Guide pour une intensification durable de la production








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Produire plus

avec moins:

Le manioc

Guide pour une intensification durable de la production

ORGANISATION DES NATIONS-UNIES

POUR L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE

Rome, 2013

Les appellations employées dans ce produit d’information et la présentation

des données qui y figurent n’impliquent de la part de l’Organisation des

Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) aucune prise de

position quant au statut juridique ou au stade de développement des pays,

territoires, villes ou zones ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs

frontières ou limites. La mention de sociétés déterminées ou de produits de

fabricants, qu’ils soient ou non brevetés, n’entraîne, de la part de la FAO,

aucune approbation ou recommandation desdits produits de préférence à

d’autres de nature analogue qui ne sont pas cités.

ISBN 978-92-5-207641-4 (version imprimée)

E-ISBN 978-92-5-207642-1 (PDF)

© FAO, 2013

La FAO encourage l’utilisation, la reproduction et la diffusion des informations

figurant dans ce produit d’information. Sauf indication contraire, le contenu

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ou d’enseignement, ainsi que pour utilisation dans des produits ou services non

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courriel à copyright@fao.org.

Les produits d’information de la FAO sont disponibles sur le site web de la

FAO (www.fao.org/publications) et peuvent être achetés par courriel adressé à

publications-sales@fao.org.

Avant-propos

Le manioc est une plante-racine tropicale, originaire du bassin de

l’Amazone, qui fournit l’alimentation de base à environ 800 millions

de personnes à travers le monde. Cultivée presque exclusivement par de

petits producteurs à faible revenu, c’est une des rares cultures de base

à pouvoir être cultivée efficacement à petite échelle, en n’exigeant ni

mécanisation ni achat d’intrants, et dans des zones marginales à sols

pauvres et précipitations aléatoires.

L’augmentation de la production mondiale de manioc depuis 2000 est

estimée à 100 millions de tonnes, sous l’impulsion de la demande asiatique

pour le manioc séché et l’amidon de manioc utilisés en alimentation

animale et comme matières premières industrielles, et celle des marchés

urbains africains de plus en plus demandeurs de produits alimentaires à

base de manioc. Il existe un potentiel considérable d’accroissement additionnel

de la production – dans des conditions optimales, les rendements

peuvent atteindre 80 tonnes/ha, alors que le rendement moyen à l’échelle

mondiale n’est actuellement que de 12,8 tonnes.

L’explosion de la demande présente aux millions de producteurs de

manioc des pays tropicaux l’opportunité d’intensifier leur production,

d’accroître leur revenu et d’améliorer la disponibilité en produits

alimentaires là où elle est le plus nécessaire. Mais la façon dont les petits

producteurs de manioc choisiront d’améliorer leur productivité devrait

constituer une question prioritaire pour les décideurs. En production céréalière,

la Révolution Verte, axée sur l’utilisation de variétés génétiquement

uniformes et le recours intensif à l’irrigation et aux intrants chimiques,

a sévèrement mis à mal la base de ressources naturelles de l’agriculture,

compromettant la productivité à venir. Le passage des petits producteurs

de manioc d’une agriculture traditionnelle avec peu d’intrants à un mode

de culture plus intensif ne doit pas les exposer aux mêmes erreurs.

L’intensification durable de la production du manioc constitue l’objet

du présent guide, le premier d’une série consacrée à l’application pratique,

sur des cultures de petits producteurs et des systèmes de production

agricole spécifiques, du modèle «Produire plus avec moins» de la FAO.

Approuvée en 2010 par la FAO, «Produire plus avec moins» est une

approche écosystémique de l’agriculture visant à améliorer la productivité

tout en préservant les ressources naturelles. Elle promeut des pratiques

devant permettre au demi-milliard de petites exploitations familiales que

compte la planète de produire davantage à partir de la même surface de

terre, tout en améliorant le capital naturel et les services écosystémiques.

