Examen médical préalable








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La SECURITE en APNEE

Par Jean-Marie KNECHT et Francis FEVRE

La SECURITE en APNEE



Préambule

I LES TEXTES de PRINCIPE
Les normes d’encadrement

Position fédérale sur l’apnée

Un moniteur de plongée peut-il enseigner l'apnée ?

II EXEMPLES D’ACCIDENTS par F. FEVRE
Exubérance irrationnelle

Petites apnées innocentes

Une syncope après 10m d’apnée .

Même en tenant 5 minutes en statique …

L’Appel du fond

Une démonstration en fosse

Danger des efforts en profondeur.

Apnée dynamique horizontale

Les records de Jésus

Un battant

Série hypoxique

Le piège du matériel

III LA PREVENTION par J.M. KNECHT


  1. La syncope

  2. Le matériel

  3. Surveiller

  4. Enseigner la sécurité

  5. S’adapter au milieu

  6. Procédure d’intervention en cas de syncope.


Approche idéologique  par F.FEVRE:

Préambule

La sécurité en apnée ne pourra jamais se résumer en quelques pages.
Aussi, plutôt qu’un exposé théorique qui ne pourra jamais être exhaustif, il semble plus judicieux de vous proposer une réflexion globale sur la mise en œuvre de la sécurité.
Cette dernière ne tient pas seulement à des connaissances pratiques et au respect des règles en vigueur.
Elle dépend surtout d’un état d’esprit où la lucidité passe avant la performance.
N’oubliez pas que notre passion doit toujours rester un plaisir !

Jean-Marie KNECHT

I LES TEXTES de PRINCIPE

Les NORMES d’ENCADREMENT

(textes officiels adoptés lors du comité directeur d’octobre 1996 >>> 1 précision importante à ajouter : Initiateur apnée = 20 mètres maximum )
Introduction :

Suite à l'engouement et au développement de la plongée en apnée, et dans le souci de prévenir les accidents, tout en répondant à une demande sans cesse croissante, La Commission Nationale de Pêche sous-marine propose de cadrer la pratique de l'apnée pure par une série d'obligations et de recommandations.

OBLIGATIONS FEDERALES POUR LA PRATIQUE INDIVIDUELLE DE LA PLONGEE LIBRE
- Examen médical préalable

- Plonger à deux (profondeur maîtrisée par les deux)

- Surveillance effective
En milieu naturel :

- nécessité de vêtements visibles ou portant une marque claire très large permettant le repérage.

- nécessité d'utiliser une bouée avec le lest et fil tendu (guide psychologique, zone d'évolution limitée, balisage immédiat en cas d'accident).
SUGGESTIONS POUR L'ENCADREMENT DE LA PRATIQUE EN CLUB

(en milieu naturel, en milieu artificiel)
Entre 0 et la zone des 25 m (niveaux 1,2 et 3)
- 1 enseignant qualifié pour assurer l'encadrement technique de la plongée libre (moniteur de Pêche sous-marine et apnée, moniteur d'apnée ou initiateur d'apnée)

En ce qui concerne la préparation et les épreuves d'apnée relatives aux examens de Plongée scaphandre, pas de changement, elles seront toujours encadrées par les moniteurs de la Commission Technique.

- un effectif limité à 4 fois 2 personnes en situation d'apprentissage, sur les exercices de profondeur.
RECOMMANDATIONS D'ORGANISATION OU DE MATERIEL COMPLEMENTAIRE SUIVANT LE MILIEU :
- Signalisation en surface et drapeaux

- Moyens d'alerte

- Bateau

- Formation pratique au sauvetage dans l'eau et en ranimation pour le responsable.

- Avant une séance d'initiation, d'entraînement ou lors d'une épreuve, le moniteur ou le responsable devra s'assurer des conditions météorologiques satisfaisantes et en particulier la clarté de l'eau, sa température et l'absence de courant.

- Progressivité de l'initiation

- Pré-requis pour le niveau envisagé (exemple : être capable de plonger à 15 m avant d'envisager 18 ou 20 m).

- Matériel individuel adapté (petits masques, palmes longues, tuba)

- Si l'eau est trouble (visibilité inférieure à 10 m) le plongeur doit être relié à son "surveillant" par un filin.
Entre 25 m et 40 m (niveau 4)

- Encadrement identique aux niveaux 1,2 et 3

- + assistance de deux plongeurs scaphandre, l'un de 15 à 25 m, l'autre de 25 à 40 m.

Quand l'apnéiste atteint le premier plongeur, celui-ci l'accompagne jusqu'au second. Ce second plongeur s'arrête à 40 m. (voir schéma)

- Si l'on ne dispose pas de plongeurs, l'apnéiste devra être relié à la surface par "une ligne de vie" (filin - harnais)

- 1 surveillant extérieur à la situation d'apprentissage (cadre fédéral).

- des moyens de ranimation à bord du bateau, dont l'oxygénothérapie.
Le niveau expérimental (au-delà de 40 m)

La Fédération n'envisage pas des incursions au-delà des 40 m dans la formation des plongeurs en apnée. Mais avec la participation de la Commission Médicale et d'une logistique appropriée, elle pourra procéder à quelques expérimentations au-delà de cette profondeur.

