Note sur la responsabilité








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LA SOUVERAINETÉ

DE DIEU

 

par Arthur Pink

 

mise en page et annotations

par Jean leDuc

 



 

INTRODUCTION

 

CHAPITRE 1

LA SOUVERAINETÉ DE DIEU À L'ÉPOQUE ACTUELLE

 

CHAPITRE 2

LA SOUVERAINETÉ DE DIEU DÉFINIE

 

CHAPITRE 3

LA SOUVERAINETÉ DE DIEU DANS LA CRÉATION

 

CHAPITRE 4

LA SOUVERAINETÉ DE DIEU DANS L'ADMINISTRATION DES AFFAIRES DE CE MONDE

1. Dieu gouverne la matière inanimée

2. Dieu gouverne ses créatures irrationnelles

3. Dieu gouverne les êtres humains

4. Dieu gouverne les anges: à la fois les bons et les mauvais

 

CHAPITRE 5

LA SOUVERAINETÉ DE DIEU DANS LE SALUT

a) - La souveraineté de Dieu comme Père dans le salut de ses élus

b) - La souveraineté de Dieu comme Fils dans le salut de ses élus

c) - La souveraineté de Dieu comme Saint-Esprit dans le salut de ses élus

 

CHAPITRE 6

LA SOUVERAINETÉ DE DIEU EN ACTION

L'action de Dieu à l'égard des justes

L'action de Dieu à l'égard des méchants

 

CHAPITRE 7

LA SOUVERAINETÉ DE DIEU ET LA VOLONTÉ DE L'HOMME

1. La nature de la volonté humaine

2. L'esclavage de la volonté humaine

3. L'impotence de la volonté humaine

Note sur la responsabilité

 

CHAPITRE 8

LA SOUVERAINETÉ DE DIEU ET LA PRIÈRE

 

CHAPITRE 9

NOTRE ATTITUDE FACE À LA SOUVERAINETÉ DE DIEU

1. Une attitude de crainte respectueuse

2. Une attitude d'obéissance implicite

3. Une attitude d'acceptation totale

4. Une attitude de reconnaissance et de joie profondes

5. Une attitude d'adoration

 

CHAPITRE 10

LA VALEUR DE CETTE DOCTRINE

1. Elle approfondit notre respect pour la personne divine

2. Elle constitue le fondement de toute véritable spiritualité

3. Elle réfute l'hérésie du salut par les œuvres

4. Elle est profondément humiliante pour la créature

5. Elle confère un sentiment de sécurité absolue

6. Elle fournit le réconfort dans le chagrin

7. Elle engendre un esprit de soumission paisible

8. Elle suscite un chant de louange

9. Elle garantit le triomphe final du bien sur le mal

10. Elle fournit un havre de repos pour le cœur

 

CHAPITRE 11

LA SOUVERAINETÉ DE DIEU ET LA CROISSANCE DU CROYANT DANS LA GRÂCE

1. L'élection souveraine de Dieu de certains au salut constitue une provision miséricordieuse

2. Dieu a prédestiné tout ce qui arrive

3. La sagesse de Dieu dans le gouvernement de notre monde sera un jour démontrée devant toute créature

LA SOUVERAINETÉ DE DIEU DANS L’ÉVANGÉLISATION

 



 



INTRODUCTION

Arthur Walkington Pink est un pasteur et écrivain calviniste né à Nottingham le 1er avril 1886. Il devint chrétien au début du XXe siècle. L'influence de son père joue un rôle important dans sa conversion. Le verset 12 du chapitre 14 du livre des Proverbes provoque sa conversion et l'amène à s'éloigner de la théosophie. Le Dieu Souverain était à l'œuvre pour le délivrer de ce système philosophique et le former pour un ministère spécifique.

 

Le terme théosophie fait référence à un système philosophique ésotérique à travers lequel l'Homme tente de connaître « le Divin » et les mystères de la Vérité. La théosophie (theosophia - en grec: theos, divin et sophia, sagesse) a été fondée par des auteurs de l'Antiquité. L'origine du terme se trouve chez les philosophes d'Alexandrie, les philalèthes (en grec: phil, qui aime et aletheia, la vérité). Le terme en tant que tel date du IIIe siècle de l'ère chrétienne et fait son apparition avec Ammonios Saccas et ses disciples, qui fondèrent le système théosophique éclectique. La méthode consiste, d'une part, à raisonner en termes d'analogies — on appelait les disciples d'Ammonios Saccas les « analogistes » en raison de leur habitude d'interpréter les légendes, mythes et contes sacrés selon une logique d'analogie et de correspondance — et d'autre part, à connaître l'expérience du divin par l'extase spirituelle et l'intuition directe. Avec la théosophie l'homme s'élève vers Dieu, tandis que selon les Saintes Écritures c'est Dieu qui s'abaisse vers l'homme.

