La fin du vingtième siècle et le début du vingt et unième siècle sont marqués par des progrès scientifiques très développés. IL ne faut pas en douter, car notre








télécharger 95.46 Kb.
titreLa fin du vingtième siècle et le début du vingt et unième siècle sont marqués par des progrès scientifiques très développés. IL ne faut pas en douter, car notre
date de publication16.12.2016
taille95.46 Kb.
typeDocumentos
p.21-bal.com > loi > Documentos

Philosophie


INTRODUCTION

La fin du vingtième siècle et le début du vingt et unième siècle sont marqués par des progrès scientifiques très développés. Il ne faut pas en douter, car notre vécu quotidien nous le prouve à suffisance. Il y a une nouvelle découverte scientifique tous les jours. Ce siècle récent a été, comme le disent certains penseurs, un siècle de progrès. Ainsi la connaissance scientifique et l’existence humaine trouve leur conception plus défini et débattu par Gaston Bachelard et Jean Paul Sartre.

PROBLEMATIQUE

La description scientifique de la nature est aujourd'hui très éloignée de sa conception commune et quotidienne. Ainsi la description qu'a donnée Nicolas Copernic de l'univers n'a pas modifié notre langage courant pour lequel le soleil "se lève" et "se couche", conformément à notre expérience empirique. De même, la théorie de la relativité d'Einstein pose que l'écoulement du temps n'est pas partout uniforme.

Cette description empêche de reconnaître une réalité physique à la notion de simultanéité. Pourtant, personne au quotidien ne douterait que l'expression "réglons nos montres" soit pleinement légitime. Faut-il reprocher à la science de se perdre dans une abstraction aveugle à l'expérience concrète ? Faut-il réamorcer les défiances des empiristes contre un rationalisme pas trop cartésien ? La science peut- elle sans dommages s'éloigner de l'expérience empirique immédiate et manipuler des objets de plus en plus abstraits, de moins en moins descriptibles par des concepts autres que mathématiques ? C'est ce constat d'un divorce entre les concepts du physicien et les conceptions communes tirées de l'expérience empirique immédiate, dont Bachelard veut tirer les fruits. Notre objectif est de montrer justement, à la suite de Gaston Bachelard, comment se réalise le rationnel dans l'expérience physique à l'ère du nouvel esprit scientifique.

  1. DECRIPTION DU PROCESSUS D’ELABORATION DE LA CONNAISSANCE SCIENTIFIQUE.



  1. PRESENTION DE GASTON BACHELARD

  1. Qui est Gaston BACHELARD ? 

Gaston BACHELARD Philosophe français, Gaston Bachelard naît le 27 juin 1884, en Champagne, à Bar-sur-Aube. Il passe son enfance dans la province la plus rustique où l'homme n'a pas perdu le contact avec les éléments premiers. Nanti de son baccalauréat, il entre dans l'administration des Postes (1903- 1913). En disponibilité pour raison d'études dès 1913, il prépare le concours d'élèves ingénieur des Télégraphes et achève parallèlement sa licence de mathématiques. La guerre de 1914-1918 brise son destin. En 1919, il renonce à son ambition d'ingénieur et entre dans l'enseignement secondaire. Il est professeur de sciences au collège de Bar-sur-Aube de 1919 à 1930. A 35 ans, il engage de nouvelles études. Agrégé de philosophie en 1922, il obtient de demeurer à Bar-sur-Aube, à la fois professeur de sciences et de philosophie. En 1928 paraissent les deux thèses, soutenues en 1927, Essai sur la connaissance approchée et Etude sur l'évolution d'un problème de physique, la propagation thermique dans les solides.

  1. Quelques œuvres écrite de Gaston BACHELARD

La Faculté des Lettres de Dijon l'appelle en 1930, puis la Sorbonne en 1940 (où il restera jusqu'en 1954).Il publie en 1934 Le Nouvel Esprit scientifique, en 1938 La formation de l'Esprit scientifique, en 1940 La Philosophie du non, en 1942 L'eau et les rêvesLa terre et les rêveries du repos en 1946La terre et les rêveries de la volonté en 1948. Il entre à l'Académie des sciences morales et politiques en 1955 et obtient le Grand Prix National des Lettres en 1961, année où il publie La flamme d'une chandelle. Il meurt à Paris le 16 octobre 1962.

  1. Proposition de piste par Bachelard pour l'élaboration de la science

Gaston Bachelard nous propose des pistes de réflexion sur la manière de procéder à l'élaboration de la science, et d'après un esprit qui se veut « scientifique ». Sa réflexion entend apporter un correctif qu'il juge important pour le progrès scientifique lui même, au sens englobant du terme. Et c'est cela qui lui permet de parler de « nouvel esprit scientifique ».