Soutenu par deux décennies de résultats de recherches et d’expériences

de terrain en Afrique, en Asie, en Amérique latine et aux Caraïbes, le

présent guide fournit une approche respectueuse de l’environnement de

l’intensification de la conduite de la culture du manioc. De nombreuses

iv Produire plus avec moins: Le manioc

pratiques recommandées combinent les connaissances traditionnelles avec des

technologies modernes bien adaptées aux besoins des petits producteurs. On

pourra citer: la minimisation du labour pour protéger les sols, l’optimisation

du calendrier et des méthodes de plantation, et l’utilisation d’agents biologique

contre les ravageurs et les maladies. Le guide montre comment une utilisation

soigneusement équilibrée de la fumure minérale, en combinaison avec les

cultures intercalaires, la rotation des cultures, le paillage, la fumure organique

et le compostage, peut non seulement rendre plus productif et plus rentable un

système de production agricole basé sur le manioc, mais encore le rendre plus

durable.

L’adoption d’une agriculture de type «Produire plus avec moins» nécessitera

des améliorations conséquentes de l’apport aux petits producteurs de vulgarisation,

d’intrants et de crédits à la production. De plus, la FAO est bien consciente

que l’amélioration de la productivité peut ne pas suffire à un développement

durable et à long terme: un effort considérable reste nécessaire pour intégrer

les petits producteurs aux niveaux supérieurs de la création de valeur ajoutée.

La transformation du manioc en un sous-secteur polyvalent à même de générer

du revenu, de diversifier des économies et d’assurer la sécurité alimentaire pour

chacun va exiger une volonté politique, des investissements, un soutien institutionnel

et une approche du développement technologique axée sur la demande.

Le présent guide offre aux décideurs une base solide pour évaluer dans quelle

mesure une filière manioc dynamique peut les aider à atteindre leurs objectifs en

termes de lutte contre la pauvreté, de développement économique et de sécurité

alimentaire, et aux chercheurs, techniciens et autres acteurs du développement

agricole un outil pratique pour élaborer des programmes d’intensification durable

de la production du manioc.

Clayton Campanhola

Directeur, Division de la production végétale

et de la protection des plantes de la FAO

Table des matières

Avant-propos iii

Remerciements vi

Aperçu général vii

Chapitre 1: Le manioc, une culture du XXIe siècle 1

Chapitre 2: Systèmes de production agricole 19

Chapitre 3: Variétés et matériel végétal 35

Chapitre 4: Gestion de l’eau 49

Chapitre 5: Nutrition des cultures 59

Chapitre 6: Ravageurs et maladies 73

Chapitre 7: Récolte, opérations après récolte et valeur ajoutée 87

Chapitre 8: La marche à suivre 97

Tableaux annexes 109

Références 121

Abréviations 129

vi Produire plus avec moins: Le manioc

Auteurs

Le présent guide a été préparé par

Reinhardt Howeler

Chercheur émérite, CIAT

NeBambi Lutaladio

et Graeme Thomas

de la Division de la production végétale

et de la protection des plantes de la FAO

Remerciements

Kolawole Adebayo (Université d’agriculture

d’Abeokuta, Nigéria)

Jean Pierre Anota (consultant FAO)

Tin Maung Aye (CIAT)

Jan Breithaupt (FAO)

Hernán Ceballos (CIAT)

Swarup K. Chakrabarti (CTCRI, Inde)

Mark Davis (FAO)

Dominique Dufour (CIAT)

Emerson Fey (Université fédérale

du Paraná, Brésil)

Marjon Fredrix (FAO)

Theodor Friedrich (FAO)

Gualbert Gbehounou (FAO)

Winfred Hammond (FAO)

Lawan Jeerapong (Département

de la vulgarisation agricole, Thaïlande)

Jippe Hoogeveen (FAO)

Josef Kienzle (FAO)

Lava Kumar (IITA)

Chikelu Mba (FAO)

Danilo Mejía (FAO)

Linn Borgen Nilsen (FAO)

Christian Nolte (FAO)

Bernardo Ospina Patiño (CLAYUCA)

Dai Peters (Initiative Manioc des Grands

Lacs)

Adam Prakash (FAO)

Chareinsak Rojanaridpiched (Université

de Kasetsart, Thaïlande)

Teresa Sánchez (CIAT)

Brian Sims (consultant FAO)

Mario Takahashi (Institut d’agriculture

du Paraná, Brésil)

Namthip Thongnak (Institut thaï

de développement du tapioca)

Bernard Vanlauwe (IITA)

Andrew Westby (Université

de Greenwich, UK)

James Whyte (consultant FAO)

Amporn Winotai (Départment

de l’Agriculture, Thaïlande)

Maquette

Thomas+Sansonetti

Couverture et illustrations

Cecilia Sanchez

Assistante éditoriale

Diana Gutiérrez

Aperçu général

1. Le manioc: une culture du XXIe siècle

L’«aliment des pauvres» est devenu une culture polyvalente qui répond

aux priorités des pays en développement, aux tendances de l’économie

mondiale et au défi du changement climatique.

