexuelles

Chez les adolescents et jeunes, les violences sexuelles ont des profondes répercussions sur le bien être physique, émotionnel, mental et social de la victime. Elles ont aussi un certain nombre des conséquences sur la santé  comme : (i) les grossesses précoces et non désirées (ii) les troubles gynécologiques : hémorragies vaginales, douleurs pelviennes chroniques, infections des voies urinaires (iii) les traumatismes psychologique dû à la violence et   fistule vésico-ano-vaginales (iv) les maladies sexuellement transmissibles, dont les IST/ VIH (v) la dépression (vi) un état de stress post- traumatique (vii) des pensées et comportement suicidaire etc. Il arrive aussi que les victimes se voient rejetés par la famille, les amis et la communauté. Les efforts de prévention et de soins doivent porter sur : (i) les programmes éducatifs et les campagnes pour modifier les attitudes et les comportements (ii) la vulgarisation de la loi (iii) la sensibilisation aux conséquences sociales et médicales des violences sexuelles (iv) la formation des prestataires sur la prise en charge des victimes des violences sexuelles (v) le soutien psycho-social aux victimes

6. Autre problème des jeunes : les enfants de la rue

Pour le phénomène enfants de la rue, son explication est multifactorielle : Il y a les déplacements internes, le chômage, la pauvreté, la maladie, les frais scolaires prohibitifs, le délitement du système administratif et judiciaire, les pillages des entreprises et des sociétés, la recomposition des couples suite aux divorces ou décès, l’impact du VIH- SIDA sur les familles et une myriade d’autres facteurs (Delaunay, V, 2009 ; Kipke M.D, Simon T.R, et al. 1997). En outre l’urbanisation massive est l’un des facteurs favorisant le problème des enfants de la rue (Aderinto 2000 ; UNFPA 2008), cependant les éléments qui poussent les enfants dans la rue sont différents selon la situation de ces derniers. La pauvreté urbaine semble jouer un rôle indispensable mais les liens que l’enfant porte avec les siens sont eux aussi fondamentaux. Ainsi, la décision de quitter le foyer est parfois prise par l’enfant lui – même. (Aderinto 2000). Le phénomène des enfants de la rue est universel et interpelle les nations à se concerter pour chercher des voies et moyens afin de réduire ce phénomène. D’après les statistiques de l’UNICEF, BIT, ONU, le nombre d’enfants de la rue est estimé à 100 millions à travers le monde. Au regard des statistiques disponibles, certaines villes de la République Démocratique du Congo à l’instar de Kinshasa, Kisangani, Bukavu, Mbuji-Mayi, Mbandaka etc. ont environ plus de 105.000 enfants de la rue. Naturellement, nous pouvons dire que le phénomène des enfants de la rue est général mais surtout spécifique à la province, à la ville et au contexte précis. D’ou pour ce problème, il n’y a pas de solutions globales mais plutôt spécifiques à adapter à chaque ville, province ou au contexte (culture, coutume, religion…). Les conséquences que ce phénomène entraîne dans la société sont (i) les grossesses précoces et non désirées (ii) les avortements provoqués et criminels (iii) la prostitution (iv) la criminalité (v) la délinquance (vi) la toxicomanie (vii) les IST/ VIH- SIDA,

De ce qui précède, on note que les adolescents et jeunes en RDC vivent une situation socio-sanitaire précaire et qu’une attention particulière devrait être portée à leur endroit, car ils constituent l’avenir du pays. Conscient de cette situation, le Ministère de la Santé a créé en 2003 le Programme National de Santé de l’Adolescent en sigle PNSA dont la mission est d’assurer la promotion de la santé des adolescents par la prise en charge de leurs problèmes et de leur développement sain.

3. Le Programme National de Santé de l’Adolescent

3.1 Mission

Contribuer à l’amélioration de la santé de l’adolescent par la prise en charge des problèmes de santé et de son développement

3.2 Attributions

(i) vulgariser la politique nationale de santé de l’adolescent (ii) élaborer les directives, les normes et définir les axes stratégiques pour la promotion et le développement de la santé de l’adolescent (iii) intégrer la santé de l’adolescent dans le système national de santé (iv) développer un système de diagnostic et de contrôle des problèmes de santé de l’adolescent (v) assurer le développement des recherches susceptibles de promouvoir la santé de l’adolescent et (vi) assurer la coordination des interventions dans le domaine de santé de l’adolescent.