  1. PROCESSUS D’ELABORATION DE LA CONNAISSANCE SCIENTIFIQUE.

Parlant de science, G. Bachelard en perçoit, mieux qu'un savoir figé, un ensemble de recherches soucieuses d'objectivité, un réalisme reconstruit, un rationalisme appliqué.

  1. Esprit Scientifique

Le concept « Esprit scientifique » est né du souci de rendre l'homme plus rationnel dans le domaine scientifique. Bachelard remonte au stade vulgaire de la connaissance pour situer les moments déterminants des insuffisances épistémologiques. Pour lui, la révolution scientifique qui a fait l'objet de préoccupation au dix-neuvième siècle a fait que l'esprit scientifique se démarque de la connaissance du commun des mortels, c'est-à-dire de la « Doxa », en imposant le concept de science, comme savoir raisonner ou connaissance méthodiquement fondée, Epistémè.5

A ce niveau, l'effort des philosophes est louable : ils ont cherché à sauver l'homme de la récalcitrante, surtout de la doxa. Ils ont posé l'esprit comme celui qui se veut non habituel, étant donné que les habitudes, c'est-à-dire les actes inquisitoires, en constituent un frein6.

Par « l'esprit scientifique », on entend esprit critique, esprit qui se rapporte (qui se réfère à) et qui, dans une discipline scientifique de n'importe quelle obédience, a rompu ou doit chercher à rompre avec toute tendance subjectiviste et/ou sentimentaliste, en fonction d'une tendance ascétique, entendu comme possibilité pour tout homme d'être austère devant une expérience scientifique tout en mettant de côté tout préjugé7.

L'homme de science doit être un ascète de la rationalité, car l'esprit scientifique comme esprit rationaliste selon Bachelard « ...est la réalisation du rationnel dans l'expérience physique... » . C'est un esprit qui exige de l'homme un effort pour éloigner de la pensée l'influence du sentiment et de l'arbitraire de la volonté. Selon l'auteur, l'esprit scientifique doit dépasser les phyllies, il doit au préalable adopter l'attitude « critique » et créative en tant qu'il est nourri d'un souci d'accroissement de la clarté et non d'une répétition permanente des acquis non rectifiés. C'est ce qui fait dire à Federigo que: «la physique au lieu d'offrir une vérification plus précise de la mécanique classique conduit plutôt à en corriger les principes»9. La science est donc d'abord un esprit à adopter; car au-delà de tout savoir acquis l'esprit humain doit pouvoir élaborer des lois ou une théorie ; ainsi conduit, l'esprit humain critiquée celui-ci a le pouvoir de récupérer une théorie ; dûment critiquée10.

Certes, ce qui caractérise l'esprit scientifique dans l'optique bachelardienne, c'est la complémentarité de la critique et de la rectification. Ainsi, pour parvenir à l'esprit scientifique, il est indispensable d'éliminer, de la connaissance, les projections psychologiques, spontanées ou inconscientes. Dès lors, la véritable psychologie de l'esprit scientifique sera bien près d'être une psychologie normative, une pédagogie en rupture avec la connaissance usuelle.

D'après Bachelard, dans la formation individuelle, un esprit scientifique passerait nécessairement par les trois états suivants, beaucoup plus précis et particuliers que les formes contiennent :

  • L'état concret où l'esprit s'amuse des premières images du phénomène et s'appuie sur une littérature philosophique glorifiant la nature, chantant curieusement à la fois l'unité du monde et sa riche diversité.

  • L'état concret-abstrait où l'esprit adjoint à l'expérience physique des schémas géométrique et s'appuie sur une philosophie de la simplicité. L'esprit est encore dans une situation paradoxale : il est autant plus sûr de son abstraction que cette abstraction est plus clairement représentée par une intuition sensible.

  • L'état abstrait où l'esprit entreprend des informations volontairement soustraites à l'intuition de l'espace réel, volontairement détachées de l'expérience immédiate et même en polémique ouverte avec la réalité première, toujours impure, toujours informe.

  1. Le Rationalisme

Dans son Vocabulaire technique et analytique de l'épistémologie, Robert Nadeau définit le rationalisme comme étant toute philosophie qui met en évidence le rôle de la seule raison dans l'acquisition et la justification du savoir12. Descartes, grâce à son doute méthodique, affronte la dualité onto-cosmologique. Et, corrigeant l'idéalisme platonicien avec l'intellectualisme aristotélicien, il maintient la coexistence dans l'univers de substances pensantes et de celle uniquement étendue c'est-à-dire des hommes et de l'espace. Son épistémologie est dite rationaliste. Car, elle ne ramène pas la réalité des choses aux idées, mais reconnaît la part de l'intuitive de la raison dans la saisie des idées, qui sont la seule chose de la pensée. Donc la certitude cognitive n'est possible que moyennant le bon usage du bon sens. Cela commence par la «tabula rasa» ou le doute.