Longtemps considéré comme une culture qui ne se prêtait pas à

l’intensification, le manioc a vu son importance dans l’agriculture

mondiale se renforcer considérablement. En 2012, la récolte a atteint des

records, grâce au développement du commerce mondial de produits à

base de manioc et à la forte croissance de la production en Afrique. La

production s’intensifie partout dans le monde. Dans les prochaines années,

le manioc va évoluer vers la monoculture, vers des génotypes à rendement

élevé et vers un recours accru à l’irrigation et aux produits agrochimiques.

Cependant, l’intensification est porteuse de grands risques, notamment

des recrudescences de ravageurs et de maladies et l’épuisement des sols.

Ce guide montre comment le modèle «Produire plus avec moins» de la

FAO peut aider les pays en développement à éviter les risques inhérents à

l’intensification non durable tout en réalisant tout le potentiel du manioc

en termes de rendements plus élevés, de lutte contre la pauvreté rurale et de

contribution au développement économique national.

2. Systèmes de production agricole

Nombre de petits producteurs de manioc suivent déjà

trois recommandations essentielles du modèle «Produire plus

avec moins»: labour réduit ou labour zéro, couverture du sol

et diversification des cultures.

Il est vrai que planter du manioc sans labour préalable dans des sols

dégradés peut donner des rendements plus faibles les premières années,

mais une fois la santé des sols rétablie, une terre non labourée peut donner

des rendements élevés pour un coût moindre pour l’agriculteur et pour

les ressources naturelles de l’exploitation. Le paillis et les cultures de

couverture contribuent à la réduction des infestations d’adventices et créent

des conditions pédologiques de nature à améliorer la productivité. Cultiver

le manioc en association, en succession et en rotation permet d’accroître le

revenu net obtenu par unité de surface et de réduire le risque de mauvaise

récolte. La culture intercalaire de légumineuses à graines procurera à

l’agriculteur des revenus plus élevés que la monoculture et lui permettra

de nourrir son ménage. Les haies protectrices permettent de réduire les

pertes dues à l’érosion du sol et la culture du manioc en rotation avec des

légumineuses et des céréales contribue à la lutte contre l’épuisement des

sols et à la restauration des rendements.

viii Produire plus avec moins: Le manioc

3. Variétés et matériel végétal

Le potentiel du manioc ne sera pleinement réalisé que lorsque

les contraintes s’exerçant sur la production seront atténuées grâce

à des variétés supérieures et les producteurs de manioc auront accès

à un matériel végétal à rendement élevé et exempt de maladies.

Le moment est venu de caractériser, à l’échelle du génome, la diversité

génétique du manioc, pour combler les lacunes des collections de

cultivars primitifs, et pour créer des réserves naturelles afin de préserver les

espèces sauvages apparentées. L’harmonisation des données d’identification

et des données d’évaluation relatives aux échantillons des banques de gènes

devrait être une priorité. L’amélioration devrait se concentrer sur la création

de variétés qui soient bien adaptées à des agroécologies, à des systèmes de

culture et à des utilisations finales bien spécifiques et qui donnent de bons

rendements en nécessitant un apport minimal de produits agrochimiques

et d’irrigation. La reproduction et la distribution systématiques d’un

matériel végétal exempt de maladies de variétés améliorées sont essentielles

dans une optique d’intensification durable. S’il est vrai que peu de pays

disposent de systèmes semenciers structurés pour le manioc, un système

communautaire à trois niveaux lancé pour la première fois en Afrique,

faisant appel à des ONG et à des associations d’agriculteurs, a contribué à

l’adoption des fruits de la recherche, des variétés améliorées et du matériel

végétal sain par le plus grand nombre de producteurs de manioc.

