Notes prises en séance par Pierre Carbone








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titreNotes prises en séance par Pierre Carbone
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SCIENTIFIC PUBLISHING IN THE EUROPEAN RESEARCH AREA

Access, dissemination and preservation in the digital age

Conférence, Bruxelles, 15-16 février 2007

(notes prises en séance par Pierre Carbone)
Discours d’ouverture
Janez Potocnick, Commissaire européen à la Recherche : dans la société de la connaissance, l’accès aux résultats scientifiques est vital pour l’innovation. Les revues en ligne provoquent un changement rapide des modes d’utilisation de l’information, et devraient avoir aussi une incidence sur les carrières des chercheurs. Les gens téléchargent (are uploading) et ne se limitent pas à télédécharger (downloading). Si les éditeurs sont plutôt critiques, le modèle de publication alternative stimule la recherche et l’innovation. En 2006, l’ERAB (European research advisory board) a pris position en faveur d’archives institutionnelles ouvertes, accessibles après un embargo maximum de 6 mois. Nous allons donner des instructions pour les projets financés par le Conseil européen de la Recherche. La communication adoptée hier préconise des mesures pour l’utilisation des fonds européens pour les 7 ans à venir, de façon à créer un Espace Européen de la Recherche fort. Les questions qui se posent sont les suivantes : 1) comment offrir à la recherche une diffusion rapide ? 2) comment combiner cela avec une rémunération équitable des éditeurs scientifiques ? Sur ces points, nous devons voir quels sont les aspects où nous pouvons choisir et quels sont ceux nous n’avons pas le choix.
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I - Le système actuel de publication scientifique : opportunités et défis

I.1 Les politiques des organismes de financement de la recherche
Dieter Imboden (Vice-Président d’EuroHORCS – European Heads of Research Councils) : le savoir est-il individuel ou public ? Pour les organismes de financement de la recherche, il ne s’agit pas de choisir un mode de stockage de la connaissance, mais de savoir qui paie pour cela. Va-t-on passer du paiement par le lecteur au paiement par l’auteur ? Les coûts vont-ils glisser des bibliothèques aux organismes de financement de la recherche ?
Pour Ralf Schimmer (Max Planck Digital Library), l’open access est l’un des critères principaux d’efficacité. La Société Max Planck réunit 80 instituts, a un budget de 1,3 milliards €, 12500 ETP (dont 4500 chercheurs). Les points-clé de l’open access à la Société Max Planck (MPS) sont les suivants :

- les directeurs scientifiques sont la force motrice de l’open access ;

- la MPS a été l’initiateur et l’organisateur de la Conférence de Berlin en 2003 (199 signataires de la Déclaration de Berlin) ;

- le Président et les organes de décision sont impliqués ;

- la Bibliothèque Max Planck est l’opérateur ;

- l’open access est lié aux évolutions de la communication scientifique et aux développements de l’e-science ;

- un comité de pilotage de l’information scientifique agit sous la direction du vice-président.

Il y a donc un lien entre les niveaux opérationnel et exécutif et avec les chercheurs.

La progression des archives ouvertes est réelle : pour les articles, on passe de 11520 en 2004 à 83825 en 2007, pour les documents électroniques, de 1018 en 2004 à 5148 en 2007.

La politique de la MPS pour les abonnements est de diffuser de nouveaux modèles économiques (du paiement par le lecteur au paiement par l’auteur), tels BioMed Central, SCOAP3, EGU Copernicus, PLoS.

