Présentation de l’esthétique générale








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Présentation de l’esthétique générale

 

Au sens courant l'esthétique = ce qui relève de la beauté, tout ce qui est censé embellir une personne. Pendant très longtemps faire des théories de l’art = ce qui est beau par ex chez Platon ou Kant. Le beau chez Platon = symbole du bien. Le beau chez Kant = ce qui est gratuit par ex la fleur. Cette notion est très chargée historiquement : au XIXe = romantisme = d’autres concepts. La nouveauté va devenir plus intéressante que la beauté, au XXe par ex André Breton dira « La beauté est convulsive » = antipode de la beauté classique = tout peut être beau, elle se répand partout et devient un critère obsolète.

Le 2e aspect de l'esthétique apparait au XVIIIe siècle, Baumgarter rapproche esthétique d’un autre sens → tire vers le sensible (aisthesis = le sensible, les sens = vient du grec). Il écrit un ouvrage sur cela. Son but est de dire que certes l’intellect est très digne et c’est l’aspect noble de l’homme mais qu’avec le sens sensible on peut découvrir le monde, esthétique = essence. 

Le 3e aspect = la théorie de l’art. Ces notions peuvent se recouper.

 

● Extrait de La république de Platon

Comment Platon aborde la théorie de l’art et de l’esthétique. 

Idée générale = question des imitations. Il y a différents types de réalités : il y a le créateur qui fait LE lit, l’artisan qui fait un lit en particulier, le peintre qui fait une image de lit particulier. Platon essaie de créer une théorie de l’art en le discréditant. Il justifie en disant que pour lui, l’art est illusion. Platon est un idéaliste et un réaliste : seul le monde des idées existe. L’artisan s’éloigne de l’idée du lit qui symbolise la réalité. Le peintre s’en éloigne encore plus car il ne fait que reproduire. La peinture flatte nos sens donc elle est éloignée au second degré de l’idée elle-même. Les peintres sont dans le domaine de l’apparence, ça ne touche en rien à l’objet réel. Ils imitent l’apparence des choses. Ils se croient supérieurs dans pleins de domaines mais ils ne touchent pas à l’objet mais a l’apparence de l’objet ; il vaut mieux faire une chose mais bien. La théorie de l’art de Platon dépend d’une théorie politique, a quoi sert-il pour la cité ? Chez Platon on ce qui existe est permanent. Il y a 3 étapes : l’artisan fait quelque chose et c’est ce en quoi la chose est faite, c’est l’usager qui va dire a l’artisan ce dont il a besoin. Il nous montre combien nos sens sont trompeurs, ils nous font sentir parfois des choses bien parfois non. Selon Platon il faut obéir a la raison et non à nos sens quand on perd un proche. La poésie flatte nos sentiments, nos sens donc ne fait pas appel a la raison. Pour le gouvernement de la cité le poète flatte nos bas instincts et corrompt l’âme et l’homme. Les poètes jouent sur nos bas instincts mais ils sont dangereux pour la cité car il ne s’adressent pas à ce qui est digne a l’homme. La question est de savoir si le fait de participer à la souffrance des hommes est bien ou pas.

 

Ce livre est écrit sous forme de dialogue socratique. Socrate = maitre a penser de Platon. Il figure en tant qu’interlocuteur dans les dialogues de Platon. Son rôle est de représenter la pensée de Platon dans le texte. Structure du dialogue = technique de la maïeutique = accouchement des esprits = accompagnement de la réflexion de son 

interlocuteur pour lui permettre d’exprimer ses idées. Platon n’est pas sensible à cet effet cathartique de la tragédie contrairement à Aristote. Aristote pense que la représentation de la souffrance est cathartique, elle nous aide a nous purger de nos émotions. Il va renverser la vision platonicienne. Platon se situe du coté de la morale pure. On verra chez Aristote que c’est dans la tragédie par la pitié et la frayeur que la catharsis se fait. Platon se place d’un point de vue moral et logique (pour la cité) : le plaisir et la douleur ne doivent pas remplacer la loi. Dans la cité idéale, les artistes sont exclus.

 
Dans la République, Platon pense que les artistes ne sont pas utiles a la cité. Seuls sont utiles les paysans qui travaillent la terre, les guerriers qui protègent la cité et les philosophes sont la pour penser. En revanche dans le Banquet, Platon pose la problématique de l’art par rapport à la beauté.

 

● Extrait de Le Banquet de Platon

Problématique : la théorie des idées 

Idée générale = on ne devrait pas s’attacher à la beauté du corps mais a la beauté de l’âme. Le but ultime est de contempler la beauté en soi. Chez Platon le summum est le beau, le bien, le vrai. Platon aborde la beauté en dehors du champ de l’art. Il nous parle de la théorie des idées. Le beau prééxiste. On part de ce qui existe et on arrive à la contemplation. La beauté de l’âme est moins périssable que la beauté du corps. La beauté des actions, des lois est toujours égale a elle-même = inchangé. On retrouve cela p 157. On part de la beauté du corps → beauté de l’âme → idée de beauté identique à elle-même, éternelle. On parle beaucoup de jeune homme → interlocutrice féminine → chez les grecs il y avait une pratique d’une éducation du corps → question du corps tournée vers les jeunes hommes. On part du sensible pour arriver à la théorie des idée cela ne veut pas dire que la théorie des idées ne précède pas l’intelligibilité du monde. Platon → mythe de la réminiscence → avant la naissance l’âme intègre des idées et après on se souvient. La connaissance est une sorte d'ascèse. Un penseur touche au mot et non a la science, il revient aux poses 1eres. Le mathématicien touche a des notions qu’ils ne peut pas toucher comme l’infini. Le penseur touche a ces notions par une approche littéraire, philosophique par un ordre de raison. 

