Mythes et réalités sur la violence








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date de publication27.03.2017
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Mythes et réalités sur la violence
Vrai ou faux ?


  1. Il y a plus de violence aujourd’hui qu’il y a une cinquantaine d’année.




  1. La violence c’est surtout une affaire entre hommes.




  1. L’abus psychologique est moins grave que l’abus physique.




  1. Il est rare qu’un homme soit violenté par une femme.




  1. Une menace n’est pas de la violence si on ne l’exécute pas.




  1. 1% des adolescents ayant assisté à des scènes de violence conjugale dans leur milieu battent leur mère.




  1. Les épisodes de violences surviennent sans que l’on puisse s’y attendre.




  1. 10% des femmes sont victimes de violence au cours d’une année.




  1. Les actes ou les paroles violentes des femmes sont toujours utilisées pour se défendre contre les agressions commises par les hommes à leur endroit.



  1. 50% des femmes victimes de violence conjugale rapportent que les relations sexuelles avec leur conjoint suivent généralement un épisode de violence verbale.




  1. La majorité des femmes victimes de violence conjugale proviennent de milieux où il n’y avait pas de violence entre les parents




  1. La majorité des études démontrent que la violence dans les médias ( journaux, télévision) a un impact minime sur le comportement des gens.




  1. Les personnes de 18 ans ou moins sont plus souvent agresseurs que victimes.




  1. Ce sont les femmes et les enfants qui sont le plus souvent victimes de violence.




  1. Les gens violents sont souvent des gens des gens faibles, qui ont peu de pouvoir dans leur vie personnelle.


1. C’est faux, malgré le battage médiatique, il y a moins de comportements violents répertoriés aujourd’hui que dans le passé. Cependant la tolérance sociale à la violence est plus basse (en particulier celle faite aux femmes et aux enfants). Somme toute, notre société est moins violente, mais paradoxalement, nous avons une plus grande crainte d’être victime de violence.
2. C’est faux… La violence est surtout une affaire entre un plus fort et un plus faible : le sexe et l’âge ont peu à voir avec le comportement violent.
3. C’est faux...

Selon une étude réalisée en 1990 par Follingstad, 72% des femmes ayant vécu de la violence physique de la part de leur conjoint ont affirmé que l’abus psychologique avait provoqué des conséquences plus graves chez elles, par exemple : sur leur capacité d’affirmation de soi, que l’abus physique. Le fait d’être ridiculisée et humiliée est considéré par les victimes comme étant la plus destructrice. Chez les hommes, on note une tendance à moins percevoir la violence psychologique comme étant un comportement violent, autant pour celle subie que pour celle qu’ils peuvent faire subir aux autres.
4. C’est faux...

L’étude de Kwong et al (1999, réalisée en Alberta, rapporte qu’au sein des couples vivant ensemble, les hommes déclarent avoir été autant victime de violence de la part de leur conjointe (12,9%), au cours de la dernière année, qu’ils ont eux-mêmes été violents avec leur conjointe (12,2%). Les femmes s’estiment davantage violentes envers leur conjoint (12,5%) que victimes de la violence du conjoint (9,6%). Pourquoi cette divergence de perceptions?
5. C’est faux...

La violence verbale, c’est humilier l’autre par des paroles dégradantes, de la mépriser, l’intimider ou lui faire des menaces d’agression physique.
6. C’est faux...

87% d’enfants vivant dans une famille où il y a de la violence conjugale assistent à ces épisodes (Larouche 1988). De ceux-ci, 19,9% essaient de protéger la victime en agressant l’agresseur mais 10% d’entre eux battront leur mère à l’adolescence.
7. C’est faux...

Il est possible d’identifier avec le temps les étapes de la violence, en reconnaître les signes et les facteurs déclencheurs.. La violence s’installe progressivement, selon une séquence précise sans toutefois être complétée à tout coup, i.e. aux plans psychologique, verbale, physique et sexuel. De plus, elle suit un modèle répétitif cyclique en trois phases: tension – agression - rémission.


