Samedi, 14h. Direction, les Aiguades. Le parking de la placette ombragée affiche complet. Les voitures et microbus sont garés pare-choc contre pare-choc jusque là-haut, le long de la corniche, presque jusqu’à Sidi Yahia








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titreSamedi, 14h. Direction, les Aiguades. Le parking de la placette ombragée affiche complet. Les voitures et microbus sont garés pare-choc contre pare-choc jusque là-haut, le long de la corniche, presque jusqu’à Sidi Yahia
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En effet, la baie des aiguades, jadis un lieu  de détente et de relaxation pour le commun des visiteurs, est devenu par la force du temps  et des choses, un endroit où se mêlent tessons de bières, détritus et autres eaux usées qui coulent à ciel ouvert et se mélangent même à l’eau de mer.

Les murs de soutènement ne sont pas en reste également, ils offrent un visage hideux pour le paysage et présentent même un danger permanent pour les touristes nombreux, faut-il le signaler —qui s’y rendent en ces temps de grandes chaleurs. L’existence de bacs à ordures ne “découragent” pas pour autant les ennemis de la nature à jeter leurs canettes sur les abords de la route.
Ainsi, l’incivisme de certains, s’ajoutant au manque d’imagination des autres en matière de culture du tourisme fait que l’on est loin de ce que recherchent nos compatriotes qui fuient le stress d’un quotidien de plus en plus pénible et l’air nocif des centres urbains.
Aussi, même la sécurité des lieux n’est point garantie en ce sens qu’aucun poste de gendarmerie n’est implanté jusque-là, hormis celui de la Protection civile qui manque d’ailleurs du strict minimum, selon les dires du chef de poste présent sur les lieux qui fera savoir : “Il n’y a ni eau, ni électricité encore moins  un médecin et un zodiac. Pour sa part, l’occasion pour la défense de la baie des aiguades, créée en juillet 2008 toujours dépourvue d’un siège, tente tant bien que mal de “secouer” la conscience de ceux qui sont censés veiller et rénover ces lieux envoûtants et panoramiques à travers nombre de correspondances mais, hélas, rien de concret n’a été fait jusque-là. Pour MM. Meddkouri, Laroug et Boutit, membres actifs du bureau de ladite association et avec lesquels nous avons effectué une virée sur les lieux, “la baie des aiguades et avec une sacrée dose de volonté de certains partenaires, telles la mairie, la wilaya, la Gendarmerie nationale, la DJS, la DTP etc.…, est un endroit qui pourrait à l’avenir constituer un grand pôle de développement du tourisme et de pratique de certaines activités sportives, tels que la konoë Kayak et la plongée sous-marine”. Même la réalisation d’une aire de jeux et d’un camp de toile ne seraient pas de trop pour peu que… Enfin et selon les informations en notre possession, une enveloppe financière serait dégagée prochainement pour la restauration et l’aménagement des lieux mais, pour l’heure, place à l’anarchie, à l’occupation illicite des lieux et à l’incivisme.
A bon entendeur …
Béjaïa. Les Aiguades : L’envoûtante petite plage de Galets

Samedi, 14h. Direction, les Aiguades. Le parking de la placette ombragée affiche complet. Les voitures et microbus sont garés pare-choc contre pare-choc jusque là-haut, le long de la corniche, presque jusqu’à Sidi Yahia.

En tout cas, le moindre centimètre est rentabilisé par les « parking-men » jusqu’au passage de Meftah. Affluence max. On est venu de partout, cela se perçoit à travers tous les immatriculations et les accents entendus au cours de notre visite. la route à flanc de montagne, qui a subi visiblement un réaménagement (on a élargi la voie comme on a pu), est elle-même de la villégiature. A une altitude appréciable, elle longe la falaise surplombant le port pétrolier et configure de la sorte un balcon qui vous livre une belle carte postale de la jetée en contrebas. En vue « aérienne », la Brise de Mer et la Promenade de Sidi Abdelkader n’en sont que plus féériques. Les fourgons déversent sans discontinuer un flot d’habitués. Ces derniers, pour la plupart, habitent les vieux quartiers de la haute ville de Béjaïa. Il fait très chaud et humide aujourd’hui en ville. La vanne posée contre l’escarpement délimitant la placette est un passage obligé. Tout le monde se jette sur la vanne qui laisse couler une eau pure et savoureuse puisée des entrailles de Sbaâ Djebilet, les sept éminences qui dessinent de manière jurassienne le dernier contrefort du mont Gouraya finissant dans la mer. Une armée d’inoffensifs macaques s’attribuent le parapet ceignant la placette. Le golf des Aiguades est une suite auguste de criques, dont les eaux sont protégées de la grande houle, car prises entre un isthme à l’Est, le Cap Bouak et un autre à l’Ouest, le Cap Carbon. ça grouille de monde.