L’objectif est d’intensifier la transition vers l’open access.
Jerry Sheehan (Assistant Director for Policy Development, NIH) présente une politique volontariste de dépôt de la version électronique de tous les manuscrits acceptés par les comités de lecture des revues, dès leur acceptation, avec un embargo maximal de 12 mois en raison du copyright. Depuis le 2 mai 2005, cette politique s’applique à tous les chercheurs du NIH et à tous ceux que le NIH subventionne. Il y a plus de 300 revues dans PubMed Central. De mai 2005 à décembre 2006, 4536 articles ont été déposés (3,9 % du total), dont 69% sans embargo, 9% avec un délai de 0 à 9 mois, 22 % avec un délai de 10 à 12 mois. Pour faciliter le processus, vont être mis en place une procédure de NIH Portfolio Submission (avec des sociétés savantes), des négociations avec les éditeurs (Elsevier), un marquage des publications officielles. Le groupe de travail du NIH sur les archives ouvertes recommande que le dépôt devienne obligatoire, qu’il concerne la version finale publiée, que l’on favorise une période d’embargo de 6 mois (avec de la flexibilité). Une loi doit être votée par le Congrès (elle n’a pas été adoptée en 2006). Pourquoi favoriser l’accès public ? Pour constituer une archive centrale des publications de recherche financées par le NIH, pour faciliter l’accès, pour faire avancer la science.
Robert Kiley (Head of E-Strategy, Wellcome Trust) : il s’agit d’améliorer la qualité de la recherche en maximisant l’accès aux résultats de la recherche (même dans les grandes bibliothèques, on n’accède qu’à 10-20% des articles), de faciliter une plus grande intégration entre les publications de recherche et les données de recherche qui leur sont liées, et d’évaluer. Tous les articles relatifs à des recherches subventionnées par le Wellcome Trust sont dans PubMed Central. Soit ils sont publiés dans une revue hybride ou en open access (c’est la voie préférée), soit ils sont publiés ailleurs, mais auto-archivés par l’auteur. Le dépôt de la version finale, en accès libre avec réutilisation des liens autorisés est obligatoire. UKPMC est le miroir de PMC. Un certain nombre d’éditeurs sont conformes à cette option open access (PLoS, BioMed central, Springer, Elsevier, Oxford University Press, Cambridge University Press, BMJPG, Sage, Taylor & Francis). D’autres demandent un embargo de 6 mois (Nature, AAAS, AMS). Des discussions ont lieu avec d’autres. 17 % optent pour l’option open access payant, 75% pour l’auto-archivage, 8% pour les deux. Il est trop tôt pour évaluer une politique mise en place en octobre 2006, même s’il y a des signes encourageants. Le coût total des publications en open access payé est estimé entre 1 et 2 % du budget de recherche du Wellcome Trust (soit 1650 £ x 4000 articles originaux). UKPMC (consortium dirigé par la British Library, l’Université de Manchester et l’Institut européen de Bioinformatique) est l’archive institutionnelle, elle a 8 organismes fondateurs dont le Wellcome Trust, et l’embargo est au maximum de 6 mois. Le Wellcome Trust soutient la pétition signée par 850 institutions et 17500 personnes. Les coûts de publications sont une partie des coûts de recherche.

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I.2 De nouvelles opportunités pour la communauté des chercheurs

Modérateur : Jan Velterop (Directeur de l’Open access, Springer)

Maria Cristina Pedicchio (Professeur d’algèbre, Université de Trieste) rappelle les enjeux sociaux de la diffusion de la science, la Charte européenne de la recherche (qui comprend un § sur la diffusion), le devoir de communiquer les résultats à ses collègues, de coopérer avec les autres disciplines et d’informer le public. Elle évoque le partenariat public/privé, le principe d’accès public aux résultats des recherches financées sur fonds publics, l’aide au développement à travers un accès gratuit, la préservation à long terme, les exigences de responsabilité sociale.
Robert Aymar (Directeur général du CERN) : la physique des hautes énergies est le leader de ce changement. Après les préprints (depuis les années 1950), le web et l’archivage (au début des années 1990), les publications en open access on émergé. La convention du CERN (1953) contient déjà les principes de l’accès ouvert, en raison de la collaboration expérimentale avec des milliers de chercheurs. Le nombre de publications concerné est relativement restreint : 10000 / an (40% CERN, 24% USA, 36 % autres), dans moins de 10 revues, et 5 éditeurs concentrent 95% des articles. Les articles expérimentaux ont de 100 à 1000 co-auteurs (15 % des publications), les articles théoriques représentant les 85% restants. Le modèle des abonnements n’est plus soutenable, et il faut passer du green Open Access (voie verte) au gold Open Access (voie dorée). Le but est un accès ouvert de tous les lecteurs aux publications sans aucune restriction et une publication en open access sans barrières financières pour les auteurs. Le rôle de chaque partenaire est le suivant :

- les organismes de financement de la recherche et les gouvernements doivent intensifier la diffusion de la recherche, alors qu’ils n’incluent pas habituellement les coûts de diffusion dans les coûts de la recherche ;

- les chercheurs sont les acteurs-clé ;

- les éditeurs assurent la garantie des comités de lecture ;

- les bibliothécaires organisent l’accès à la littérature scientifique ;

- le public est celui qui finance au bout du compte.