 

Pour augmenter sa connaissance de la Parole de Dieu, Arthur Pink émigre aux États-Unis et étudie à la Moody Bible Institute. En 1916, il se maria avec Vera E. Russell, une américaine venant du Kentucky. À partir de 1925, il occupa différents postes pastoraux en Australie, en Angleterre et aux États-Unis. En 1922, il débuta un magazine mensuel intitulé "Études sur les Écritures". En 1934, Arthur Pink retourna en Angleterre et se mit à écrire des ouvrages et des pamphlets chrétiens. Arthur Pink meurt d'anémie le 15 juillet 1952 à Stornoway en Écosse.

 

Arthur Pink fut, ce qui est nommé, un Ultra-Calviniste (Hyper-Calviniste), terme souvent utilisé dans un sens péjoratif par les ennemis de la vérité dans la mouvance évangélique moderne. Considéré comme un Puritain né hors de son temps, il était un adversaire farouche de la doctrine du libre-arbitre, et un ardent défenseur de la Double Prédestination, de la prédestination de la chute et du péché, et de la doctrine de la Rédemption Particulière ou Rachat Limité. Au début de son ministère, Arthur Pink supporta les fausses doctrines du prémillénarisme et du dispensationalisme, mais il rejeta par après tout l'enseignement erroné de Scofield sur ces choses.

 

Après des années de parler, d'enseigner et de prêcher, Arthur Pink renonça finalement à essayer de trouver une église où il pouvait adorer en tant que membre. Il est parvenu à la réalisation qu'il n'y avait pas d'églises où il pouvait participer ou exercer un ministère dans un support complet et en bonne conscience. Il estimait, comme le font tous ceux qui reconnaissent la vérité, qu'il était demandé par la plupart des églises d'adorer un Dieu différent, un Dieu sans souveraineté ou sans salut souverain. Donc, il resta à la maison, avec sa femme, et écrivait son magazine. Il a renoncé à l'église en tant qu'institution mais sans la définir convenablement, et quoique son don d'enseigner était magnifique, il n'y avait aucun pasteur ni aucune église qui le soutenait. Il se retira et resta chez-eux, passant son temps à écrire des livres comme celui que vous lisez présentement. La plupart de ses œuvres parurent d'abord sous la forme d'articles dans «Studies in Scriptures», un magazine mensuel ayant uniquement pour objet l'exposition de la Bible.

 

Ses articles sont nombreux et touchent toute une gamme de sujets variés retrouvés dans les Saintes-Écritures. Quoique j'apprécie grandement tout son travail, je ne peux donner un accord parfait à tout son enseignement, particulièrement celui sur la loi, où je considère qu'il s'est écarté légèrement de la voie en prônant une notion ambigüe et contradictoire. Toutefois son cheminement ressemble beaucoup à celui que j'ai traversé et sa pensée est identique à la mienne, et malgré que parfois je trouve son interprétation de certains passages un peu trop simpliste, souvent traditionnelle et même insatisfaisante, je suis d'accord en gros avec lui sur la Souveraineté de Dieu, sur la Double Prédestination, sur la prédestination de la Chute et du péché, sur la dépravation totale de la nature humaine, sur la Rédemption Particulière, et sur le salut par grâce. Je désire aussi signaler que l'expression «Souveraineté de Dieu» correspond précisément à celle de «Royauté de Christ», tellement que les deux ne peuvent être séparée l'une de l'autre. Souveraineté implique un domaine et Royauté implique un royaume, les deux sont identiques. Cela se voit davantage en ce que le Seigneur Jésus est Dieu lui-même manifesté dans la chair comme Fils unique, pour le rachat de ses élus et la gloire de son Royaume éternel.