8. C’est vrai...

Cette statistique est tirée d’une enquête de Statistique Canada de 1993. Cependant, la proportion varie fortement selon les âges, soit: 27% chez les femmes de 18 à 24 ans, 6% chez les 45 à 54 ans et 2 % chez les 55 ans et plus.
9. C’est faux...

Il est vrai que cette forme de violence, dite asymétrique, existe trop souvent encore. L’homme y exerce une emprise sur la femme et les multiples formes d’agressions sont sévères et causent des dommages importants à la femme. Il existe aussi une violence dite bi-directionnelle. Elle peut être initiée par l’un ou l’autre des partenaires lorsqu’ils n’arrivent pas à régler un conflit. La communication dégénère en insultes mutuelles allant parfois jusqu’à des gestes violents. Cette violence serait occasionnelle et jugée mineure parce que les conséquences ne sont pas visibles. Attention! On a trop souvent tendance à banaliser cette forme de violence qui est très nocive autant pour les individus que pour la relation. Et il ne faut surtout pas confondre ces types de violence
10. C’est vrai…

Cette statistique trouve son origine dans une étude sous la direction de Rinfret- Raynor et Cantin (1994). Celle-ci révèle aussi que plus de 30% des femmes avaient eu une relation sexuelle tout de suite après une agression physique ou dans les heures suivantes afin « d’acheter la paix ».
11. C’est vrai...

Cependant, 30% disent que leurs parents se battaient régulièrement. De ceux-ci, 36% déclarent que c’est généralement leur père qui battait leur mère mais c’était l’inverse dans 10% des cas. Bien qu’elle apparaisse significative, il ne faut pas que cette statistique nous fasse oublier que la violence familiale est présente dans nombres de familles.
11. C’est vrai...

Le déséquilibre du pouvoir caractérise les relations conjugales violentes et amène les femmes à rationaliser la violence dont elles sont victimes afin de la rendre plus acceptable à leurs yeux. Cela entraîne chez la victime, la tendance à se blâmer elle-même.
12… C’est en partie vrai, en partie faux.

Plusieurs recherches, entre autre faites dans les années 80, ne font pas de liens entre la violence médiatique et celle perçue dans la population. En ce sens, les statistiques générales sur la violence leur donne raison. Les études longitudinales ( qui se font sur une longue période de temps ) étant encore peu nombreuses, on ne peut cependant en être tout à fait sûr… Saviez-vous que les enfants sont plus en contact avec des émissions violentes lorsqu’ils regardent la télévision avec leurs parents ! Même s’il demeure un exutoire symbolique, il ne faut cependant pas en minimiser l’impact sur le comportement des enfants lorsqu’ils ne trouvent aucun adulte pour baliser l’espace entre la fantasmatique et la réalité.
13. C’est faux…

Les adolescents et les enfants sont plus souvent victimes de la violence que ne le sont les adultes. Concernant la violence entre adolescents, entre enfants, il faut souligner qu’une majorité se retrouvent victime d’une minorité d’entre eux. Il ne faut surtout pas sous-estimer l’impact de ces traumatismes…. Ils y sont aussi sensibles que les adultes.
14… C’est vrai

Et c’est la raison pour laquelle une partie importante des questions qui vous ont été posées s’intéressait à eux.
15… C’est faux

On retrouve autant, sinon plus de comportements violents chez ceux qui sont en position de pouvoir que chez ceux qui en sont privés. Une chose est cependant évidente, la violence s’exerce dans la majorité des cas sur des personnes en position de vulnérabilité par rapport à l’agresseur.

En guise d’introduction



Lorsqu’on parle de violence, on veut surtout entendre celle du spectaculaire, celle qui, par son ampleur et son immoralité, nous dégoûte. On veut surtout entendre celle de celui qui ne nous ressemble pas. Il ne faut cependant pas oublier ces violences du quotidien, celles qui s’exercent sur les plus vulnérables, celles qui nous ressemblent et qui nous renvoient à nous–mêmes comme victimes et parfois comme acteurs.
Je nous renvoie finalement aux commentaires d’un journaliste américain qui soulignait avec propos que derrière chaque soldat américain tué en Irak, plus de dix autres seront blessés plus ou moins gravement et qu’un nombre encore plus important de civils en paieront le prix.

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