Le projet SCOAP3 (Sponsoring Consortium for Open Acess Publishing in Particle Physics) a des partenaires potentiels : les financeurs des contrats de recherche, les laboratoires de physique des particules, la communauté des auteurs, les bibliothécaires. Le coût est estimé de 5 à 10 millions d’€/an, qui pourrait être financé par abonnement (16 k€/an x 300 de la part des « LHC institutions » apporteraient 48 M€/an). Le coût de publication (5 à 10 M€) représente 1 à 2 % des dépenses de recherche. Se posent les questions suivantes : qu’en est-il des pays en développement ? doit-on exiger que les auteurs paient pour publier ? Les éditeurs doivent continuer à assurer la qualité des publications, les bibliothécaires doivent rester les conservateurs des archives numériques.
Martin Hofmann (Professeur, Frauhofer SCAI-f Algorithms and Scientific Computing) : les bases de données biomédicales stockent des données, non des connaissances, et ne parviennent pas à représenter une information biomédicale complexe. M. Hofman présente un modèle de texte restructuré, de cartographie des objets texte dans les entrées des bases de données (voir la reconnaissance du nom « protéine »), un réseau fonctionnel de notions interagissant entre elles extraites du texte grâce à un « knowledge layer », un « schéma de savoirs » généré automatiquement. Dans l’avenir, le texte sera largement inter opérable avec les bases de données, et les techniques de text mining, les nouveaux moteurs de recherche généreront automatiquement ces schémas. Ces évolutions doivent être soutenues par les éditeurs.
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Débat sur le marché des publications scientifiques : tendances, défis et opportunités

Modérateur : Astrid Wissemberg (Directrice, ESRC – Economic and Social Research Council)

Nick Fowler (Directeur de la Stratégie d’Elsevier) développe 5 points :

1. l’accès : il s’est développé largement. Les consultations de ScienceDirect sont passées de 14 M en 2001 à 81 M en 2006, les bibliothèques européennes ont accès à 3 à 10 fois plus de revues, la consultation progresse de 40% par an ;

2. la qualité : les comités de lecture la garantissent (500 000 articles soumis, 200 000 experts, 70 000 membres de comités éditoriaux) ;

3. la préservation : Elsevier dépose à la Bibliothèque Royale des Pays-Bas (KB), est engagé dans Portico, ScienceDirect contient 7 M d’articles dont le Lancet depuis 1826 ;

4. l’efficience : les chercheurs lisent 25 % d’articles en plus dans 2 fois plus de revues ;

5. le rapport coût-efficacité : l’augmentation est limitée à 5,5 % (avec 3% d’inflation, de 3 à 4 % d’articles publiés en plus). Parallèlement, les coûts d’investissements dans l’édition électronique chez Elsevier sont d’environ 300 M€ depuis 1998 : 10 M€ dans les comités de lecture, 15 M€ dans la préparation des 250000 articles acceptés, 250 M€ dans les plateformes (ScienceDirect, Scirus, Scopus), 30 M€ dans la numérisation des archives.

Elsevier a une politique d’archives ouvertes avec les auteurs qui le souhaitent, le NIH, le Wellcome Trust, la British Heart Fondation...

N. Fowler demande jusqu’à quel point ces innovations sont soutenables ? Quel est leur impact sur les 5 points évoqués ? Le temps de vie des articles varie : il est de 1 an pour 35 % à 68 % des publications selon les disciplines, et 90 % des publications sont consultées sur une durée de 5 à 10 ans. La même taille ne convient pas à tous (one size does not fit for all).

Aujourd’hui, les articles payés par l’auteur sont inférieurs à 1 %, ceux sponsorisés également, ceux avec embargo atteignent 7 %, et les archives ouvertes représentent 5 à 6% ; le tout ne dépasse pas 14 à 15%. Après plusieurs années, le niveau d’intérêt des chercheurs est très bas, et la qualité n’est pas garantie car la version finale déposée n’est pas la version publiée. Au Royaume-Uni, 17 M£ ont été dépensés pour construire des archives institutionnelles, mais on ignore quel sera le coût de maintenance de ces archives.
Mathias Dewatripont (Professeur d’économie, Université libre de Bruxelles) rappelle le rapport réalisé par l’Université libre de Bruxelles et l’Université Toulouse I pour l’Union Européenne. La différence de prix entre les éditeurs sans but lucratif (NFP) et commerciaux (FP) est d’un coefficient 2,7 à 3. Les revues NFP sont plus citées. Les FP recrutent des managers très cher payés qui ont pour mission de maximiser la valeur des actions. Sommes-nous dans un marché compétitif ? Les big deals empêchent les nouveaux éditeurs d’entrer dans ce marché, ils manquent de flexibilité en imposant des durées de contrat de 3 à 5 ans, les augmentations de prix sont supérieures à l’inflation ou à l’évolution des budgets des bibliothèques. Ces grandes différences de prix sont en relation avec les parts de marché, les fusions augmentent la concentration. Il faut mieux gérer les big deals. Parallèlement, les éditeurs adressent un avertissement : les bibliothèques classent la disponibilité dans les archives ouvertes loin derrière les besoins des usagers et le prix dans les critères de désabonnement ; les petits éditeurs seraient les premiers à souffrir d’une politique d’archives ouvertes. Les recommandations émises dans le rapport concernant les barrières à l’entrée de nouveaux éditeurs, la vente par lot de revues et la concentration sont cruciales. Il faut disposer d’une information pertinente sur les prix pratiqués, la transparence est nécessaire.
Matthew Cockerill (Editeur, BioMed Central) : la publication en open access, ça marche ! L’édition commerciale en open access date de 2000, il y a plus de 160 revues dans BioMedCentral, plus de 22000 articles validés par un comité de lecture. Les coûts sont couverts par l’Article Processing Charge (APC - forfait de traitement de l’article) d’environ 1000 € par article (cela varie selon les revues), et les institutions se voient consentir des remises. On peut évaluer l’open acces :