Position de la Fédération sur l'apnée
Ce texte représente la synthèse des réflexions des instructeurs nationaux de Pêche sous-marine et d'Apnée qui ont assuré le Monitorat fédéral de BORMES (1er septembre 96), cinq de ces instructeurs (dont le Président de la Commission Nationale) ont participé à l'organisation des rencontres d'Apnée à Ajaccio en Juin 96.
L'apnée est une activité de pénétration et de découverte du milieu subaquatique naturel.
Cette forme de loisir et de découverte, accessible à tous, permet une initiation facile au monde subaquatique, et constitue un tremplin naturel ou un complément évident pour les autres disciplines de la FFESSM (scaphandre, photo, biologie, nage avec palmes, pêche sous-marine, etc...)
C'est donc une activité ludique, que les pratiquants doivent aborder avec une sécurité maximum, d'où notre choix :

  1. privilégier la maîtrise individuelle et l'aisance

  2. exclure la recherche de performance (temps ou profondeur) et la notion de records. =


Alinéa abrogé au CD d’octobre 2003

Commentaire : La FFESSM a participé aux Championnats du Monde d’apnée CMAS 2003 et 2004.
D'autre part, il nous semble important de garder à l'apnée une dimension individuelle et facile, en favorisant le poids constant.

L'utilisation d'appareillages lourds et complexes à mettre en oeuvre nous éloigne de notre conception naturelle de l'apnée.
Enfin, l'apnée, activité facile pour un large public, nous fait l'obligation d'assurer la sécurité en tenant compte des pratiquants et des équipes d'encadrement :

Apnéistes : - profondeur maximum autorisée : - 40 m

Plongeurs scaphandre profondeur maximum autorisée : - 40 m à l'air

En résumé : l'apnée pure doit rester une activité de masse, tout en permettant à chacun de développer ses potentialités, acquérir une aisance et une maîtrise, sans risques excessifs. La limitation de la profondeur d'évolution et l'absence de performances à atteindre constituent deux éléments de sécurité importants.
Les raisons qui nous ont amenés à rejeter les notions de performances à atteindre ou de records sont multiples, mais les quatre éléments suivants ont été le plus souvent abordés dans nos discussions.
Raisons éthiques :

Ce que l'apnéiste met en jeu lors de la préparation d'un record, c'est sa propre vie. Rechercher à s'approcher de sa syncope, voire intégrer celle-ci dans sa stratégie, nous parait irresponsable pour une activité grand public.
Responsabilités juridique et morale :

Nous maîtrisons mal le comportement de nos licenciés, et la reconnaissance ou l'organisation de records ou de compétitions dans le cadre fédéral conduira un certain nombre de candidats à se lancer dans une course dangereuse. Les accidents inévitables qui suivront, engageraient la responsabilité morale et juridique de la Fédération, moralement pour avoir incité des licenciés à aller au-delà de leur limite, juridiquement en codifiant des conditions d'organisation de ces records, qui nous seraient opposables devant les juridictions en cas d'accidents.
Impossibilité matérielle des clubs :

La mise en place des rencontres nationales d'apnée à AJACCIO a été sur ce plan un test probant : pour 5 apnéistes, nous avons mobilisés 28 plongeurs, plusieurs embarcations lourdes ou légères, médecins ...

Si ce dispositif est envisageable pour une rencontre annuelle, car répondant aux normes de la sécurité, quel club de notre Fédération pourrait le mettre en place pour l'entraînement de l'un de ses membres ?
Et si ce n'est pas possible, comment pourrions-nous expliquer que ces normes de sécurité exigibles pour un record n'aient plus trop de raisons d'être lors des entraînements.
Un moniteur de plongée peut-il enseigner l'apnée ?
Il n'y a rien dans le manuel du moniteur et autres textes nationaux confirmant ou infirmant les prérogatives d'un moniteur de plongée en matière d'apnée. Aucune profondeur ou limite ne sont citées.  Par contre les moniteurs sont astreints à une obligation de moyens et de prudence. Dans les cursus de formation bouteille, les compétences à acquérir en apnée sont bien définies par niveau et l'enseignant n'est pas censé aller au delà de ce qui est demandé. Autre remarque, un BEES (activités sub aquatiques) est le seul à pouvoir enseigner l'apnée contre rémunération.
Par Jacques FABBI

Un moniteur de plongée enseigne l’apnée comme un geste technique destinée à donnée une aisance et une marge de sécurité dans le cadre de la pratique de la plongée en scaphandre ; c’est pour cela qu’à chaque niveau correspond un « niveau » d’aisance en apnée (3m pour un N1, 5m pour un N2, 10m pour un N3, N4, MF1 et 15m pour un MF2). C’est donc dans ce cadre que peut se justifier un enseignement de l’apnée par un moniteur « scaphandre » : c'est-à-dire dans le cadre d’exercices destinés à pouvoir parer à un incident tel que l’assistance à une autre personne en panne d’air ou palier à un incident matériel, par exemple .

L’enseignement de l’apnée dans le cadre de la plongée scaphandre n’est donc pas une fin en soi, et ne conduit pas à la pratique d’exercices qui dépassent le cadre d’intervention d’un plongeur en bouteille. Donc pour être plus clair il me parait anormal voire dangereux (dans certain cas par manque de compétences) qu’un moniteur de plongée scaphandre propose un entraînement exclusivement « apnée » avec des exercices qui sortent complètement du champs d’application de sa discipline : par exemple : série longues, apnée statique, recherche de performance…

D’autre part en ce qui concerne l’apnée en profondeur (en fosse ou en milieu naturel) il serait inconscient de la part d’un moniteur de plongée de faire travailler des élèves sur des profondeurs excédant la limite imposée par le niveau de plongeur qu’il prépare. (cf ci-dessus), ce qui veut dire que par exemple pour des élèves préparant le niveau 3 ou 4 une séance encadrée par un plongeur scaphandre doit se limiter à un fond de 10m ! Toute pratique qui sort de ce cadre, entre pour moi dans le champs de compétence de la discipline « apnée » et à ce titre nécessite la présence d’un encadrant dûment diplômé pour cela !