Se faisant, le rationalisme récuse toute connaissance purement idéaliste à laquelle la perspective heideggérienne semble s'attacher en affirmant :

l'homme «est la pensée se pensant elle-même absolument... la subjectivité en tant qu'Ego Cogito est la conscience qui représente quelque chose, rapporte en retour à elle-même ce qui est représenté et aussi l'accueille chez elle»:

Qui dit «la pensée se pensant», voit l'homme en tant qu'un être de la pure raison. Mais, il sied et c'est important d'énumérer à ce niveau quelques déviationnismes causés par le rationalisme, notamment l'anthropocentrisme et l'anti-théisme.

a. L'anthropocentrisme moderne

L'excès de rationalisme est évidemment à l'origine de l'anthropocentrisme moderne. L'homme éprouve une nouvelle conscience de lui-même; sa confiance en la seule capacité intellectuelle de l'homme évacue toute énigme du monde. L'exploration et la découverte de soi le conduit à affirmer une nouvelle conscience de lui-même comme cogito tout transparent. Se découvrant pour ainsi dire un sommet et une source même de la lumière, il en vient à conclure qu'il a en main la clé de l'existence, et la solution de tous les problèmes de l'univers et de l'humanité.

b. L'anti-théisme illuministe

L'homme rationaliste ne cherche donc plus de dieu: il est Dieu lui-même. Il refuse ce que certains auteurs appellent « la troisième dimension ». La première étant celle de la présence significative du corps, la deuxième étant celle de l'âme, dont l'expression significative est la pensée. Ces deux dimensions ne peuvent être rejetées car elles constituent les dimensions qui touchent l'immanence de l'être. Personne ne peut les nier. Le siècle des Lumières a éteint cette Lumière. L'homme rationaliste s'est perdu dans l'obscurité des deux seules premières dimensions. Son refus de l'Absolu, autre que la raison humaine, le condamne à vivre dans une contingence qui l'étouffe, le réduit et le fait vivre dans une profonde pauvreté de l'esprit. L'homme rationaliste vit et meurt sans profondeur ni déhiscence ou hauteur.

En effet, cette manière de penser le rationalisme comme «doctrine d'après laquelle rien n'existe qui n'ait de raison d'être de telle sorte qu'en droit, sinon en fait il n'est rien qui ne soit intelligible», c'est-à-dire, tout ce qui existe est objet de pensée, sa raison c'est d'être matière de penser; et cela date du temps de Platon et d'Aristote qui, si différents par ailleurs, avaient en commun une conception radicale de ce rationalisme. Car les idées avec Platon, les essences avec Aristote constituaient un monde intelligible, intemporel auquel la raison avait accès par nature15.

Mais Bachelard n'est pas un scientiste, il récuse toute forme figée de la connaissance scientifique, appliquant cette méthode théoriquement rationaliste, puisque ce que l'homme sait sur le réel reste une connaissance fuyante. Et, de fait, «le réel n'est jamais ce qu'on pouvait croire, mais il est ce qu'on dût penser»16 ; autrement dit, le réalisme scientifique n'est pas un naturalisme, et la raison, pour Bachelard, doit nécessairement élucider notre expérience du réel en un réalisme construit et réconstruisable.

  1. Le Réalisme

Comme courant philosophique, le réalisme a la prétention selon laquelle les choses sont telles qu'elles nous apparaissent ou telles que nous les percevons. Les idées que nous nous en faisons correspondent ou non à leurs essences. Ainsi, nous pouvons distinguer deux grands courants réalistes :

a. Le réalisme brut ou naïf

Celui-ci professe l'identité entre les idées et les objets ou choses qu'elles remplacent dans l'esprit du sujet. C'est ce genre de réalisme que nous trouvons chez Platon. Une telle conception ne fait pas avancer la science car la connaissance scientifique se construit laborieusement en déconstruisant les impressions ou perceptions sensibles au moyen d'un certain raisonnement opératoire ; le savoir épistémique n'est donc pas une intuition intellectuelle ou rationnelle.

