Michel-alain combes la terre bombardéE version 1 / 2013








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DÉLUGE
ET CATASTROPHISME BIBLIQUE


La Bible, le livre incontournable

Avec l'émergence du christianisme, à partir du premier siècle de notre ère, la Bible s'imposa très progressivement comme un livre majeur dans les pays christianisés, et les écrits qu'elle contient le dogme. Au Moyen Age, la Bible était devenue LE Livre, supplantant tous les autres, notamment les grands textes des Anciens, ravalés souvent au rang de balivernes quand la Nature y primait le Créateur. Toutes les doctrines et idées mûries au cours des siècles, tous les mythes et légendes transmis scrupuleusement depuis toujours n'étaient que fadaises à oublier. Seuls les textes sacrés qui avaient eu la chance de recevoir "l'imprimatur" (les apocryphes aussi étaient mis à l'écart) avaient force de loi. Cela explique un peu pourquoi la marge de manœuvre des rares érudits du Moyen Age était si étroite. A certaines époques, il n'était pas facile de jouer les francs-tireurs sans hypothéquer sa propre sécurité. Inutile de dire que tout cela n'est pas bon pour l'évolution des idées.

Cette triste réalité rappelée, il n'en demeure pas moins que la Bible est un recueil de textes dont certains sont très intéressants pour le sujet qui occupe principalement dans ce livre : l'impactisme et le catastrophisme d'origine cosmique. La Bible n'est pas avare de catastrophes voulues par Dieu pour punir les humains récalcitrants et pêcheurs invétérés.

Je vais parler ici des textes et des idées, réservant pour les chapitres 18 et 19 l'interprétation scientifique que l'on se fait aujourd'hui de ces catastrophes diverses à la lumière des connaissances modernes. Il faut savoir, en effet, que le XXe siècle a permis de faire sur plusieurs points importants le tri entre la réalité et la légende, et même parfois d'obtenir des résultats incontestables et incroyables sur certains sujets que l'on pensait être des énigmes à jamais indéchiffrables. La possibilité de datations précises, notamment, a été un progrès extraordinaire qui a permis de préciser le calendrier d'événements distincts totalement imbriqués (à tort) les uns dans les autres, car "écrasés" par le temps.

Le Déluge biblique, le premier grand fléau

Quelle définition peut-on donner du Déluge biblique de nos jours ? Dans son monumental Dictionnaire de la Bible, André-Marie Gerard (1918-1989), donne parmi beaucoup d'autres les renseignements suivants (1) :

" Cataclysme où, selon le texte biblique et les plus anciennes traditions d'Orient, périrent sous les eaux l'ensemble des vivants répandus sur la terre ; seuls échappèrent par la faveur divine à cette destruction un homme et sa famille, géniteurs d'une humanité nouvelle, et les spécimens des autres espèces qu'ils avaient sauvés avec eux afin d'assurer le renouvellement de toute la vie terrestre au terme de l'inondation...

Dans la forme que nous lui connaissons, le récit apparaît comme la combinaison de deux documents rédigés au Xe ou IXe siècle et au VIe siècle avant J.-C., à partir de la tradition orale et écrite d'Israël...

Il n'est pas impossible que la monstrueuse inondation dont les archéologues ont par exemple relevé les traces dans la région d'Our ait été "le Déluge" dont fait état la tradition des peuples de Mésopotamie : une couche alluvionnaire de trois mètres d'épaisseur environ, vide de tout vestige de l'industrie humaine, sépare des couches riches en débris révélateurs de deux civilisations de niveaux très différents ; sa formation daterait du début du quatrième millénaire. "

A noter surtout le fait que la rédaction du texte biblique concernant le Déluge date du Ier millénaire avant J.-C. Autant dire qu'on ne sait rien de concret sur ce qui s'est vraiment passé, même si les chercheurs actuels essaient de démêler et de comprendre les différents aspects du problème (2).

Si l'on se réfère au Livre de la Genèse, placé en tête des cinq livres du Pentaleuque et donc le premier de la Bible elle-même (3), le Déluge est présenté de la manière suivante, étant bien entendu qu'il s'agit d'une "punition" infligée par Dieu aux humains :

" L'an six cent de la vie de Noé, le deuxième mois, le dix-septième jour du mois, en ce jour-là, se fendirent toutes les fontaines du grand Abîme et s'ouvrirent les écluses des cieux. Il y eut averse sur la terre quarante jours et quarante nuits...