Si on imagine un accident, par exemple pour un niveau 1 ou 2 « bouteille » qui se produirait lors une séance d’apnée sur 15m, le moniteur scaphandre qui aurait entrepris un tel enseignement aurait bien de la peine pour expliquer, dans le cadre d’une préparation aux niveaux concernés une pratique de l’apnée à cette profondeur ! Il y a fort à parier sur la notion de faute inexcusable de sa part au regard de la formation dispensée !

II EXEMPLES D’ACCIDENTS

par Francis FEVRE


Les accidents ? Ils sont dus au manque de connaissances, au manque de raisonnement, au manque de questionnement.



  • Les connaissances :



  • Physiologie de l’apnée.

  • Evaluation des risques liés au milieu

  • Evaluation de ses propres capacités




  • Le raisonnement :




  • Identifier les problèmes

  • Savoir fractionner les difficultés

  • Agir pour apporter une solution




  • Le questionnement :




  • Tirer des leçons des erreurs du passé

  • Savoir reconnaître ce qui a été positif et bénéfique.

  • Imaginer des solutions nouvelles.


La sécurité, c’est surtout la prévention !
Souvent, les accidents sont la suite de concours de circonstances imprévus et très variés, comme le montrent ces quelques exemples vécus. …
Pratiquer l’apnée dans un club est une étape indispensable avant de prétendre enseigner. Seul un apnéiste sérieux, qui a vécu assez longtemps l’entraînement d’une équipe, peut « sentir » les situations à risque.
Exubérance irrationnelle (cf Alan GREENSPAN)

La scène se passe dans un excellent club d’apnée. L’annonce d’une compétition met les esprits en effervescence, pour une séance mémorable !
Personnages :

Kermit, Céline, Doudou, JC VRP, VRP anonyme, Le Batracien masqué, Francisco.
Extrait du forum internet du CIPA de Nice (oct/nov 2004) :
Kermit

Je viens de réaliser 4'45 en statique dans mon bureau, sans samba!!! Cela fait tout de même 10'' de mieux que mon max... Je...je suis tout ému
Céline

Ouais, mais je crois que tu es le premier à nous dire qu'il faut pas faire ça tout seul ! Non ?
Kermit

Dans mon bureau, à part l'accident de travail, je ne risque pas grand chose... Mais, dans la vie, il y a les gens qui pressentent les choses et élaborent des théories et il y a ceux qui les testent et les valident... De toute façon ne m'emmerdez pas j'suis un killer!!! Hé Tonio, pas cap de faire mieux ce soir!
Doudou

Vous êtes vraiment tous des grosses merdes engluées. blablablablabla mais on trouve pas d'annonce sur le forum avant d'aller à la piscine le mardi soir comme l'année dernière. Personne qui annonce qu'il va tordre tout le monde quitte a mourir. Pas de "j'vais tous vous pourriiiiiiiiiiiiiiirr". Même pas résumé sur des séries de phacochère histoire de. Mais putain BDM vous branlez quoi a part le forum ?? L'apnée pour vous c’est un peu comme un souvenir. Genre le club des anciens combattants qui se retrouve surtout autour d'un bon sauciflard et un verre de pif décap four ... Et pourquoi pas s'inscrire au club des marcheurs du Dimanche ou Madame Michu elle va surtout pour causer potins avec Zezette, la voisine.. Encore vous seriez bons en mer. Y'a que la blonde qui assure vraiment alors?

Une voix dans la nuit.

PS: Inutile de vous fatiguer pour m'insulter, je ne lirais pas les réponses. Salut les nazes.
JC VRP

je me souviens de la personne qui a écrit ce message. Il y a bien longtemps il s'entraînait avec nous au club. Si si souvenez vous un type qui parlait tout le temps (pour ne rien dire). Apres chaque séance d'entraînement (pendant laquelle il faisait parfois jusqu'a 100 m de natation) il se glorifiait de nous avoir tous pourris sur un max. C'est le même mec qui pleurait dès qu'on envoyait des séries de 25 m sans au minimum une demi heure de récupération entre deux. Mais c'est vrai l'ambiance n'était pas la même l'émulation non plus. Ah je l'imagine bien de retour au foyer tout les mardi soir racontant ses exploits a sa douce amie (une bouteille whisky ) Allez doudou reviens un mardi soir que l'on puisse a nouveau suivre tes cours de danse brésiliennes écouter à nouveau tes sarcasmes tes spasmes et ta mauvaise foi. Reviens il y a des nouveaux (et des nouvelles d'ailleurs dont une qui a un c.....) qui ne savent pas hyperventiler.

Un VRP dans la nuit
VRP anonyme :

En tant que témoin anonyme des évènements du 02/11/2004 à la piscine je viens pour témoigner des faits suivants :

-nous avons assisté hier au grand retour a la piscine de cricri la chignole. Concert de cris, hurlements insultes en tout genre et une perf de grand niveau a la clef ; bon 60 malheureux mètres avec sortie limite mais bon c'est Christophe

-Caro s'est lâchée 100 mètres et danse brésilienne à la sortie.