1. en quantité : 40 articles soumis en juillet 2000, 4000 en juillet 2006 ;

2. en qualité : ces revues ont un impact élevé ;

3 en coût : l’APC est d’environ 1000 €, le revenu par article après remises est de 800 € ; par rapport aux dépenses d’abonnement, le financement de l’open access est encore peu élevé.

Les revues en open access ont un comité de lecture, c’est une solution à long terme, l’archivage fonctionne bien. L’accès ouvert va transformer la science, et ne coûte que 1 à 2 % des dépenses de recherche. Le Wellcome Trust et le CERN sont de bons modèles. Il faut rendre obligatoire le dépôt, exprimer clairement une préférence pour l’open access, et le financer.
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Atelier sur les modèles économiques des publications scientifiques : stratégies d’accès et de diffusion
Robert Campbell (Président de Blackwell Publishing) : les approches actuelles de l’open access sont-elles soutenables ? Payer pour publier peut conduire à un abaissement des normes, cela peut empêcher certains de publier. A part dans le cas du Wellcome Trust, le financement est incertain, 14 éditeurs seulement offrent cette option dans un modèle « hybride ». Certes, les contribuables ont le droit d’accéder aux résultats de la recherche.

Un embargo de 6 mois est-il soutenable ? Les bibliothèques estiment que l’open access est un facteur important pour les décisions de désabonnement, mais préfèrent largement un contenu validé par un comité de lecture.

Par ailleurs, il y a des différences entre la version finale et la version publiée, entre la version de l’auteur et celle de l’éditeur. Une étude sur 23 revues et 189 articles a constaté dans 20 % des changements mineurs, et dans 1 % des changements importants. Les différences peuvent porter sur le contenu, la grammaire, très souvent sur l’absence des références, parfois dans l’oubli de données...

En conclusion, ce modèle n’est pas soutenable...
Susan Hezlet (Editeur, London Mathematic Society - LMS) formule une évidence pour les mathématiciens : les chercheurs et les bibliothèques veulent la même chose. Ce que tout le monde veut, c’est élaborer un modèle qui soit soutenable au moins 100 ans. Une enquête auprès de 1164 auteurs de la LMS (54 % en Europe dont 16 % au Royaume-Uni, 26 % en Amérique, 22 % dans le reste du monde) sur leur usage du web et les citations a montré qu’ils jugent peu importante l’influence de l’organisme financeur, moyennement importants le délai de publication, le facteur d’impact et l’affiliation à une société, très importante la réputation d’une revue. En mathématiques, la durée de vie des articles est supérieure à 70 ans, il y a un faible nombre de téléchargements par article sur un temps long, les articles archivés sont lus moins fréquemment. Concernant les citations, 50 % seulement portent sur des publications de moins de 10 ans. Les articles publiés par la LMS sont librement disponibles pendant les 6 premiers mois, on trouve sur le site des archives complètes numérisées remontant à 1865, et le prix de la revue reflète le nombre total d’articles et de pages disponibles. La LMS offre une option de pay per view à faible coût. Ce modèle est fait par et pour les mathématiciens, afin de garantir une diffusion de haute qualité. Il n’y a pas de modèle unique. En conclusion : conserver les archives et soutenir des revues de haute qualité et bien éditées, les mathématiciens veulent l’un et l’autre.
Guillaume Dervieux (Directeur d’Armand Colin) évoque les effets collatéraux sévères sur les éditeurs de sciences humaines et sociales (SHS). Les revues françaises de SHS, ce sont 300 éditeurs, un CA de 7,5M€, 2 leaders pèsent 40%, 5 moyens 45 %. 40 % des éditeurs publient à perte, 50 % atteignent juste l’équilibre. Les prix sont sous-évalués (75 € pour 50 % des titres), le nombre d’abonnements est faible (moins de 300). Ces revues reçoivent globalement 800 à 900 K€ d’aide du Centre National du Livre. G. Dervieux plaide pour une durée d’embargo spécifique aux SHS, d’au moins 3 ans (et espère que Persée va respecter ce délai). Il plaide pour un consortium des petits et moyens éditeurs européens. C’est leur survie qui est en jeu.
Kaat Van Wonterghem (Coordinatrice, Conseil des Bibliothèques de Recherche de Flandres) expose le point de vue des bibliothèques de recherche. On a actuellement le choix entre le Big deal, les revues en open access et les archives institutionnelles.