Platon cherche ce qu’est le vrai amour, la vraie beauté. Pour lui aimer c’est connaitre le bien.

Le but d’Aristote = critique de Platon. Il va essayer de faire descendre Platon du monde des idées. Aristote a une pensée taxinomiste (= 1er théoricien à créer des catégories grâce à la substance et les attributs). Aristote nous dit que le pb de Platon = il ne définit pas ce dont il parle c’est pour ça qu’il voudra dégager la métaphysique : science de l'être en tant qu'être. La substance + les attributs = catégories et au dessus des catégories on a l’être. Homme = animal (substance) bipède (attribut). Parallèlement il va distinguer matière → puissance et forme → coté de l’acte. Ces notions lui permettent se rendre compte du monde. Sens de puissance = en devenir. Nature = matière + forme. La matière est en devenir = intermédiaire. Acte = antérieur a la puissance → D.ieu créateur du monde.

 

● Extrait de la Poétique d’Aristote

1er paragraphe = la mimésis. La tragédie est imitation. La mimésis est fondamentale chez Aristote. Contrairement à Platon, Aristote est pour l’imitation = tout le monde apprend en imitant. L’imitation est un processus fondamental dans l’apprentissage. La tragédie imite un ensemble. Pour Aristote imitation = transposition.

2nd paragraphe : question de la beauté. Aristote nous dit que la beauté est une juste proportion (ni trop petit, ni trop grand). Il faut que ce soit une totalité harmonieuse et saisissable pou l’homme. Chez Kant (XVIIIè siècle) tout ce qui n’est pas saisissable pour l’homme = sublime. Pour la perception humaine tout ce qui est plus infini sera sublime. En ce qui concerne la tragédie, il ne faut pas qu’elle soit trop courte ni trop étendue (pour que le spectateur puisse retenir)

3è paragraphe : il essaie de voir comment peut tenir une histoire. Homère a réussi a faire tenir une histoire avec l'Odyssée. Il ne faut pas parler d’un homme et d’une suite d'événements et à l’inverse de plusieurs personnes et d’une action. Aristote essaie de voir comment une fiction peut ressembler au réel (vraisemblance). L’imitation est un transport. Problématique de la vraisemblance. 

4è paragraphe : dans l’Antiquité le poète n’a pas le même sens que celui d’aujourd’hui. Le rôle du poète est de se moquer du réel à la différence de l’historien. Il est complètement libre de partir sur quelque chose qui n’existe pas. Il doit respecter la vraisemblance : sont histoire doit être cohérente et nécessaire → si on enlève une partie l’histoire ne tient pas. Les récits imitent notre monde mais n’a pas de compte à rendre a notre monde. Pensée de l’art qui est complètement différente de celle de Platon. Aristote est sensible à l’art et à la représentation.

5è paragraphe : il fait la différence entre reconnaissance et péripéties. Essaye d’étayer la vraisemblance. Une histoire → deus ex machina = événement qui arrive comme ça, par hasard → principe de causalité = dans un récit rien arrive par hasard. 

6è paragraphe : la tragédie doit susciter pitié et crainte → purgation → cartharsis. 

 

  

 Résumé de la Poétique d’Aristote

Ouvrage redécouvert a la Renaissance, dernier écrit d’Aristote et le plus connu. Il a été redécouvert pour une raison = inventeur de l’ut pictura poesis : la poésie est appréhendée en fonction des images qu’elle représente (suggestion). Une peinture est intéressante à partir du moment ou elle parle. La peinture est dans la dépendance par rapport au langage. Dans ce passage il met en parallèle la poésie et la peinture. A la Renaissance → les artistes signent et s'opère une revalorisation de l’art (extrait de la techné) au prix d’une réduction de la peinture. Le peintre n’est pas quelqu’un qui relève de la technique mais il est un artiste. Il regarde du cote du langage et non du coté de la matière : on dit que la peinture parle. La notion de mimésis = imitation. Platon considère d’avantage l’imitation dans le rapport image/modèle, copie/réel. Quand Aristote parle d’imitation il parle de transport et de reconfiguration, il nous dit que l’imitation est le penchant naturel des hommes → fondamental à l’homme → apprentissage. Il n’y a pas de définition frontale de l’imitation. Ce n’est pas seulement une pale copie mais une transposition : c’est l’action d’imiter le modèle mais aussi le résultat de cette action c’est-à-dire la représentation du modèle. Aristote sera plus sensible à la représentation. Aristote compare le philosophe l’historien et le poète. L’historien raconte des événements qui sont arrivés (réel) et le poète reste dans le domaine possible. L’art touche au monde du possible et l’histoire le monde réel. Aristote privilégie le monde du possible. Opposition histoire/poésie dans le livre La politique.

Aristote réfléchit sur le vraisemblable et le nécessaire. Chez Aristote ce qui est important pour l’artiste = pas de compte a rentre au réel. « Il est en effet, moins grave d’ignorer que la biche n’a pas de cornes que de manquer en la peignant, l’art de la représentation. » Aristote. Autre aspect du texte = catharsis. Différence avec Platon → comment prendre plaisir a la souffrance de l’art alors que dans la réalité on ne serait pas bien. Pour Aristote = purgation des passions. Non seulement les sens sont revalorisés mais en plus ils nous permettent d’apprendre et connaitre par l’intermédiaire de l’art qui relève du sensible.

 

● Extrait De la peinture (de pictura), Léon Battista Alberti, 1435. 

1er paragraphe : les peintres ne doivent pas négliger la géométrie car elle est liée à la perspective → noble. 

2e Paragraphe : comparaison au langage → art du langage. Composition de l’histoire = Alberti va écrire comment il compose une peinture → modèle du langage. 

3e Paragraphe : se tourner vers les poètes et respecter ce qu’ils nous disent. 