-le Pompon pour sieur Arnaud qui après s'être offert une syncope très convenable nous a affirmé qu'il ne s'était rien passé. Remarquez qu'il ne se souvenait pas non plus des deux personnes qu'il l'avaient soutenu environ 15 secondes en surface.

-oui j'oubliais François a claqué une perf de niveau national (au Portugal) 50 m

Doudou reviens rien ne va plus
Le Batracien masqué

Une séance qui restera gravée dans les tablettes... Cri-Cri en Furie, GLS... Tout le monde à l'eau! Papa qui se prépare 10 min avant de partir pour... 50m. Caro qui nous montre son programme de danse après 100 m et le Phacochère des piscines qui ne se souvient pas de son dernier virage à 100m! Heureusement soutenu lors de sa syncope, il nous regarde ensuite un peu intrigué et nous adresse un p'tit "non non, mais j'vais bien..."

On dirait que la perspective de la compèt. de Dunkerque échauffe un peu les esprits!!!
Francisco

Vous avez bien compris....

Samba = fin d’entraînement + offrage de tournée générale au Kebab place St François !!! Il y a eu plus de sambas hier que ces 20 dernières années sur Nice.

J’exagère à peine. On n’est pas à Paris ici !!!
Commentaire :

Une telle « exubérance irationelle » survient de temps à autre. Les limites psychologiques sont abolies dans l’enthousiasme, ce qui amène à tenter un « Grand bond en avant » (cf MAO TSE TUNG).
Mais ici, les routines de sécu ont été parfaitement efficaces.
Une séance mémorable, avec un retour brutal à la réalité.

Petites apnées innocentes …

Une syncope après 10m d’apnée .
Jean-Marie KNECHT :

« Je n’ai fait qu’une seule syncope en plus de 12 ans de pratique régulière. C’était en piscine, après une apnée de 10 mètres à peine ! En théorie il ne pouvait rien m’arriver sur une aussi courte distance et de ce fait mon équipier ne me surveillait pas lorsque j’ai perdu connaissance. Et pourtant, aux dires d’un témoin situé au bord du bassin, j’ai cumulé tous les signes avertisseurs à savoir, ralentissement, relâchement, lâcher de bulle, crispation.
Avec du recul, cet accident s’explique par plusieurs éléments :


  • fatigue, méforme qui semblaient avoir disparu dès la mise à l’eau ;

  • série d’apnée statiques avec temps de récupération courts suivie d’une récupération sans hyper ventilation sur 2/3 mn, puis apnée statique longue.


Mes réflexes de mise en alerte étaient déréglés et ce jour là, j’étais bien plus à l’aise que d’habitude. Cette aisance m’apparaissant anormale, j’ai pris la précaution d’interrompre mon apnée statique prématurément. Par contre j’ai enchaîné par la surveillance de mon équipier qui avait attendu son tour et qui se tenait à une ceinture de plomb. Soucieux de sa sécurité, je cumulais à nouveau les petites apnées pour le surveiller de près et ne remboursais pas ma dette en oxygène. Dans la foulée, fin de séance annoncée par le responsable piscine. Je prends la ceinture de plomb à la main et décide de faire les 25 mètres en marchant au fond du bassin. Je me souviens avoir fait 10 mètres. Pour les 10 suivants, aucun souvenir, j’étais déjà inconscient.
Les erreurs et incidents se sont alors accumulés à savoir :


  • équipier insuffisamment formé à la sécurité à cette époque (d’où l’importance d’enseigner la sécurité et d’insister pour que l’on vous surveille également) ;

  • présence d’un autre plongeur au bord du bassin qui hésite à intervenir en se demandant ce que j’étais en train de faire.


J’ai dû rester inconscient dans l’eau pendant 15 à 20 secondes au moins.


  • sortie du bassin improvisée (pas d'entraînement au préalable) ;

  • matériel d’oxygénothérapie de la piscine pas vérifié et H.S.


Paradoxalement au moment de reprendre conscience, ma première pensée a été « ouvre les yeux, il faut que tu surveilles les autres… »
Même en tenant 5 minutes en statique …

on peut faire une syncope au bout d’une minute …
Un cas de syncope, cité par Frédéric LEMAITRE :
L'accident se produit en fin de séance. Nous avions une séance habituelle de 2 heures. La première heure était consacrée à la nage et l'apnée dynamique, la seconde heure à l'apnée statique.
Au cours de l'heure de statique, nous avons essayé un nouvel exercice :

faire des apnées statiques de la manière suivante : l’apnée statique poumons pleins, puis à la suite expiration. Le temps d'apnée et d'expiration augmentent tous les deux.
Tous les apnéistes sont en cercle, avec signaux habituels de sécurité et interdiction de quitter le cercle.
La première apnée durait 2'00'' : 1'30'' poumons pleins, et 30'' en expiration (on reste toujours en surface car on avait tous des combinaisons intégrales).
Les durées d'apnée augmentaient progressivement, pour parvenir en fin de séance à une durée totale de 4'00'' à 4'30'' : 2'30'' à 3'00'' poumons pleins, pour 1'30'' expiration et poumons vides.
Un apnéiste, appelons le Patrick, Moniteur d’apnée, quitte le cercle juste avant la dernière apnée. Il ne se sentait pas très bien, avait « eu sa dose », et s’est mis en retrait pour observer le reste du groupe.
Patrick, avait pour « binôme » un débutant. Partant pour une petite apnée d’une minute, il ne demande pas à son « binôme », de lui tenir la main comme le veut la coutume; le « binôme » n’ose pas le proposer, vu son statut de débutant, la timidité et le sentiment de son indignité face à un moniteur …
« Nous partons pour la dernière apnée, Patrick se laisse couler pour nous observer et s'endort sous l'eau au bout de 30''. Personne ne faisait attention à lui, et nous gardons tous les yeux fermés pour mieux « tenir » l'apnée, on ne repêche Patrick qu'au bout de 4'00'' »
Qu'aurait-il fallut faire ?
Frédéric LEMAITRE :