Les eaux grandirent et s'accrurent beaucoup, beaucoup, au-dessus de la terre et toutes les hautes montagnes qui existent sous tous les cieux furent recouvertes. Les eaux avaient grandi de quinze coudées de haut et les montagnes avaient été recouvertes. Alors expira toute chair qui remue sur la terre : oiseaux, bestiaux, animaux, toute la pullulation qui pullulait sur la terre, ainsi que tous les hommes. Tout ce qui avait en ses narines une haleine d'esprit de vie, parmi tout ce qui existait sur la terre ferme, tout mourut. Ainsi furent supprimés tous êtres qui se trouvaient à la surface du sol depuis les hommes jusqu'aux bestiaux, jusqu'aux reptiles et jusqu'aux oiseaux des cieux. Ils furent supprimés de la terre, il ne resta que Noé et ceux qui étaient avec lui dans l'arche. Et les eaux grandirent au-dessus de la terre durant cent cinquante jours. "

La Genèse date le Déluge en l'an 600 de la vie de Noé, le patriarche biblique acteur de l'événement. La chronologie des divers patriarches bibliques étant connue, tout au moins approximativement, les exégèses de la Bible ont situé en général le cataclysme en l'année 1657 de la création du monde, que l'on apparente à l'année 2349 avant notre ère. Le Déluge biblique serait donc un événement ayant eu lieu durant le IIIe millénaire, à une période où plusieurs civilisations avancées étaient déjà en place et furent, sinon les témoins directs, tout au moins indirects par les témoignages qu'ils eurent à connaître de leurs voisins.

L'origine de la catastrophe reste bien sûr imprécise, plusieurs possibilités acceptables étant en concurrence pour l'expliquer. Parmi les hypothèses possibles, on pense notamment à une inondation géante résultant d'un séisme très important dans le golfe Persique qui aurait entraîné une transformation des fonds marins (peu profonds), et à l'impact d'un astéroïde ou d'une comète dans l'océan Pacifique (l'océan Oriental des Anciens). J'étudierai ces hypothèses aux chapitres 18 et 19.

Sodome et Gomorrhe, la vengeance de Dieu

La Bible raconte que, à l'époque d'Abraham (XIXe siècle avant J.-C.), quatre villes proches de la mer Morte : Sodome, Gomorrhe, Adma et Seboïm furent détruites par "le feu et le soufre venant du ciel ", une cinquième, Soar, étant épargnée par Dieu. La raison invoquée de cette destruction est l'impiété de leurs habitants et la perversité de leurs mœurs.

Dans l'article " Sodome " de son Dictionnaire de la Bible, A.-M. Gerard explique :

" Malgré l'intercession d'Abraham à qui Dieu avait révélé son dessein, deux anges se rendirent à Sodome pour détruire la ville. Seuls Lot et les siens furent épargnés : "Yahvé fit pleuvoir sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu venant du ciel ". Les géologues et les archéologues ont épilogué sur ce déluge "de soufre et de feu" : on a même parlé de bombe atomique. Il semble qu'une nuée ardente ou un phénomène volcanique analogue à celui qui a anéanti Pompéi ait pu se produire vers l'an 2000 avant J.-C., dans la fosse géologique qui représente la mer Morte et qui date de l'ère tertiaire. Selon certains, les villes maudites auraient été situées au nord de la mer Morte, où une exploration menée en 1930 par l'Institut pontifical biblique a relevé une grande masse de cendres ; plus nombreux sont les spécialistes qui les situent au sud, là où un fond récent n'est immergé que d'une douzaine de mètres, et où s'élève aujourd'hui le djebel Usdum, dont le nom semble avoir conservé le souvenir de Sodome et dont la contexture, du sel gemme, évoque la transformation de la femme de Lot, lors de la fuite de Lot et des siens devant l'imminence du fléau, en châtiment de sa curiosité. "

Ce deuxième grand cataclysme raconté dans la Bible date de l'époque d'Abraham et est donc beaucoup plus récent que le Déluge. J'expliquerai au chapitre 18 qu'il fut probablement dû à un événement sismique. Cependant certains astronomes pensent qu'il pourrait s'agir de la chute d'un noyau cométaire sur la Terre.