Le big deal manque de flexibilité : il est fondé sur le CA papier historique et a des effets de verrouillage, le e-only est bloqué en raison de la TVA (qui est de 6% pour le papier et 21% pour l’électronique en Belgique), les accords sont conclus pour plusieurs années, il y a de plus en plus de désabonnements hors big deal alors que le nombre de revues n’a pas diminué, les prix ne baissent pas, et les lecteurs paient.

Dans les revues en open access, les auteurs paient, mais il faut une masse critique. Le DOAJ est à la recherche d’un soutien financier des bibliothèques et des consortiums de bibliothèques.

Les archives institutionnelles posent le problème du coût de leur maintenance.

Il faut de la flexibilité, du choix : le chercheur en tant que lecteur participe au coût des abonnements ; en tant qu’auteur, il choisit son éditeur, et l’institution finance deux fois ce système, qui est plutôt statique et n’est pas adapté aux besoins. Faut-il passer d’un système où la bibliothèque paie à un système où l’auteur paie ? Les revues ne vont-elles pas évoluer vers un système d’articles groupés et diffusés via un corpus en open access et un réseau mondial d’archives ouvertes ? Pour cela, il faudrait instaurer un système cohérent et valide d’évaluation des articles.

Il faut redonner le choix aux bibliothèques, aux auteurs, aux institutions de recherche, il faut une stratégie claire et transparente de fixation des prix et une obligation de dépôt des articles dans les archives institutionnelles.
Mick Archer (Virtual library portfolio manager, Astra Zeneca) a un public de 12000 chercheurs en Suède, au Royaume-Uni, aux USA et en Inde. Son budget est de 3,4 M$ en 2005. Il passe des contrats de licence pour une utilisation globale (lecture, recherche, information médicale, dépôt de brevet) à l’exclusion de la diffusion commerciale et la réimpression. Il y a plusieurs modèles pour ces licences globales : la valeur des abonnements papier ; l’usage (ce n’est pas un bon indicateur de la valeur) ; le coût par téléchargement ; la fourniture de documents (cela convient moins aux usagers). Le modèle du paiement par l’auteur dans l’open access est un modèle plus facile à comprendre. Mais les abonnements vont-ils diminuer ? La validation par un comité de lecture va-t-elle diminuer ? Les entreprises vont-elles bénéficier de façon déloyale de ce modèle ? Les grandes entreprises pharmaceutiques vont-elles contrôler ce qui sera publié ?
Paul Ayris (Network of Universities from the Capitals of Europe – UNICA): les chercheurs veulent en tant qu’auteurs de la visibilité et des moyens, en tant que lecteurs un accès, une fourniture transparente 24/7 et une fourniture électronique largement diffusée. La diffusion des résultats dans les universités et parmi les citoyens, et UNICA soutient la pétition en faveur des archives ouvertes.
Graham Cameron (European Bioinformatics Institute représentant EIROforum) : EIROforum regroupe 7 organismes européens (CERN, EFDA, EMBL, ESA, ESO, ESRF, ILL). Dans toutes les disciplines il y a de la sympathie pour l’open access, on préfère payer pour publier plutôt que pour payer des abonnements, et les économies réalisées sur les abonnements dans les bibliothèques pourront aller à la recherche. Le partage des données est un devoir, mais on note des différences selon les disciplines : les disciplines qui reposent sur de grands dispositifs expérimentaux peuvent tirer un grand avantage des archives institutionnelles, les disciplines qui ont des communautés dispersées ont besoin de centres pour agréger les données (cf. les sciences de la vie). Les coûts de publication seront à l’avenir dans les budgets de recherche. Il faut en convaincre les organismes de financement et les politiques.
Michael Nentwich (ÖAW – Académie autrichienne des sciences) : En tant que lecteurs, les chercheurs veulent avoir accès, non pas à des revues imprimées ou à des livres, mais aussi vite que possible à des documents fiables, authentiques, qui peuvent être cités grâce à une adresse constante, quelle que soit leur « qualité », et pouvoir filtrer eux-mêmes ; il ne veulent pas d’un pay per view car le remboursement par l’institution est trop complexe. En tant qu’auteurs, ils veulent être publiés rapidement, être visibles, avoir un retour d’information, ils ne veulent pas de droits d’auteur, mais être financés pour publier. Le modèle actuel est trop cher et limite l’accès. L’auto-archivage est compatible avec les éditeurs comme avec d’autres solutions. Le compromis serait : une publication e-only, un droit d’auteur raisonnable et pas de paiement pour lire. Les éditeurs sont pour le système actuel, les chercheurs peuvent s’en passer. Ce qui manquerait, ce serait le soutien pour organiser le contrôle de la qualité, la mise en forme des articles, la publicité, les services supplémentaires (des recherches spéciales), l’archivage (qui revient aux bibliothèques). La recherche dépend étroitement de l’accès à d’autres recherches. Le nouveau système coûterait moins cher (pas de profits). La communication académique formelle peut fonctionner sans les éditeurs commerciaux.
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Rapports
Arnoud de Kemp (Co-fondateur de digilibri & organisateur d’APE 2007) introduit cette session en rappelant que les gens veulent de la transparence sur les coûts de publication, et que la problématique semble être de vivre séparément ensemble...
Dieter Imboden (Vice-Président d’EuroHORCS – European Heads of Research Councils) La politique des institutions de financement de la recherche : le but, c’est des résultats publiés rapidement, visibles, facilement accessibles et validés par les pairs. L’accès ouvert devrait être la norme. Mais nous avons affaire à des gens plutôt conservateurs, tant parmi les éditeurs que les chercheurs. 3 questions se posent : 1) quel est le coût total de publication ? Il faut prendre en compte les coûts cachés ou indirects, mais aussi les coûts de préservation ; 2) la préservation à long terme : le support est-il stable ? 3) les petites disciplines : quelles solutions pour ces niches ? En conclusion, ce n’est pas l’affaire prioritaire de ces institutions de promouvoir cela, mais cela leur convient et elles sont prêtes à financer.
Jan Velterop (Directeur de l’Open access, Springer) – De nouvelles opportunités pour la communauté des chercheurs : il évoque deux faits : l’impact de l’Internet, la complexité croissante du paysage scientifique. Nous avons la responsabilité de communiquer aux autres chercheurs, mais aussi au public dans son ensemble. L’information scientifique est mieux faite si elle est faite par les scientifiques. Les archives institutionnelles posent la question de leur permanence : que deviennent les données quand un chercheur quitte l’institution ? Le CERN offre un modèle d’open access. Nous avons aussi besoin d’utiliser l’information de différentes façons, ce qui pose des questions de sémantique...
Astrid Wissemberg (Directrice, ESRC – Economic and Social Research Council) : Tendances, défis et opportunités du marché des publications scientifiques – Les enjeux sont la qualité et l’innovation. Parallèlement à l’investissement des éditeurs dans l’édition électronique, le modèle open access fonctionne, mais il faut se soucier de sa soutenabilité et des coûts réels. Les stratégies d’offre de big deals sans flexibilité sont mises en rapport avec les profits des actionnaires. Mais on ne sait pas ce que coûterait un système différent ou nouveau.
Graham Taylor (Directeur des Editions d’Enseignement, académiques et professionnelles, Publishers Association, Fédération des Editeurs Européens) – Modèles économiques des publications scientifiques : stratégies d’accès et de diffusion : Ce que nous avons en commun : une grande incertitude sur le fait de savoir qui financera ; une solution unique ne marchera pas ; la prolifération des versions demande des normes d’assurance qualité ; il faut de la flexibilité et la possibilité de faire des choix.

