Résumé operationnel «France, Art de vivre»








télécharger 0.49 Mb.
titreRésumé operationnel «France, Art de vivre»
page3/15
date de publication20.05.2017
taille0.49 Mb.
typeRésumé
p.21-bal.com > loi > Résumé
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   15

.3Un projet : premières réalisations


Les premières réalisations concernent principalement la ligne éditoriale et la prospection commerciale.

3.1.Réalisations éditoriales


La maquette du magazine a été réalisée début septembre par M. Ziatikov Dimitry du Studio FineDesign. Elle reprend les exigences de présentation du magazine telles que définies dans notre approche marketing (cf. Définition de l’offre page 27). Cette maquette est jointe en annexe.

Une première équipe éditoriale a été constituée autour du rédacteur en chef Artem Magalachvili. Cette équipe a pu être constituée grâce à nos contacts avec M. André Zschech, directeur du Master franco-russe de journalisme de l'Université d'Etat Lomonossov à Moscou. Ce dernier nous a ouvert son carnet d’adresse d’anciens étudiant et nous a permis de rencontrer quatre journalistes très intéressés par notre projet. Ces quatre personnes collaborent activement à notre projet et sont actuellement en train de rédiger les premiers articles du magazine car nous élaborer actuellement un numéro 0 de format réduit (environ 30 pages au lieu de 100). Ce numéro 0 répond à deux objectifs. Tout d’abord un objectif éditorial car à travers la rédaction de ce numéro 0, nous commençons à mettre en place la structure de l’équipe journalistique et technique. Le second objectif de ce numéro 0 est un objectif de communication car ce « pré-numéro» nous permet de présenter de façon plus concrète le magazine notamment à de potentiels annonceurs.

Vous trouverez en annexe une présentation plus approfondie des quatre journalistes qui participent à notre projet.

3.2.Réalisations commerciales


Une plaquette commerciale en 3 langues (français, russe et anglais) a été élaborée en interne, elle présente le magazine, sa cible, sa ligne éditoriale et la grille tarifaire pour les annonceurs (tarifs publicitaires et dégressifs). Cette plaquette est jointe en annexe.

Un plan de prospection commerciale a été mis en place afin de trouver rapidement des annonceurs pour le magazine à la fois en Russie et en France. La prospection en direction des entreprises françaises à commencé dès la mi-septembre. Pour plus de détails sur la prospection, se référer au plan de prospection commerciale (cf. Politique marketing et commerciale page 46).

3.3.Autres réalisations


Sur le plan juridique, les démarches ont été entreprises pour la création de la société et le dépôt de la marque.

Un nom de domaines Internet a été réservé : france-artdevivre.com

Analyse du marché

.1Le marché de la presse magasine en Russie

1.1.Généralité

        • La presse en Russie : un marché un plein essor



Prévisions de croissance du marché des média dans le monde pour 2005-2008

Source PricewaterhouseCooper

China, India, Far East

9.8%

Russia

5.7%

U.S.

3.8%

South America

3.1%

Europe

2.9%

Africa, Middle East

2.4%

Canada

2.1%
Le concept de marché appliqué à la presse et aux médias en général est apparu la première fois en 1990 quand la loi sur « la Presse et les autres medias d’information de masse » a autorisé la création d’entreprises libres dans le domaine des medias. Quinze ans plus tard, le marché des media en Russie est l’un des plus dynamiques au monde. La presse contribue fortement à ce dynamisme, car ces dernières années, elle s’est développée fortement aussi bien en terme de quantité que de qualité. Un certains nombre de facteurs contribue à ce développement : la situation économique du pays et notamment le développement d’une importante classe moyenne, l’absence de régulation sur le marché, la forte croissance des investissements publicitaires, l’absence de restriction à la propriété et aux investissements étrangers…
        • Le clivage presse quotidienne/presse magazine


Il existe en Russie, comme dans de nombreux pays, un fort contraste entre la presse quotidienne et la presse magazine. En effet, comme dans la majorité des pays développés, la presse quotidienne russe représente la majorité des titres publiés mais avec un lectorat en recul, alors que la presse magazine est beaucoup plus dynamique et fédère un lectorat de plus en plus important.