3.3 : Quelques réalisations du Programme

Depuis 2004, le PNSA a installé des points focaux dans 7 provinces sur les 11 que comptent la RDC notamment : Bas - Congo, Bandundu, Equateur , Kasaï Occidental, Kasaï Oriental , Kinshasa et Katanga  bien que ces activités soient encore limitées dans les chefs lieux de ces provinces. Dans chacun de ces deux chefs lieux des provinces (Kinshasa et Matadi), il a ouvert un centre des jeunes avec l’appui de l’UNFPA. Ces centres offrent un environnement positif dans lequel les adolescents et jeunes ont accès au counselling, aux contraceptifs, et à des services cliniques de prévention et à des soins. Ces centres sont un cadre convivial à une information et à une éducation des adolescents et jeunes en matière de santé sexuelle et de la reproduction. Dans les autres villes (chef lieux), les pairs éducateurs formés (jeunes) travaillent dans les zones de santé et mènent essentiellement des activités de communication en faveur des jeunes dans la communauté en vue d’un changement de comportement à risque.

Les besoins spécifiques de santé des adolescents et jeunes n’étant pas toujours pris en compte dans les différentes politiques sectorielles et par le système de santé lui-même, la réponse à ces problèmes est d’une manière générale faible. Quant à l’intégration de ces activités dans le système national de santé, il y a lieu de noter que depuis deux ans, le programme intègre un paquet minimum des services de santé adaptés aux adolescents et jeunes dans quatre zones de santé pilotes (Binza Ozone, N’sele, Matadi et Mvuzi). Après une évaluation pour tirer les leçons, un passage à l’échelle est prévu à partir de cette année 2011.

Malgré ces quelques actions que mène le Programme, il faut noter qu’elles ne sont pas toutes inscrites dans un plan stratégique qui soit cohérent et donc appelées à donner les résultats escomptés.

Ainsi, pour pallier à ce manque, le PNSA a élaboré un plan stratégique aligné au PNDS et les réalisations des actions y inscrites contribueront à l’amélioration de la santé de la Jeunesse Congolaise.

Les interventions vont se focaliser sur les problèmes liés  à la (i) la faible fréquentation des services de santé par les jeunes dans les structures des soins  (ii) la mortalité maternelle chez les jeunes filles  (iii) l’infection aux IST/VIH/SIDA chez les adolescents et jeunes (iv) les problèmes de santé de la reproduction des adolescents et jeunes (v) les violences sexuelles.

Le Programme a certes des forces, des faiblesses mais aussi des opportunités que nous présentons selon les quatre piliers du PNDS

3.4. Forces du programme

3.4.1: en rapport avec le développement des zones de santé

(i) Existence d’un paquet d’activités de santé des adolescents et jeunes intégrés dans quelques zones de santé (ii) Existence des ressources humaines pour la prise en charge des problèmes de santé de l’adolescent (iii) Existence des médicaments et intrants spécifiques dans les centres des jeunes et centres de santé adaptés aux adolescents et jeunes (iv) Existence d’un véhicule et des matériels informatiques (ordinateur, imprimantes, scanner, vidéo projecteur) (v) Existence des supports IEC/CCC au niveau du PNSA et centres existants (vi) Existence des indicateurs spécifiques définis au niveau du PNSA (vii) Existence de quelques centres des jeunes construits et équipés (viii) Existence des points focaux du Programme dans quelques provinces (ix) Existence des structures de participation communautaire etc.

