Bibliographie Remerciements








télécharger 106.96 Kb.
titreBibliographie Remerciements
date de publication01.04.2017
taille106.96 Kb.
typeBibliographie
p.21-bal.com > droit > Bibliographie
TPE

SERIE S

AVANCÉES SCIENTIFIQUES ET RÉALISATIONS TECHNIQUES

LES REALISATIONS TECHNIQUES FACE AUX DEFIS DU XXIe SIECLE.

LES AVANCEES SCIENTIFIQUES DANS LE DOMAINE MEDICO-LEGAL



SOMMAIRE

Introduction

Les empreintes digitales

Le sang et l’ADN

L’empoisonnement

Conclusion

Bibliographie

Remerciements

INTRODUCTION

A notre époque, la grande mode des séries télévisées s’avère être centrée autour des enquêtes criminelles. Les héros font le plus souvent partie d’une section de la police scientifique et utilisent des nouvelles technologies avec abondance.

Dans la réalité, la police scientifique regroupe les services et les activités de tous les secteurs de la police, liés à la recherche et à l'identification des auteurs d'infractions, par des moyens techniques et scientifiques.

Mais la représentation des enquêtes à la télévision est-elle la copie conforme de ce que réalisent chaque jour nos véritables experts?

Voilà la question que nous nous sommes posée au cours de notre TPE en étudiant certaines spécialités et techniques qu’utilise la police dans le secteur de la biologie (empreintes digitales et génétiques, traces de sang) et dans le domaine de la physico-chimie (traces d’empoisonnement).

Nous verrons dans une synthèse quelles sont les véritables ressemblances et différences qui existent entre la réalité et les scénaris télévisés.

-> La réalité des enquêtes policières ainsi que des techniques scientifiques utilisées en criminologie est-elle reflétée lors des séries policières ?

PARTIE I 

Les empreintes digitales

Les empreintes digitales se forment dès l’état embryonnaire de l’homme et conservent les mêmes caractéristiques durant toute sa vie. Elles sont uniques chez chacun d’entre nous, (même chez les vrais jumeaux). Elles constituent donc un moyen sûr d’identification des personnes, dans le domaine de la criminologie, de l’anthropologie*, et de la médecine. Elles sont, en résumé, immuables, d'une grande diversité et inaltérables.

La technique de révélation d’empreintes a été inventée par le criminologue croate Ivan Vucetic (1852-1925).

C’est en 1902, que la police parisienne a réalisé la première arrestation mondiale d’un criminel par dactyloscopie.

Aujourd’hui, les empreintes sont photographiées, numérisées et traitées par ordinateur. Des programmes permettent de les comparer et de les identifier.

L’utilisation des empreintes digitales pour retrouver et identifier un individu est pratiquée en abondance dans les séries : en quelques secondes l’empreinte est révélée, analysée et liée à un individu. Nous allons donc tenter d’expliquer quelles sont les techniques utilisées réellement, et si elles sont aussi simples d’utilisations et aussi rapides.

1.1 Composition d’une empreinte digitale :
Une empreinte digitale se forme de la sueur qui s’écoule dans les sillons et qui se mélange avec les secrétions naturelles provenant des glandes de la peau. Il en existe plusieurs, au nombre de trois, la plus importante étant la glande sébacée. C’est elle qui sécrète le sébum, responsable de la peau grasse. Quand les doigts s’appliquent sur une surface lisse, ce mélange laisse une trace reproduisant le dessin des crêtes de la peau qui peut se conserver des années, sur la plupart des supports, si ce dernier n’est pas victime de la pluie, de l’humidité excessive ou du frottement avec d’autres objets.

1.2 Révélation des empreintes :
En plus d’un siècle, le procédé qui permet de révéler les empreintes digitales sur le lieu du crime n’a pas vraiment évolué même si aujourd’hui les « traceurs »  sont capables de découvrir des empreintes sur presque tous les supports. Ils disposent depuis toujours de simples outils tels qu’un pinceau et un réactif, mais la gamme de ce dernier a évolué.
Pour révéler les empreintes latentes, c'est-à-dire invisible à l’œil nu, les experts utilisent toute une gamme de réactifs. Le succès de la mise en évidence des crêtes dépend du choix du réactif, il faut trouver celui qui réagit avec les constituants de l’empreinte sans réagir avec ceux du support. On sélectionne le réactif en fonction d’autres facteurs tels que l’âge, l’exposition à l’environnement et le type de surface.