4e Paragraphe : commence a aborder la composition. Chez Aristote la composition = choix d’une figure plutôt qu’une autre et le rapport entre les figures, et qu’il y ait un rapport avec l’historia. A la Renaissance, on apprend a rendre l’espace réel, les personnages ne sont pas figés. Pas d'indépendance entre la peinture et l’histoire car la peinture nous raconte une histoire. Au Moyen Age, les sujets étaient religieux. L’image n'était pas visible mais lisible. L’espace n'était pas incarné. Alberti a vraiment abordé la composition de telle sorte qu’entre les liens que les composants du tableau puissent raconter une histoire.

5e Paragraphe : thème de la beauté, regarder la nature. Une élévation vers la beauté en général. Idée générale de Platon sans la critique de l’art.

6e Paragraphe : idée de la beauté partielle dans le sensible. Pendant la Renaissance on va descendre du ciel platonicien. → Nature = modèle de beauté.

7e Paragraphe : louange de la nature → modèle pour les peintres. Société humaniste à l’échelle de l’homme.

 

Enjeu du texte = revalorisation de la peinture = comparaison avec des arts nobles : peinture/poésie ou peinture/ mathématiques. Problématique du dessin. Le dessin va être privilégié par rapport a la couleur → dessin du coté du langage car couleur plus proche de la matière donc de l’essence. Le dessin va être pratiqué chez les humanistes au même titre que la grammaire par exemple. Il va étudié la formation des hommes bien nés. Revisite de ce qui se faisait a l’Antiquité pour a la Renaissance pour justifier cette pratique du dessin dans l’éducation.

 

● Extrait de Les Beaux-Arts réduits à un même principe, Charles Batteux, XVIIIè siècle.

Généralisation de la problématique de l’imitation dans tous les arts mais distinctions entre ceux-ci. Le génie = préfiguration du romantisme avec Kant et Batteux. A la Renaissance, l’artiste est reconnu mais au XVIIIè c’est un génie. 

Arts nés du besoin : relève du besoin, de la technique

Arts nés du plaisir : danse, musique, poésie. 

Elocance + Architecture = 3e espèce d’art : à mi-chemin entre le besoin (l’utilité) et le plaisir (l’inutilité). 

Certes comme Aristote le génie doit faire un assemblage conforme aux lois naturelles. A la différence d’aristote Batteux insiste bien sur la nature en elle-même. Le génie a reçu les grâces de la nature.  

 

● Extrait d’Art et illusion, E.H Gombrich

Notion de schéma. La clef de l’affaire quel que soit l'époque ou il évolue → question du schéma.  On voit bien la problématique : partir de formule plus simple, de nombre de formes géométriques limités.

 

  

● Extrait d’Art et illusion, E.H Gombrich (suite)

Idée générale du texte : le schéma = mot autour duquel tourne tout le texte. Des le début de l'histoire de l’art → canon de beauté (chez les grecs) = façon commune de représenter l’art par exemple le visage parfait est ovale jusqu’à la Renaissance, le nez est droit. Ca répond a une psychologie : l’homme en apprenant se projette dans des choses simples. Quand on veut peindre on part du général pour arriver au particulier. Cette manière de procéder = phase d'être obsolète car au XIXe siècle → modernité. Dans le II : opposition de convention (schéma) et inspiration (affirmation du génie artistique). Dans la culture chinoise il n’y a pas cette opposition entre convention et inspiration. P200 : au Moyen Age opposition entre les universaux (idées générales) et les êtres particuliers (particuliers) → livre de Platon. On est exactement dans l'idée de Platon → universaux = idée = réel. Hiéroglyphe = image lisible et non pas visible car hiéroglyphe = langage, parallèle avec l’art médiéval car les gens ne savaient pas lire et il fallait les éduquer donc image lisible et non pas visible. Art médiéval = plat (pas de perspective) = signe de reconnaissance des éléments qui compose l’image (souvent religieuse). Dans le III : Renaissance et perspective : c’est tjrs la même chose l’artiste procède par schéma. L’homme a tjrs procédé par schéma et a tjrs cherché a représenter le général et pas le particulier. Dans la représentation a la Renaissance = regard qui répond a un point de vue → ref a Alberti De puctura → codification de la technique de la représentation. Le schéma n’est plus le hiéroglyphe mais dans le code de représentation de l’espace sachant que le tout devait être dans la perspective. P204 : l’artiste doit savoir faire du particulier de l’universel. P206 : du particulier émerge le général, tradition de l’étude du dessin avant l’invention de l’imprimerie. P213 : ref a Platon = l’artiste continue a fonctionner à la manière de Platon. P215 : idée de dictionnaire → de fil en aiguille l’artiste approchait d’avantage la perfection dans la manière de représenter les formes. S’il y avait une erreur, la génération future ne la ferait pas. P218 : il entre dans la pb de la désaffection et rejet du schéma (XIXè siècle) → problème entre singularité et universalité. P222 : ceux qui ne savant pas dessiner ne considèrent pas la tête lorsqu’ils dessinent un visage. Considération plus générale sur le percevoir → « anticipation modifiée » = percevoir = actif → nous remarquons lorsque nous cherchons quelque chose → nous sommes incapables de répertorier tout le mobilier d’une pièce → pas de particulier nous voyons un ensemble mais s’il y a quelque chose de changé nous le remarquons quitte a ne pas savoir tout de suite ou le changement se situe directement. On fonctionne par schéma. Dans le VII : le schéma se precise. Au Moyen Age = image type (reconnaissance, hiéroglyphe), post Moyen Age = perspective = individualité, l’incarnation de la scène. Certes on continue a représenter des schémas mais ils subissent des corrections → travail sur l’incarnation → progrès de l’individualisation → pb schémas corrections → travail dans l’ici et maintenant de la représentation. Incarnation de la forme de l’idéal = bascule entre différentes périodes. On rentre dans le moment de la rupture (XVIIIè siècle) = conviction qui veut que l’artiste ne veut plus de schéma, plus de canons de beauté, codes de la représentation de perspective, plus d’images lisibles (hiéroglyphe) ; guerre contre les academies. Degas par exemple suivait ce que faisait les anciens. Dans l’art romantique : fis de l’enseignement et de la culture visuelle pour aller voir la nature → Jean Jacques Rousseau = glorification de la Nature. C’est à cette époque que la notion de génie apparait. Rupture de la tradition → art moderne. John Constable a peint beaucoup de nuages, de baies. Il appartient a la peinture de paysage, il peint le rien, l’instant. Il n’y a rien de plus immatériel, c’est ce qui échappe aux codes de représentation, du schéma. Souvent ce peintre écrivait au dos de ces toiles le jour, la date et l’heure. Représentation d’un instant T, l'authenticité de l’instant et non pas de l’idéal → pbtique de l’art moderne. Il ne croit pas un instant a cette histoire d’artiste vierge, de génie qui au contact de la nature peint comme ça. Le peintre en question a bien fait des études en s’inspirant des tableaux de Cozens. Jusqu’au XVIIIè les artistes ont recherchés un idéal, là on cherche a représenter une recherche véridique du réel. Les enjeux de l’art sont autres. Le but de ce texte = notion de schéma et d’évolution vers l’art moderne. 