Les dix plaies d'Égypte

Ces Plaies d'Égypte sont contemporaines de Moïse (XIIIe siècle avant J.-C.) et de la sortie d'Égypte. Elles datent donc de la fin du XIIIe siècle. On croit aujourd'hui qu'elles sont liées à un très important cataclysme d'origine cosmique que je détaillerai au chapitre 19 : l'impact sur la Terre de la comète Sekhmet. C'est la fameuse comète dont parle Pline (la "comète terrible" qui faisait frissonner rétrospectivement les Anciens) et qui a donné lieu à certaines légendes dont j'ai parlé au chapitre 1.

Les catastrophistes actuels sont en mesure de dater avec une bonne précision ce drame cosmique dont les répercussions ont été immenses, mais totalement ignorées, étonnamment, par les historiens qui n'aiment pas que des scientifiques viennent "empiéter leurs plates-bandes". Ces historiens, comme d'autres intellectuels, sont victimes du fameux verrou psychologique dont il sera question à plusieurs reprises tout au long de ce livre. Mais il faut savoir que les causes astronomiques du drame ne pouvaient être appréhendées avec précision que par des astronomes.

Pour en revenir aux Plaies d'Égypte, que de nombreux chercheurs modernes mettent en parallèle avec les différents fléaux de l'Apocalypse, on sait qu'en fait elles correspondent assez bien aux conséquences "normales" d'un impact cométaire, comme je l'expliquerai au chapitre 19.

La chute de pierres et le "miracle"
de l'époque de Josué


On connaît par la Bible la relation d'une importante chute de pierres qui eut lieu au temps de Josué (XIIIe-XIIe siècle av. J.-C.) dans les environs de Gabaon en Judée. Elle figure au verset XI, chapitre X, du livre de Josué :

" ... Il advint, comme ils [les Amorrhéens] fuyaient devant Israël et qu'ils étaient à la descente de Beth-Horon, que Iahvé lança des cieux contre eux de grandes pierres jusqu'à Azéquah et ils en moururent. Ceux qui moururent par les pierres de grêle furent plus nombreux que ceux que les fils d'Israël tuèrent par l'épée. "

A cette chute de pierres, sans doute importante puisqu'elle frappa l'imagination des peuples de l'Asie mineure qui en conservèrent la trace dans leurs traditions et leurs écrits, est lié le fameux pseudo-miracle, dit " miracle de Josué ", du nom du célèbre chef hébreu qui, soi-disant, arrêta la course du Soleil dans le ciel. Les versets XII à XIV, suite du précédent, racontent cet événement extraordinaire :

" C'est alors, au jour où Iahvé livra l'Amorrhéen à la merci des fils d'Israël, que Josué parla à Iahvé et dit, sous les yeux d'Israël : " Soleil, arrête-toi sur Gabaon et, Lune sur la vallée d'Ayalon ". Et le Soleil s'arrêta et la Lune stationna, jusqu'à ce que la nation se fût vengée de ses ennemis. Est-ce que ceci n'est pas écrit dans le Livre du Juste ? : " Le Soleil stationna au milieu des cieux et il ne se hâta point de se coucher, presque un jour entier. Et il n'y eut pas de jour comme celui-là ni avant, ni après lui. "... "

Les commentateurs de la Bible et les savants objectifs se sont souvent demandé quel avait bien pu être le phénomène capable de provoquer cette prolongation du jour. La première réponse satisfaisante fut celle donnée par l'astronome français Jean Bosler (1878-1973) en 1943 (4). Celui-ci a noté que si l'on se reporte au passage biblique en question, il ne semble pas qu'il y est eu un arrêt effectif du Soleil sur la sphère céleste, phénomène qui eut impliqué une interruption de la rotation terrestre (ce qui est impossible), mais plutôt une simple prolongation du jour nécessaire à l'achèvement de la victoire de Josué. La Bible raconte qu'auparavant, il y eut la fameuse chute de pierres qui fit de nombreuses victimes, mais sans voir une relation d'aucune sorte entre les deux événements.

D'après Bosler, ceux-ci étaient liés génétiquement, et il avait raison dans son analyse. En effet, on sait aujourd'hui que ces chutes de pierres s'accompagnent parfois de nuits claires (comme en 1908 avec l'événement de la Toungouska, voir le chapitre 9), c'est-à-dire d'une prolongation inaccoutumée de la durée du jour, due à la diffusion dans la haute atmosphère de poussières solides entraînées par l'essaim ou soulevées par la catastrophe.