Au 1er Janvier 2005, 56 000 titres étaient officiellement enregistrés auprès de l’organisme de référence. Ceci représente une augmentation significative par rapport au 1er Janvier 2001, puisque ce sont près de 25 000 nouvelles publications qui ont enregistrées entre ces deux dates. Parmi ces publications, on compte environ 27 000 publications magazines, 26 000 journaux et environ 3 400 autres types de publications (bulletins, newsletter, almanach…).

Ces chiffres ne représentent pas la répartition des titres effectivement publiés. En effet, le nombre de publications enregistrées inclut de nombreux titres enregistrés mais non publiés ou dont la publication a cessé (la cessation d’activité n’étant que très rarement déclarée à l’organisme de référence).

Pour connaître le nombre de titres effectivement publiés, il vaut mieux se reporter aux données diffusées par la Chambre russe du Livre qui reçoit une copie des exemplaires de chaque publication mise en circulation dans le pays. Ces chiffres indiquaient au 1er Novembre 2004 que le nombre de publications réellement publiées était d’environ 24 000 publications dont 10 880 magazines et 13 251 journaux.

1.2.Volume du marché


Précisions statistiques

Sur le marché de la presse, on utilise la notion de tirage pour comparer les volumes imprimés par les différents journaux/magazines.

Le tirage annuel comptabilise le nombre d’exemplaires imprimés chaque année par un magazine.

Le tirage annuel cumulé comptabilise le nombre d’exemplaires imprimés chaque année par l’ensemble des magazines.

Pour rendre compte du tirage d’un panel de magazines ayant des périodicités différentes on utilise une donnée appelée tirage moyen par numéro et par titre (ou parfois simplement tirage) qui comptabilise le nombre moyen d’exemplaires imprimés par numéros sur un an pour un panel de magazines, soit mathématiquement :

Le tirage combiné s’utilise avec un panel de magazines, il désigne la somme arithmétique des tirages par numéros de chacun des magazines du panel.

A titre d’exemple si le marché est composé de deux titres à savoir un mensuel tirant à 10 000 exemplaires (soit un tirage annuel de 12x10 000 = 120 000) et un hebdomadaire tirant à 6 000 exemplaires (tirage annuel = 53*6 000 = 318 000).

On a alors un tirage annuel cumulé de 318 000 + 20 000 = 438 000 et un tirage combiné de 6 000 + 10 000 = 16 000 Le tirage pour ce panel de deux magazines est alors de.

Analyse générale


Le nombre de titres magazines officiellement enregistré au 1er Janvier 2005 s’élève à 26 742. Au 1er Novembre 2004, on comptait 10 880 magazines effectivement publiés.

Contrairement aux journaux, la majorité des magazines (91.6% des titres et 98% du tirage annuel) sont enregistrés et publiés à Moscou et Saint-Pétersbourg. Cela signifie que les deux plus grandes villes de Russie déterminent presque entièrement la structure du marché national de la presse magazine.

Le cœur du marché est composé de 600 magazines (5,5% du marché) avec un tirage annuel cumulé de 500 millions d’exemplaires (26,8% du tirage annuel cumulé) pour 65 milliards de pages. En moyenne, chacun de ces 600 titres publie 833 000 exemplaires par an soit un tirage mensuel moyen de prêt de 70 000 exemplaires.