  

● Extrait de Le Laocoon de Lessing

Idée générale du texte : doctrine de l’instant fécond ou instant prégnant. Ce texte s’adresse a un certain type d’artiste. Au tuer du Laocoon = sculpteur. Quand Lessing parle il s’adresse a la fois au sculpteur et au peintre → appartient aux arts plastiques. De manière générale = représentation dans les arts plastiques. Ils sont comparés à la poésie → le peintre ou le sculpteur n’ont pas le droit de représenter Le Laocoon avec la bouche grande ouverte est ce qu’un poète peut écrire cela ? La réponse est oui car poésie = art temporel donc instant T. 

Histoire du Laocoon = importante dans l’histoire de l’art. Elle date de l’Antiquité, on ne connait pas le sculpteur. Elle a été redécouverte a la Renaissance et elle était adulée car très réussie. Le Laocoon de Lessing (publié en 1766), le titre se réfère a la sculpture antique. Tradition = auteur inspiré de Virgile (livre II de l’Eneïde). Le Laocoon = prêtre parti de la guerre de Troie → opposition a l'entrée du cheval dans la ville et va s’unir à sa femme devant un autel → déboires → fureur de D.ieu → envoi des serpents pour tuer ses fils. C’est ce moment T de la sculpture = moment où le prêtre vient sauver ses fils des serpents. 

Enjeu de l’ouvrage → remise en cause de l’ut pictura poesis → peinture comme la poésie, initié par Aristote. La peinture est calquée sur la poésie → poésie supérieure. Dans la poétique → Aristote compare les deux. Dépendance d’un type d’art à l'égard d’un autre. Ne plus apprécier la peinture en fonction du sujet ou de sa fidélité à un texte initial. Emancipation des arts plastiques. Cette sculpture adulée a la Renaissance → légitimation de l’artiste → autonomie des arts plastiques. La peinture doit représenter un instant T → doctrine de l’instant fécond. Pas une question de fidélité au texte, savoir si ça capture un instant T. Comme chez Virgile les bras du Laocoon de sont pas enlacés car garantie de la forme pyramidale + faire ressortir l’expression du père → meilleure lecture de la sculpture. Beauté de la sculpture = corps expressif + retenue de la douleur, il reste digne ; soit c’est le respect de la beauté, soit c’est l’esprit grec, soit ce sont les lois internes de l’art plastique. Winckelmann pense que c’est l’esprit grec mais Lessing dit que ce n’est pas la problématique de l’esprit grec mais ce sont les lois internes de l’art plastique. Le but est d’imaginer le moment le plus terrorisant. L’artiste a choisi le moment juste avant le moment paroxystique (summum de la douleur). L’instant prégnant = synthèse de l’instant d’avant et de l’instant d'après. Il condense les deux pour rendre compte de l’évènement. Cette tension entre la rencontre d’un événement et le toucher d’un instant vient de la Renaissance → perspective = encrage dans un espace réel, dans un ici et maintenant. Lessing va proposer une bipartition entre les arts de l’espace et du temps → chaque art va avoir une autonomie → anticipation des recherches modernes. Le fait de dire que la sculpture classique ne peut pas représenter une bouche béante → règles de l’art classique. Plus tard la doctrine de l’instant prégnant va donner lieu à l’instant quelconque.

 

● Extrait de Critique de la faculté de juger d’Emmanuel Kant 

Idée générale de l’extrait 1 : la beauté est considérée → question du jugement de gout. Il est publié en 1790. En fonction de quels critères peut on dire qu’une chose est belle ? La beauté est désintéressée. L’agréable n’est pas à la beauté. Ce qui est agréable = effet produit des objets sur nous, sur les sens. L’agréable n’est pas dans l’objet en soi. Pour apprécier la beauté il ne faut pas qu’elle soit liée à la satisfaction → intérêt à l'existence de l’objet. L'agréable plait et il fait plaisir → si se mêle le plaisir et la jouissance par rapport a quelque chose, nous ne sommes pas dans l’univers de la beauté. Chez Kant la beauté est contraire au désir et a la jouissance. Est-ce que le beau est lié au bien ? Non, car il ne peut pas être lié à un intérêt. Le bon est ce qui plait par l'intermédiaire de la raison et l’agréable plait pat l'intermédiaire des sens. Bon → utile. Séparer la beauté et la morale.