 

Jean leDuc

 



 



CHAPITRE 1

LA SOUVERAINETÉ DE DIEU À L'ÉPOQUE ACTUELLE

Qui dirige les affaires du monde aujourd'hui - Dieu, ou le diable ? En général, chacun admettra que Dieu règne dans les cieux mais, le plus souvent, de façon directe ou indirecte, niera qu'il en est de même ici bas. Dans leurs raisonnements et théories philosophiques, les hommes relèguent Dieu de plus en plus à l'arrière-plan. Prenons le domaine matériel. Selon la plupart, non seulement Dieu n'est pas le Créateur de toutes choses, mais il ne cherche pas non plus à gouverner les œuvres de sa main. Tout, semble-t-il, suit les impersonnelles et abstraites «lois de la Nature». Ainsi le Créateur se trouve banni de sa propre création. Aussi ne nous étonnons plus si les hommes, en raison de leurs conceptions erronées, ont exclu Dieu du domaine des affaires humaines.

 

Partout dans la chrétienté, à peu d'exceptions près, chacun est convaincu que tout homme décide de son destin grâce à son «Libre arbitre». Ceux qui soutiennent farouchement la «responsabilité de l'homme» n'en blâment pas moins Satan pour une grande partie du mal que l'on rencontre dans le monde. En cela ils nient leur propre responsabilité en attribuant au diable, ce qui en réalité, provient de leur propre cœur mauvais (Marc 7:21-23).

 

Mais qui dirige les affaires du monde aujourd'hui - Dieu, ou le diable ? Essayons de jeter sur le monde un regard sérieux et global. Nous rencontrons partout la confusion et le chaos, le péché s'étale et le désordre abonde; les hommes mauvais et les imposteurs se multiplient et avancent «toujours plus dans le mal» (2 Tim 3:13). Aujourd'hui tout paraît disloqué. Les monarchies craquent et chancellent, les anciennes dynasties sont renversées, les nations se révoltent, la civilisation connaît un échec flagrant. Récemment encore, la moitié de la planète se trouvait aux prises dans une lutte à mort. Maintenant que ce gigantesque combat a cessé, a-t-il rendu le monde un endroit propice à la démocratie ? Nous commençons au contraire à découvrir que celle-ci produit l'insécurité même pour la civilisation. L'agitation, le mécontentement et le désordre règnent partout. Nul ne peut dire dans combien de temps une autre guerre mondiale éclatera. Les hommes d'État sont perplexes et consternés. «Les hommes rendent l'âme de terreur dans l'attente de ce qui surviendra pour la terre» (Luc 21:26). A la lumière de ces évènements, Dieu a-t-il l'aire de contrôler parfaitement le monde ?

 

Mais concentrons notre attention sur le domaine religieux. Après dix-neuf siècles de prédication de l'Évangile, Christ est toujours «méprisé et abandonné des hommes». Pire encore, seule une minorité proclame et glorifie le Christ des Écritures. Dans la plupart des églises actuelles il est déshonoré et renié. En dépit d'efforts effrénés pour attirer les foules, la majorité des églises se sont vidées au lieu de se remplir. Et que dire de la multitude des non-pratiquants ? A la lumière de l'Écriture, force nous est de reconnaître, que la plupart des hommes cheminent sur la route large menant à la perdition, et que seule une minorité suit le chemin étroit conduisant à la vie. Un grand nombre affirment l'échec du christianisme et le désespoir se lit sur beaucoup de visages. De nombreux chrétiens sont déconcertés et leur foi sévèrement mise à l'épreuve. Que fait Dieu ? Ne voit-il pas, n'entend-il pas ? Est-il impuissant ou indifférent ? Certains parmi les chefs de file de la pensée chrétienne ont affirmé l'incapacité de Dieu d'empêcher la dernière guerre mondiale, et d'y mettre un terme. Les circonstances, déclaraient-ils ouvertement, échappent à Dieu. A la lumière de cette situation, Dieu a-t-il l'air de gouverner le monde ?

 

Mais qui dirige les affaires du monde aujourd'hui - Dieu, ou le diable ? Quelle l'impression produite sur l'esprit des hommes de ce monde qui viennent de temps à autre assister à une réunion d'évangélisation ? Que retirent-ils de l'écoute de prédicateurs considérés comme «bibliques» ? Les chrétiens, leur semblent-ils, croient en un Dieu frustré et déçu. L'évangéliste moyen d'aujourd'hui ne force-t-il pas tout auditeur sérieux à conclure qu'il représente un Dieu rempli d'intentions bienveillantes mais incapable de les réaliser, un Dieu désireux en toute bonne foi de bénir les hommes mais tenu en échec par leur refus ? Aussi l'auditeur moyen n'en est-il pas amené à conclure au triomphe de Satan et à ressentir envers Dieu un sentiment de compassion plutôt que d'adoration !

