Programme d’Éducation préscolaire et enseignement primaire








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Université du Québec à Montréal

PROGRAMME D’ÉDUCATION PRÉSCOLAIRE ET ENSEIGNEMENT PRIMAIRE

Métaphore

Travail remis à

Suzanne Martin

dans le cadre du cours

DDD2210-Gr 11

par

Audrey Rochon

Automne 2013

L’alpiniste

Gravir une montagne n’est pas toujours de tout repos. Pourtant, chacun d’entre nous a dû en escalader une un jour ou l’autre. Les alpinistes professionnels font appel à plusieurs outils et à quelques techniques qui les aident à escalader plus rapidement et plus facilement une montagne. Ils n’ont cependant pas appris toutes ces techniques du jour au lendemain et ils n’ont pas eu accès à tous les outils dès leur première ascension. Les alpinistes professionnels ont donc appris comme tout le monde avec des essais et des erreurs ainsi qu’avec une personne ressource.

En effet, tout au long de notre vie, nous devons escalader des montagnes. Parfois, elles ressemblent à des collines et d’autres fois, elles sont identiques à l’Everest. Il peut arriver que nous nous demandions même comment nous allons faire pour la gravir, car nous ne voyons même pas le sommet! Les épreuves de la vie sont donc représentées par différentes sortes de montagnes. À l’école, les enfants ne font pas immédiatement le lien, mais chaque année du primaire est comparable à une montagne à escalader. L’élève devient donc un alpiniste durant son année scolaire.

Tout d’abord, toutes les montagnes sont différentes, alors ils n’escaladent jamais la même d’une année à l’autre. Plusieurs facteurs sont en cause : l’environnement physique, le professeur, les amis, etc. Ils ne vivent jamais la même année deux fois or, il est impossible qu’ils escaladent deux fois la même montagne.

Par la suite, l’élève ne choisit pas toujours la montagne qu’il aimerait escalader. La montagne lui est souvent imposée selon son passé et ses capacités. Certains peuvent avoir une belle colline verdâtre, d’autres escaladent des Rocheuses et le reste monte une montagne enneigée.

Finalement, l’élève n’arrive pas toujours au bas de la montagne avec un sac rempli d’outils. Certains élèves sont prêts à escalader leur colline avec tous les outils nécessaires, tandis que d’autres doivent escalader l’Everest les mains vides.

Afin de mieux démystifier le problème de chaque alpiniste, il est nécessaire d’analyser leur profil respectif et leur montagne avant d’intervenir. Une meilleure compréhension des besoins de l’élève alpiniste permettra à la personne ressource de mieux planifier son intervention.

L’alpiniste ressource


L’alpiniste ressource équivaut à l’enseignant dans une classe. Il est toujours derrière ses élèves (alpinistes) afin de les observer, de les soutenir et de les motiver. En début d’année, l’alpiniste ressource les observe afin de connaitre le type de montagnes que chacun devra escalader durant l’année à suivre. Aussi, il doit commencer l’année du bon pied en leur enseignant la base de l’ascension. Par exemple, il doit montrer à ses alpinistes comment mettre un pied devant l’autre tout en s’agrippant au besoin tout en gardant leur équilibre afin de ne pas tomber et de devoir recommencer. Cette technique de base suffit à seulement quelques alpinistes, c’est pourquoi il doit continuer d’observer l’ascension des autres pour leur fournir l’aide supplémentaire dont ils ont besoin. Finalement, l’alpiniste ressource doit s’assurer de donner le bon chemin à tous ses alpinistes s’il ne veut pas que certains s’égarent.

Le but de l’alpiniste ressource est de faire en sorte que tous ses alpinistes escaladent leur montagne à leur rythme et à leur façon. Il ne fait pas l’ascension à leur place, car il préfère que ses alpinistes ressortent à cent pour cent gagnant de cette aventure.

L’alpiniste de collines


Certains alpinistes arrivent parfois au pied de la montagne avec tous les outils nécessaires et ils sont prêts à escalader leur montagne sans aide, ce sont les alpinistes de collines. Leur montagne est semblable à une belle colline verdâtre. Ces alpinistes font souvent des jaloux, car ils ont beaucoup de facilité à escalader leur colline. C’est pourquoi tout le monde voudrait une montagne comme eux, mais ce n’est malheureusement pas le cas, puisqu’on ne choisit pas sa montagne.