«  Il ne faut pas faire à mon avis ce type de série car on se sent toujours relativement bien : on fait une apnée statique (donc baisse de PO2 et augmentation de PCO2) puis on expire (on fait alors baisser la PCO2 qui constitue un des signaux d'alerte de la reprise ventilatoire) donc on masque l'envie de respirer ... (très simplement).

L’appel du Fond
Une démonstration en fosse.
A l’époque, la première demi-heure était consacrée à l'apnée, à titre d'exercice préparatoire à la plongée en scaphandre. Ce qui conduisait à pratiquer l'apnée dans la fosse de 20m sans aucun échauffement.
Une palanquée de plongeurs débutent leur « heure de fosse » par une apnée à 20 mètres, sans échauffement. Une jeune femme commence : ses longues jambes musclées la propulsent avec une puissance sereine. Elle remonte avec une superbe facilité. Suit alors un plongeur âgé de 45 ans, il se doit d'être à la hauteur. Voyant sa descente, Jean MATHIEU, médecin et apnéiste, prévient : « Attention, celui-là, il va nous faire une syncope ». Le plongeur atteint le fond et commence sa remontée. Crispé, les muscles contractés, sa nage s'est légèrement désynchronisée. Son visage, tendu vers la lumière, a pris une couleur mastic. A la première goulée d'air, victime d'une syncope, il retombe en arrière, mais est aussitôt rattrapé.
Profil sportif

Forme sportive moyenne, aquaticité passable.

Type d'apnée : hyperventilation, apnée forcée.
Commentaires.

Jean MATHIEU, apnéiste confirmé, a pu prédire la syncope grâce à de petits détails, des signes de nervosité à la remontée. Ce plongeur a agi de manière classique chez un débutant, sa syncope est une faute grossière. On assiste à la conjonction de trois facteurs : un exercice brutal sans échauffement, des aptitudes personnelles surestimées et une recherche de record ; des dangers aggravés par la profondeur !
Qu'aurait-il fallu faire ?

D'abord, s'échauffer en nageant au moins dix minutes en surface. Ensuite, effectuer un test sur une apnée horizontale, qui a l'avantage de permettre de reprendre son air tout de suite si l'on a atteint sa limite. La distance doit correspondre à la profondeur, soit 40 m à l'horizontale, avec un virage au milieu et une marge de sécurité de 10 secondes, ce qui correspond à cette plongée à 20m.
Les nageurs qui passent le test avec aisance peuvent faire des apnées dans la fosse de 20m; quant aux autres, ils doivent d'abord augmenter leur "domaine de vol", et limiter leurs ambitions à des zones moins profondes. Avec ce simple test, ce plongeur serait sorti à 35m, sans conséquences. Alors que pour remonter de 20m, il n'existe aucun raccourci; il lui restait 5m à nager, 5m de trop.
C'est ce défi des 20m qui cause le plus grand nombre de syncopes, parce qu'il est relevé par des gens qui sous-estiment la difficulté et ont un objectif de record : "Je vais essayer de toucher le fond". Absurde, car la syncope est garantie ! On doit toujours rester à la profondeur où l'on est à l'aise, garder une marge de sécurité.

Danger des efforts en profondeur.
La profondeur représente un danger spécifiques qui n’existe pas en apnée horizontale : les efforts en profondeur, avec baisse de la pression partielle d’oxygène à la remontée, sont la cause du fameux « Rendez-vous syncopal des 7 mètres » (Dr SCIARLI), et qui ne se produit jamais à 7 mètres …