 

Mais Satan ne paraît-il pas s'occuper beaucoup plus que Dieu des affaires d'ici bas ? Tout dépend si nous marchons par la foi ou par la vue. Vos pensées concernant le rôle de Dieu dans le monde reposent-elles sur ce que vous voyez ? Considérez cette question avec sérieux et honnêteté. Si vous êtes chrétien, vous aurez probablement des motifs de baisser la tête, honteux et peiné, et de reconnaître ce fait. Hélas, dans la réalité nous marchons très peu «par la foi». Mais que signifie «marcher par la foi» ? Si nous marchons par la foi, la Bible elle-même formera nos pensées, dirigera nos actes et façonnera notre vie. En effet, «la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ» (Romains 10:17). Seule la Parole de vérité nous révèle le rôle de Dieu dans ce monde.

 

Qui dirige les affaires de ce monde aujourd'hui - Dieu, ou le diable ? Que dit l'Écriture ? Avant de considérer la réponse précise à cette question, regardons la prédication de l'Écriture concernant la situation de notre monde actuel. La prophétie de Jude est en cours d'accomplissement. Développer cette affirmation nous éloignerait trop de notre sujet, mais nous voulons souligner particulièrement le verset 8: «Ces hommes aussi, entraînés par leurs rêveries... méprisent l'autorité et injurient les gloires.» Oui, ils injurient les gloires de la Dignité Suprême, «seul Souverain, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs». Notre époque se caractérise surtout par un manque de respect et par un esprit d'anarchie sans frein qui rejette tout obstacle propre à entraver le libre exercice de la volonté des hommes. Cet esprit engloutit notre monde comme un gigantesque raz de marré. La jeune génération en donne un exemple flagrant. Le déclin et la disparition de l'autorité parentale sont les précurseurs certains de la désagrégation de l'ordre public. Par suite, en raison du manque de respect vis-à-vis des lois humaines et du refus «de rendre honneur à qui nous devons honneur», ne soyons pas surpris du recul incessant dans l'esprit de tout un chacun de la majesté, de l'autorité, de la souveraineté du Législateur tout-puissant, et de l'impatience croissante face aux rappels des attributs divins.

 

Qui aujourd'hui dirige les affaires du monde - Dieu ou le diable ? Que dit l'Écriture ? Si nous croyons ces affirmations claires et catégoriques, aucune place n'est laissée à l'incertitude. Elle affirme à maintes reprises la présence de Dieu sur le trône de l'univers, sceptre en main, dirigeant toutes choses «d'après le conseil de sa volonté». Dieu n'a pas seulement créé toutes choses, déclare l'Écriture, mais il règne sur toute l'œuvre de ses mains et les gouverne. Dieu est le «Tout-Puissant», affirme-t-elle, sa volonté irréversible et sa souveraineté absolue dans tous les domaines de son vaste univers. Cela ne peut-être assurément, qu'ainsi. Seules deux alternatives sont possibles: Dieu doit diriger ou être dirigé, gouverner ou être gouverné, accomplir sa propre volonté ou en être empêché par ses créatures. Accepter le fait qu'il est le «Très-Haut», le seul Souverain et le Roi des rois, revêtu d'une sagesse parfaite et d'une puissance infinie, conduit à la conclusion inéluctable: il est Dieu en réalité et pas seulement en nom.

 

A lumière des propos ci-dessus, l'état de notre époque actuelle exige de façon absolue une considération et une présentation nouvelles de la toute-puissance, de la toute-suffisance et de la souveraineté de Dieu. Dieu est vivant, il observe les actions des hommes et règne toujours: tout prédicateur doit annoncer avec force ces vérités ! Maintenant la foi passe au creuset, elle est soumise à l'épreuve du feu et aucun repos n'existe pour le cœur et l'esprit à l'exception du trône de Dieu. Nous avons besoin aujourd'hui comme jamais auparavant, d'une présentation complète, positive et constructive du caractère de Dieu. Une maladie grave exige des remèdes draconiens. Notre génération est lasse de platitudes et de simples généralisations. Un sirop calmant est tout indiqué pour des enfants grognons, mais un fortifiant à base de fer convient mieux aux adultes. Or rien n'est à même de nous communiquer une vigueur spirituelle nouvelle sinon la révélation pleine et entière de la personne de Dieu. Il est écrit: «Mais ceux du peuple qui connaîtront leur Dieu agiront avec fermeté» (Daniel 11:32).