L’alpiniste de collines voit le sommet du pied de la montagne or, il sait à quoi s’attendre durant toute l’année : une ascension constante vers le sommet. Cela lui permet de toujours garder son objectif de vue et de rester motivé. Il a rarement besoin d’outils externes tels qu’une corde, des mousquetons, des crampons, etc. Il n’utilise que sa bouteille d’eau, sa nourriture et ses souliers de marche.

L’alpiniste ressource reste derrière afin d’observer ses techniques et il s’assure que tout va bien. Il n’est pas impossible que l’alpiniste ressource lui donne d’autres petites tâches à travers son ascension pour qu’il ne s’ennuie pas. Par exemple, il pourrait lui demander de trouver d’autres chemins possibles qui l’amèneraient aussi au sommet. Cela lui permettrait de connaitre plusieurs chemins si jamais il arrivait quelque chose sur un des chemins. Il ne sera donc jamais mal pris.

L’alpiniste des Rocheuses


L’alpiniste des Rocheuses a besoin de certains outils spécifiques à ce type de montagnes, car il est facile de perdre le pied quand on n’a pas le bon équipement. Contrairement à l’alpiniste de collines, ce dernier ne voit pas le sommet du pied de la montagne. Il ne le verra que lorsqu’il y sera rendu. Il aura donc plusieurs difficultés à surmonter sur son chemin.

Pour réussir à monter, l’alpiniste de Rocheuses devra s’agripper aux différentes roches qui lui sont présentées. Il pourra faire un choix et prendre celles dont il se sentira plus à l’aise. Cette ascension sera difficile, mais l’alpiniste des Rocheuses a la chance de prendre des pauses lorsqu’il se sentira essoufflé. Les roches lui permettent de rester en état d’équilibre en attendant qu’il reprenne ses forces. Son ascension se fait donc par palier, car même s’il ne voit pas le sommet du pied de la montagne, il a la chance de voir la prochaine étape qui suit. Il peut alors escalader la montagne, une étape à la fois, et à son propre rythme. De cette façon, il pourra reprendre ses énergies avant le prochain palier et il ne devrait pas perdre sa motivation lors de son ascension.

Comme l’alpiniste de collines, l’alpiniste ressource reste toujours derrière l’alpiniste des Rocheuses. Ce dernier a besoin d’être guidé vers le sommet étant donné qu’il ne voit que la prochaine étape. Ce soutien rassurera ses alpinistes et leur donnera confiance.

D’un autre côté, l’alpiniste ressource doit observer attentivement la technique qu’il utilise, car il est inévitable que ce dernier ait besoin de certains outils spécifiques. Par exemple, il se pourrait qu’il ajoute dans son sac à dos une corde d’escalade, des mousquetons ainsi que des souliers et des gants antidérapants. Ces outils lui permettront de mieux s’agripper aux roches et de dépenser moins d’énergie lors de l’ascension. Peut-être qu’il pourra prendre moins de pause et ainsi, escalader plus longtemps grâce à l’intervention de l’alpiniste ressource. Cependant, il doit fournir les efforts nécessaires, car les outils et l’alpiniste ressource ne sont qu’une aide supplémentaire.

L’alpiniste de l’Everest


Cet alpiniste n’a évidemment pas choisi sa montagne. L’enfant qui traine un lourd passé ou qu’il vit dans un milieu difficile détient ce type de montagne, car elle est comparable à ce qu’il vit. La glace signifie la difficulté avec laquelle il doit faire face tous les jours. Il est évident que l’alpiniste de l’Everest voudrait une colline verdâtre ou même des Rocheuses, cependant il doit apprendre à vivre avec cela. L’important pour ces alpinistes est d’avoir les bonnes ressources, car ils peuvent arriver au sommet comme tous les autres.

L’alpiniste de l’Everest devra avoir plusieurs outils dans son sac à dos dont il sera peut-être le seul à utiliser. Comme l’alpiniste des Rocheuses, il aura besoin de cordes et de mousquetons. Évidemment, étant donné qu’il doit escalader la glace, il devra avoir des crampons et changer ses souliers pour des bottes. De plus, un piolet sera également un outil nécessaire afin de piquer la glace correctement s’il ne veut pas perdre l’équilibre.