Le reste du marché (10 280 magazines pour 73,2% du tirage annuel cumulé) a un tirage mensuel moyen d’environ 11 000 exemplaires.
Tableau 1 : Volume du marché de la presse magazine




Total

Best 600

Autre

Nombre de titres publiés

10 880

600

10 280

Tirage annuel cumulé

1 865 000 000

500 000 000

1 365 000 000

Tirage annuel moyen

171 415

833 333

132 782

Tirage mensuel moyen

14 285

69 444

11 065



Structuration du marché par type


On distingue deux grands types de magazines : les « glossies » (magazines imprimés sur papier glacés) et les « non glossies » (magazines imprimés sur papier ordinaire). Les premiers sont souvent des magazines plus haut de gamme, spécialisés (magazine féminin, automobile…), et souvent mensuels, les seconds sont souvent des magazines télé, des magazines de loisirs (jeux, mots croisés) ou des hebdomadaires d’actualité. Au 1er Janvier 2005, 68% des magazines étaient des « non glossies », ce qui marque un recul de 1 point par rapport au 1er Janvier 2001. Depuis 2001, le marché des « glossies » est en effet plus dynamique (5,8% de croissance en 2005 contre 4,5% pour les « non glossies ») ; ceci s’explique par le fait que les « glossies » sont plus rentables en terme de publicité (ils attirent plus d’annonceurs).

Cependant à moyen terme la répartition « glossies/non glossies » ne devrait pas évoluer fondamentalement.



Structuration thématique du marché


Le marché de la presse magazine est dominé par trois grand types de publications : les magazines de jeux et de mots-croisés, les magazines féminins et les programmes télé. Ces trois segments représentent 48% du marché. Les autres magazines spécialisés (automobile, informatique, design, architecture, magazines masculins…) représentent 14% du marché. Enfin les autres magazines (notamment magazines BtoB) représentent 38% du marché.

Périodicité


Le nombre moyen de numéros par an par magazine s’élève à 7,4.

En détail, les hebdomadaires représentent 60% du tirage annuel cumulé (et environ 1/3 du nombre de pages publiées annuellement). Les mensuels représentent 35% du tirage annuel cumulé (60% du nombre de pages).

Impression des magazines


Les magazines russes sont majoritairement imprimés dans le pays. Environ 300 magazines sont publiés à l’étranger mais ils représentent 55% du tirage annuel. Les commandes russes sont passées principalement en Finlande, en Slovaquie, en Ukraine et en Lituanie.

Le recours à des imprimeurs étrangers s’explique par un manque de compétitivité de l’industrie russe de l’imprimerie. Cette industrie souffre d’un sous investissement chronique mais aussi de conditions fiscales à la douane très peu favorables. En effet les droits de douane sur le papier, l’encre et le matériel d’impression sont de 15% et de seulement 5 à 10% sur les magazines et journaux imprimés (pas de droits de douane sur les périodiques culturels et scientifiques). Or la Russie importe la quasi-totalité du papier (97% du papier glacé est importé), de l’encre et du coûteux matériel utilisé en imprimerie. Ainsi les coûts d’impression en Russie sont en moyenne 23% plus élevés que dans les pays voisins. Néanmoins les coûts restent beaucoup plus faibles qu’en Europe Occidentale puisque le coût d’impression d’un journal noir et blanc à faible tirage est d’environ 10 000 dollars, et qu’il faut compter environ 50 000 dollars pour l’impression d’un magazine sur papier glacé avec un tirage supérieur à 30 000 exemplaires.

Evolution du marché et perspectives de croissance


La croissance du nombre de titres et la croissance du tirage restent importantes (respectivement 9,1% et 3,3% en 2005). Cependant le marché entre dans une phase de stabilisation avec un ralentissement de la croissance aussi bien en terme de nombre de titres que de tirages. Les prévisions pour 2006 montrent une croissance du nombre de titres d’environ 5% pour une augmentation du tirage de 4%.
Cette phase de stabilisation est le signe d’une certaine maturité du marché. En effet de nombreux magazines ont été créés dans la plupart des segments (magazine féminin, business, automobile, informatique, luxe…) soit par des éditeurs russes soit par des éditeurs internationaux qui ont implantés leur titre (cf. Les acteurs du marché page 20).