Parmi ces substances, on peut citer :
-> Les méthodes de révélation physique :

  • Les poudres : Elles sont utilisées quand l’objet ne peut être transporté dans un laboratoire. Elles adhèrent à l’eau et à la graisse laissée par les doigts. On adapte la couleur en fonction de celle du fond : poudre noire sur fond blanc et inversement. On peut aussi utiliser les poudres fluorescentes qui font apparaître l’empreinte avec une lumière U V (ultra-violette). Il existe aussi les poudres magnétiques dont la seule différence est de s’appliquer avec un aimant ce qui permet d’éliminer plus facilement le surplus de poudre.





Nous avons essayé de réaliser cette méthode avec de la poudre durant notre TPE. Un de nous laisse des traces de doigts sur une bouteille de verre.





Puis, nous appliquons de la poudre blanche (talc),




ou de la poudre noire (fusain) :




les empreintes sont révélées.



->Méthode de révélation chimique :




  • Les vapeurs d’iode (I2) :

Elles réagissent avec les huiles et les dépôts gras et produisent une réaction colorée jaune brun. On les applique dans une enceinte fermée, l’objet étudié doit donc être de petite taille.


  • Le nitrate d’argent :

Il réagit avec les chlorures de sécrétions de la peau pour former du chlorure d’argent qui devient gris-noir après exposition à la lumière.


  • La ninhydrine :

Elle réagit avec les acides aminés pour donner une coloration pourpre. Elle est particulièrement utilisée sur les surfaces dites poreuses comme le papier.

Voici sa réaction chimique avec les acides aminés caractéristiques de la sueur que laissent les pores de la peau :





Nous avons reproduit la révélation d’empreintes laissées sur du papier à l’aide de la ninhydrine :

 

On laisse le papier tremper dans la ninhydrine dans un récipient fermé.


On sèche le papier à l’aide d’un sèche-cheveux.



Après quelques minutes, les empreintes apparaissent en couleur violette.




  • Méthode de relation par optique :


Deux outils technologiques ont vu le jour récemment et permettent d’aller plus loin dans l’investigation.

- Le crimescope, est un laser lumineux qui émet des longueurs d’ondes allant de l’ultra-violet à l’infrarouge. Il permet d’éclairer les traces digitales, les fibres, les minuscules résidus biologiques et les poils.

- Le procédé de métallisation sous vide, quant à lui, permet de faire apparaître des traces sur un objet placé sous vide et vaporisé d’or pur et de zinc. Les métaux passent alors à l’état de vapeur, l’or se dépose sur l’objet et le zinc se place entre les crêtes papillaires.

Mais ce procédé est très coûteux et donc rarement utilisé.
1.3 Analyse des empreintes :
Une empreinte digitale c’est un dessin unique formé par des coussinets légèrement gonflés et entrecoupés de lignes en relief : les « crêtes papillaires » issues de la peau des doigts.
a) Les différentes empreintes :
Ce sont les lignes foncées localement parallèles, nommées stries ou crêtes qui caractérisent la forme de l’empreinte.

On peut répertorier trois familles d’empreintes :


Ces trois types d’empreintes regroupent la quasi-totalité des doigts humains, environ 95% :

  • 60% pour les boucles (à droite ou à gauche).

  • 30% pour les tourbillons.

  • 5% pour les arches.





Pour différencier 2 empreintes digitales ayant le même motif on peut distinguer des points singuliers.

Il existe d’une part, des points singuliers globaux :


  • Noyau ou centre : c’est le lieu des convergences des stries.




  • Delta c’est le lieu de divergences des stries.