Beauté rupestre

Paradoxalement, c’est calme. Pas le moindre bruit ne vient troubler le concert de cigales. Même les oiselets restent étrangement silencieux ; ici, exit les bendirs et derboukas. L’imaginaire communie sans doute avec la beauté rupestre des lieux. Des grappes d’heureux excursionnistes remontent de la plage, d’autres les relaient et descendent vers le plan d’eau à travers un chemin pédestre dallé et coupé, par endroits, par des escaliers. Le chemin est bordé d’une muraille de pierres et serpente sous l’ombre généreuse d’arbres séculaires. Des dallages d’anciennes guinguettes, de l’époque coloniale, façonnent en amphithéâtre le relief. Avant même d’arriver en bas, on prend son pied déjà dans l’envoûtement. Les lieux foisonnent de gargotes de fortune où nombre de familles sont attablées. Des odeurs alléchantes de brochettes et poulet rôti emplissent l’air. Une belle invite : la terrasse Zaouche dominant la crique. Glaces, pizzas et grillades y sont proposées aux estivants. Ils sont aussi nombreux à pique-niquer sous un arbre ou à contempler du haut de la balustrade une mer d’huile percée par des rochers « surpeuplés » de baigneurs. Djamel, un inconditionnel des Aiguades depuis plus de 40 ans, dira, en désignant la plage d’un seul mouvement de la main, que c’est celle qui détient, en matière d’occupation, la densité « la plus élevée » du monde. Mais sur cette petite plage de galets, les baigneurs se partagent tranquillement le territoire.

Les maîtres- nageurs veillent et les gendarmes aussi. Mustapha « rouget » est adossé au mur de confortement bordant la plage. Il a l’air rêveur, un coup de nostalgie, apparemment. Il n’a rien contre le rush, lui qui autrefois avait pourtant un « rocher » à lui tout seul. Il n’a rien contre la proximité, il regrette plutôt la disparition de plusieurs douches. Il n’en reste maintenant que deux, celle de la “piscine” et celle du “bassin”, à l’extrémité ouest de la plage. Notre ami Djamel, lui, trouvera les lieux un peu délaissés, question d’entretien. Pourtant, une association de sauvegarde du site y est à pied d’œuvre depuis trois ou quatre ans. Elle s’active comme elle peut, les soutiens n’étant pas de mise. Djamel se rappelle des galets tout blanc, luisant naguère au soleil. Yazid un quinquagénaire, qui a ramené une ribambelle de gosses, les siens et ceux des voisins, évoque des histoires et des légendes qui collent à la terre ferme, au rivage et à chaque écueil.

Des premières prouesses de plongeurs du haut du petit rocher du Darbouze qui, il y a encore peu de temps, luttait contre le travail des éléments, jusqu’à sa disparition, ce qui semblait être vestige de l’antique port romain. Des plongeons plus intrépides du Septième, un pic à l’extrémité de la crique, au plus spectaculaire, le légendaire saut du haut de la corniche, à plus de 50 m du plan d’eau. Un beau vol plané dénommé « plongeon départ », racontent les anciens. Le torse bombé, les reins cambrés, les pieds joints et légèrement arc-boutés, les bras étendus devant et écartés en V, ce périlleux plongeon porte le seau de Tahar dit « Tarzan ». C’est Icare ou en plus vrai, L’idole d’Acapulco alias Elvis Presley. Yazid nous fera voyager dans l’antiquité avec des légendes de cérémonies d’enterrement de marins phéniciens. Le comptoir d’échanges avec des négociants affluant de toute la méditerranée. Le port romain, à l’origine de l’appellation aux consonances exotiques : les Aiguades ou tout simplement l’eau… Nous abrégeons avec notre ami Yazid. Nous comprenons. Les joyeux lutins qu’il accompagne sont pressés de faire une piquette dans l’eau limpide où le fond rocheux fait scintiller mille pépites de soleil.