Néanmoins, la croissance reste plus importante en Russie que sur le marché occidental, et certains segments, notamment des segments de niche, représentent de très bonnes opportunités. Ainsi le lancement en février 2006 du premier magazine multimédia (mAskovsky stil) a été un véritable succès.

1.3.Valorisation du marché

Généralités


Le marché des medias imprimés en Russie était valorisé en 2005 à environ 2,5 milliards d’euro ce qui représente une croissance de 12,2% par rapport à 2004. Les prévisions pour 2006 montre que le marché restera très dynamique avec une croissance estimée à 11% et un marché qui sera alors valorisé à 2,8 milliards d’euros.

Il existe trois sources de revenus sur le marché des médias imprimés : la vente au numéro, les abonnements et la publicité. La vente (vente au numéro et abonnements) représente plus de la moitié des revenus (56%) en 2005 ce qui marque un léger recul par rapport à 2004 (57,8%). La répartition des revenus ne devrait pas varier en 2006.



La vente au numéro


Les statistiques prouvent que le marché de distribution au détail de la presse périodique en Russie est bien établi. Le marché dispose d’une variété et d’un nombre suffisants de distributeurs. On compte plus de 57 000 points de vente au détail dont 24 000 kiosques (indépendants ou chaînes) et 33 000 stands « mobiles » (vendeurs de rue, stand dans le métro à Moscou et Saint-Petersbourg).

Ce réseau traditionnel est complété par de nouveaux points de vente en plein développement et notamment la vente en supermarché et station essence qui représente déjà plus de 15% des ventes à Moscou. La ville reste précurseur mais annonce déjà les évolutions futures du marché de distribution au détail de la presse avec l’apparition de nouvelles structures comme les minimarchés spécialisés

La tendance actuelle, est à la concentration du réseau de distribution avec l’apparition de nombreuses chaînes spécialisées ce qui entraîne une diminution importante du nombre de points de distribution indépendants (kiosques détenus par des entrepreneurs individuels). La conséquence immédiate est que ces nouveaux réseaux de distribution concentrés ont plus de pouvoir et peuvent donc plus facilement imposer leurs propres termes aux éditeurs. Ainsi, il n’est pas rare que les éditeurs doivent payer d’importantes « bonifications de distribution » qui permettent d’assurer la présence de leurs magazines dans les kiosques d’un distributeur. Ces dépenses sont souvent qualifiées de coût marketing, coût publicitaire ou de coût de placement préférentiel par les éditeurs. A l’heure actuelle à Moscou, ces « services » sont facturés entre 1 500 et 6 000 dollars par mois selon la taille du réseau de distribution. Même si les éditeurs dénoncent ce système, celui-ci reste nécessaire pour les distributeurs afin de garantir la profitabilité de leurs affaires. Il faut savoir qu’en Russie, la rémunération des distributeurs ne se fait pas par commissions. En effet, du fait de l’actuelle législation fiscale, le marché de distribution au détail de la presse fonctionne sur la base d’accords commerciaux et non pas sur un système de commissions comme cela existe dans la plupart des pays développés. Avec le système actuel, le distributeur, en tant que propriétaire des biens, a le droit de modifier le prix de vente publique fixé par l’éditeur afin de refléter le coût et les risques qu’il encourre. Aujourd’hui, seules deux entreprises (Maart-Media et Logos) expérimentent un système de commissions.

En résumé, le système actuel de distribution est relativement efficace mais il souffre de problèmes structurels importants liés à l’absence de mécanismes autorégulateurs efficaces qui empêchent la poursuite d’un développement sein. C’est pourquoi début 2005, les dix plus grosses maisons d’édition ont formé un partenariat non commercial qui vise à réformer le système de distribution afin d’en faire profiter tout la communauté des éditeurs. A l’heure actuelle le partenariat a permis l’édiction de normes afin de régir les relations entre éditeurs et distributeurs. Ces normes prévoient notamment que les éditeurs aient accès sans restriction aux réseaux de distribution, que les opérations soient transparentes, que les paiements soient effectués à temps et que toutes les publications soient considérées avec une approche neutre et impartiale.