b. Le réalisme modéré ou médiat

Courant pense au contraire que notre connaissance étant intentionnelle, ne coïncide guère avec ce que sont les choses en elle-même. Ce que nous savons des choses est donc relatif aussi bien qu'à nos sens qu’à la qualité perceptive des choses. Ainsi, la perceptive réaliste modérée favorise le travail et le progrès de la recherche scientifique et, le contenu d'un tel savoir sera toujours relatif et non absolu, approximatif ou provisoire (non acquis une fois pour toute). L'initiateur du réalisme modéré est Aristote dont la de la connaissance fut amplement étudiée et discutée par la philosophie médiévale particulièrement le thomisme

Pour une connaissance vraie, le réalisme a marqué plusieurs époques. Déjà dans la période antique, pour ne parler que de cela, Platon y a fait allusion dans sa démarche dialectique. Mais ce réalisme platonicien est à saisir dans la sphère purement intellectuelle où les idées sont plus réelles que les objets sensibles.

Au temps moderne, cette conception du réalisme sera plus en opposition avec l'intelligible dans sa considération comme étant «une doctrine selon laquelle l'être est en nature, autre chose que la pensée, et ne peut ni être tiré de la pensée ni s'exprimer de façon exhaustive en terme logique». Cette définition montre combien le fait, pour l'être, de connaître et de se connaître comme un être connaissant, ne relève pas de sa capacité de raisonner ni de penser, mais de sentir, de percevoir. Ce qui fait que toute pensée à caractère individuel saisit de façon intuitive le réel en tant que distinct du moi.

Pour Bachelard, le réalisme devient ce que la pensée a pour l'objet. « Car ce qui est réel est rationnel et ce qui est rationnel est réel » Par là, il cesse d'être de même espèce que le réalisme immédiat. Ainsi devient-il un lieu de lecture, de déchiffrage et de contemplation de l'esprit humain dans son auto-organisation et il devient aux yeux de Bachelard un champ d'investigation.

  1. du déterminisme et de l'indéterminisme

Les philosophies du matérialisme rationnel, pour Bachelard, renferment un caractère qui est ambivalent dans ces deux notions, du déterminisme et de l'indéterminisme, dans la mesure où au -delà des objets observables, perçus, le réel présente à la raison des éléments, mieux les phénomènes, que la raison ne maîtrise pas.

Certes, puisque dans la science il y a les phénomènes qui sont déterminés par la raison d'une part et d'autre part des phénomènes imprévisibles dont la raison ne justifie pas la manifestation: une hypothèse probable constituerait une conciliation. Car «la science est un produit de l'esprit humain, produit conforme aux lois de notre pensée et adapté au monde extérieur. Elle offre donc deux aspects: l'un subjectif et l'autre objectif; tous deux également nécessaires car il nous est aussi impossible de changer quoi que ce soit aux lois de notre esprit qu'à celles du monde».

Pour bien entrer en matière de cette mise en commun qui marque la constitution objective de l'esprit dans son ascension en science contemporaine, c'est mieux d'exposer ces deux notions, du déterminisme et de l'indéterminisme.

a. Le déterminisme

La notion de déterminisme est formulée pour la première fois au 17è siècle par Spinoza puis après la science en a fait son affaire. Cette notion équivaut à celle de prévisibilité de faits. . Il semble évident que tout effet a une cause ; principe de raison suffisante. En découle une croyance : les mêmes causes produisent les mêmes effets. Et si la notion de cause et celle de déterminisme ne peuvent être confondues, le déterminisme semble aller de soi quand on accepte la notion de causalité. Le déterminisme stipule qu'il n'y a pas d'évènement sans cause et que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Dans le cas de la science moderne, le déterminisme est un principe général de ladite science selon lequel tout phénomène a sa cause (ou ses causes) et que les mêmes causes génèrent rigoureusement les mêmes effets. Suivant ce principe d'un enchaînement régulier, les lois scientifiques établissent entre les faits, eux-mêmes épurés d'un certain nombre de variables jugées négligeables, des rapports constants, nécessaires, universels, mesurables et dont la reproductibilité autorise la prévision. L'idéal du déterminisme strict fut formulé par le physicien Laplace (1749-1 827): si nous parvenions à une connaissance totale d'un état donné de l'univers, nous pourrions en déduire infailliblement ses états passés et futurs. Aujourd'hui, le progrès des sciences leur permet d'appréhender des phénomènes dont la complexité régulière intègre du désordre, de l'aléatoire, de l'incertain. La prévisibilité se calcule de manière statistique ou probabiliste dans le champ des sciences humaines, des phénomènes météorologiques ou de la physique des particules (relations d'incertitude de Heisenberg). À côté des lois déterministes naissent des lois non-déterministes (structures dissipatives de Prigogine, théories du chaos).