Et d’autre part des points singuliers locaux, les minuties : ce sont des points d’irrégularités se trouvant sur les lignes capillaires. Il existe plus de 16 types de minuties, mais généralement on ne retient que 4 types :

  • Terminaison à droite ou à gauche (située en fin de stries)

  • Bifurcation à droite ou à gauche (intersection de deux stries)

  • Île : assimilée à 2 terminaisons

  • Lac : assimilé à 2 bifurcations

b) Les empreintes digitales et l’informatique.
Les empreintes digitales sont devenues une des clés de l’investigation criminelle. En France, depuis 1990, le fichier automatique des empreintes digitales (FAED) répertorie la totalité des empreintes des personnes ayant déjà fait l’objet d’une poursuite pénale depuis 1960. Actuellement, cela concerne près d’ un million cinq cent mille personnes. Dans les fichiers du FBI américain, sont répertoriés plus de 55 millions d’empreintes criminelles.
A chaque ajout d’empreintes, l’ordinateur compare la trace avec celles déjà répertoriées et affiche les résultats. Ce travail est effectué en quelques minutes. Pour avoir une valeur juridique, les empreintes doivent avoir 12 points de concordance (16 en Angleterre, entre 8 et 12 en Allemagne) et surtout aucun point de dissemblance.
La difficulté principale de l’identification par les empreintes digitales, lors d’une enquête judiciaire, réside dans le fait que le criminel laisse ses empreintes intentionnellement et les traces recueillies sont donc pour la plupart partielles, floues et imprécises. Mais le traitement informatique permet la lecture d’images distordues et fragmentaires par l’utilisation de traitement d’image très sophistiqué.

La dactyloscopie d’aujourd’hui demande donc beaucoup plus de patience, de minutie et de chance que dans Les Experts. L’identification d’un individu étant basée sur les données pénales, le nombre de personnes reconnaissables par cette technique en est réduit, mais la législation pourrait être changée dans les années à venir et permettre le fichage de tous les citoyens.

On peut donc conclure que dans le domaine des empreintes digitales le scénariste a considérablement simplifié et accéléré les procédés.


PARTIE II

Le sang, l’ADN

Le sang 
Le sang, qui parcourt nos vaisseaux sanguins, est l’acteur de nombreux rôles. En effet, pour le bon fonctionnement de notre corps, il circule constamment sous l’impulsion du cœur et ainsi il apporte de l’oxygène et des nutriments aux tissus de notre organisme, il évacue les déchets et il maintient notre corps à bonne température. C’est un élément vital du système immunitaire. Il est constitué d’un plasma (55%) et de cellules (45%) telles que les globules rouges, globules blancs ou plaquettes.

Mais il est aussi, malheureusement, omniprésent dans le quotidien du crime qu’il soit réel ou scénarisé, et la plupart du temps il est un des seuls indices dont disposent les enquêteurs. Il est donc tout à fait intéressant pour la compréhension des événements déroulés sur une scène de crime : on peut établir le type d’arme utilisée, la position de la victime et de l’auteur au moment des faits, mais aussi la distance entre le point d’impact des gouttes et le lieu d’origine, ou le nombre de coups reçus.


    1. Comment identifier des traces de sang ?

La recherche de taches de sang par des moyens optiques peut bien sûr se faire à l’œil nu. Cette simple observation convient souvent très bien, à l'exception, bien sûr, des cas où le support est foncé.

On peut aussi utiliser un macroscope pour déceler des microtraces difficiles à observer. C’est un travail fastidieux mais qui augmente le nombre de possibilités de trouver d’infimes taches de sang dans des endroits particulièrement défavorables à la recherche à l’œil nu.

Le sang n’étant pas toujours visible à l’œil nu, il existe des outils simples qui révèlent cet indice précieux : si une scène de crime a été soigneusement nettoyée, à première vue, trouver une tache de sang relève de l’exploit, mais à l’aide de lumière rouge ou bleue, les scientifiques peuvent découvrir des contrastes sur des surfaces qui ont étés souillées par le sang.

Il existe aussi la lumière ultra-violette, qui révèle quant à elle, des traces invisibles au premier abord.

La disposition des taches peut aussi être un indice : suivant leur situation, leur lieu, leur nombre ou même leur texture, elles peuvent renseigner sur le déroulement du crime.
2.2 Comment affirmer la présence de sang ?

Il arrive de confondre une tache de sang avec un liquide de couleur rouge tel qu’un jus de fruit. Il existe donc pour s’assurer de la présence de sang, différentes méthodes, toutes basées sur son contenu en hémoglobine. Elles peuvent être des méthodes d’orientations ou des méthodes de certitudes.