On pense de nos jours que le "miracle de Josué" a été causé par la désintégration dans l'atmosphère d'un petit astéroïde d'origine cométaire de quelques dizaines de mètres de diamètre, c'est-à-dire un fragment de noyau de comète dégazée. Après sa rupture totale, ce fragment cométaire, qui se composait probablement de glace, de gaz gelés, de matière météoritique et de poussières, a provoqué la diffusion de ces poussières dans l'atmosphère. D'autre part, suite à la fragmentation complète de la matière solide sous forme de pierres plus ou moins grosses, il a été la cause de l'essaim météoritique qui décima les ennemis d'Israël.

Un vrai astéroïde aurait seulement pu causer la chute de pierres célestes, mais pas le "miracle". Inversement, une importante éruption volcanique, phénomène parfois évoqué, aurait pu illuminer l'atmosphère et prolonger la durée du jour d'une manière acceptable, mais pas causer la chute de pierres. L'explosion dans l'atmosphère d'un petit noyau cométaire au-dessus de la Judée est le phénomène le plus adéquat pour expliquer valablement cet intéressant passage biblique. Passage qui a fait couler beaucoup d'encre depuis plus de 3000 ans, notamment du côté des religieux qui, pendant des siècles, ont à toute force voulu croire à l'impossible miracle que constitue l'arrêt réel du Soleil sur sa trajectoire céleste.

L'Apocalypse de Saint Jean

Les apocalypses étaient un genre littéraire très répandu chez les auteurs de l'Antiquité, dont le but principal était de faire allusion à des personnages ou à des événements historiques passés et présents, mais en même temps, évidemment, de présager l'avenir sous un aspect cataclysmique.

L'Apocalypse de Saint Jean (Ier siècle), écrite vers la fin du Ier siècle, constitue le dernier livre du Nouveau Testament (5). Sa place dans le livre religieux des Chrétiens lui a permis de traverser les siècles sans encombre, et toutes les générations de théologiens l'ont étudié en détail sans en saisir l'un des sens cachés : la réalité de l'impactisme terrestre dans les millénaires précédant l'époque de Saint Jean (6).

Car toutes ces apocalypses des auteurs anciens se répétaient l'une l'autre au fil des siècles, chaque auteur, sur un canevas de base, brodant selon ses fantasmes et ses convictions religieuses. Saint Jean n'échappe pas à la règle, il explique la fin du monde à venir, voulue par Dieu, avec de nombreuses allusions à des phénomènes d'origine cosmique, inexplicables selon lui sans la permission de l'Être divin. N'ayant pas été lui-même témoin d'une telle catastrophe, il s'inspire de textes plus anciens qui, eux, se référaient à des événements authentiques d'un lointain passé.

J'étudierai certaines de ces catastrophes aux chapitres 18 et 19 de ce livre, à la lumière des connaissances actuelles, mais il est intéressant de rappeler quelques-unes des citations du prophète, telles qu'elles figurent dans son Apocalypse.

ouverture du sixième sceau

" ... il se produisit un grand tremblement de terre : le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune devint toute comme du sang, les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme les figues vertes tombent du figuier secoué par un grand vent ; le ciel se retira comme un livre qu'on roule ; toutes les montagnes et les îles furent changées de place, et les rois de la terre, les grands, les chefs, les riches, les puissants, les esclaves et les hommes libres se cachèrent dans les grottes et les rochers des montagnes... "

(Apocalypse, VI, 12, 13, 14, 15)

les sept trompettes, qui sont autant de fléaux

" ... l'ange prit l'encensoir et le remplit du feu de l'autel qu'il jeta sur la terre. Et il y eut des tonnerres, des voix, des éclairs et un tremblement de terre... "

(Apocalypse, VIII, 5)

" ... il y eut de la grêle et du feu mêlés de sang qui tombèrent sur la terre, le tiers de la terre fut brûlé, ainsi que le tiers des arbres et de toute herbe verte... "

(Première trompette, Apocalypse, VIII, 7)

" ... il tomba dans la mer comme une grande montagne embrasée : le tiers de la mer devint du sang, il mourut le tiers des êtres qui étaient dans la mer et le tiers des navires périt... "

(Seconde trompette, Apocalypse, VIII, 8, 9)

" ... il tomba du ciel une grande étoile, ardente comme un flambeau ; elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux. Et l'étoile s'appelait Absinthe. Et le tiers des eaux se changea en absinthe et beaucoup d'hommes moururent de ces eaux pour être devenues amères... "