Pour Bachelard, cette conception permet aux physiciens de prévoir rigoureusement que tel ou tel phénomène observable aura lieu à telle époque postérieure. C'est le cas de l'astronomie: «les phénomènes astronomiques représentent en quelque sorte la forme la plus objective et la plus étroitement déterminée des phénomènes physiques». L'astronomie est donc la connaissance la plus apte à donner à l'esprit scientifique. Cette affirmation pour l'auteur est d'une importance capitale. Elle renferme l'idée selon laquelle tel fait de la nature a une cause.

Pour ce, tout corps, qui se meut, dans l'espace déterministe, a sans nul doute une cause première. Celle-ci meut sans être mue, par exemple le soleil qui provoque la photosynthèse et le métabolisme aux plantes mais ne change pas.

Selon Bachelard, ce déterminisme dont l'effet est la conclusion d'un raisonnement, la cause, la prémisse nécessaire dont l'existence de l'effet suppose celle de la cause, et dont la vision inversait les rôles en disant que la cause entraînait toujours l'effet, est fruit d'un manque d'attention des Philosophes: car, dit-il, « l'origine astronomique du déterminisme nous parait expliquer la longue négligence des philosophes pour les problèmes relatifs aux perturbations, aux erreurs, aux incertitudes dans l'étude des phénomènes physiques ».

C'est que pour Bachelard, il y a certains phénomènes physiques qui échappent au principe déterministe où les mêmes causes produisent les mêmes effets. Il s'avère, en effet, que lorsqu'on touche au monde de quanta, c'est-à-dire monde d'énergie et du mouvement, l'observation perturbe gravement l'état du système considéré, si bien que l'on ne peut pas connaître à la fois et avec précision totale la vitesse et la position d'une particule.

Cette notion du déterminisme concerne aussi les actions humaines. Elle détermine le comportement humain étant donné que l'agir de l'homme doit procéder de l'action voulue ou non voulue des facteurs sociaux. Ainsi, la liberté de l'homme devient déterminée. Et elle cesse d'être totale, absolue comme le préconisait Jean- Paul Sartre par exemple.

Cependant, dans l'étude des phénomènes physiques, on note qu'il y a émergence de certains faits inattendus. Cela conduit la science moderne à promouvoir le droit de cité à l'indéterminisme, quand on sait qu'une partie du réel échappe au jeu des lois naturelles. Il n’y a donc de l'incontrôlable et/ou de l'erreur qui demeure imprévisible.

Par ailleurs, cette prise de conscience des erreurs pour l'historien des sciences, montre la façon dont l'esprit humain doit avoir procédé, c'est-à-dire que grâce à l'erreur on peut atteindre la vérité. En rectifiant l'erreur on peut établir une nouvelle vérité. La rectification, s'entend alors, procède du nouvel esprit scientifique.

b. L'indéterminisme

A en croire Bachelard, l'incapacité du déterminisme à pouvoir repérer des phénomènes imprévisibles, est la cause d'une nouvelle psychologie scientifique. Cette nouvelle psychologie est nommée «indéterminisme».

Elle se manifeste à l'esprit humain lorsqu'il y a un comportement purement imprévisible lors d'une expérience du laboratoire, ou comme le souligne Bachelard: «...en partant de la considération des phénomènes désordonnés le savant a eu la surprise de voir s'imposer à lui, le même déterminisme d'ensemble, fondé sur des permanences plus ou moins exactes, mais dont l'existence est cependant assurée».

En effet, ce texte relate combien les faits scientifiques sont têtus, désobéissants à toute soumission aux règles établies par la raison. Cela revient à affirmer qu'il échoit lors de I' expérimentation, de vérification de faits, que le vérificateur aboutisse à d'autres résultats souvent inattendus, incertains. Le résultat en effet, est imprévisible, mais il n'y a pas absence des causes déterminantes. Car, ce résultat est fonction d'une foule de conditions qui, avec Bachelard, nous paraissent à l'instant moins importantes pour en faire mention.

Mais ce qui retient notre attention, c'est que l'indéterminisme n'est pas propriété de la nature. Il est une impuissance de l'homme à prévoir. Car l'esprit humain «ne sait rien.. .sur l'atome qui n'est pris que comme le sujet du verbe rebondir dans la théorie cinétique de gaz..., ne sait rien sur le temps où s'accomplit le phénomène du choc, comment le phénomène élémentaire serait-il prévisible, alors qu'il n'est pas visible, c'est-à-dire susceptible d'une description précise?».