Par R. Oussada

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 La Direction générale de la Protection civile a créé, dans le cadre d’un plan de sécurité, près de 7000 postes de travail pour les jeunes depuis le début de la saison estivale, et dont les missions vont de la prévention au sauvetage des baigneurs en danger, en passant par le nettoyage des plages, le contrôle, la surveillance des sites, etc. et ce, à travers les 14 wilayas du littoral algérien.

 

  • Selon le chargé de communication au niveau de la DGPC, le plan de sécurité des 352 plages désignées comme propres à la baignade, « a contraint de créer ces 7000 postes de travail pour les jeunes », par le biais d’un contrat à durée déterminée. Il a aussi précisé que ces jeunes engagés dans le cadre d’un plan estival de sécurité « ont entre 25 et 35 ans », disposent « d’aptitudes physiques qui les qualifient à épauler les 3000 agents de la Protection civile », présents en permanence sur les plages, «  dans les opérations de surveillance et les interventions ».

  • Un premier bilan de la Protection civile donne un chiffre de 34 citoyens morts par noyade à travers les différentes plages du littoral, et 6100 interventions qui avaient ciblé des baigneurs en difficulté. Aussi, il faut compter 781 baigneurs secourus et qui ont été transportés à l’hôpital pour soins. Pour le chargé de communication au niveau de la Protection civile, le nombre élevé des morts et des baigneurs en difficulté est dû au non respect des normes de baignades et des directives émises sur les plages, aux risques inutiles pris par certains baigneurs qui s’éloignent du large, ainsi qu'aux coups de soleil… 

BAIE DES AIGUADES – BÉJAÏA

COMMENT CACHER LA LAIDEUR DES FAUBOURGS ?