Les financeurs veulent payer pour un open access complet.

Les utilisateurs croient dans l’open access, mais cela demande des investissements. Le green Open Access est complémentaires de l’auto archivage et de la publication formelle.

Pour les éditeurs, le droit à l’open access s’arrête au pré-print, le green open access provoque de l’instabilité, il  faut s’attendre à une tempête qui coulera certains éditeurs si la période d’embargo est trop courte.
Elizabeth Lyon (Directrice de UK Office for Library Networking – UKOLN)

- E-infrastructure et préservation à long terme : Il faut développer une stratégie globale (pas seulement européenne) aux niveaux politique, technique, organisationnel et managérial, prendre en compte les coûts de conservation dans les budgets de fonctionnement. Les éditeurs doivent être plus axés sur le service et plus réactifs aux changements, les chercheurs doivent être reconnus dans les données qu’ils produisent, et ces données n’ont pas de sens sans moyen de traitement et sans logiciel. Il faut partager et préserver le service comme le contenu. Actuellement, nous n’avons pas de méthodes formellement établies pour certifier les archives, et il faut y travailler ; il nous faut un cadre et une procédure d’assurance qualité, pour paramétrer la qualité du contenu. Les données à préserver sont de l’information et de la connaissance, pas uniquement des octets.
Peter Burnhill (Directeur de l’Edinburgh University Data Library) – Les publications scientifiques, assurance qualité et excellence de la recherche : il y a des différences selon les disciplines, selon que l’on communique à ses pairs ou à un public plus large. Les bibliothèques ont une importance croissante, un rôle-clé dans l’open access. L’impact factor est beaucoup trop monopolistique. Il faut mettre l’accent sur : 1. la communication formelle sur l’Internet ; 2. les coûts cachés (les referees, ...) ; 3. le public visé par l’éditeur (les chercheurs ? un large public ?)
John Wilbanks (Directeur exécutif, Science Commons) – Droit d’auteur et DRM : le droit d’auteur est déséquilibré, il y a moins de droits pour le public. Il faut considérer l’usage raisonnable, l’usage pour la recherche, mais aussi les transformations de format et la préservation. Le désir de diffuser les exemplaires doit être mis en rapport avec le besoin de trouver un exemplaire fiable. Les éditeurs jugent les DRM indispensables pour prévenir la copie illégale. Il nous faut une politique dont les principes soient les suivants : flexibilité aux nouvelles technologies, facilité d’implémentation, clarté pour les non juristes, respect du droit d’auteur. Voir les sites :