On peut en premier lieu utiliser la méthode de l’eau oxygénée. Lorsque l’on dépose de l’eau oxygénée sur une tache de sang, l’hémoglobine qui est présente dans les globules rouges et qui a pour fonction de transporter l’oxygène, décompose l’eau oxygénée. Cette décomposition entraîne une libération de dioxygène. Ce dernier est fixé par la benzidine, substance qui rend bleu le dioxygène à son contact. C’est une réaction d’oxydoréduction de deux couples H202 (aq) /H2O (l) et O2(g) / H2O2 (aq). L’équation de cette oxydoréduction étant : H202 (aq) 2H20(l) +O2(g)
Mais cette méthode n’est pas très fiable car sur une tache de jus de fruits, on obtient le même résultat.

Il existe une autre technique révélatrice de taches de sang, que nous avons testée en TPE. Elle est aussi composée d’eau oxygénée.

Cette technique a pour nom le Test de Kastle-Meyer, il permet de révéler du sang même invisible, sur des tissus.

C’est un test légal de présomption de sang, décrit pour la première fois en 1903.
Pour le réaliser il faut créer un réactif composé de :

• 20 g de potasse (KOH)


• 2 g de phénophtaléine



• 10 g de zinc (en poudre) (Zn)









• 100 ml d’eau distillée





Puis porter le mélange à ébullition jusqu’à ce que la couleur violette disparaisse.



On dépose une goutte d’éthanol suivie d’une goutte du réactif préparé et de l’eau oxygénée sur le support étudié :





Du coton taché de sang frais de poulet.



Un tissu taché de sang de poulet, puis lavé.

Le sang était invisble à l’œil nu.

Un coton témoin, sans tache de sang.

Lorsque le tissu vire au rose vif, le test est positif. Il y a donc du sang.

Cette expérience fonctionne facilement, car les globules rouges (hématies) sont de loin, les cellules sanguines les plus nombreuses (4 à 6.10¹² dans chaque litre de sang). De plus les érythrocytes ont une caractéristique cellulaire inhabituelle : elles n’ont pas de noyau, ce qui permet d’avoir une plus grande concentration d’hémoglobines. En effet, ce sont ces protéines qui ont pour principale fonction de transporter le dioxygène. Le fer contenu dans les Hèmes des hémoglobines est chargé de capter l’oxygène.


Structure tridimensionnelle schématisée d’un globule rouge.

La réaction qui se produit lors de cette expérience peut être représentée par ce schéma :


L’oxygène (O) de l’eau oxygénée (H2O2) est capté par les Hèmes des globules rouges du sang. Le réactif (Phénolphtaléine, sur le schéma « KM », préparé au début de l’expérience) réagit avec le produit (O) de cette réaction : c’est ce qui donne la couleur rose.

La réaction peut aussi se représenter par cette équation.
HOOH + Fe 3 + [hème] → Fe 4 + = O [hème] + OH + H +

Il existe d’autres méthodes plus sûres qui ont pour principe la révélation de l’hémoglobine. La plus utilisée est celle qui consiste à rechercher au spectroscope* l’hémochromogène alcalin qui est un dérivé chimique de l’hémoglobine, sa présence étant une affirmation de la présence de sang dans l’échantillon étudié.

On peut aussi traiter l’hémoglobine à l’acide : à son contact elle se dissocie et une partie se transforme en chlorhydrate d’hématine. Cet élément a pour propriété d’être facilement reconnaissable car il donne une couleur violette.

    1. Le sang est-il de nature humaine ?

Pour savoir si le sang retrouvé est de nature humaine, il faut utiliser des sérums précipitants. Le principe consiste à diluer le sang dans un sérum physiologique où les anticorps du sang se mélangent. Il suffit ensuite d’ajouter un sérum antihumain (conçu avec des anticorps anti-immunoglobuline) et l’on obtient une agglutination antigène-anticorps, seulement si le sang utilisé est humain.

3. Les empreintes génétiques (ADN)
L’identification par les empreintes génétiques, mise au point par le britannique ALEC Jeffreys en 1985, est couramment employée en criminalistique aujourd’hui car c’est une méthode sûre qui peut être pratiquée avec une infime quantité d’échantillons d’origine biologique (sang, cheveux, salive, sperme) retrouvés sur une scène de crime. La découverte d’une tache de sang peut donc aussi permettre, en plus des indices présentés précédemment, l’identification d’individu.