La scène se passe lors d’un exercice de sauvetage dans une fosse de 20m. Le sauveteur, qui utilise une monopalme, plonge à grande vitesse pour chercher le camarade qui faisait le noyé au fond. C’est un bon nageur en excellente condition physique, qui parcourt sans problème 90m en apnée horizontale.
Arrivé au fond, il saisit le noyé sous les aisselles, mais il évite de poser les pieds par terre pour ne pas abîmer sa monopalme. Il a quelque difficulté à se redresser, car ce n’est pas facile quand on a « les deux pieds dans le même sabot ». Après quelques tentatives inefficaces, il finit par décoller le noyé du fond, et le remonte en palmant vigoureusement. Mais sa position n’est pas très hydrodynamique et il consomme beaucoup d’énergie.
A mi-chemin, le sauveteur remarque qu’il arrache les poils des aisselles du noyé ; il interrompt alors sa remontée, pour reprendre sa prise et replacer ses mains. Cette pause de cinq secondes intervient à huit mètres de profondeur. La flottabilité est légèrement négative, ce qui casse l’élan de la remontée, et impose un nouvel effort pour repartir. Le sauveteur redémarre vigoureusement, lève la tête pour viser le bord de la fosse, et crève la surface, son noyé dans les bras. Il agrippe le bord d’une main, et fait une syncope à sa première goulée d’air. Le noyé soutient la tête de son sauveteur, qui reprend ses esprits, et retrouve le contrôle de ses mouvements au bout de deux ou trois inspirations.
La syncope n’a duré que deux ou trois secondes ; personne, hormis le noyé et deux observateurs, n’a rien remarqué. Tout au plus pouvait-on noter que l’ondulation du sauveteur devenait plus heurtée dans les quatre derniers mètres. Il se sentait en pleine confiance, et n’a rien senti arriver.
Apnée dynamique horizontale :
Les records de JESUS
Jésus, 24 ans, est membre depuis 6 ans d'un excellent club de plongée. Ayant acquis le niveau 3, il n'est plus dans une structure de groupe, et nage à son rythme. Jésus s'échauffe pour faire un 75m apnée : quelques largeurs dans le petit bain, avec des repos assez longs, en augmentant progressivement la distance. Quand il se sent prêt, il passe dans le grand bain. Il s'hyperventile cinq bonnes minutes, puis s'élance en nageant vite. Vers 60m, il remonte en catastrophe, prend une goulée d'air ... et coule. Le maître-nageur sauveteur (MNS) plonge aussitôt. Jésus revient à lui et reproche avec véhémence à son sauveteur d'avoir saboté son record.
Quinze jours plus tard, Jésus, nullement découragé, renouvelle sa tentative à l'identique, avec le même résultat. Jésus refuse de reconsidérer sa méthode. Avec prosélytisme, il forme quelques disciples qu'il recrute parmi les « nouveaux ».
Commentaire.

Le point positif est que Jésus a averti le MNS de sa tentative de record. La « sécurité » était en place et l’intervention a été immédiate. En revanche, avec cette hyperventilation forcée, Jésus a commis une erreur dans sa préparation. Bien se connaître, savoir lire les signaux d'alerte est indispensable, mais Jésus ignorait probablement que l'hyperventilation fausse ces signaux d'alerte.
Remarque :

Nager 75m n'a pas d'intérêt en soi. « J'ai fait 75m, mais avec une syncope ». Non ! Les 75m n'ont pas été faits, puisqu'il y eu syncope. Une syncope invalide toute performance.
En pratique : Les apnées poussées ne peuvent être admises que si une procédure d'intervention instantanée a été prévue.

Un battant.
A 19 ans, ce jeune tennisman a une excellente forme physique. Ayant vu Le Grand Bleu, il a l'ardeur d'un nouveau converti. Eric, chasseur sous-marin et apnéiste sérieux, lui fait faire des séries de 50m : séries droites, avec des temps de repos constants. Le tennisman fait mieux que se défendre : il défie Eric pour terminer par une apnée plus longue. Eric remonte après le virage du 50m, tandis que le tennisman continue et remonte à 70m. Il prend une grande goulée d'air, et perd connaissance. Il coule vers le fond en faisant des gestes spasmodiques et en lâchant un chapelet de bulles. Secouru immédiatement, il reprend connaissance à la première insufflation.
Commentaire.

Forme sportive exceptionnelle. Bonne aquaticité. De toute évidence, on a affaire à quelqu'un de très doué pour le sport. Ce jeune champion a la rage de vaincre, et est très dur à la souffrance, qualités très dangereuse en apnée. Ignorant totalement le danger de syncope, il ne se doutait pas du risque qu'il encourrait en forçant son apnée. Très motivé et extrêmement courageux, il a été trop loin. Quoiqu'il ait réalisé une excellente série de 50m apnée, ce n'était pas un "expert", en ce sens qu'il n'a pas su lire les signaux d'alerte, que tout apnéiste doit apprendre à reconnaître.

Série hypoxique.
« Avec mon groupe de plongeurs, j’ai voulu mettre en application ta méthode : garder actif l’indicateur d’alerte hyperpcapnique .. »
Pour commencer :

200m PMT en nage complète.

400m planche en appuyant un peu

10X25m apnée, départ 60 secondes, avec 30 secondes d’apnée et repos 30 secondes.

Ensuite, retour au calme : 15 minutes pour mettre les combis …

Puis apnées statiques:

Série de 4 apnées statiques par 5m de fond : 1’15’’, 1’20’’, 1’25’’, 1’30’’.

Repos = à peu près le temps d’apnée.

A la 3° apnée, il y a eu une syncope.

La victime n’a rien senti venir, et se sentait parfaitement bien.
Commentaires :

Au bout de 15 minutes, le taux de CO2 est redescendre : l’indicateur d’alerte hyperpcapnique n’était pas actif. Par ailleurs, l’apnée statique n’est pas un exercice qui produise beaucoup de CO2 (pas de travail musculaire). C’est un exercice hypoxique, pas hypercapique.
Influence de la profondeur :

A 5m de profondeur, la pression est de 1,5 bars. Le CO2 est un gaz très soluble dans les liquides ; il a peut-être été dissous dans les tissus … Il ne remplit pas, alors, son rôle d’avertisseur.
Solution préconisée :

  • Pause trop longue (5 minutes maxi)

  • Faire les Apnées statiques en surface ;

  • Ecouter ses sensations avant de regarder la montre …

  • Ne pas forcer, quand on n’est pas initié …


Le statique, c’est facile, agréable, mais on ne sent pas le danger. Excellent exercice pour « dé-stresser ». Mais si l’on souhaite diminuer les risques de syncope, le risque est moindre si l’on fait des séries de largeurs en apnée, des petites apnées courtes, avec peu de temps de repos et en nageant assez vite : production importante de CO2 pour activer l’indicateur d’alerte CO2.