L’alpiniste de l’Everest doit trouver des techniques simples, mais efficaces pour escalader cette gigantesque montagne sans perdre trop d’énergie. Il est déjà difficile de respirer durant l’ascension, alors il faudrait que l’alpiniste puisse diviser son énergie de manière équivalente entre les principales actions suivantes : escalader, respirer et garder sa motivation.

Dans un même ordre d’idées, comme l’alpiniste des Rocheuses, l’alpiniste de l’Everest ne voit pas le sommet du pied de sa montagne. Il doit lui aussi monter la montagne par palier, car il n’aura pas le choix de prendre des pauses étant donné la difficulté de l’ascension. Cependant, contrairement à l’alpiniste des Rocheuses qui voit son prochain palier, l’alpiniste de l’Everest ne le voit pas. Celui-ci ne peut pas prendre des pauses quand il veut, il doit s’arrêter dans un camp de base. S’il prend une pause avant d’être arrivé dans un camp de base, il pourrait risquer de mourir de froid. L’Everest est composé de plusieurs de ces campements et ceux-ci sont installés pour aider les alpinistes à se ressourcer. Ils sont placés à des endroits stratégiques et ils sont de l’aide supplémentaire à celle de l’alpiniste ressource. Dans ces campements, on retrouve de la nourriture, de l’eau, de la chaleur, de premiers soins et de l’aide psychologique. Lorsque la personne ressource a tout fait en son pouvoir pour aider ses alpinistes, les campements de base prennent la relève en fournissant l’aide manquante.

Donc, l’alpiniste ressource peut aider son alpiniste de l’Everest en lui donnant les outils et les stratégies nécessaires afin de partir du bon pied. Il vit déjà beaucoup de difficultés, alors l’alpiniste ressource peut démontrer de la compassion dans ses interventions. Pour ce faire, il se tient derrière son alpiniste afin de s’assurer qu’il ne glisse pas sur la glace et qu’il perde sa motivation. Or, le but de l’alpiniste ressource est de veiller à ce qu’il reste motivé malgré la difficulté de la montagne. L’observation est donc la meilleure solution s’il ne veut pas le perdre de vue et le guider correctement vers les campements de base. Comme les autres, l’alpiniste ressource reste derrière, mais il ne fait pas le travail à sa place. Il veut qu’il sorte gagnant à cent pour cent de cette aventure et qu’il gravisse le sommet seul.

Finalement…


Si l’alpiniste ressource équivaut à l’enseignant dans une classe et que les alpinistes désignent tous ses élèves, alors la montagne signifie tous les apprentissages à effectuer durant une année scolaire. Chaque enfant est différent et sa vision des apprentissages l’est aussi. C’est pourquoi elle est comparée à une montagne, car aucune montagne sur la terre n’est pareille.

En tant qu’enseignantes, nous généralisons souvent en parlant d’élèves forts, moyens et faibles, d’où la comparaison avec des collines, des Rocheuses et l’Everest. Même si l’on fait ces catégorisations, l’enseignante ne fait pas seulement trois interventions dans sa classe. Cette dernière doit observer attentivement chaque élève et elle doit intervenir selon ses besoins spécifiques, car ceux-ci sont différents d’une personne à l’autre. L’enseignante et l’élève se rencontrent lorsqu’on aborde l’objectif principal : arriver au sommet de la montagne à la fin de l’année, peu importe le rythme de montée.

  • L’enseignante doit faire preuve de respect auprès des élèves et respecter leur différence en ce qui a trait aux apprentissages.



  • L’élève doit fournir les efforts nécessaires afin de réussir dans ses apprentissages et, en retour, l’enseignante fournira, elle aussi, des efforts pour sa réussite.



  • L’enseignante doit être juste auprès des élèves de façon à ce qu’ils aient tous les mêmes chances de réussir.



  • L’enseignante doit faire preuve d’empathie et d’humanité, puisqu’elle connait les difficultés de chacun et elle doit y être sensible afin d’intervenir selon leur besoin.

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