 

  

● Extrait de Critique de la faculté de juger d’Emmanuel Kant (suite)

Kant dit que le beau n’est pas l’agréable ni le bien car le beau ne possède pas de concept. Il remet en cause la définition canonique du beau. Chez les grecs, beauté = bien = cosmos = harmonie de la nature. Il nous dit que le beau est une affaire de jugement de gout, le beau est distingué du bien. 

Paragraphe 4 : l’agréable est juste sensation, intérêt pris a l'existence de l’objet. La beauté = gratuit d’où la référence aux fleurs = symbole de la beauté, représente l’inutilité par excellence. Comparaison de l’agréable (plait immédiatement) et du bon (plait mediatement) → plait de manière médiate ou immédiate. Ce qui est agréable n’est pas forcement bon : il prend exemple un plat qui est agréable ce qui ne sera pas forcement bon pour notre santé. L’agrément = jouissance. C’est seulement à travers ce qu’il fait sans égard a la jouissance, en toute liberté (non conditionné par une idée, un concept ou un attrait) existence → valeur absolue. Différence entre l’agréable et le bon = il est l’objet du vouloir → pas vraiment désintéressé. Sens →agréable ⇒ tradition, intérêt inférieur ; raison → bon ⇒ rupture de la tradition, intérêt supérieur. La beauté n’est pas autonome elle est régie par un intérêt. Le beau est délié de toutes les valeurs. Kant prépare le tremblement du XIXè et XXè siècle → la beauté est relative, aujourd’hui tout est beau, cela va marquer un tournant dans l’histoire de l’art. Le vouloir = volonté ≠ désintérêt.

Paragraphe 5 : l’agréable ont tous les deux ne s’attachent pas a la représentation mentale que l'objet fait sur nous mais a l’existence de l’objet, le beau ne s’attache qu’a la représentation de l’objet. Contemplatif : on réfléchit sur l’objet, qui est intéressé dans la représentation mais qui ne va pas chercher l'intéressement de l’objet. Le jugement du gout est simplement contemplatif. Jugement de gout n’est pas jugement de connaissance, le beau n’est pas dépendant de règles d’harmonie. La beauté est déliée de la connaissance. Agréable, beau et bon sur l’homme → voir en quoi le beau est une satisfaction désintéressée et libre. Le beau n’a pas d'intérêt, pour qu’il y ait de la beauté il faut que ce soit universel.

Paragraphe 6 : On peut s’accorder car gratuité absolue ≠ conflit d'intérêt. Il ne peut juger que d’une manière relative → considérer son jugement sur quelque chose → tout le monde sera d’accord car universalité. Le beau va consister a dire « c’est beau », je suppose que mon voisin fera la même opération → la beauté est contenue dans mon esprit et pas dans l’objet lui-même. Le principe de la beauté = harmonie interne du sujet. Occasion d’éprouver une harmonie interne. 

Paragraphe 22 : Kant va supposer l’existence d’un sens commun. Kant va dégager la nécessité de ce sens commun. Il ne peut pas dériver des expériences et ne peut pas être déterminé par la raison. Le beau va être une légalité sans loi et l’accord subjectif de l’imagination avec l’entendement = sens, entendement, raison (science pure ou D.ieu, philosophie → théologie). Entre l’entendement et les sens il y a l’imagination. La beauté = harmonie subjective (du coté du sujet) entre la raison et l’entendement. En regardant une toile dans un musée ou une fleur → harmonie entre imagination et entendement, entre des facultés. Il cherche a voir ce qui se passe dans la tête de l’homme quand il dit c’est beau. Idée de libre jeu. Kant nous dit que quand il y a trop de régularité, de rigidité, on s’ennuie. La beauté reprend des règles a conditions que les règles ne se voient pas. Il rentre dans la problématique de l’art, il faut que les lois se retirent. Beauté adhérente (on rentre dans la question de l’art) = moins haute que la beauté libre (symbole = fleur) car elle remonte a des lois. Kant dit que le chant des oiseaux est supérieur au chant humain car il n’obéit à aucune règle. 

Paragraphe 16 : il entre dans le détail ce qui est beau et ce qui ne l’est pas. Ce que doit être une fleur, le botaniste est le seul a savoir (utilité a la fleur). Le jugement s’affine, on met de coté notre intérêt. Ca n’intervient pas dans le jugement. La beauté n’a rien a voir avec la perfection, ce sont deux choses différentes. Kant déplace la problématique et donc l’histoire de l’art → harmonie en lui-même. 

  

● Extrait de Critique de la faculté de juger d’Emmanuel Kant (suite #2)

Pour Kant = ce qui l'intéresse c’est ce qui se passe dans la tête du spectateur lorsqu’il dit : « C’est beau ». Sens + entendement = imagination → harmonie. Raison = capacité de penser (science pure, philosophie → métaphysique, théologie). Quand on est devant le beau → quiétude interne. 