Le piège du matériel :

la « longe » de Christian CHARRAS
Relation d'un incident qui aurait pu être dramatique …
La longe de Christian comprend trois éléments : un scratch en velcro au poignet, un câble de 1m attaché à un gros mousqueton, qui coulisse le long du filin vertical, tendu par un disque en fonte de 20 kg.
Christian réalise une plongée à -64m. Nous sommes en début de saison, en mai, c’est un max. Il a fait -63m la veille. Arrivé sur le disque à -64m, tout est OK ; Christian fait son virage, prend le filin d’une main, et tire sur le bras droit pour amorcer la remontée, mais reste coincé par le poignet gauche (qui est attaché par le scratch de la longe). Le mousqueton de la longe s ‘était accroché et ne voulait plus coulisser !
Christian découvre avec horreur que l’extrémité libre du bout du filin s’était pris dans le mousqueton ! Sous le plomb, il y avait un mètre de câble (en polypropylène flottant !) qui pendouillait sous le nœud, sous le disque de fonte. Au lieu de rester à pendre sagement en dessous du disque, ce câble flottait au-dessus du disque, s’était entortillé contre le filin tendu, était rentré dans le mousqueton de la longe et le bloquait à la remontée ! Le mousqueton ne pouvait plus s’ouvrir, étant « plein de câble ».
Pris de panique, Christian force sur le mousqueton, renonce au bout de cinq secondes, essaie d’arracher le scratch du poignet, mais ne parvient pas à l’ouvrir ! C’était un scratch sans languette que l’on peut attraper facilement ; il était soigneusement fermé : impossible de trouver le bord ! Avec ses gants épais de 4mm, Christian a perdu la sensation du toucher, et il distinguait très mal, car à cette profondeur, il fait très sombre ! Christian avait commencé à ressentir des spasmes à -60m, et voilà vingt secondes qu’il est au fond, à -64m ! Ces spasmes l’ébranlent physiquement et l’empêchent d’être précis dans ses gestes. Il panique et monte pieds joints sur le plomb pour essayer de casser la longe (ce qui est complètement idiot). Puis Christian s’arrête deux à trois secondes, pensant qu’il ne rejoindrait plus la surface. Le plongeur de sécurité, à -40m, ne le voyait pas. Christian revient sur le mousqueton ; le fait d’avoir tiré très fort a légèrement libéré le câble, il parvient à ouvrir le mousqueton, et remonte ! Sa technique de remontée en catastrophe, économique mais très rapide, alterne une ondulation de sa monopalme et une traction d’un bras sur le câble : vitesse d’un sprint, mais en « chargeant » moins les cuisses.
A -40m, il atteint le plongeur de sécurité, qui lui fait signe : « Est-ce que ça va ? » ; Christian lui fait signe que non, mais n’arrête pas sa remontée, à cause de l’élan, et aussi parce qu’il se sentait trop mal pour faire une pause et prendre de l’air au détendeur, avec le risque de rater la première inspiration, ce qui aurait été catastrophique. Christian fonce vers la lumière, et dépasse à toute allure l’apnéiste de sécurité qui l’attendait vers -15m. Christian crève la surface et fait une syncope, après sa première goulée d’air, dans les bras du deuxième apnéiste de sécurité, Jérôme LESCURRE, qui l’attendait en surface. Son ordinateur de plongée indique 26’’ à -64m. Christian reste en syncope une vingtaine de secondes, en arrêt ventilatoire, yeux ouverts. Il a récupéré physiquement au bout de cinq minutes. Et mentalement ? Il a voulu redescendre à -64m le lendemain, mais « coince » à -55m ; il lui faut dix jours pour atteindre de nouveau -64m.
Cet incident illustre un certain nombre d’erreurs : le plongeur de sécurité ne s’est pas inquiété de la longueur de la station au fond, parce que Christian avait pris l’habitude de rester vingt à vingt-cinq secondes en « statique » sur le disque du plomb.

Claude CHAPUIS
On interdit le statique au fond dans les entraînements et tout le temps

ça ne sert à rien qu'à flatter son égo
Pour la longueur de la longe on lui avait dit de faire court et on lui avait dit de stopper sa descente en posant la main à 1m au dessus du plomb. De plus on lui avait dit de se méfier des "bouts" qui flottent type polypropylène et de faire un magnifique noeud sous le plombs qui soit "net".
Quand au plongeur (s) de sécurité, hem, le chiffre de 2 semble un minimum.

Les automatismes travaillés à l'entraînement auraient dû permettre au plongeur de ne pas être à 40m mais à environ 55m ce qui lui aurait permis de voir l'apnéiste et de descendre mais en avait il la capacité et sa plongée était elle programmée dans cette éventualité (volume de gaz; ......)