creativecommons.org

scientificcommons.org

A l’avenir, les mots prendront de plus en plus d’importance dans les articles.

J. Wilbanks évoque un groupe de travail sur le coût global de l’information.


Table ronde sur les choix politiques pour le système de publication scientifique dans le FP7 et dans l’Espace Européen de la Recherche

Modérateur : H. Soboll (EURAB – European Research Advisory Board) demande aux intervenants de répondre aux questions suivantes :

1. Quels sont les modèles économiques alternatifs ou modifiés ? Quel est le rôle des éditeurs ?

2. Comment l’Europe devrait-elle promouvoir la préservation de l’électronique ?

3. Comment maintenir la qualité à l’ère numérique ?

4. Quel est l’avenir du droit de la propriété intellectuelle à l’ère numérique ?

5. Quels choix politiques proposer pour le 7e PRCD et l’Espace européen de la recherche ?
Sijbolt J. Noorda (European University Association – EUA) : 1) Il faut développer la prise de conscience des universités, de façon à assurer l’impact de la recherche dans la communauté scientifique et à réduite les coûts ; la majorité n’en est pas consciente, il faut voir dans quel sens nous allons ; 2) Il n’y a pas de mur contre les entreprises commerciales, mais nous allons vers un nouvel équilibre avec un accès aussi ouvert que possible, vers la transparence, la coopération, et nous aimerions que les éditeurs aient la même attitude ; 3) l’open access n’est pas un une évidence, mais un drapeau, une direction. Pensons à Darwin, les plus forts ne sont pas les plus adaptables.
Michael Mabe (International Association of Scientific, Technical and Medical Publishers) : l’IASTM réunit plusieurs centaines d’éditeurs (dont des presses universitaires) qui publient 55 % des revues. On compte 2000 éditeurs dans le monde, 1 million d’auteurs, 10 millions de lecteurs. Il y a plusieurs modèles, les éditeurs sont agnostiques, ils desservent les besoins de la communauté des chercheurs. Pour eux, la préservation du numérique revient aux bibliothèques nationales. La qualité est complexe. Le droit d’auteur garantit l’intégrité et protège du plagiat. L’IASTM est pour des choix ayant fait l’objet d’un test, implémentables et réversibles, bref lancer quelques programmes et expérimenter.
Alex Williamson (Directeur de publication, British Medical Journal, président des l’ALPSP) : Le BMJ a été jusqu’en 2004 librement accessible sur le web, ce qui a entraîné des suppressions d’abonnements papier. Pour survivre, nous avons fermé ce service en laissant les articles originaux librement disponibles. Le BMJ n’est pas purement une revue de recherche, il est destiné aussi aux praticiens. La même taille ne convient pas à tout le monde. L’accès en ligne dès parution ne s’accorde pas avec le modèle d’abonnement à la revue. Il faut d’abord expérimenter pour voir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, contrôler l’évolution, et faire des choix réversibles.
Richard Boulderstone (Directeur des services électroniques, British Library) : il faut partager l’information, être attentif à son cycle de vie, à la validation par les pairs. Il faut se préoccuper des coûts de préservation à long terme, adopter des modèles économiques soutenables pour les utilisateurs. L’open access ne se substitue pas complètement aux abonnements, les coûts des deux augmentent. Il faut travailler avec les acteurs majeurs parmi les éditeurs commerciaux. La British Library a un projet d’e-preservation, et développe des techniques. Sur le droit d’auteur, il faut en discuter rapidement. Dans le 7e PCRD, il y a une équipe de projet sur la préservation.
Norbert Kroo (Vice-Président de l’Académie hongroise des sciences, membre d’EURAB et d’ERC) : mentionne le rapport ERA and scientific publishing (EURAB 06.049) et plaide pour une implémentation par phase de l’open access, incite les chercheurs européens à publier en Europe plutôt qu’aux USA.
Martin Blume (Rédacteur en chef, The American Physical Society) : la physique a largemenr recouru aux archives électroniques. L’APS a donné aux auteurs le droit à une auto-archive disponible partout en pdf. Avec l’accès libre, l’APS a pris un grand risque, pas celui du profit mais celui des pertes. Tous les referees sont payés. 1) Il faut assurer la transition : il y a 2 revues sur 9 qui sont financées par les sponsors des laboratoires de recherche – le coût de la transition pour de grandes revues est de 3,5M$. Le coût de publication d’un article est de 2000$, et il y a plus de refus de publication que d’acceptations. Le risque pris vis-à-vis des abonnements est énorme ; 2) la soutenabilité : tout modèle doit rentrer dans ses frais ; 3) la réversibilité : maintenir une archive, c’est la responsabilité des bibliothèques.
Ove Poulsen (Président de l’Engineering College d’Aarhus) : Qu’est-ce qu’un modèle économique juste ? Voilà une fausse question posée qui n’est posée qu’aux chercheurs. La communauté scientifique n’est pas préparée à répondre à certaines attentes. Les chercheurs européens publient pour ¼ en Europe, le reste aux USA. On se soucie de la publication bien plus que de la diffusion. Il faut aller vers une économie de la connaissance, et il faut un modèle économique qui réponde aux besoins de la communauté.
Steven Harnad (Department of Electronics and Computer Science, University of Southampton) : 1) distingue les problèmes d’accessibilité des revues de ceux d’accessibilité de la recherche ; 2) l’open access ce n’est pas le gold open access (celui des éditeurs) ; 3) le green OA, l’auto-archivage, doit être obligatoire, et doit précéder le gold open access. L’open access, c’est 2,5 M articles par an dans 24000 revues à comité de lecture. L’impact des citations des publications en open access est supérieur à celui des autres publications. La recommandation A1 du rapport sur les publications scientifiques doit être adoptée.