3.4.2 : en rapport avec l’appui au développement de la ZS

(i) Existence des compétences techniques au programme (ii) Existence d’un pool des formateurs au programme (iii) Existence des services de gestion des ressources humaines (iv) Existence d’un pool des pairs éducateurs formé par le programme

3.4.3 : en rapport avec le renforcement du leadership et de la gouvernance

(i) Existence d’un arrêté créant le Programme National de Santé de l’Adolescent (ii) Existence des normes et directives pour le programme (iii) Existence d’une Direction Nationale pour le programme et des coordinations provinciales dans certaines provinces (iv) Existence d’un document de politique nationale de santé de l’adolescent  (v) Existence des standards des services de santé adaptés aux adolescents et jeunes 

3.4.4 : en rapport avec la collaboration intra et inter sectorielle

(i) Existence d’une collaboration entre le Programme et le Ministère des Affaires Sociales et solidarité nationale, de la Jeunesse sport et loisirs, de l’EPSP, ESU, Genre Famille et Enfant, culture et arts … (ii) Existence d’un appui au Programme par différents partenaires : UNICEF, UNFPA, OMS, Africare, Médecins du Monde/ France  (iii) Collaboration entre le PNSA et les autres programmes et directions du ministère de la santé (iv) Collaboration avec les ONG des jeunes

3.5. FAIBLESSES du Programme

3.5.1 : en rapport avec le renforcement du leadership et de la gouvernance

(i) Faible vulgarisation et application des textes légaux et réglementaires (ii) Non validation des textes légaux et réglementaires élaborés (iii) Non respect du cadre organique (iv Faible coordination des structures offrant des services de santé des adolescents et jeunes

3.5.2 : en rapport avec le renforcement de la collaboration intra et inter sectorielle

(i)Tenue non régulière des réunions du cadre de concertation (ii) Faible collaboration intra et inter sectorielle (iii) Verticalisation de certaines actions menées (iv) dépendance quasi-totale de l’appui des partenaires

3.5.3 : en rapport avec l’appui au développement des ZS

(i) Insuffisance du personnel qualifié en SRAJ (ii) Instabilité des ressources humaines formées (iii) Non admission au sous régime statutaire pour certains agents (iv) Non payement de certains travailleurs

3.5.4 : en rapport avec le développement des zones de santé

(i) Insuffisance des structures de prise en charge des jeunes (ii) Absence des locaux propres au PNSA (iii) Absence d’une base des données informatisées (iv) La tranche d’âge des jeunes et adolescents n’est pas intégrée dans le canevas SNIS (v) Faible traitement des données existant du programme (vi) Faible connaissance des besoins réels en médicaments et intrants spécifiques au niveau des structures SRAJ (vii) Non respect du circuit d’approvisionnement par les partenaires (viii) Faible accessibilité financière des jeunes aux médicaments essentiels et génésique

3.6. OPPORTUNITES

(i) Existence des partenaires d’aide au développement qui appuient le Programme National de Santé de l’Adolescent (UNFPA, UNICEF, OMS et autres) (ii) Existence des instruments internationaux qui ont exprimé des préoccupations au sujet de la santé et du bien être des jeunes notamment la convention relative aux droits de l’enfant (1990), la charte africaine sur les droits et le bien être de l’enfant de l’OUA et la stratégie de la région africaine en matière de santé de la reproduction etc.

3.7. MENACES

(i) Contexte socio-économique difficile (ii) Instabilité de la politique due à l’insécurité à l’est du pays pouvant détournant l’attention des décideurs sur les problèmes de développement du pays (iii) totale dépendance des partenaires pour l’exécution des activités.

3.8. DEFIS 

L’un de défis que le programme aura à relever est celui de l’intégration des activités de santé de l’adolescent dans au moins 50% des zones de santé d’ici à l’horizon 2015 et organiser les activités des jeunes dans les centres de santé adaptés aux jeunes et dans les centres des jeunes.

3.9. Les problèmes prioritaires

(i) faible niveau de connaissance de la SRAJ  (ii) faible accessibilité des jeunes aux services de santé  (iii) insuffisance des structures d’encadrement des jeunes offrant des services conviviaux  (iv) prévalence élevée des grossesses précoces (20%) mariages précoces (24,2%) et avortements provoqués (30%) chez les jeunes  (v) prévalence élevée des infections sexuellement transmissibles 11,7% chez les filles et 9,2% chez les garçons ( ESP,2010,p39)

3.10. Vision du programme

A l’horizon de l’an 2015, amener 80% des jeunes à avoir accès à des services de santé de qualité et à disposer des informations complètes en rapport avec leurs problèmes spécifiques et particulièrement en matière de santé sexuelle et de la reproduction en vue d’une vie saine pour un développement durable du pays.