Cette technique a pour but de mettre en évidence des séquences très spécifiques présentes dans le patrimoine héréditaire de chaque individu et qui le rendent unique. Cette information génétique est localisée, chez l’être humain dans certaines fractions de l’ADN, l’acide désoxyribonucléique. On retrouve l’ADN dans chaque noyau de chaque cellule vivante présente dans l’organisme excepté les globules rouges.

L’ADN se compose environ de trois milliards de nucléotides qui s’enchaînent les unes aux autres complémentairement (Adénine/thymine Cytosine/guanine) pour former un chromosome. Les nucléotides se succèdent en nombres variables, elles constituent des séquences spécifiques qui peuvent se répéter des milliers de fois. Ce sont ces séquences qui, par leur taille, leur nombre et leur disposition, déterminent le patrimoine génétique propre à chacun, et c’est la lecture de ces séquences qui permet aux scientifiques de se prononcer sur une identification.
Dans les séries, en quelques secondes, l’ADN est exprimé et lié à un individu, dans la réalité il existe deux principales méthodes permettant la « lecture » des séquences.

3.1 La technique RFLP (Restriction Fragment Length Polymorphism)

Cette méthode a été la première mise en œuvre. Elle consiste tout d’abord à extraire l’ADN d’une cellule nucléée et à y isoler des zones abritant des séquences spécifiques. Pour les obtenir, le biologiste découpe l’ADN en des zones précises et toujours identiques grâce à des enzymes* de restriction. Il obtient alors une grande quantité de fragments, de tailles variables. Il les sépare par électrophorèse en fonction de leur longueur.


Il utilise ensuite des sondes, des brins d’ADN synthétisés artificiellement, qui ont pour fonction de repérer des séquences uniques parmi les millions d’autres. Celles-ci sont rendues radioactives et elles apparaissent donc sur une autoradiographie. Pour terminer, on obtient sur papier glacé, l’impression d’une ou plusieurs bandes noires, qui sont en quelque sorte la photocopie de l’individualité de chacun, comme l’exemple ci-dessous.



Les empreintes génétiques permettent de retrouver des suspects en comparant des échantillons de sang avec d'autres échantillons retrouvés sur le lieu du crime. Ici, le S2 (« suspect » n° 2) correspond au E (vs).

Cependant, cette technique a vite été contestée de la part des spécialistes. Ils la considèrent comme trop longue, trop coûteuse et son interprétation peut s’avérer difficile. Le véritable problème dans le cadre d’une enquête judiciaire se trouvant dans la quantité importante d’ADN nécessaire non dégradé qu’il est difficile de retrouver sur la scène de crime où le sang n’existe que dans de minuscules taches souillées. De plus, ce procédé détruit immédiatement l’échantillon qui devient inutilisable pour une analyse ultérieure.
Un nouveau procédé d'identification est alors inventé en 1991, il est baptisé PCR.

3.2 La technique PCR (réaction de polymérisation en chaîne)

C’est un procédé expérimental révolutionnaire d’amplification génétique. Il permet, sur une zone choisie avec précision, de produire de nombreuses copies de séquences ADN et tout cela en très peu de temps. Cette méthode permet de réaliser l’empreinte génétique d’un individu à partir d’une très faible quantité d’ADN (50 à 100 cellules suffisent), dégradé ou non, ancien ou récent, on peut donc utiliser la plupart des traces biologiques prélevées sur le terrain au cours de l'enquête.

Cette technique a d’autres avantages, notamment du point de vue judiciaire : on peut, d’une part faire un complément d’expertise avec le matériel restant ou d’autre part aboutir à des résultats dans un délai très court (en moyenne 12h pour le sang).

Cependant cette technique a une faiblesse : en effet la réaction PCR a pour capacité d’amplifier l’ADN étudié mais aussi, et c’est là que se trouve le problème, un ADN étranger qui viendrait le contaminer et fausserait ainsi toute l’analyse. Il faut donc prendre des mesures draconiennes lors du recueil des échantillons : les placer chacun dans un contenant isolé, de préférence stérile, porter un masque, un bonnet, des gants et en changer lorsque l'on change d'échantillon.
L’identification d’individu par l’ADN demande donc beaucoup de temps, d’argent, de minutie et aussi un peu de chance ; la différence entre la réalité et les séries télévisuelles est donc flagrante.

