Physiologie du cartilage, physiologie de l’arthrose








télécharger 26.07 Kb.
titrePhysiologie du cartilage, physiologie de l’arthrose
date de publication01.04.2018
taille26.07 Kb.
typeDocumentos
p.21-bal.com > droit > Documentos
PHYSIOLOGIE du CARTILAGE, PHYSIOLOGIE de l’ARTHROSE.
Historique :

  • squelettes paléolithiques.

  • 1ière description au XVIII° siècle / arthrite sèche de hanche de Hunter, nodosité d’Heberden.

  • Cruveilhier XIX : description anatomique = usure du cartilage.

  • Broca : prolifération ostéophytique.

  • XIX : l’heure de la séparation.

  • Radio : arthrite atrophique et hyper trophique.


Cartilage normal :

Survie des chondrocytes synthèse et destruction de la matrice.


Auto régulation


Récepteurs membranaires.
Quand il y a un problème entre la synthèse et la destruction  arthrose.
Le chondrocyte :

  • renouvellement de la matrice lent ++ : ½ vie 1 000 jours pour un protéo – glycane (PG) / renouvellement quasiment nul de collagène II.

  • Cellule au repos à l’âge adulte : autarcie, anaérobie, nutrition par imbibition à partir du liquide synovial.

  • Récepteurs de surface : intégrines.


La membrane synoviale normale :

  • tissu conjonctif lâche.

  • 2 couches :

  • couche sous intimale : collagène I et II, acide hyaluronique.

  • Couche bordante : en contact avec le liquide synovial.

  • Les synoviocytes :

  • Cellules de type A : lignée macrophagique phagocytent les débits du liquide synovial.

  • Cellules de type B : lignée fibro blastique sécrètent l’acide hyaluronique.

  • Matrice hydrophile composée principalement d’eau et le collagène donne la rigidité à la structure.


Le liquide synovial :

  • contient 300 éléments / mm3.

  • Dialysât sélectif du plasma, sans protéines de haut poids moléculaire.

  • Amortit les chocs.

  • Pouvoir lubrifiant du à l’acide hyaluronique de haut poids moléculaire.

  • Assure la nutrition du cartilage articulaire.

  • Permet l’évacuation des débits issus du cartilage articulaire.


Physio – pathologie de l’arthrose :

  • dégradation du cartilage jusqu’à l’usure complète.

  • Remaniement de l’os sous chondral.

  • Production d’ostéophytes.

  • Inflammation synoviale.

  • C’est une maladie de l’articulation « et pas seulement du cartilage ».

  • Destruction cartilagineuse : 1ier élément = fissure du cartilage puis le liquide va dans la fissure  élargissement de la fissure,…


Arthrose :

  • 1ier motif de consultation, après les maladies cardio – vasculaire.

  • Un million de coxarthrose et 4 millions de gonarthrose en France.

  • Coût direct 1 000 euros par an et par patient et coût indirect : 1 250 euros (> HTA).

  • Handicap fonctionnel.

  • Discordance radio – clinique.

  • Absence de marqueurs sériques, pas d’inflammation biologique.


Symptômes :

  • douleur survenant lors d’activité physique :

  • type mécanique : marche, montée des escaliers, tâches ménagères, activités professionnelles.

  • Dérouillage lors des 1ier pas, position assise prolongée, activité de couture (main).

  • Boiterie (gonarthrose, coxarthrose).

  • Craquement, sensation de blocage et déboîtement (rare).

  • Handicap fonctionnel : limitation du périmètre de marche, montée en voiture, autonomie avec laçage des chaussures, accroupissement, toilette (baignoire).


Facteurs de risque de l’arthrose :

  • Augmentation des contraintes :

  • Surcharge pondérale : genou, lombaires, hanche.

  • Traumatismes et micro traumatismes répétés (professionnel et sportif).

  • Facteurs génétiques :

  • Formes familiales : main, femme ++.

  • Génétique : race noire > blanche > asiatique.

  • Malformation et / ou déformation :

  • Malformations congénitales (hanche = dysplasie ++, rachis).

  • Troubles statique (genou varum ou valgum, inégalités des MI).

  • Déformations acquises (post trauma ++).

  • Laxité (rupture de ligament croisé au genou).


Signes radiologiques :

Clichés de face et profil, comparatif, suivi.

  • pincement de l’interligne articulaire (0,2 mm / an ; si > 2 mm : chondrolyse rapide).

  • Ostéophytes (bec de perroquet) : en dehors des zones de pression.

  • Condensation osseuse.

  • Géodes.

Zone de pression
Formes topographiques :

  • coxarthrose : arthrose de hanche.

  • Gonarthrose : arthrose de genou (articulation FT et FP).

  • Omarthrose : arthrose de l’épaule.

  • Arthrose du rachis :

  • Cervicarthrose : rachis cervical.

  • Lombarthrose : rachis lombaire.

  • Rhizarthrose : arthrose du pouce.

  • Arthrose des mains : nodosités de Bouchard (IPP) et d’Heberden (IPD + souvent).

  • Arthrose des pieds : gros orteil (hallux rigide).

  • Rarement atteintes : cheville, côte, poignet, rachis dorsal.


Arthrose digitale :

  • base du pouce, IPD, IPP.

  • IPD la plus fréquente, femme, terrain familiale et héréditaire.

  • Arthrose trapézo – métacarpienne ou rhizarthrose : fréquente, bilatéral, micro traumatismes répétés ou vice statique.

  • Tuméfaction nodulaire des IPD : nodosités d’Heberden : douloureuse, déformation en flessum ou latéralement.

  • Atteinte IPP moins fréquente : nodosité de Bouchard.