Reste qu’une évolution de la législation est nécessaire afin de résoudre certains problèmes du secteur et notamment l’incohérence du prix de vente final des magazines qui dépend aujourd’hui du distributeur. (le prix n’est pas le même pour tous les consommateurs selon le lieu d’achat).

Les abonnements


La demande pour ce type de service est élevée en Russie, ce sont environ 30 millions d’exemplaires qui sont distribués chaque année par les services postaux russes. Pourtant, malgré cette demande forte, le nombre d’abonnements n’augmente plus depuis l’an 2000. On observe même un recul du nombre d’abonnements à 29 377 200 au 1er Janvier 2006 ce qui est une diminution de 795 000 exemplaires (2,6%) par rapport au 1er Janvier 2005. En fait, cette diminution reflète la totale inefficacité du système de distribution postale russe et il est difficile d’estimer réellement le nombre d’abonnements puisque les entreprises privées sont devenues une alternative aux services postaux publics et distribuent des magazines et des journaux à plusieurs millions d’abonnés principalement des entreprises ayant des abonnements à la presse professionnelle.

En Russie, 29% des parutions périodiques (soient 3,4 milliards d’exemplaires chaque année) sont vendues par abonnement ce qui est inférieur à la moyenne mondiale qui s’élève à 35% (cf. tableau 2).

En Russie, le système d’abonnement par intermédiation représente plus de 90% des abonnements. Avec ce système, l’éditeur reçoit les commandes d’une agence fédérale. Il existe neuf agences fédérales ; les quatre principales étant l’agence Rospechat (46% du marché de l’abonnement), l’Agence Interrégionale d’Abonnement (22%), l’Agence d’Abonnement et de Distribution au Détail (11%) et enfin l’Agence pour la Distribution des Medias Grand Public (5%). Ces agences agissent comme des intermédiaires entre les éditeurs et les abonnés, elles s’assurent notamment que les publications soient correctement livrées à l’abonné (dans la majorité des cas les agences ont recours aux services de la poste russe qui se charge de l’expédition, du transport et de la livraison). Ces agences éditent et publient également des catalogues qui servent de support aux campagnes d’abonnement. Les éditeurs payent les services de ces agences (notamment l’insertion dans les catalogues), mais les coûts restent raisonnables. En fait, même si les éditeurs connaissent leur nombre d’abonnés, ils n’ont jamais accès à la base d’adresses.

Tableau 2 : Niveau moyen d’abonnement dans le monde (en % du tirage annuel cumulé)

Supérieur à la moyenne

Inférieur à la moyenne

Pays

Part d’abonnement

Pays

Part d’abonnement

Canada

88 %

Russie

29 %

Finlande

86 %

Italie

25 %

USA

85 %

Belgique

25 %

Suède

72 %

Mexique

16 %

Pays-Bas

65 %

Portugal

14 %

Allemagne

48 %

Grande-Bretagne

12 %

Brésil

41 %

Australie

10 %

France

38 %

Malaisie

10 %

Taiwan

38 %

Espagne

6 %




Ireland

6 %




Argentina

3 %

Source: FIPP, Wessenden Marketing
Ce système même s’il peut présenter des avantages est un frein au développement des abonnements. En effet, le coût d’abonnement avec un tel système dépasse le prix de vente au détail (prix de l’éditeur + rémunération de l’agence + coût de transport) d’autant plus que la TVA sur la vente d’abonnement est de 18% alors que sur la vente au détail elle n’est que de 10% ! A cela s’ajoute les piètres performances du service postal russe (il faut parfois plus d’une semaine pour recevoir son magazine, il est donc impensable de s’abonner à un quotidien !) et le manque de sécurité des boites aux lettres ! Des réformes devraient être mises en œuvre par le gouvernement mais rien n’est encore fait.