À quelques encablures seulement du centre-ville de Béjaïa, se trouve cette baie féerique qu’est celle des Aiguades. Avant d’arriver au cimetière Chrétien, toujours en parfait état contrairement à celui des Juifs situé sur la même route, des fourgons de transport privés attendent des clients qui se dirigeront vers la crique des Aiguades. I l était un peu plus de 14h lorsque le véhicule de Mohamed Laroug membre de l’Association de la défense de la baie des Aiguades, accompagné par son camarade Omar Boutit, également animateur dans cette association, arriva au niveau du barrage de police stationné au niveau d’une intersection. Les véhicules sont filtrés soigneusement malgré une chaleur torride ne facilitant sûrement pas le travail de ces hommes en bleu. Une sorte de vapeur se dégageait de la route nouvellement goudronnée jusqu’au Cap Carbon, mais en laissant exactement 700 mètres sans goudron au niveau de la route menant vers la crique des aiguades. « La commune a recruté pour les besoins de la saison estivale des travailleurs saisonniers qui s’occuperont de l’hygiène », nous a déclaré Mohamed Laroug en précisant que la mise des ordures dans des sacs en plastique ne suffit pas à elle seule puisque des sangliers et des singes magots affamés les détruisent pour ramasser le contenu. Pratiquement chaque matin ces ordures jonchent cette route. « Nous souhaitons que la commune installe des niches en grillage pour ne pas permettre à ces animaux de causer de tels dégâts », souhaite Mohamed Laroug. Un jeune, malgré un soleil de plomb, oriente les automobilistes à garer. De toute évidence, nous sommes dans un parking gardé. Ces fameux parkings devenus à force de leur multiplication «la plus grande entreprise après Sonatrach », comme nous le dira un automobiliste. « Ce sont des coopératives de jeunes engagés selon un cahier des charges signé avec la commune de Béjaïa », nous indique Omar Boutit. Les Aiguades sont connues pour leurs fontaines naturelles. Avant il en existait plusieurs actuellement il en reste deux ou trois qui alimentent les estivants d’une eau de source parfumée de toutes les herbes qui poussent dans un espace forestier visiblement en plein essor après les feux de forêt qui ont détruit toute la végétation au début des années 1990 causant même la mort de deux ou trois personnes. Une fois la voiture garée, nous avons emprunté le sentier menant vers la plage. «Regardez ces murs qui datent depuis des décennies, ils sont tous lézardés et le citoyen est loin d’être en sécurité », tenait à nous montrer l’animateur de l’association qui vise à la réhabilitation de ce site jadis une fierté des Béjaouis. « Des techniciens de la commune sont venus il y a de cela trois ou quatre années, ils ont pris des mesures mais ils ne sont jamais revenus ; encore moins envoyé une équipe qui arrêtera ces fissurations de plus en plus profonde » tenait à rappeler Alili, un jeune commerçant saisonnier tout en invitant à une boisson fraîche. Mais le plus grand problème est ailleurs. Les constructions illicites poussent à vue d’oeil, aggravées par la réapparition du phénomène de la délinquance qui fait des ravages depuis le lancement de cette saison estivale. « Les gendarmes sont prêts à s’installer dans cet endroit si toutefois les autorités compétentes leur octroient une structure pouvant les abriter », affirme Omar Boutit. Les commerçants, avec qui nous nous sommes entretenus, sont unanimes sur l’absence totale de sécurité dans la baie des Aiguades où ils se sont installés à titre précaire. « Des familles entières ont été renvoyées chez elles sans aucun sou ! », lancera un de ces commerçants saisonniers tout en se disant avoir honte de se présenter en tant qu’enfant de cette ville connue dans le passé pour sa sécurité totale. Après cette halte au niveau de la crique, nous nous sommes dirigés vers Cap Carbon où nous avons constaté une série d’aménagements engagés par la direction du Parc national de Gouraya (PNG) pour rendre plus agréable cette forêt toujours prise d’assaut par les familles de la région ou d’ailleurs. Direction de la structure du PNG ou nous avons rencontré l’un de ses responsables. « Qui gère la baie des Aiguades ?», cette question nous l’avons posée dès notre rencontre à l’un des responsables du PNG qui nous a reçu dans son bureau, pour connaitre les raisons qui ont fait que cette baie se dégrade malgré qu’elle se trouve à l’intérieur même du parc national. « Écoutez nous n’avons pas à gérer les ordures cela relève du travail de la commune » tenait à dire ce responsable du PNG. Quant aux constructions illicites qui envahissent les 13 hectares des Aiguades dont la nature juridique prête à confusion du fait qu’elle est censée être un bien du PNG mais qui ont été (les 13 hectares ndlr) cédés à la commune, notre interlocuteur tenait à rappeler les « risques » qui dit avoir pris pour interpeller ces citoyens qui continuent à construire illicitement. « Nous avons échappé à un lynchage lorsque nous nous sommes adressés à ces gens qui continuent à défier la loi », raconte notre interlocuteur, non sans ajouter que des plaintes ont été déposées auprès de la justice à l’égard des indus occupants de ce site des Aiguades mais qui sont restées sans suite depuis plusieurs années. La version du wali concernant ces constructions illicites :« Le dépôt de plainte n’est pas obligatoire dans ces cas précis, il suffit à la commune d’avertir les forces de sécurité qui accompagneront les techniciens et les travailleurs communaux qui seront désigné ? pour entamer la démolition de tous les cabanons et autres constructions illicites se trouvant sur le territoire du Parc national de Gouraya », nous a déclaré Ali Bedrici, wali de Béjaïa, en marge de la fête de la police mercredi passé. Pourquoi donc toutes les APC qui se sont succédé à la tête de la commune de Béjaïa n’ont jamais réagi dans le but de stopper les constructions illicites sur un domaine appartenant à l’État avant que le mal n’ait atteint les proportions actuelles ? Et même là, le massacre dans la baie des Aiguades peut être arrêté ; pour peu que la volonté soit !

 Amrani Boubekeur 

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iNSÉCURITÉ SUR LES PLAGES DE BÉJAÏA