PARTIE III

La toxicologie
La toxicologie consiste à la recherche et à l’identification de poisons présents sur des scènes de crime. On peut retrouver des traces de poisons, de drogues ou de médicaments responsables de l'intoxication d'un individu dans des échantillons de sang, d’urine mais aussi sur des cheveux ou des poils. On peut aussi analyser une boisson suspecte ou des aliments.

Il existe des méthodes d’analyses et de dépistages des toxines. On les y sépare des autres matériaux pour ainsi les étudier. Dans la police scientifique, pour affirmer ce résultat, on utilise une autre méthode de type physico-chimique : la chromatographie. C’ est une technique d'analyse qualitative et quantitative de la chimie analytique dans laquelle l'échantillon contenant une ou plusieurs espèces est entraîné par un courant de phase mobile (liquide, gaz ou fluide supercritique) le long d'une phase stationnaire (papier, gélatine, silice, polymère, silice greffée etc). Chaque espèce se déplace à une vitesse propre dépendant de ses caractéristiques et de celles des deux phases.



Une fois les produits séparés, par analyse spectrale ultraviolette, elle permet de définir leur proportion exacte. Grâce à ces analyses on peut déterminer les conditions et la vitesse de l’intoxication. Dans le cas d’un meurtre, à partir des cheveux, des poils ou encore des ongles, on peut savoir si la prise de produit est antérieure à la mort ou en est le principal acteur.

Dans notre TPE nous avons choisi de détailler un empoisonnement avec des plantes, plus exactement à partir du laurier rose. Cette intoxication peut être accidentelle ou volontaire. Il existe déjà plusieurs meurtres par empoisonnement au laurier rose, plante que l’on peut trouver dans les jardins d’individu.

Toutes les parties de cette plantes sont prétexte à un danger pour l’homme, son type de toxicité est appelé cardiotoxique.
Lors d’une ingestion faible, les symptômes sont des troubles digestifs mineurs, asthénie, agitation ; mais lors d’une ingestion élevée les symptômes sont beaucoup plus graves : troubles cardiaques et neurologiques. Cette toxicité est due à la structure
stéroïdique qui exerce son action sur le cœur, soit en augmentant la contraction du muscle cardiaque (et donc le débit du cœur), soit en ralentissant le rythme cardiaque et en diminuant la résistance artérielle.

CONCLUSION

Nous avons donc étudié différentes méthodes :

  • les techniques dites biologiques qui permettent de retrouver ou d’identifier un individu grâce aux empreintes digitales ou et génétiques ;

  • les techniques dites physico-chimiques qui permettent de déterminer plus précisément le déroulement d’un crime ou la méthode utilisée par l’agresseur.

Toutes ces méthodes sont utilisées lors des véritables enquêtes judicaires mais aussi dans les scénaris de multiples séries télévisées. En effet la médecine légale est au cœur de ces fictions policières depuis l’époque de Sherlock Holmes (né de l’imagination de Sir Arthur Conan Doyle) jusqu’à aujourd’hui avec les séries télévisées telles que Les Experts, FBI portés disparus, 24 heures chrono, Cold Case ou encore PJ.

En 2008, TF1 a rassemblé plus de 10 millions de téléspectateurs captivés par un épisode des Experts. Grâce à l’engouement des spectateurs pour ces séries, les médecins légistes n’ont jamais connu autant de popularité qu’aujourd’hui. Ces émissions ont même des impacts sur les attentes des jurés qui exigent depuis 2000, de plus en plus de preuves matérielles, généralement impossibles à obtenir. Ils ont aussi un effet sur les activités de la police elle-même, car elle recueille beaucoup plus d’indices qu’auparavant, et sur les universités où les programmes d’enseignement médico-légal connaissent un succès sans précédent.
Ces séries donnent l’impression que les laboratoires médico-légaux fonctionnent avec des effectifs toujours au complet, un personnel hautement qualifié, une instrumentation dernier cri et toutes les ressources nécessaires pour terminer chaque affaire dans un temps record. Il existe donc un véritable décalage entre cette image et la réalité. Si l’on prend, le rôle qu’incarne chaque acteur, les fonctions, auxquelles contribue son personnage, sont un amalgame de policier, d’inspecteur et d’expert légiste : personne n’est capable d’assumer toute ces tâches dans la « vraie vie ». Par exemple, dans Les Experts, le personnage principal, Gil Grissom, est chef de section, entomologiste et doté d'un don remarquable pour recréer des scènes de meurtres. En réalité, le maintien de l’ordre, les enquêtes et la médecine légale sont trois domaines distincts, très complexes et par conséquent, ils nécessitent chacun un enseignement, une formation et des méthodes spécifiques : aucun scientifique n’est expert dans tous les domaines impliqués dans la police scientifique.