3.11 .Objectifs spécifiques du plan stratégique

  1. Augmenter de 30% d’ici 2015 la proportion des adolescents et jeunes qui a accès aux soins de santé de primaire de qualité

  2. Réduire de 30 à 20% d’ici 2015 la prévalence des avortements chez les adolescents et jeunes

  3. Réduire de 20 à15% d’ici 2015 les grossesses précoces et non désirées chez les adolescents et jeunes

  4. Réduire la prévalence des IST chez les adolescents et jeunes et jeunes de 12,5 % à 7,5% d’ici 2015

  5. Réduire de 3,9% à 2,5% d’ici 2015 la prévalence de VIH/SIDA chez les adolescents et jeunes

  6. Augmenter de 10% d’ici 2015 les connaissances des adolescents et jeunes en matière de VIH/SIDA

  7. Accroitre l’accès des adolescents et jeunes au CDV d’ici 2015 de 4 à 10% chez les filles et de 3%à 9% chez les garçons

  8. Augmenter le taux d’utilisation des préservatifs chez les filles de 12,5% à 20% et de 21,5% à 30% chez les garçons d’ici 2015

  9. Intégrer d’ici 2015 le Paquet Minimum d’Activités des adolescents et jeunes dans 207 ZS

  10. Former de 150 à 10350 prestataires de services de santé adaptés aux adolescents et jeunes d’ici 2015

  11. Augmenter de 10% les structures de prise en charge de violence sexuelle d’ici 2015



But : Contribuer au bien être de la jeunesse Congolaise d’ici 2015

Objectif général : contribuer à l’amélioration de la santé de la jeunesse congolaise dans le contexte de lutte contre la pauvreté.

CIBLES

INDICATEURS D’IMPACT

Cible 1 : contribuer à réduire de 110 à 50 décès maternels des adolescentes sur 100 000 naissances vivantes d’ici 2015

Ratio de mortalité maternelle issue des jeunes filles

Cible 2 : stopper la propagation du VIH /SIDA dans le milieu des adolescents et jeunes et réduire la prévalence de 3,9 % à 2% d’ici 2015

Taux de prévalence du VIH chez les adolescents et jeunes

Objectif sectoriel : assurer des soins de santé primaires de qualité à toute la population, en particulier aux adolescents et jeunes en luttant contre les avortements provoqués, les grossesses précoces et non désirées, les mariages précoces, les IST/VIH-SIDA

CIBLES

INDICATEURS DES RESULTATS

Cible 1 : la proportion de la population des adolescents et jeunes qui a accès aux soins de santé primaires de qualité augmente de 30% d’ici 2015

  1. Couverture sanitaire nationale

Cible 2 : La proportion des adolescents et jeunes qui utilisent les préservatifs passe de 12,5% à 20% pour les filles et de 21,5% à 30% pour les garçons.

  1. Proportion des adolescents et jeunes qui ont utilisé le préservatif lors de leur dernier rapport sexuel




Cible 3 : la prévalence des avortements provoqués chez les adolescentes et jeunes passe de 30% à 20% d’ici 2015.

  1. - taux d’avortements provoqués chez les adolescents et jeunes

- proportion des adolescentes et jeunes ayant pratiqué des avortements provoqués

Cible 4 : le pourcentage des grossesses précoces et non désirées chez les adolescentes et jeunes passe de 20% à 15% d’ici à l’an 2015. (EDS 2007)

  1. Proportion d’adolescentes et jeunes qui portent une grossesse précoce et non désirée

Cible 5 : la prévalence des IST chez les adolescents et jeunes passe 13,3 % à 7,5% d’ici 2015(ESP, 2010)

  1. Proportion des adolescents et jeunes qui ont rapporté un cas d’une infection sexuellement transmissible




Cible 6 : la prévalence du VIH chez les adolescents et jeunes passe de 3,9% à 2,5% d’ici 2015

  1. Proportion des adolescents et jeunes qui vivent avec le VIH

Cible 7 : le pourcentage de CDV passe de 4% à 10% chez les filles et de 3% à 9% chez les garçons

  1. Proportion des garçons et des filles qui connaissent leur statut sérologique.
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