  Agressions à l’arme blanche, vols de véhicules…

Des groupes de délinquants dictent leur loi ces derniers jours aux alentours de la baie des « Aiguades » situées à un jet de pierre du centre-ville de Béjaïa. C’est ce que nous a déclaré un des représentants de l’Association de la protection de la baie des Aiguades qui fait également de la lutte contre les maux sociaux son cheval de bataille en plus de la protection des sites historiques et naturels dont jouit cet endroit géré conjointement par le parc national de Gouraya et l’APC de Béjaïa. Plusieurs agressions et autres vols ont été enregistrés dès le début des grands rushs des estivants depuis le début de l’été. La dernière agression remonte seulement à quatre jours lorsqu’un estivant a été surpris par un groupe de voyous qui voulait le délester de son porte feuille et de son téléphone portable. En essayant de résister à ses agresseurs, l’estivant a dû être évacué sur la civière vers l’hôpital de la ville après avoir reçu un coup de gourdin à la tête. Son hospitalisation a duré quelques jours. Ces groupes de délinquants profitent de l’absence de la présence des éléments de la gendarmerie pour dicter leur diktat et font régner la terreur dans la région. L’absence de corps de sécurité est due notamment au manque de structures d’accueil promises par les autorités de la ville mais qui tardent à voir le jour. Pour rappel, il y de cela quelques années seulement, plus exactement aux lendemains des événements de Kabylie, cet endroit ainsi que les forêts de Cap Carbon, celle de Gouraya étaient carrément livrées aux délinquants qui opéraient en toute impunité profitant de la situation chaotique qui prévalait dans la région avec le départ de plusieurs brigades de la gendarmerie nationale. Agressions à l’arme blanche, vols de véhicules et autres actes dignes de polars, furent le décor quotidien qui prévalait dans ces endroits jadis réputés pour leur totale sécurité. Les services de sécurité ont pu opérer un grand nettoyage en réussissant à y mettre un terme en arrêtant plusieurs groupes de voyous qui aujourd’hui, purgent de lourdes peines en prison. Malheureusement cette paix et sécurité n’a duré que quelques temps du fait que d’autres groupes ont fait leur apparition en multipliant leurs actes de violences et vols contre de paisibles citoyens, venus profiter de la fraîcheur et de la quiétude qui caractérisent ces endroits en ces moments caniculaires. Au début de cette saison estivale, la brigade de gendarmerie de la station balnéaire de Melbou située à 40 km à l’est de Béjaïa, a réussi à arrêter un groupe de voyous qui dressait un faux barrage pour racketter des automobilistes durant la nuit. Ces délinquants qui seraient au nombre de dix étaient tous de la wilaya de M’sila et ils se faisaient passer durant la journée pour de simples et sérieux estivants. Notons, par ailleurs, que plusieurs cabanons ont fait l’objet de vols notamment de bouteilles de gaz butane au niveau des plages de Boulimat et Saket au début de ce mois en cours.

 Amrani Boubekeur 


Une décharge publique, 3 carrières et 700 constructions illicites


Silence, le Parc national de Gouraya se meurt !

Le Parc national de Gouraya (PNG) et toute sa périphérie forestière sont menacés par l’avancée destructrice du béton mais aussi par les effets néfastes d’industries dangereusement polluantes.

Béjaïa. De notre envoyée spéciale

En plein cœur de ce parc, étalé sur une superficie de 2080 km2 et entouré par plus de 600 hectares de forêt, trois importantes carrières d’agrégats et une décharge publique asphyxient l’atmosphère, tuent à petit feu la faune et la flore et contaminent l’air au point de devenir la principale cause du nombre élevé de cas d’asthme, de bronchite et de dyspnée qui sont des maladies caractéristiques de la pollution atmosphérique. L’imprenable vue sur la baie, tout le long de la route sinueuse de Boulimat, est à couper le souffle pour les automobilistes. Pas pour sa beauté, mais pour les odeurs qui agressent les narines et la poussière qui irritent les yeux. Un vrai désastre. Sur les lieux, le décor est chaotique. Un immense nuage blanc s’élève des carrières et enveloppe tout le massif forestier. Elles sont au nombre de trois, ETR, SNTP et l’Enof, des entreprises publiques qui ont multiplié l’extraction ces dernières années dans le cadre de la réalisation du projet d’un million de logements. Leur exploitation date d’avant la création du PNG, mais leurs effets dévastateurs sur la nature sont visibles à l’œil nu. Les arbres ont perdu leur couleur verte pour apparaître sans vie, sur un rayon de plusieurs centaines de kilomètres. Des études récentes menées par le parc montrent que la carrière d’Adrar Oufarnou, exploitée par l’Enof sur une superficie de 4 ha, produit annuellement 250 000 m3 d’agrégats, ce qui légalement la soumet à une étude d’impact sur l’environnement qu’elle n’a pas effectuée.