  • Rhizarthrose : douleur du pouce, à la base du poignet, mobilisation douloureuse, épanchement, hypertrophie.

  • Diagnostic clinique.

  • Radio inutiles quand déformation typique.

  • Signes habituels : pincement, ostéophytes en berge, géodes sous chondrales

  • Pronostic : atteinte additive dans le temps, douleur, gêne fonctionnelle, indices algo – fonctionnels.

  • Arthropathies érosives des doigts.

  • Lésions dégénératives : favorisées par les micro cristaux (chondrocalcinose).

  • Le traitement médical : antalgique, AINS, orthèses nocturnes et, au moment des poussées congestives, infiltration intra – articulaire cortisonique.

  • Le traitement chirurgical : déconseillé car caractère extensif et diffus de la maladie. Chirurgie de la rhizarthrose : dans les formes douloureuses et rebelles, pratiquée avant l’installation des déformations : trapézectomie avec stabilisation ligamentaire, prothèse, arthrodèse.


Omarthrose :

  • souvent lésion de la coiffe des rotateurs.

  • Atteinte de la gléno –humérale : pincement de l’interligne articulaire avec ostéophyte typique.

  • Atteinte AH : diminution de l’espace sous acromial  néo articulation.


Les autres localisations arthrosiques :

  • poignet : rare, secondaire (lésions traumatiques, arthropathies pré existente, chondrocalcinose). , limitation douloureuse, handicap / traitement médical, arthrodèse de poignet.

  • Coude : secondaire à une fracture ancienne, micro traumatismes, maladie professionnelle quand utilisation d’engins vibrants, ostéochondromateuse secondaire et la possible compression du nerf ulnaire.

  • Acromio – claviculaire : micro traumatismes, lanceurs de javelot et tireurs à l’arc, douleur du compartiment externe de l’épaule, réveillée par la pression directe et abduction contrariée de l’épaule.

  • Sterno – claviculaire : femme ++ après capsulite, rarement symptomatique.

  • Avant – pied : MTP du 1ier rayon : hallux rigidus, primitive ou secondaire à un valgus calcanéen, fréquente, hyper trophie puis enraidissement, gêne à la marche. Port de chaussure à talons plats, infiltration cortisonique, arthrodèse MTP.

  • Cheville : secondaire +++ : traumatisme, nécrose de l’astragale, chondrocalcinose, douleur en orthostatisme, à la marche, déficit d’extension, voire équinisme. Traitement par mesures orthopédiques, arthrodèses au cas extrêmes, prothèse.

  • Médio – tarsienne : 1 et 2ième rangée du métatarse, surtout les micro traumatismes (foot), atteinte de l’interligne de Lisfranc est surtout gênante pour le chaussage.

  • SI : asymptomatique, diagnostic différentiel avec les spondylarthrite.


PEC thérapeutique :

  • soulager la douleur :

  • antalgique (paracétamol ++, codéine, morphine,…).

  • AI lors des poussées.

  • Traitements locaux, gels, ionisations, orthèse, infiltration.

  • Diminuer les contraintes :

  • Réduction pondérale.

  • Adapter l’activité professionnelle, sportive, quotidienne.

  • Aides techniques (cannes,…).

  • Entretien de la mobilité articulaire et de la trophicité musculaire : kiné ++, activité physique.


Autres approches thérapeutiques :

  • nouveaux AINS : COX – 2 sélectifs (célébrex, vioxx) ++. En cures courtes et pas de traitement à vie.

  • Décharge : en cas de chondrolyse rapide.

  • Renforcement musculaire ++ : natation et vélo, sport en décharge.

  • Autres traitements : crénothérapie, semelle, cannes, physio.

  • Greffe cartilagineuse : sujets jeunes avec des lésions sévères mais localisées : mosaïco - plastie.

  • PTH.


Conclusion :

  • complexité de l’architecture du cartilage.

  • L’arthrose : nouveaux concepts physio – pathologiques et nouvelles perspectives thérapeutiques.






similaire:

Physiologie du cartilage, physiologie de l’arthrose iconUniversité de Lyon 1 : Master 2 «Technologie en Physiologie et Biochimie Marines»
«laboratoire physiologie et biotechnologies des algues» (pba). Essaie de cryopréservation sur les microalgues marines Tetraselmis...

Physiologie du cartilage, physiologie de l’arthrose iconPhysiologie de la contraction musculaire

Physiologie du cartilage, physiologie de l’arthrose iconBiologie et physiologie du développement végétal

Physiologie du cartilage, physiologie de l’arthrose iconTd anatomie physiologie du système nerveux

Physiologie du cartilage, physiologie de l’arthrose iconAnatomie et physiologie de l’appareil auditif

Physiologie du cartilage, physiologie de l’arthrose iconOu de l’expérimentation appliquée à la physiologie, à la pathologie et à la thérapeutique

Physiologie du cartilage, physiologie de l’arthrose iconPhysiologie du Comportement Alimentaire / Laboratoire des Réponses...

Physiologie du cartilage, physiologie de l’arthrose iconGii sciences biologiques connaissance du corps gii 1 Physiologie

Physiologie du cartilage, physiologie de l’arthrose iconPromenons-nous dans le bois
«De l’Arbre au bois» permet de découvrir la physiologie et la structure de l’arbre pour comprendre ce qu’est vraiment le bois

Physiologie du cartilage, physiologie de l’arthrose iconMieux dormir, tout un art par Michèle Freud *
«science des rêves» comme la voie royale de connaissance de l’inconscient, ce n’est que depuis une vingtaine d’années que la physiologie...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
p.21-bal.com