D'après Bachelard, ces phénomènes imprévisibles ont un caractère autonome et indépendant, contrairement aux phénomènes déterministes où chaque cause produit un fait, un effet bien précis. Ainsi, la connaissance probable à ce sujet, Bachelard la pose comme conséquence de l'ambivalence du déterminisme et de l'indéterminisme. Pour lui, cette notion vaut pour la pensée scientifique contemporaine pour autant qu'elle occasionne une liaison probabilitaire entre les phénomènes déterministes et indéterministes. Donc, pour ce philosophe unificateur du percevoir et du raisonner dans l'expérience, la science met en commun des faits prévisibles et des faits imprévisibles ; est incontournablement souhaitable pour l'objectivité scientifique.

  1. LE REGARD CRITIQUE DE BACHELARD SUR LA SCIENCE.

Dans son ouvrage essentiel : Le nouvel esprit scientifique (1934), Gaston Bachelard opère un dépassement du débat empirisme/rationalisme, tout comme Karl Popper, deux auteurs que l'on oppose parfois. Pour Bachelard, le matérialisme rationnel se trouve au centre d'un spectre épistémologique dont les deux extrémités sont constituées par l'idéalisme et le matérialisme. Dans son œuvre, Bachelard livre une critique sévère de l'inductivisme et de l'empirisme. Le fait scientifique est construit à la lumière d'une problématique théorique. La science se construit contre l'évidence, contre les illusions de la connaissance immédiate. C'est en ce sens que Bachelard parle d'une « philosophie du non ». L'accès à la connaissance comme l'histoire des sciences est donc marquée par une « coupure épistémologique», qui opère une séparation avec la pensée préscientifique. Produire des connaissances nouvelles, c'est donc franchir des « obstacles épistémologiques », selon l'expression de Bachelard qui parle aussi de rupture épistémologique.

Pour Bachelard, toute connaissance est une connaissance approchée : « Scientifiquement, on pense le vrai comme rectification historique d'une longue erreur, on pense l'expérience comme rectification de l'illusion commune et première. » Bachelard plaide pour une épistémologie concordataire. Il considère qu'il faut dépasser l'opposition entre empirisme et rationalisme : « Pas de rationalité à vide, pas d'empirisme décousu ». L'activité scientifique suppose la mise en œuvre d'un « rationalisme appliqué » ou d'un « matérialisme rationnel. » Ses idées ayant de nombreuses affinités avec celles de Ferdinand Gonseth, il contribua avec celui-ci à la création et au rayonnement de la revue Dialectica.

  1. DEFINITION DE L’EPISTEMOLOGIE

L'épistémologie serait selon la « tradition philosophique francophone », une branche de la philosophie des sciences qui« étudie de manière critique la méthode scientifique, les formes logiques et modes d'inférence utilisés en science, de même que les principes, concepts fondamentaux, théories et résultats des diverses sciences, afin de déterminer leur origine logique, leur valeur et leur portée objective ».

Dans la tradition philosophique anglo-saxonne, l'épistémologie se confondrait avec la théorie de la connaissance, et ne porterait donc pas spécifiquement sur la connaissance scientifique. Il arrive néanmoins que ce terme soit ici utilisé comme synonyme de « philosophie des sciences ». La distinction entre ces différentes acceptions, et notamment le rapport de l'épistémologie à la philosophie des sciences, n'est cependant pas clairement établie. D'autre part, l'épistémologie « continentale » peut également traiter d'objets non scientifiques. Le mot est également employé parfois pour désigner telle ou telle théorie de la connaissance. La différence entre ces deux traditions portera donc sur l'attention portée à la connaissance scientifique plutôt qu'à la connaissance générale.

Moigne, permet de poser les trois grandes questions :

  • Comment est-elle constituée ou engendrée (la question méthodologique) ?

  • Comment apprécier sa valeur ou sa validité ?

L'enquête épistémologique peut ainsi porter sur plusieurs aspects : les modes de production de la connaissance, les fondements de cette connaissance, la dynamique de cette production. Plusieurs questions en découlent : qu'est ce qu'une connaissance ? Comment est-elle produite? Comment est-elle validée ? Sur quoi se fonde-t-elle ? Comment les connaissances sont-elles organisées ? Comment évoluent-elles (et notamment, progressent-elles ?) ?

À cela s'ajoute parfois une dimension normative de l'analyse. Il ne s'agit plus seulement de décrire la connaissance, mais de définir ce qui constitue une « bonne » connaissance.