Le décret 88-149 du 26 juillet 1988 portant nomenclature des installations classées, stipule que les capacités d’exploitation égales ou supérieures à 150 000 tonnes par an doivent être soumises à ces études. L’étude scientifique du parc a permis de mettre en évidence « la prédominance de particules très toxiques qui peuvent pénétrer plus profondément dans le système respiratoire et atteindre les alvéoles ». Elle cite de « fortes agressions subies par le site du fait de la destruction et de la modification du paysage et des positions et dimensions des stocks de matériaux » et précise que l’impact sur la qualité d’une telle exploitation se situe au niveau des matières en suspension... En face, un interminable panache de fumée grisâtre s’échappe de la décharge publique. Du haut de cette route, les falaises sont recouvertes de détritus jetés dans la nature. Des tessons, des agrégats, des cannettes, des bouteilles en plastique, des déchets ménagers parsemant le flanc de la route et des sachets en plastique accrochés aux branches des arbres défigurent totalement la beauté de ce site féerique, alors qu’une procession de camions fait la chaîne pour déverser quotidiennement des tonnes de détritus et de déchets ménagers non triés dans un immense cratère qui dégage une odeur asphyxiante. Notre présence sur les lieux dérange les nombreux jeunes qui vivent de la collecte.

Les déchets, une autre agression criminelle contre la nature

Ils se montrent agressifs et nous somment de quitter l’endroit sous peine de représailles. Ces plaies à ciel ouvert qui défigurent totalement le site ne sont pas les seules à menacer son existence. Les forestiers affirment que 90% des incendies qui ravagent cet espace sont causés par la décharge. Les gaz que celle-ci laisse échapper provoquent des étincelles fatales pour les arbres. Tout au long de l’été, les gardes-forestiers et la Protection civile sont en alerte parce que les risques d’incendies sont ici multipliés. La semaine écoulée a été très pénible pour eux eu égard aux nombreuses interventions d’extinction de feux de forêt. Des feux qui pourraient avoir des incidences très graves si jamais ils venaient à prendre de l’ampleur. Le mont forestier de Gouraya est fortement habité par une population qui n’est ni rurale ni urbaine. Les constructions ont été réalisées sans prendre en compte les mesures de sécurité nécessaires en matière d’incendie de forêt. Dans ces villages, les gens n’ont pas prévu d’issues d’évacuation, de sources d’approvisionnement en eau et les consignes de sécurité en matière de feu de forêt sont inconnues. Pour remédier à cette catastrophe écologique, les autorités ont engagé un projet de création d’un centre d’enfouissement technique de déchets ménagers à Sidi Boudrahem, sur une superficie d’une trentaine d’hectares. Ce projet a enregistré un retard à cause de l’opposition exprimée par la famille révolutionnaire : les moudjahidine craignent que le site soit un cimetière des martyrs. Mais une opération de fouilles menées avec l’aide d’anciens de la région n’a rien révélé et, à ce jour, la réalisation du centre n’a pas encore été lancée. Pourtant, des études scientifiques réalisées par le PNG indiquent que l’atmosphère polluée de la décharge perturbe le fonctionnement métabolique des végétaux. En plus de la pollution atmosphérique qu’elle engendre du fait des émanations de gaz hautement toxiques comme le dioxyde de soufre (SO2), le dioxyde d’azote (NO2), l’ozone (O3), le dioxyde de carbone (CO2) et autre particules issues de l’incinération quotidienne de déchets, la décharge engendre de graves problèmes de santé aux habitants des villages limitrophes et détruit progressivement le patrimoine faunistique et floristique de la région.