*****
Discours de clôture

Viviane Reding (Commissaire européen à la Société de l’Information et aux Médias) : L’impact de la connaissance sur l’économie et la qualité de la vie est de plus en plus important. La société de l’information entraîne le progrès scientifique, qui entraîne à son tour celui de l’économie et du niveau de vie. Nous sommes à l’ère numérique. Améliorer l’accès est la clé de la société de l’information et des médias. Il faut : 1) mettre sur pied un espace numérique commun ; 2) développer la recherche ; 3) promouvoir une société de l’information et des médias qui soit intégrative. D’après une étude de la British Library, en 2020, 90% des articles seront accessibles uniquement en ligne. Que faire pour une diffusion large et rapide ? Pour des normes de haute qualité ? Il y a des modèles alternatifs, basés sur le financement de la recherche pour la diffusion, qui augmentent l’utilisation et l’impact. La question-clé est de savoir comment combiner une diffusion large et rapide avec une juste rémunération, et comment déterminer la période d’embargo qui reste en débat. V. Reding va contribuer personnellement à ce débat avec les chercheurs et les éditeurs. A côté des revues scientifiques, il faut aussi mieux utiliser les données de recherche, les techniques informatiques, l’utilisation et la ré-utilisation des données scientifiques, bref un continuum de l’espace de l’information scientifique des données aux publications. L’E-infrastructure progresse avec un programme avancé liant les communautés de l’UE (le réseau GEANT). La préservation est hautement instable, il faut activement préserver les documents numériques. Le cadre de l’initiative de la bibliothèque numérique est la Recommandation de 2006, qui dresse une stratégie nationale claire pour préserver l’information numérique. Qui décide ce qu’il faut préserver ? Qui paie pour cela ? Les législations sur le dépôt légal ont été mises à jour, mais il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas un fossé dans notre mémoire numérique. Les situations ne sont pas homogènes, et une discussion va commencer avec les ministres de l’UE. La communication diffusée à cette conférence est une bonne introduction à ces discussions, pour aller vers une approche commune à l’UE. La Commission, les décideurs politiques, les principaux financeurs de la recherche scientifique, les autres parties prenantes vont être impliqués dans ces discussions. Les programmes communautaires prévoient un budget de 50 M€ pour les infrastructures (en particulier les archives institutionnelles) en 2007-2008 ; 25 M€ pour la préservation numérique et les outils collaboratifs en 2007-2008 ; 10 M€ pour l’accès et l’utilisation de l’information scientifique à travers le programme eContentplus. Les résultats de la recherche financée sur fonds publics doivent être accessibles après une période d’embargo acceptable. Les coûts de publications payés par les auteurs sont éligibles dans les contrats de recherche européens. Il faut partager les données. Un groupe de haut niveau sur les bibliothèques numériques va être mis en place.





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