Yavéka …
« Nous, on met un plomb de 1kg, en cas de problème, on remonte avec le plomb »

R de Christian CHARRAS  : En condition de record, on est limite. En bas, on est très lourd. Remonter un plomb de 1 kg en plus, on n’arrive pas au bout » … 

Jean Marie KNECHT
« Le plomb d’1kg, c’est nous dans l’Est, et on rajoute une balle de tennis avant le plomb pour bloquer la longe, ce qui évite ce genre de problème. »
III. LA PREVENTION

Par Jean-Marie KNECHT
1.- La syncope
Il est difficile de parler de sécurité en apnée sans évoquer la syncope, même si elle n’est pas la seule cause d’accidents. Nous ne reviendrons pas sur son mécanisme, qui a déjà été largement présenté par ailleurs. Nous nous limiterons ici à l’étude des signes pré-syncopaux. Au préalable, il convient de rappeler qu’il est vital (au sens propre du terme) de ne jamais banaliser la syncope
En effet, même en cas d’intervention immédiate et efficace, il peut y avoir des complications à l’issue incertaine…


  1. Signes pré-syncopaux visibles de l’extérieur




    • lâcher de bulle

    • gestes incohérents, ou absence de mouvements

    • ralentissement, relâchement, changement de rythme ou de direction

    • crispation, tête en hyper-extension vers le mur de la piscine ou vers la surface

    • accélération du palmage

    • regard inhabituel (vide ou paniqué)

    • tremblements, frissons (« samba »)

    • lèvres cyanosées.

    • Changement de « programme » par rapport à l’exercice prévu.

    • Pas de reprise de la respiration




  1. Signes ressentis par l’apnéiste




    • étourdissements

    • étoiles dans les yeux

    • lourdeurs dans les jambes (acide lactique)

    • contractions du diaphragme

    • aisance, bien être inhabituel.


NB : Le plus souvent la syncope ne prévient pas.

N’attendez pas l’apparition de ces signes pour terminer votre apnée, et surtout ne comptez pas sur eux pour vous mettre à l’abri d’un accident.

Soignez la fin de l’apnée. Restez calme et n’oubliez pas que l’air inspiré n’agit pas immédiatement. Il faut laisser le temps à votre organisme d’en retirer l’oxygène et de l’acheminer jusqu’au cerveau. Raison de plus pour se ménager une marge de sécurité et pour se faire surveiller encore 20 à 30 secondes minimum après une apnée.

2.- Le matériel


  1. Le matériel de base


Matériel d’oxygénothérapie prêt à fonctionner ce qui signifie :


    • qu’il doit être contrôlé régulièrement

    • qu’il doit se trouver à proximité immédiate du lieu de plongée

    • que l’on sache s’en servir correctement

A ce titre, l’obtention de l’AFPS n’est pas une fin en soi.

Il faut aussi savoir se recycler régulièrement
VHF ou téléphone pour pouvoir alerter les secours en cas de besoin.
b) L’équipement du plongeur
Vérifier l’équipement des personnes avec lesquelles on plonge ne prend que quelques secondes mais peut éviter bien des soucis.


    • la combinaison est-elle adaptée pour permettre un confort respiratoire et isothermique suffisant ?

    • le lestage devra être le plus faible possible pour assurer une remontée aisée

    • flottabilité neutre, voire encore positive à mi profondeur


Dans la pratique, au delà de 15 – 20 mètres, les apnéistes expérimentés de notre région plongent avec des lestages d’1 à 2 kg maximum, malgré l’épaisseur des combinaisons utilisées en eau froide.
Il faut également vérifier que la ceinture soit facilement largable.
c) Le matériel spécifique à l’apnée
L’exposé sur le matériel traite ce sujet dans le détail.

Il convient toutefois de préciser les points suivants :


    • l’ensemble bouée, filin, laisse doit être le plus simple possible pour éviter les risques d’emmêlage, notamment au point de jonction entre la laisse et le mousqueton.

    • Ne pas lester le filin trop fortement (1 kg maxi)

En cas de problème, on remontera aisément le plongeur attaché par la laisse au filin.

De plus, l’apnéiste pourra remonter assez facilement même s’il s’est accroché au filin à la remontée.

    • Méfiez vous des bricolages de dernière minute !

Tout nouveau matériel doit être largement testé à faible profondeur, même s’il paraît anodin.
Et rappelez vous que simplicité rime avec sécurité


    • Il est important de pouvoir disposer d’un point d’appui à la fin de l’apnée, notamment en milieu naturel. En l’absence de bateau, il pourra s'agir d’une planche à voile, d’une planche de body-board ou d’une bouée de chasse.



Une autre alternative intéressante à plus d’un titre consiste à emmener un gilet stabilisateur équipé d’un bloc et d’un détendeur.
La stab gonflée en surface servira de point d’appui et sera immédiatement opérationnelle pour aller secourir un équipier en cas de besoin.
Soyons réalistes : même les "meilleurs" d'entre nous ont peu de chance de récupérer un de leur collègue à 30 m, surtout en eaux troubles.

Si le cas se produit, on risque surtout d'avoir 2 noyés en même temps.
>>> Idée à diffuser et d'autant plus facile à mettre en place que dans nos clubs, nos "élèves" sont souvent formés pour utiliser ce matériel de plongée dans le respect des règles fédérales, et peuvent ainsi se transformer en sauveteurs efficaces en cas de besoin.
Dans cette optique, il conviendra toutefois de vérifier les aptitudes à l’utilisation de ce matériel par les personnes présentes en fonction de leurs niveaux .





3.- Surveiller
A tous les stades de la plongée.
Conseils en fonction des disciplines pratiquées :


  1. Le poids constant


Initiation à faible profondeur :
Suivre l’élève en apnée pour étudier son comportement, pour le rassurer et pour pouvoir intervenir immédiatement en cas de besoin.

Inutile de vouloir le faire aller profond.

Il gardera un meilleur souvenir de sa séance s’il est descendu à 10 mètres avec aisance plutôt qu’à 15 mètres avec une remontée « limite ».

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