Enfin, on doit distinguer une épistémologie générale, qui porte implicitement l'idée d'une certaine unité de la science, des épistémologies particulières, qui reposent sur l'idée d'une pluralité, parfois présentée comme irréductible, des différentes sciences. On parle alors d'épistémologie de la physique, de la biologie, des sciences humaines, ...

Longtemps, l'épistémologie a porté sur le « contenu » de la science, la science en tant qu'institution humaine étant laissée à d'autres disciplines, notamment la sociologie. La question sur la nature de la science se confondait alors avec celle sur la nature de la connaissance scientifique. Ces dernières décennies, ce partage est devenu moins évident, sous l'effet d'une part de certains courants de la sociologie réclamant un « droit de regard » sur ce contenu, sous l'influence d'autre part de certains épistémologues qui jugent nécessaire, pour mieux comprendre la connaissance scientifique, de porter attention aux dimensions concrètes de l'activité scientifique.

  1. ANALYSE DE LA QUESTION DE LA LIBERTE HUMAINE.



  1. PRESENTATION DE JEAN-PAUL SARTRE.

Jean-Paul Sartre est un français, philosophe engagé dans le siècle, également dramaturge, romanciernouvelliste et essayiste. Né le 21 juin 1905 à Paris, il est mort le 15 avril 1980 dans cette même ville. Ecrivain prolifique, il est autant connu pour son œuvre, et notamment sa philosophie appelée l'existentialisme, que pour son engagement politique à gauche1. Sartre était le compagnon de la philosophe Simone de Beauvoir. Leurs philosophies, bien que très proches, ne sauraient être confondues ; les deux auteurs se sont influencés réciproquement.

L'œuvre de Jean-Paul Sartre est riche en essais et textes philosophiques majeurs comme L'Être et le Néant (1943) ou L'existentialisme est un humanisme (1945), mais aussi des textes littéraires avec son recueil de nouvelles publié en 1939le Mur ou ses romans : la Nausée (1938) et les Chemins de la liberté (1945). Son théâtre avec des pièces comme Les Mouches (1943), Huis clos (1944), La Putain respectueuse(1946), Le Diable et le Bon Dieu (1951), Les Séquestrés d'Altona (1959) constitue une part importante de son activité littéraire. Dans une période plus tardive, il publie aussi en 1964 un texte autobiographique Les Mots qui traite des onze premières années de sa vie, ainsi qu'une vaste étude sur Gustave FlaubertL'Idiot de la famille (1971-1972).

Intransigeant et fidèle à lui-même et à ses idées, il a toujours rejeté les honneurs ; il a notamment refusé le prix Nobel de littérature (une exception notable toutefois : il accepta le titre de docteur honoris causa de l'université de Jérusalem en 1976).

  1. LA POSITION DE SARTRE PAR RAPPORT A LA LIBERTE.



  • Notion de Liberté

Liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens :


  • Libre arbitre : Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux.

  • Liberté de spontanéité : S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure.

  • Liberté du sage : État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.




  • Sartre : L'homme se définit par ses actions et son existence (existentialisme). Dans un monde sans Dieu et qui n'a aucun sens, il est seul et condamné à être libre. Mais il est donc pleinement responsable et il doit assumer ses actes par l'engagement politique.




* D’inspiration cartésienne, mais en y supprimant l’Absolu (Dieu), la conception sartrienne rend relatif, ce qui était absolu chez Descartes: la liberté humaine.

* Nécessité pour comprendre Sartre de passer par la subjectivité. Qu’est-ce qu’être un sujet? C’est ne pas pouvoir coïncider avec une essence. La liberté est absence d’essence. Ce qui s’identifie totalement avec son essence, avec soi-même, c’est un objet et non un sujet. La mauvaise foi ou l’esprit de sérieux est cet effort pour être quelque chose sur le mode compact de l’en soi, de l’identité indiscutable à soi, pour s’identifier à ce que l’on croit être, et à être ce à quoi les autres vous identifient. La « mauvaise foi » est ce vacillement devant sa liberté, ce vouloir reposer sa liberté sur l’être.

  1. DEFINITION DE L’EXISTENTIALISME ET DE L’ESSENTIALISME

La distinction entre essence et existence prend un nouveau relief dans la philosophie de Jean-Paul Sartre qui applique cette distinction à l'Homme. Il affirme dans l'Existentialisme est un Humanisme "l'existence précède l'essence". L'homme existe avant d'être défini, et ce sont ses actions qui définiront son essence, donc ce qu'il est. Ceci va a rebours de la métaphysique classique qui à la suite de Platon pense que l'existence est une réalisation d'une essence prédéfinie.