Paragraphe 23 : Le beau et le sublime sont semblables = ce n’est pas une sensation et n’est pas dépendant du bien. Le sublime est aussi désintéressé. Ce qui distingue le beau du sublime = le beau touche a la qualité, le beau touche a la quantité. Sera sublime dans la nature : le ciel, l’océan car notion d’immensité, d’infini. Dans le sublime on doit être estomaqué (arrêt momentané des forces vitales). Le sublime = pression entre l’imagination et la raison. Le sublime agresse l’imagination. Kant dit que nous sommes dans les idées de la raison avec le sublime → devant une tempête (immensité) je me trouble → arrêt vital → imagination qui est prise, touchée par cette grandeur, cette force → imagination galope et touche les idées de la raison (infini, D.ieu... question existentielle) → devant le sublime, on médite. Sublime = disharmonie. Chez Kant il y a différentes catégories : modalité, relation, quantité, qualité. Le sublime est désintéressé et doit être universel. Le sublime a une finalité subjective selon la modalité, il est nécessaire que les autres pensent la même chose que moi. Tout ce qui a été dit sur le beau est valable pour le sublime. Il y a deux types de sublimes. Sublime = notion d’informe. Sublime mathématiques = touche aux nombres, notion d’infini et le sublime dynamique = motion de force. Il nous dit que le sublime n’est pas lié au désir et à la connaissance. Le sublime mathématiques est lié a notre capacité de connaitre mais sans contenu. Sublime dynamique = lié à la force, au désir mais sans contenu ; pouvoir de désirer sans désir. Ce qui est sublime touche à la grandeur, ce n’est pas une grandeur relative. Le sublime touche au grand mais ce n’est pas relatif, elle n’est pas non plus définie par la raison. Cette grandeur est absolument grande car elle est définie par un sentiment de grandeur absolu. L’objet est l’occasion d’exprimer ce sentiment dont pas d’objet, pas de sentiment. Chez Kant l’orage est sublime si on est derrière sa fenêtre car si on est dans la forêt pendant l’orage, il est dangereux.  Tonnerre = dynamique de la nature = puissance de la nature. On ressent quelque chose d’absolument grand. La peinture = a touché au beau et au sublime. Le beau est plus moderne que le sublime. Notion de respect devant le sublime car disharmonie de mes facultés car plus grand que moi. Par la suite il détaille la grandeur dans le sens mathématiques = grandeur absolue mais jugée au niveau du sentiment. Ce qui est sublime excède nos facultés, ce qui va au-delà. L’imagination n’est pas arrêtée comme dans le beau. Avec le sublime on accède aux idées de la raison. Kant fait une sorte de théorie du spectateur. 

 

 Hegel est le 1er phénoménologue. LA théorie de l’art d’Hegel = a la fois une interprétation sur l’histoire de l’art, il fait en même temps de la théorie de l’art et de l’histoire de l’art. Il va trouver sa finitude dans la matière et se dépasser. C’est aussi un idéaliste. L’esprit se manifeste dans la matière.

 

● Extrait d’Esthétique de G.W.F. Hegel

A la différence de Kant, il va nous parler de beau artistique. Il parle uniquement du beau artistique car il est supérieur au beau naturel car c’est une production de l’esprit. La nature répond a des choses nécessaires. Le beau artistique est produit par l’esprit donc par conséquent de la vérité ; c’est pour ça qu’on dit Hegel est un phénoménologue → matière → esprit → vérité. L’art a un lien étroit avec la religion et la philosophie. Au début l’art y occupait une place importante et singulière. Pour Hegel l’esprit est dans l’art l’esprit et la religion. C’est dans l’art que l’esprit s’est le plus manifesté → par exemple chez les égyptiens → la pyramide → c’est dans l’art, la religion et la philosophie que l’esprit a excellé. Dans beaucoup de religion l’art a permis de fixer des objets de vénération et d’adoration, après l’esprit n’a plus besoin de l’art. Problématique de l’apparence et de l’illusion. Il y a apparence et apparence et l’art touche a l’apparence d’une manière particulière parce qu’elle révèle et touche a la vérité. Art = domaine des sens. Retournement parce que l’art va être glorifié dans le romantisme. Illusion qui touche au vrai. L’art est supérieur a la réalité extérieure et à la pensée. Cette illusion est dépassée dans l’art et dans la pensée pour toucher a la vérité. La nature est extérieure a l’esprit et n’est pas son produit donc on a du mal a se reconnaitre dans ces choses qui ne son pas de notre production. D’une part l’art ≠ illusion. Art ≠ analyse scientifique. 

  

● Extrait d’Esthétique de G.W.F. Hegel (suite)

Idées générales : l’art n’est qu’apparence il n’y a pas vraiment de fond. Hegel dit que les apparences sont essentielles, elle constitue un moment essentiel e l’essence. L’esprit se manifeste dans le sensible, dans la matière, il se réalise dans la matière certes l’art est apparence mais c’est une manifestation de l’essence. On est dans la phénoménologie c’est-à-dire visible, qui se manifeste a l'intérieur. L’homme ne s’oppose pas au monde mais est dedans. L’art sait nous faire apparaitre l’essence des choses dans le sensible. Il dit p30 il compare l’art et la réalité et il en résulte qu’il y a plus de vrai dans l’art que dans la réalité qui est plus trompeuse. L’art est supérieur a la réalité de tous les jours. L’en soi relève de la matière et le pour soi relève de l’esprit. L’art a la particularité de toucher comme la pensée et l’esprit a la vérité. Il fait référence a Kant : l’art n’est ni libre ni indépendant. On a un nouveau thème qui apparait : la religion. La problématique de la religion = il y a de l’esprit dans l’art et il y a aussi de l’esprit dans la religion. Il y a art, religion, philosophie = esprit par excellence. Il est un mode d’expression du divin, des besoins et exigences plus élevées de l’esprit. Il va dresser une histoire de l’art (pas au sens classique) mais qui va correspondre a différentes étapes de la religion. Il va nous dire au début était l’architecture de la forme de la pyramide égyptienne = naissance de l’esprit. Le second stade = sculpture grecque = polythéisme = dans la religion grecque on a différents D.ieux. Il y a adéquation entre beauté et esprit = équilibre entre matière et esprit. 3e stade = peinture = christianisme = a l’inverse de la pyramide égyptienne il y inadéquation = trop d’esprit = l’infini s’est fini vu qu’il s’est incarné. Dans le monde fini on peut accéder à l’infini. Mise en parallèle du romantisme pictural (esprit peut se manifester dans n’importe quelle chose car il n’y a plus de sujet) et de la chrétienté. L’art est déjà dépassé. Hegel a annoncé la mort de l’art = l’esprit s’y ennuie a la fin. L’histoire est vectorisée elle a une fin. L’art est mort, lorsque Hegel écrit il y a les prémices du romantisme et la naissance de l’art moderne. 

