Littérature québécoise








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Paul Verchères

Le mortel micro



BeQ

Paul Verchères

Les aventures extraordinaires de

Guy Verchères # HS-021

Le mortel micro
L’Arsène Lupin canadien-français

La Bibliothèque électronique du Québec

Collection Littérature québécoise

Volume 558 : version 1.0

Le mortel micro
Collection Guy Verchères

gracieuseté de Jean Layette

http ://www.editions-police-journal.besaba.com/

Première partie



I



Rideau !


Aquin Lemont s’essuya le front, regarda l’horloge électrique sur le mur.

– Stand-by, une minute, dit-il à ceux qui se pressaient autour de lui.

À travers une fenêtre découpée dans le mur, l’opérateur fit un grand geste.

– Stand-by, répéta Lemont.

Les artistes s’étaient pris un air indifférent.

L’air que se prennent ceux qui ne veulent pas que paraisse un autre air.

Tous les occupants du studio étaient des artistes de carrière.

Tous faisaient de la radio depuis au moins dix ans.

Et pourtant, cette minute précédant l’émission, ce dernier répit avant la mise en opération de l’implacable micro, signifiait une minute de formidable tension nerveuse.

Une lumière clignota dans une boîte vitrée de rouge, aménagée dans le mur.

Le haut-parleur dans un coin grignota un peu. On entendit un annonceur respirer, puis sa voix :

– Ici, Radio-National... CAGX, Montréal.

La lumière clignota une autre fois, s’éteignit, l’opérateur fit un autre grand geste, la lumière s’alluma de nouveau, et Aquin Lemont annonça :

– La parade Métropolitaine... pour vous plaire, pour vous amuser, pour vous renseigner, pour vous divertir !

Un petit orchestre abattit quelques accords, et l’émission prit son élan...

Une demi-heure plus tard, l’émission était terminée, et les protagonistes sortaient en hâte vers l’antichambre, désireux de fumer une cigarette longtemps attendue.

Un groupe d’auditeurs était venu assister à l’émission, qu’ils pouvaient voir à travers une fenêtre dans le mur à cette intention.

Les artistes se mêlèrent au groupe, et bientôt ce fut la confusion.

On demandait des autographes.

On en signait.

Les artistes s’inclinaient devant cet appel à leur popularité.

Aquin Lemont, le premier, devait signer, signer, sourire, signer...

Quelqu’un entra dans l’antichambre.

Fit signe à Lemont.

Il se hâta d’y aller.

C’était le directeur des programmes, un important, à qui on parlait avec respect.

Il parla un instant à Lemont à voix basse.

Lemont pâlit.

– Mort ? murmura-t-il, mais... comment... qu’est-ce qui se passe ?...

Flaubert, le directeur de programme affirma énergiquement.

– Tiré d’une balle, dans le studio F. Il était seul, il répétait ses chansons pour demain,

– On a entendu le coup de feu ?

– Par pur hasard. On s’était amusé, au grand panneau de contrôle, à ouvrir le micro de ce studio. On savait que Pothier y répétait, et on voulait l’entendre.

– Alors le coup de feu fut clairement entendu ?

– Vous pouvez imaginer avec quelle force il a ébranlé le micro ! On m’a averti, j’ai couru au studio, avec Mangini, le chef d’orchestre, et on a trouvé Pothier mort...

– Quand cela s’est-il passé ?

– Il y a une demi-heure. Juste au moment où Franchè-re donnait l’identification dans le studio voisin...

– C’est une causerie qu’il y avait là, n’est-ce pas ?

– Oui, mais elle était enregistrée, et Franchère opérait les tables tournantes.

– Mais le contrôle entre les deux studios, il n’y avait personne ?

– Non, on contrôlait du central, parce que l’opérateur était allé souper.

– Donc Pothier était seul dans le studio, et Franchère était seul dans le studio voisin ?

– Oui.

– Personne d’autres sur l’étage...

– Non.

– Et Pothier qui... enfin Franchère qui avait ses raisons de ne pas aimer Pothier... Drôle de situation...

– Oui, mais vous oubliez que Pothier a été tué d’un coup de feu, au moment même où Franchère donnait son identification... Le coup de feu eut lieu juste durant cette seconde exacte...

Lemont baissa la tête, songeur...

– Franchère est donc éliminé... Seul un expert pourrait débrouiller ce méli-mélo...

– Selon moi, ce sera un crime difficile à résoudre...

– Vous avez appelé la police ?

Lemont, comme chef-annonceur, avait des responsabilités qu’il devait endosser...

– Oui, j’ai téléphoné, ils sont en haut...

– Alors moi, dit Lemont, je vais me charger de téléphoner à quelqu’un d’autre...

– Qui donc ?

– Un expert, un vrai, un qui va débrouiller ce crime-là en un rien de temps...

– Son nom ?

– Guy Verchères !

II



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