L'essentialisme assure que l'existence est empirique et ne permet pas de connaître les êtres : c'est le domaine de l'accidentel et du contingent, du multiple et de l'altérité irréductible. À l'inverse, l'existentialisme place l'essence comme le fruit non contingent de l'existence du sujet. Chez Heidegger, l'essence de l'homme consiste à se comprendre en tant qu'être-là, i.e. en tant qu'existence. Dans le premier cas, dont Descartes est un représentant, l'abstraction essentielle de l'existence donne l'essence, et inversement dans le second, comme chez Sartre. L'école anglo-saxonne, autour de Bertrand Russell, estime que l'on ne peut parler d'essence que des objets conçus dans un but, et non dans le cas de produits de la nature. La notion de téléonomie à partir de 1965 caractérisera la différence subtile entre une conception initiale (volontariste) telle que l'imaginait le créationnisme et évolution contrainte (stochastique) telle que suggérée par le mécanisme darwinien.

CONCLUSION

La Connaissance Scientifique s’est révolutionné notamment avec un processus d’élaboration soutenu par Bachelard. Cependant, l’on ne peu abordé la science sans parler d’existence. Mieux, Sartre nous démontre la notion d’existence et de liberté dont dépend tout Homme.



La connaissance scientifique et l’existence humaine

similaire:

La fin du vingtième siècle et le début du vingt et unième siècle sont marqués par des progrès scientifiques très développés. IL ne faut pas en douter, car notre iconDepuis la fin du vingtième siècle
«le Continuum Culturel»1 s’efforcent d’ailleurs de démythiser l’usage de ces topostructures et cyber-architectures traversant avec...

La fin du vingtième siècle et le début du vingt et unième siècle sont marqués par des progrès scientifiques très développés. IL ne faut pas en douter, car notre iconChapitre 3 : les metamorphoses de la societe au 19ème-Début 20ème siècle
«L’entreprise de l’Antiquité à nos jours» (1998), le facteur essentiel pour expliquer la naissance de l’économie et de la société...

La fin du vingtième siècle et le début du vingt et unième siècle sont marqués par des progrès scientifiques très développés. IL ne faut pas en douter, car notre icon«Le théâtre est par définition un art du présent. Notre sujet n’est...

La fin du vingtième siècle et le début du vingt et unième siècle sont marqués par des progrès scientifiques très développés. IL ne faut pas en douter, car notre iconLittérature gréco-latine antique, on donne depuis le 19 e siècle le nom de «romans»
«romans» à un petit nombre d’œuvres en prose, dont la plus ancienne est de la fin du 1er s de notre ère, et la plus récente peut-être...

La fin du vingtième siècle et le début du vingt et unième siècle sont marqués par des progrès scientifiques très développés. IL ne faut pas en douter, car notre iconCours d'informatique
«1524» unités, dizaines, centaines, milliers.(1000+500+20+4). Depuis de 5eme siècle après j-c, et suppose un 0, sa vient d'Inde,...

La fin du vingtième siècle et le début du vingt et unième siècle sont marqués par des progrès scientifiques très développés. IL ne faut pas en douter, car notre iconÈme siècle(xiième siècle-années 1100) ou le passage de la transmission...
«la poétique»(pour une élite) : discours très élaboré(catharsis), unité de temps, de lieu & d’action : base de nos auteurs du 17ème...

La fin du vingtième siècle et le début du vingt et unième siècle sont marqués par des progrès scientifiques très développés. IL ne faut pas en douter, car notre iconProgramme : sct-4061
«Les ampoules incandescentes ont éclairé le xxe siècle; le xxie siècle sera éclairé par les lampes del», a déclaré le comité du prix...

La fin du vingtième siècle et le début du vingt et unième siècle sont marqués par des progrès scientifiques très développés. IL ne faut pas en douter, car notre iconTypologie des magasins traditionnels colombiens à partir de la perspective des consommateurs
«au début du xxie siècle, les magasins de quartier ni les centrales d’approvisionnement n’existeraient plus, étant donné la consolidation...

La fin du vingtième siècle et le début du vingt et unième siècle sont marqués par des progrès scientifiques très développés. IL ne faut pas en douter, car notre iconRapport de jury capeps ecrit 1 1994
«en vrac» depuis la fin du 19ème siècle jusqu'à nos jours des informations de natures différentes

La fin du vingtième siècle et le début du vingt et unième siècle sont marqués par des progrès scientifiques très développés. IL ne faut pas en douter, car notre iconLe couple est proportionnel au courant
«émaillé» c’est à dire «isolé» par un genre de vernis très dur. Pour souder les extrémités d’un bobinage IL faut «décaper» le vernis....








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
p.21-bal.com