Il parle d’Aristote et nous dit que l’imitation marchait bien au début de l’art mais que cela n’a plus été possible après. Il critique la théorie de l’imitation en la caricaturant. Il est completement inutile de jouer a imiter la nature car le résultat sera toujours moins bien que le modèle. Hegel dit qu’imiter la nature est inutile (exemple de Kant du rossignol). Il fait référence a la peinture de son temps, le naturalisme. Par exemple les romantiques vont mettre a mal la hiérarchie picturale. La question de l’imitation est une impasse (exemple du portrait). Ce qui ne marche pas c’est cette question de l'imitation. L’imitation n’es jamais pareille car il lui manque l’esprit, la spiritualité. L’artiste est artiste car il transfigure. L’art n’a pas a rechercher l’imitation (l’architecture ou la poésie par exemple). Ces concepts n’ont pas besoin d’imitation. Pourquoi l’homme crée-t-il des oeuvres d’art ? → le libre jeu → problématique du je (cote spectateur) de Kant. La problématique du jeu mais il y a aussi le besoin d’art. Selon Hegel s’il n’y a pas besoin d’art, l’art est mort. L’homme est un être en soi et pour soi (pour lui-même = spécificité de l’homme d’où la place de l’homme). Dans la mesure ou il est en soi il existe, il ne se contente pas de rester tel qu’il est, il a besoin de se transformer, de se réaliser dans la matière. L’esprit s’ennuie, il n’a plus besoin de l’art. Chute de l’art dans l’accidentel, le réel et l’insignifiance. Nous pouvons représenter n’importe quoi, tout est possible. L’art est mort. Avant l’artiste ne signait pas et l’oeuvre comptait, à la Renaissance les oeuvres comptaient et les artistes ont commencés a signer et après les oeuvres ne comptaient plus seuls l’ego des artistes comptent. Les moyens de représentation deviennent en eux-même un but = art moderne. Maurice Denis : « L’art n’est que forme et couleur ». L’esprit peut prendre n’importe quoi pour en faire sa manifestation. 

Canudo dit : « Le cinéma est le 7e art, il est supérieur aux autres arts ». Le cinéma = synthèse entre les arts du temps et les arts de l’espace mais c’est surtout que le cinéma va relancer l’art par delà la mort de l’art Hegelienne. 

 

 ●Extrait de La naissance de la tragédie de F. Nietzsche

Nietzsche → doctrine de l'éternel retour → impression de deja vu → dans le régime de l’inconscient il y a des répétitions. Avant → 2 théories du temps : linéaire et cyclique. Temps qui se répète dans l’inconscient. Vécu de notre vie d’enfant dans la vie d’adulte. D'après Freud, les traits de caractères sont causés a cause d’un traumatisme dans la petite enfance. Nietzsche voulait travailler sur la libération des formes pulsionnelles pour qu’il s’accomplisse malgré la loi, ou la morale → doctrine du surhomme (il va chercher a se réaliser). Opposition entre le dionysiaque (domaine du pulsionnelle) et l'apollinien. Idée de rêve→ ils vont être du cote de l'apollinien (renvoie a Apollon dieu de la forme et de l’apparence). Nietzsche est sous l’influence de Schopenhauer, celui-ci a travailler sur le monde comme représentation et le monde comme volonté. Plus de place pour l’individuation. Rupture du Principium Individuationis. Celui qui a bu, celui qui a pris des substances illicites = images qui font sauter les verrous et l’homme vrai est la. L’homme n’est plus artiste il est devenu oeuvre d’art = thématique cliché du romantisme = l’art est dans la vie.  Tt artiste = imitateur = mimesis. Chez Nietzsche soit on est apollinien ou dionysiaque. Dans le paragraphe suivant → référence a Aristote. Le dionysiaque = tragédie antique. Imitation des forces pulsionnelles ≠ imitation chez Aristote.

 

 Baudelaire : poète et critique d’art, il est attaché a la modernité. Avec lui on entre un peu plus dans la modernité, il est connu pour avoir défendu la mode, la beauté éphémère, l’éclatement de la beauté. 

 

● Extrait de Critique d’art suivi de critique de musique de Baudelaire

Quelque chose dans le beau qui est intemporel et invariable mais difficile a trouver, cela dépend des périodes. Figure à la mode, figure de l’homme moderne qu’il met sur un même niveau que les artistes. P353 : la beauté bizarre. A travers le fugace de la mode, le peintre doit détacher le mystere. 

 

● Extrait de Le mouvement dans l’art de Rodin

C’est un texte qui s’articule avec le texte de Lessing. Il accentue la mimique pour rendre ses peintures vivantes. Le mouvement = transition d’une attitude a une autre = tricher sur l’instant T. Version moderne du traité de Lessing. C’est la théorie de Lessing revisitée de façon plus moderne. C’est dans la représentation de l'événement que cela change. Faire une synthèse de différents mouvements. La photographie ne sait pas représenter la vie mais l’instant T. Rodin défend la mimésis. Gérico dans sa course d’Epson → decomposition du mouvement.  
« aisthesis » : faculté de percevoir par les sens

« aisthetikos » : qui a la faculté de sentir

« aisthetos » : perceptible par les sens

dérive en français : « anesthésie » : suppression de la sensibilité ; « synesthésie » : perméabilité entre les sens

cinéma produit des objets proposés à deux de nos sens : ouïe et vue

conçus pour une activité matérielle productive

œuvres d'art : objets conçus pour proposer une expérience … et s'adresser à nos sens sans autre fonction utilitaire

n'importe quel objet peut donner lieu à une relation esthétique

objet utilitaire ET esthétique (vendu comme tel) : la voiture

design : concevoir objets utilitaires d'un point de vue esthétique
1750 allemand Alexander Gottlieb Baumgarten a fondé l'esthétique (Asthetica)

distinction penser/sentir

quand je ne fais « rien » je peux être traversé par des pensées mais je suis quand même en contact avec le monde par mes sens

« noêta » : effet sensible

définit l'esthétique comme la science de la connaissance sensible

c'est une science du beau
Qu'est-ce que le beau ?