L’abonnement direct est beaucoup plus rare et varie entre 3% et 7% selon les magazines (à l’exception de la presse professionnelle où les abonnements directs sont beaucoup plus importants).

La distribution des périodiques russes à l’étranger est particulièrement importante particulièrement dans les états de la CEI, les états Baltes et les autres pays à forte population russe. Les journaux et magazines russes sont disponibles en vente libre mais aussi par abonnement. L’abonnement pour l’étranger est également géré par des agences. L’agence Rospechat publie un catalogue de plus de 3 500 titres surtout à destination des états de la CEI, alors que les agences MK-Periodika et Inform-Sistema sont présentes dans plus de 130 pays.

La publicité


La publicité représente 44% des revenus de la presse en Russie. La presse est d’ailleurs un media important pour les annonceurs puisqu’elle accueille un quart des investissements publicitaires.

La presse a reçu 1 132 millions d’euros d’investissements publicitaires en 2005 soit 17,7% de plus qu’en 2004. Pour 2006, la croissance prévue est de plus de 15%. De nombreux experts pensent que les investissements publicitaires dans la presse vont continuer d’augmenter fortement en 2006 et en 2007 car la nouvelle loi sur la publicité qui entre en application au 1er juillet 2006 stipule que les spots publicitaires diffusés à la télévision ne doivent pas dépasser 15% du temps d’antenne (20% pendant une période de transition qui s’étend jusqu’à la fin de l’année 2006).

La presse magazine recueille la majorité des investissements publicitaires (46% en 2005) et continue d’attirer les investisseurs (48,8% des investissements dans la presse pour 2006 soient 5 points de plus qu’en 2002). Le marché est très dynamique puisque la croissance annuelle moyenne des investissements publicitaires dans la presse magazine est supérieure à 25%.




Les plus gros annonceurs dans la presse restent avant tout les grands groupes internationaux présents sur le marché russe : biens de consommation courante, cosmétique, électronique, automobile et... luxe (Mercury présente en première position dans le classement qui suit est le partenaire local de la Maison Channel).

Tableau 3 : Top 10 annonceurs dans la presse (1er trimestre 2005)

1

Mercury

2,6 %

6

Volkswagen

1.2 %

2

L`Oréal

2,6 %

7

BeFree

1.2 %

3

Procter & Gamble

1,7 %

8

Don-Stroy

1.0 %

4

Samsung Electronics

1,2 %

9

Bee Line

0.8 %

5

Toyota Motor Corp.

1,2 %

10

LG Electronics

0.7 %

1.4.Les acteurs du marché


Un petit groupe (environ 50) de grands éditeurs domine le marché à la fois en terme de lectorat et d’investissements publicitaires. En 2004, plus de 65% des investissements publicitaires se sont dirigés vers les publications détenues par les 10 plus gros éditeurs moscovites.

Cependant, la situation change et les investissements publicitaires se redistribuent de plus en plus vers d’autres éditeurs notamment du fait des prix élevés pratiqués par les grands éditeurs. Cette tendance s’est affirmée au cours des 12 à 18 derniers mois puisqu’on observe une nouvelle orientation des annonceurs en direction des publications spécialisées et régionales. Ainsi en 2005, les 10 plus gros éditeurs moscovites ne concentraient plus que 59% des investissements publicitaires. Il semble en effet que les annonceurs ciblent différemment les médias imprimés dans lesquels ils investissent en publicité afin de toucher un public plus précis. Cette évolution du marché devrait permettre de soutenir la croissance des petits éditeurs indépendants ayant un lectorat bien identifié et qualifié.

Tableau 4 : Grandes maison d'édition

Maison d'édition

Tirages combinés

des titres de l'éditeur

Nombre de titres

Burda

5 705 500

28

Independant Media

5 319 600

41

Logos-Media

2 313 000

13

Edipresse_Konliga

2 206 000

31

7 Dnei

1 580 900

4

Veneto

1 147 000

9

Gruner + Jahr Russia

1 130 000

7

Hachette Filipacchi Shkulev

962 000

10

Egmont Rossiya Ltd.