 

Sans aucun doute une crise mondiale menace d'éclater et les hommes sont partout en proie à la peur. Dieu ne l'est pas ! Il n'est jamais pris au dépourvu. Il ne se trouve pas aujourd'hui confronté par un événement imprévu, car il est celui qui «opère toutes choses d'après le conseil de sa volonté» (Éphésiens 1:11). Ainsi le monde peut être envahi par la terreur, la Parole s'adresse au croyant: «Ne crains point !» "Toutes choses" sont soumises à son contrôle immédiat. «Toutes choses» se déroulent en accord avec son but éternel. Ainsi, «Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein». Il doit en être ainsi, car «C'est de lui, par lui et pour lui que sont toutes choses» (Romains 11:36). Toutefois combien peu, même parmi le peuple de Dieu, le reconnaissent aujourd'hui ! Pour beaucoup, il est un spectateur lointain sans plus, ne jouant aucun rôle immédiat dans les affaires de ce monde. Or, l'homme possède certes une volonté, mais Dieu aussi. Le premier jouit d'une certaine puissance, mais Dieu est tout-puissant. Les lois de la nature, il est vrai, dirigent en général le monde matériel, mais derrière celle-ci réside le grand Législateur et Administrateur. L'homme est réduit au rôle de créature. Dieu, lui, est le Créateur. Avant que le temps n'existât et que l'être humain ne fasse son apparition sur la terre, le «Dieu puissant» (Ésaïe 9:5) existait et il avait conçu ses plans avant la fondation du monde. Comme Dieu possède une puissance infinie et l'homme une puissance limitée, aucune de ses créatures ne peut entraver ou frustrer son dessein et ses plans.

 

Nous reconnaissons volontiers que la vie constitue un problème profond. Le mystère nous environne de tous côtés. Mais nous ne ressemblons pourtant pas aux animaux des champs, ignorants de leur origine et inconscients de l'avenir. Au contraire, «Nous tenons pour d'autant plus certaine la prophétie, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscure, jusqu'à ce que le jour vienne à paraître et que l'étoile du matin se lève dans vos cœurs» (2 Pierre 1:19). Nous faisons bien, en effet de prêter attention à cette parole prophétique issue non de l'esprit de l'homme mais de celui de Dieu, car «Ce n'est pas par une volonté d'homme qu'une prophétie a jamais été apportée, mais c'est poussés par le Saint-Esprit que des hommes saints ont parlé de la part de Dieu». Nous faisons bien, nous insistons, de prêter attention à cette «Parole». Quand nous nous tournons vers elle et en tirons instruction, nous découvrons un principe fondamental applicable de façon absolue à toute situation. Au lieu de commencer avec l'homme et son univers pour remonter jusqu'à Dieu, il nous faut commencer avec Dieu et descendre vers l'homme. «Au commencement Dieu...» Appliquons ce principe à la situation présente. Si nous commençons avec le monde actuel et essayons de remonter jusqu'à Dieu, tout semblera nier le rôle de Dieu ici-bas. Mais parlons de Dieu et descendons vers le monde, alors le problème apparaîtra au grand jour. Parce que Dieu est saint, sa colère s'enflamme contre le péché. Parce qu'il est juste, ses jugements s'abattent sur quiconque se révolte contre lui. Parce qu'il est fidèle, les menaces solennelles de sa Parole s'accomplissent. Parce qu'il est tout-puissant, nul ne peut lui résister avec succès, encore moins anéantir ses desseins. Parce qu'il est omniscient, aucun problème ni aucune difficulté ne peuvent le surprendre ou dérouter sa sagesse. La nature et le caractère de Dieu expliquent la situation que nous constatons dans notre monde; les jugements ont commencé. Étant donné l'inflexibilité de sa justice et la pureté de sa sainteté, la situation actuelle du monde ne doit pas nous surprendre.