On peut viser le beau en le définissant, en cherchant à le reconnaître

produire de l'art c'est chercher à faire de belles choses

finalité des œuvres d'art est de produire le beau
arts métalliques / arts libéraux
renaissance italienne

Charles Batteux, Les Beaux-Arts réduits à un même principe
Jacques Aumont, L’Esthétique au présent
La République, Platon

présupposés

évaluer les arguments à l'aune du système de pensée qu'on a reconstitué

classement : Dieu > artisan qui fabrique objets > peintre qui représente ces objets

on dit « représente » mais utilise plutôt terme « imiter »

Platon condamne l'imitation (mimesis)

le seul qui peut tout reproduire est le miroir

compare la peinture à un miroir (page 360)

le miroir produit un double de l'apparence des choses (et non un double d'elles) ; « des apparences et non pas des réalités »

pareil pour la peinture

il différencie celui qui fait usage des objets, celui qui les fabrique et celui qui les représente

classement : celui qui en fait usage > les fabrique > les représente (exemple de la flûte)

son critère de hiérarchisation : vérité, découvrir ce que les choses sont vraiment

celui qui a la connaissance la plus approfondie de la flûte est celui qui en joue

référent utilise en terme de savoir, d'autorité est celui qui joue de l'instrument et pas celui qui le fabrique

il faut s'approcher de la vérité, d'une connaissance la plus exacte possible de ce que sont les choses

reproche à la peinture de nous éloigner de la vérité au lieu de nous en rapprocher

réalité ; un objet « réel » > pour nous : matériel physique qui a son utilité / pour lui : idée, usage

« eidos » = idée, forme, essence

peintre donne l'impression que les choses sont différentes alors qu'il s'agit de la même chose

imitation de l'apparence ou de la réalité ? Le représenter tel qu'il est ou tel qu'il paraît ?

Apparences sont trompeuses (exemple avec le regard dans l'eau et hors de l'eau ; illusion de Müller-Lyer ; échiquier d'Adelson)
sagesse

être sage c'est s'en remettre à la raison et non suivre une impression première

sagesse à avoir avec un contrôle
beauté

se détourner des apparences

bien
musique : science mathématique des sons

beauté liée à valeurs mathématiques
« ceci n'est pas une pipe » n'a pas le même sens si ça fait partie ou non du tableau peint (Magritte)

selon Platon :

la peinture en tant qu'imitation des apparences, ne peut être source de connaissance et peut même être source d'erreur

> confrontation à Aristote ; Batteux ; Alberti

la poésie imitative est condamnable au même titre que la peinture, car elle ressemble à la peinture en tant qu'elle imite les apparences

> confrontation à Lessing ; Alberti

la musique est une science mathématique des sons : en cela, elle se situe du côté de la mesure, de la raison, contrairement à la peinture et à la sculpture

> confrontation à Alberti

les auteurs de récits et de tragédies préfèrent dépeindre des conduites dépourvues de sagesse et nous u font prendre plaisir, ce qui n'est pas moralement acceptable

> confrontation à Aristote
Platon par rapport aux arts

Platon condamne la poésie, autre élément extrait du texte, la prise de position sur la musique. Il ne condamne pas les « arts » mais certaines pratiques assimilées à l’art. La musique est une formule mathématique donc non condamnable. Cela change tout car la mesure corrige l’erreur.

La question du beau

-en rapport à la morale : est beau ce qui est bien (comportement conforme à la morale, à la sagesse, à la raison)

-en rapport à l’usage : est beau l’objet qui est aussi conforme que possible à l’usage en vue duquel il a été conçu

-en rapport à la forme : est beau ce qui est proportionné (rapport mathématique adéquat entre les parties et le tout), est beau ce dont la forme est régie par un principe géométrique (perfection de la sphère -> dieu et la création du monde) ; la beauté est « mesurable »
3 textes qui se fondent sur un système de pensée similaire

-Le premier celui d’Aristote

Contexte : Grèce antique, 4eme siècle avant JC, univers culturel. Athènes, lieu d’enseignement de Platon et de son disciple Aristote. Essor artistique, références de Platon : récits épiques, avec personnages illustres comme Homère, en relation avec les Dieux. Il y a déjà des tragédies représentées en l’honneur de Dionysos, son corpus comprend 3 auteurs connus : Eschyle, Euripide et Sophocle (histoire d’Œdipe, du Sphinx et don son énigme démarrant avec la peste comme problème initial).

-second texte d’Alberti (1435, Renaissance italienne)

Contexte : renaissance, les choses ont changées, on est après l’ère chrétienne, le nouveau testament. La religion domine. Le royaume des cieux domine, à l’inverse du temps d’Aristote ou ce sont les sens, un monde suprasensible. Le christianisme dénonce cela, dévalorise le monde d’objets mais valorise l’être humain.

-3ème texte de Batteux

France du 19ème : il représente la pensée officielle de l’art à cette époque, le classicisme où l’art sous louis XIV. Racine, Corneille, Molière. Retentissement dans l’occident.
Les textes d’Aristote et d’Alberti donnent des indications sur comment créer quelque chose. Pour Aristote il s’agit des tragédies, pour Alberti il s’agit de peinture. Aristote n’est pas auteur mais Alberti est peintre, sculpteur et architecte (santa maria novela). Si on pense Athènes pour Aristote on pense Florence pour Alberti, fleuron de l’architecture à l’époque.
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