A la périphérie du parc, le domaine forestier est agressé quotidiennement. En quelques années seulement, plus de 700 habitations illégales ont été érigées à Sidi Boudrahem, dans le cadre de l’autoconstruction par les citoyens, sans que les autorités locales ne réagissent. Sur une superficie de 631 ha, une centaine est déjà défrichée et construite. Elle abrite aujourd’hui un quartier de 10 000 habitants que les autorités ont fini par fixer en introduisant l’électricité, l’eau et le gaz sans qu’aucun d’entre eux n’ait réglé le problème de la propriété du fait que tous les terrains font partie du domaine forestier. Si certains d’entre eux ont réalisé leur maison avec des permis de construire en bonne et due forme, l’écrasante majorité a construit, parfois sur plus de trois étages, sans aucun document légal. Une situation de fait accompli qui ne cesse de prendre de l’ampleur du fait qu’elle continue à s’étendre pour ronger de grandes surfaces plantées d’arbres qui couvrent le flanc ouest du parc. Aujourd’hui, toutes les bonnes volontés des scientifiques et agents du PNG pour la défense de cet espace naturel sont vouées à l’échec face à ces plaies qui le gangrènent au vu et au su de tout le monde. Le parc est vraiment en danger et attend un acte salutaire pour être sauvé d’une mort certaine, lui qui est pourtant protégé par une loi qui le met théoriquement à l’abri de toute menace.

Par Salima Tlemçani


BÉJAÏA
Pollution et emballages divers
02 Août 2009 - Page : 8
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Accotements, fossés, caniveaux, tous les espaces ont leur lot de bouteilles, canettes et autres détritus.

L’été s’est véritablement installé à Béjaïa. C’est la saison par excellence de tous les excès. On se déplace plus. On dépense plus et surtout on boit plus. Si certains se contentent d’eau minérale, d’autres s’adonnent volontiers aux boissons alcoolisées. Pour ces derniers, chaque jour est une fête. Quel que soit le produit consommé, force est de constater les mêmes gestes d’incivisme qui se répètent. On jette ses déchets n’importe comment et n’importe où. Et c’est, l’environnement qui prend un sacré coup. Aussi, nos rues, nos quartiers, nos routes et nos forêts deviennent des poubelles à ciel ouvert. L’on comprend facilement le geste de quelqu’un qui a bu de la bière parce qu’il n’est plus lucide, cependant que faut-il penser de celui qui n’a bu que de l’eau ou du jus lorsqu’il balance l’emballage par delà la fenêtre de la voiture ou encore sur les lieux de sa consommation. Terrible comportement s’il en est. L’Algérien est-il ainsi fait?
L’été, les axes routiers reliant les différents chefs-lieux des communes et des villes sont manifestement enlaidis par des détritus qui ont fait ces dernières années leur apparition: l’emballage de bière et des consommations diverses. «Cette situation est certes générée par les consommateurs indélicats, mais elle découle de l’inconséquence des autorités concernées en mettant sur le marché un emballage, jetable tout en sachant pertinemment qu’il finira immanquablement sa course dans le milieu naturel», estime un citoyen visiblement désabusé par l’évolution des moeurs dans la région.
Accotements, fossés, caniveaux, tous les espaces ont leur lot de bouteilles, canettes et autres détritus que des consommateurs sans scrupules ont abandonnés sur place ou jetés lors de leur passage. Les plus malveillants ont poussé le bouchon plus loin, en réduisant en morceaux les bouteilles en verre, rendant leur récupération encore plus malaisée. Le rétablissement de la consignation de ces contenants poussera à coup sûr les consommateurs à réfléchir avant de se débarrasser des emballages. C’est l’unique solution avancée spontanément par beaucoup de gens lorsqu’ils constatent, abusés, ces dégâts qui nuisent sérieusement à l’environnement. D’autres pensent que la solution de recyclage peut réduire ces attaques et créer de l’emploi.
En attendant, ce sont les jeunes regroupés dans le mouvement associatif qui se soucient de cette dégradation en organsinant des actions de volontariat destinées justement à réduire un tant soit peu ce massacre qui ne dit pas son nom. Sous d’autres cieux, ces gestes sont sévèrement réprimés. Chez nous, on s’amuse parfois à en faire une fierté. Ainsi va la vie de tous les jours à Béjaïa.

Arezki SLIMANI





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«quatrième état de la matière». Leurs molécules ne sont pas orientées dans une direction fixe, comme dans un solide, mais ne changent...

Samedi, 14h. Direction, les Aiguades. Le parking de la placette ombragée affiche complet. Les voitures et microbus sont garés pare-choc contre pare-choc jusque là-haut, le long de la corniche, presque jusqu’à Sidi Yahia iconEn revanche, une suractivité telle que la compétition de haut niveau...
D'effroyables dangers menacent la vie du champion cobaye transformé en champion-suicide. Notre inquiétude de médecins pénétrés de...








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