 

Mais seule la foi, nous l'affirmons de façon solennelle, permettra à notre cœur de mettre sa confiance et de prendre plaisir en cette vérité de la souveraineté absolue de Dieu. La foi se tourne toujours vers Dieu: c'est sa caractéristique principale, celle qui la différencie d'une théologie purement intellectuelle. La foi se montre ferme «comme voyant celui qui est invisible» (Hébreux 11:27). Elle supporte les déceptions, les épreuves et les peines de la vie, car elle réalise que tout cela vient de la main de Dieu, trop sage pour se tromper et trop bon pour être cruel. Tant que Dieu ne fera pas l'objet de nos pensées et de nos désirs, nous ne connaîtrons ni le repos ni la paix. Mais nous recevons tout comme venant de sa main, alors peu importe la nature de nos circonstances ou de notre environnement - nous pourrons être dans un taudis ou dans un cachot, ou même sur le bûcher - nous trouverons la force d'affirmer, «Un héritage délicieux m'est échu» (Psaume 16:6). Voilà le langage de la foi et non pas celui de la vue.

 

Toutefois si, au lieu de nous incliner devant les déclarations des Saintes Écritures, nous marchons non par la foi mais par la vue et en tirons des conclusions, nous risquons de tomber dans le bourbier de l'athéisme. Si nous nous laissons diriger par les opinions et les façons de voir d'autrui, la paix nous abandonnera. Beaucoup d'événements de ce monde, il faut le reconnaître, sont propres à nous épouvanter et à nous attrister. Un grand nombre parmi les actes providentiels de Dieu, il est vrai, nous surprennent et nous étonnent. Ce n'est cependant pas une raison pour nous joindre aux incroyants pour déclarer, «Si j'étais Dieu, je ne permettrai pas ceci, je ne tolérerais pas cela». Il est préférable, en présence d'un événement mystérieux et déroutant, d'affirmer avec le psalmiste: «Je reste muet, je n'ouvre pas la bouche, car c'est toi qui agis» (Psaumes 39:10). Les jugements de Dieu, l'Écriture nous révèle, sont «insondables», et ses voies «incompréhensibles" (Romains 11:33). Il doit en être ainsi, car la foi doit être mise à l'épreuve, la confiance en sa sagesse et sa justice fortifiée et la soumission à sa sainte volonté entretenue.

 

Voici la différence fondamentale entre le croyant et l'incroyant. Ce dernier est «du monde»: il juge tout d'après des critères humains et envisage la vie d'un point de vue terrestre; il pèse toutes choses sur la balance de son intelligence charnelle. En revanche le croyant s'en réfère à Dieu et considère toutes choses d'après l'optique de Dieu; il fonde ses valeurs sur des critères spirituels et considère la vie à la lumière de l'éternité. Ainsi il reçoit tout de la main de Dieu; son cœur demeure calme au sein de la tempête et il se réjouit dans l'espérance de la gloire de Dieu.

 

Toutes ces vérités, nous en sommes pleinement conscients, vont à l'encontre de nombreux enseignements courants dans la littérature religieuse et la prédication de notre époque. Le postulat de la souveraineté de Dieu et toutes ses implications, nous l'admettons bien volontiers, sont en opposition complète avec les opinions et les pensées de l'homme naturel. Ce dernier est totalement incapable de réfléchir par lui-même à ces vérités. Il lui est impossible de parvenir à une estimation valable de la personne et des voies de Dieu. C'est pourquoi Dieu nous a donné la révélation inspirée où il déclare clairement: «Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l'Eternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées» (Ésaïe 55:8,9). D'après ce passage de l'Écriture, la majeure partie des affirmations bibliques sont en conflit avec les sentiments de l'esprit charnel. Nous ne devons pas nous en étonner car «l'affection de la chair est inimitié contre Dieu» (Romains 8:7). Ne nous fondons ni sur les croyances à la mode aujourd'hui, ni sur les convictions des Églises, mais sur la loi et le témoignage de l'Éternel ! Que chacun se livre à un examen attentif et sans préjugés de ce livre, dans la prière et sous le seul éclairage de la Parole de Dieu ! Puisse le lecteur prêter attention à l'exhortation divine: «Examinez toutes choses; retenez ce qui est bon» ! (1 Thessaloniciens 5:21).

CHAPITRE 2
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