Qui plus est, les laboratoires ne pratiquent généralement pas tous les types d’analyses, par manque de moyens mais aussi car la demande est insuffisante.

Les émissions présentent à tort les experts légistes comme ayant tout le temps nécessaire pour résoudre chaque affaire ; plusieurs inspecteurs, techniciens et scientifiques, se consacrent le plus souvent exclusivement à une seule affaire. En réalité, chaque scientifique se doit de travailler sur plusieurs affaires en même temps ; les retards sont une des principales difficultés que doivent surmonter les instituts médico-légaux.

D’après l’expert légiste de l’université du Maryland, Thomas Mauriello, seulement 60% de la médecine-légale pratiquée par les experts, correspondent à la réalité des techniques scientifiques.

On peut rajouter que les inspecteurs « réels » ne sont jamais aussi précis que Les Experts. Un personnage de fiction peut analyser un prélèvement d’une substance inconnue et en seulement quelques secondes, le résultat apparaît sur un écran scintillant : «  rouge à lèvres Maybellinne, couleur 42, lot A439 ».

Dans la réalité, cette intervention est difficilement réalisable avec autant de précisons et surtout de rapidité !

Nous pouvons donc conclure que les séries télévisées ne reflètent que l’idée générale de la police scientifique : traquer le crime en utilisant la science et les nouvelles technologies. Mais les informations que révèlent les scientifiques au grand public ne sont assurément pas les dernières en date. En effet pour être efficace ils ont besoin de secrets et un temps d’avance sur les criminels.

Il serait donc possible, que les scientifiques ne soient pas dépassés par les technologies présentes dans Les Experts, au contraire peut- être même les surpasseraient-ils? L’avenir nous le dira peut-être.

BIBLIOGRAPHIE


Liens internet :
http://www.didier-pol.net/1poli-sc.htm

http://sud.france3.fr/dossiers/50670809-fr.php

http://www.artezia.net/technologies/empreintes/empreintesdigitales.htm

http://www.sci-cult.ulg.ac.be/Bulletins/Bulletin408.pdf

http://scap2007.cesu.be/

Périodiques :
L’Express (13/03/2008) : Police, Les experts, les vrais.

Pour La Science (11/2006) : Police scientifique et séries télévisées.

Sciences Et Avenir (Février 2007) : Quand la science mène l’enquête.

Science et Vie Junior (juillet 2006) : La police scientifique

REMERCIEMENTS

Nous remercions particulièrement nos professeurs de sciences de la vie et de la terre, de physique-chimie, la responsable du CDI, les laboratoires qui nous ont aidés dans la réalisation de ce dossier et de nos expériences ainsi que nos camarades qui ont participé activement à la réalisation de notre vidéo pour l’oral.





similaire:

Bibliographie Remerciements iconBibliographie et remerciements page 23

Bibliographie Remerciements iconBibliographie Ce document, la bibliographie détaillée et les données...

Bibliographie Remerciements iconRemerciements

Bibliographie Remerciements iconRemerciements

Bibliographie Remerciements iconRemerciements

Bibliographie Remerciements iconRemerciements
«La mathématique ne sait pas de quoi elle parle, ni si ce qu’elle dit est vrai.»

Bibliographie Remerciements iconMes remerciements à Christine pour la conception graphique ainsi...

Bibliographie Remerciements iconRemerciements page 2 Etaient Présents page 3

Bibliographie Remerciements iconRemerciements du nouveau president
«main». Merci encore pour votre devouement au sein de notre section et de votre implication de tous les instants

Bibliographie Remerciements iconBibliographie sélective 12 ims-ld 13 Résumé 13 Identification 13...
«Lignes directrices pour l'interopérabilité du cmi» a été la première spécification largement adopté pour l'interopérabilité entre...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
p.21-bal.com