941 000

16

Delovoi Mir

928 000

10

Game Land

894 000

14

SPN

881 500

8

OVA-Press

736 000

14

Za Rulem

647 200

3

SK Press

625 000

14

Afisha Industries

624 300

5

Salon-Press

614 000

9

Mediasign

599 300

14

Zdorovye

500 000

6

Rodionov publishing house

417 800

5

TOTAL

28 772 100

261



1.5.La réglementation

Généralités


La législation russe sur les « médias de masse » s’est développée rapidement dans la première moitié des années 1990 et a été amendée depuis afin de refléter les nouvelles réalités du marché. Le cœur de la législation russe est la loi n° 2124-1 du 27 décembre 1991 connue sous le nom de loi sur les « médias de masse ». Cette législation reste une des plus libérales dans le monde, laissant toute liberté au développement du marché des médias.

Journalisme et journalistes


On compte entre 140 000 et 150 000 journalistes en Russie. Environ 50% des journalistes ont reçu une formation professionnelle, les autres journalistes ont un diplôme universitaire et seul 5% n’ont pas de diplôme universitaire.

Les principes du journalisme soviétique appartiennent aujourd’hui au passé et de nouvelles normes sont en train de se mettre en place. On peut notamment citer l’adoption récente d’un code de déontologie de la profession de journaliste.

Néanmoins, si l’on se réfère au rapport de Reporter Sans Frontière, les conditions de travail des journalistes en Russie sont loin des standards européens. Cela reste particulièrement vrai pour la presse indépendante d’information qui tente de couvrir la guerre en Tchétchénie. Les pressions gouvernementales contraignent les journalistes à l’autocensure.

Licence d’exploitation


L’exercice de l’activité d’édition nécessite une licence d’exploitation « Mass Media ». Celle-ci peut être obtenue facilement auprès de l’administration après création de l’entreprise. Son coût est d’environ 10 000 roubles (soit environ 295€)

La fiscalité


La vente de journaux/magazines bénéficie d’un taux réduit de TVA à savoir 10% au lieu de 18%. Ce taux réduit s’applique uniquement à la vente au détail, les abonnements sont soumis au taux normal de TVA.
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   15

similaire:

Résumé operationnel «France, Art de vivre» iconRésumé : Pour qu’un artisan (le technicien) puisse pratiquer son...

Résumé operationnel «France, Art de vivre» iconTid vente Preparation;Art tNumLotPr�parationVente;Art Designation;Art...

Résumé operationnel «France, Art de vivre» iconNote sur l’Art métaphysique L’expression «art métaphysique»
«métaphysique», ici presque synonyme de «surréaliste», y soit des plus vagues. Hors d’une définition philosophique précise (et la...

Résumé operationnel «France, Art de vivre» iconRésumé : Cet article s’intéresse aux impacts des open space en matière...

Résumé operationnel «France, Art de vivre» iconXiiième Collège des Ceintures Noires
«art martial» pratiqué en France (16ème position des sports pratiqués avec 65% de moins de 19 ans)

Résumé operationnel «France, Art de vivre» iconRéputation de sainteté et fécondité spirituelle : le cas de Jacques et Raïssa Maritain
«retourné comme un gant» lors de sa conversion est devenu, sur le plan ecclésial, selon la formule de Paul VI de 1973, «un maître...

Résumé operationnel «France, Art de vivre» iconRésumé : Les différents projets présentés promeuvent et participent...

Résumé operationnel «France, Art de vivre» iconMise en jeu du corps : Art de la piste, Art de la rue liste des stagiaires

Résumé operationnel «France, Art de vivre» iconProgramme pedagogique operationnel

Résumé operationnel «France, Art de vivre» iconProgramme pedagogique operationnel








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
p.21-bal.com