(Troisième trompette, Apocalypse, VIII, 10, 11)

" ... le tiers du soleil fut atteint, ainsi que le tiers de la lune et le tiers des étoiles, en sorte que ces astres furent obscurcis d'un tiers et que le jour perdit un tiers de sa clarté et la nuit de même... "

(Quatrième trompette, Apocalypse, VIII, 12)

" ... une étoile était tombée du ciel sur la terre, il lui fut donné la clef du puits de l'abîme. Elle ouvrit le puits de l'abîme. Il monta du puits une fumée comme d'une grande fournaise et le soleil et l'air furent obscurcis par la fumée du puits. De la fumée, sortirent sur la terre des sauterelles... Il leur fut donné non de tuer les hommes mais de les tourmenter pendant cinq mois... "

(Cinquième trompette, Apocalypse, IX, 1, 2, 3, 5, 11)

" ... le tiers des hommes périt par ces trois fléaux, à savoir le feu, la fumée et le soufre... "

(Sixième trompette, Apocalypse, IX, 18)

" le temple de Dieu s'ouvrit dans le ciel... il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres, un tremblement de terre et une forte grêle... "

(Septième trompette, Apocalypse, XI, 19)

les sept signes

" ... un signe parut dans le ciel : c'était un grand dragon rouge... il balayait le tiers des étoiles du ciel et les jetait sur la terre... il y eut un combat dans le ciel... malheur à la terre et à la mer, car le diable est descendu chez vous, en grande fureur... "

(Premier signe, Apocalypse, XII, 3, 4, 7, 12)

" ... la bête de la terre opère de grands prodiges, jusqu'à faire descendre le feu du ciel en terre aux yeux des hommes... "

(Troisième signe, Apocalypse, XIII, 13)

les sept coupes de la colère de Dieu

" ... un ulcère malin et pernicieux frappa les hommes... "

(Première coupe, Apocalypse, XVI, 2)

" ... la mer devint comme du sang de cadavre et tous les êtres de la mer périrent... "

(Seconde coupe, Apocalypse, XVI, 3)

" ... les fleuves et les sources se changèrent en sang... "

(Troisième coupe, Apocalypse, XVI, 4)

" ... il fut donné au soleil de brûler les hommes par le feu ; et les hommes furent brûlés dans une grande chaleur... "

(Quatrième coupe, Apocalypse, XVI, 8, 9)

" ... le royaume de la bête fut plongé dans les ténèbres et les hommes se mordaient la langue de douleur... "

(Cinquième coupe, Apocalypse, XVI, 10)

" ... le grand fleuve de l'Euphrate dont les eaux séchèrent pour livrer passage aux rois de l'Orient... "

(Sixième coupe, Apocalypse, XVI, 12)

" ... il y eut des éclairs, des voix et des tonnerres, ainsi qu'un grand tremblement de terre, tel qu'il n'y en a jamais eu d'aussi grand depuis qu'il y a des hommes sur terre... les villes des nations s'effondrèrent... toutes les îles s'enfuirent et les montagnes disparurent. Et des grêlons énormes, comme des talents, s'abattirent du ciel sur les hommes... "

(Septième coupe, Apocalypse, XVI, 18, 19, 20, 21)

L'Apocalypse de Saint Jean, qui n'est qu'une apocalypse parmi d'autres, je l'ai dit, est généralement considérée comme un texte dénué de tout fondement sérieux par les commentateurs objectifs. Mais pour un spécialiste de l'impactisme, certains passages sont fort intéressants et utiles, car ils sont caractéristiques d'un des sujets favoris des auteurs anciens.

Contrairement aux auteurs "matérialistes" de l'Antiquité qui voyaient dans la chute d'étoiles sur la Terre un événement purement physique, Saint Jean et les auteurs "déistes" la considéraient, au contraire, comme un moyen de punir les humains choisi par Dieu, seul capable d'après eux de provoquer un tel cataclysme, absolument extraordinaire pour les gens de cette époque.

Les citations de L'Apocalypse rappelées ci-dessus semblent correspondre à un agglomérat de catastrophes provenant d'au moins trois événements de nature différente qui se sont produits durant le second millénaire avant J.-C. dans le bassin oriental de la Méditerranée. Je parlerai de ces trois cataclysmes aux chapitres 18 et 19.
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