4. Gestion de l’eau

Une fois bien établi, le manioc peut pousser dans des régions

qui reçoivent 400 millimètres seulement de précipitations annuelles

moyennes. Cependant, des rendements bien plus élevés peuvent être

obtenus avec un apport d’eau plus important.

L’optimisation de la production pluviale de manioc suppose que l’on

prête une attention particulière aux dates, aux méthodes et aux

configurations de plantation et que l’on adopte des pratiques de gestion

des sols contribuant à la conservation de l’eau. Bien qu’il puisse pousser

dans des régions recevant des précipitations de 400 millimètres par an, les

rendements maximaux obtenus en Thaïlande ont été observés lorsque les

précipitations avoisinaient les 1 700 millimètres. Le manioc répond bien à

l’irrigation – l’irrigation de surface a permis de doubler le rendement obtenu

par rapport à une culture pluviale; une irrigation au goutte à goutte peut

donner plus ou moins le même rendement que l’irrigation de surface en

consommant 50 pour cent d’eau en moins. Au Nigéria, les rendements ont

été multipliés par six lorsque l’apport d’eau par une irrigation d’appoint au

goutte-à-goutte était égal aux précipitations de la campagne. Une irrigation

supplémentaire qui a augmenté l’apport total d’eau de 20 pour cent a permis

aux agriculteurs de quasiment doubler les rendements en racines.

Aperçu général ix

5. Nutrition des cultures

L’association de processus écosystémiques et de l’utilisation judicieuse

d’un engrais minéral constitue la base d’un système de nutrition des

cultures durable qui produit plus tout en utilisant moins d’apports de

l’extérieur.

Bien que le manioc donne des rendements raisonnables sur des sols

pauvres, de nombreuses variétés produisent plus avec l’apport d’engrais.

Les rendements en Afrique, en particulier, pourraient être sensiblement

améliorés si les agriculteurs avaient accès à un engrais minéral à un

prix raisonnable. Les agriculteurs peuvent améliorer la fertilité du sol en

mettant en oeuvre d’autres mesures du modèle «Produire plus avec moins».

La culture intercalaire de légumineuses à graines et le paillage avec les

résidus des légumineuses et d’adventices locales permettent d’augmenter

les rendements. Avec un apport d’engrais, la culture en rangées d’arbres

légumineux à racines profondes et l’utilisation de compost organique ou

de fumier de ferme produisent toutes deux des rendements et des revenus

nets plus élevés. Pour réduire la perte d’éléments nutritifs des sols due à

l’érosion, on peut appliquer le labour zéro, ce qui préserve la stabilité de

l’agrégat et le drainage interne du sol, planter des haies de vétiver autour

des parcelles et procéder à un apport d’engrais minéral, qui accélère la

couverture du sol par le feuillage.

6. Ravageurs et maladies

Protéger le manioc avec un pesticide est bien souvent inefficace

et n’est presque jamais économique. Une série de mesures

non chimiques peuvent aider les agriculteurs à réduire les pertes

tout en protégeant l’écosystème agricole.

Les cultivateurs devraient utiliser du matériel végétal de variétés qui

tolèrent les principaux ravageurs et maladies ou qui y résistent, et

adopter des pratiques écosystémiques telles que le paillage, la préservation

de la matière organique du sol et le recours à des cultures intercalaires

offrant un habitat aux prédateurs des ravageurs. Les biopesticides, les

pièges collants et l’eau savonneuse peuvent être utiles dans la lutte contre

bon nombre d’insectes ravageurs. Les stratégies relatives à la santé végétale

devraient encourager le recours à des agents biologiques – en Afrique et en

Asie, le lâcher en masse d’une espèce de guêpe minuscule a permis de venir

à bout d’importantes infestations de cochenille du manioc. Pour éviter

que les adventices n’étouffent les jeunes plants, les agriculteurs devraient

optimiser les densités de plantation et la fumure et planter des variétés

à la croissance initiale vigoureuse. Un désherbage manuel régulier peut

être aussi efficace que la lutte contre les adventices au moyen d’herbicides.

Les agriculteurs doivent choisir avec soin les herbicides qu’ils utilisent

et devraient suivre les conseils des spécialistes locaux de la protection

phytosanitaire.
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