Cours / L’Asie du Sud et l’Est : les enjeux de la croissance








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Thème :Dynamiques géographiques des grandes aires continentales

Cours / L’Asie du Sud et l’Est : les enjeux de la croissance

Avec 43 810 582 km2 de terres et 4,3 milliards d'habitants, l'Asie est le plus grand continent (8,6 % de la surface totale terrestre ou 29,4 % des terres émergées) et le plus peuplé (environ 60 % de la population mondiale). L'Asie est plus un concept culturel qu'une entité physique homogène.

Bien que l’aire continentale n’ait pas de précisions géographiques quant à ses délimitations Les limites géographiques adoptées ds beaucoup de manuels vont de l’Asie du Sud ( l’Inde aux États himalayens, au Bangladesh) à l’Asie de l’Est (Chine, Mongolie, Corée du Nord et du Sud, Japon, Taïwan) à l’Asie du Sud- Est ( Myanmar, Laos, Cambodge, Vietnam, Malaisie, Indonésie, Philippines).Ms,il ne s’agit pas d’étudier cette aire par Etats, ms par ensemble en respectant les problématiques. http://a137.idata.over-blog.com/5/03/28/63/asiamap-color.jpg



  • Cette question peut donner lieu à 3 sujets de compositions portant sur le cas de Mumbai et sur chacune des deux autres entrées de la question. Des schémas élémentaires peuvent être réalisés pour illustrer des compositions.



  • Ces différentes entrées se prêtent également à l’étude critique de document(s).



  • Croquis BAC N°6 :L’étude de Mumbai donne lieu à la réalisation d’un croquis de synthèse ( sur fond de carte)qui pourra être demandé à l’examen.




COMPOSITION 1 : Japon-Chine : concurrences régionales, ambitions mondiales.

Pb Quel pays assurera, à l’avenir, le leadership dans cette région du monde

en pleine croissance économique ? ( cf + fiche)

Composition 1 : Japon – Chine : concurrences régionales, ambitions mondiales.

Pb :Quel pays assurera, à l’avenir, le leadership dans cette région du monde en pleine croissance économique ?
Présentation :

L’étude de cette question comporte une approche comparative du rôle joué en Asie et dans le monde par deux puissances majeures de la région : le Japon et la Chine.

  • Concurrences régionales ?Le Japon et la Chine constituent les deux pôles principaux d’Asie orientale. Mais leur influence dans la région s’exprime de manière différente. Le Japon reste le pays d’Asie orientale le plus riche, le plus développé, le plus avancé technologiquement. Il en est aussi toujours le principal investisseur et bailleur de fonds. La puissance de la Chine s’appuie sur des éléments plus diversifiés : outre une puissance économique importante et croissante (très forte production, capacité financière de plus en plus affirmée), la Chine dispose aussi d’autres atouts (force militaire, réseaux des Chinois d’outre-mer, ressources naturelles, présence forte dans les espaces maritimes régionaux …).

Dans la rivalité ancienne qui oppose ces deux puissances majeures de la région, la Chine semble aujourd’hui de plus en plus susceptible de l’emporter et d’établir sa domination en Asie orientale aux dépens du Japon.



  • Ambitions mondiales ?Depuis le XIXème siècle, le Japon et la Chine exercent également une influence à l’échelle mondiale ( cf la question d’histoire consacrée à la Chine et au monde depuis 1949). Là encore, ces deux pays ne disposent toutefois pas des mêmes outils au service de cette puissance. Le statut du Japon dans le monde est essentiellement celui d’une grande puissance économique, acteur-clé des échanges mondiaux. L’influence chinoise sur le monde est plus polymorphe : elle s’appuie aussi sur le poids démographique, l’influence diplomatique, la capacité militaire, la représentation dans les grandes organisations internationales ce qui confère par ailleurs à la Chine une place tout à fait particulière au sein des pays dits émergents. Elle se souhaite, en outre, dépasser les Etats-Unis.



1. Deux pôles majeurs de l’Asie orientale aux rivalités anciennes



1.1 Japon-Chine : proximité culturelle mais trajectoires politiques opposées

  • La Chine = berceau de la civilisation de l’Asie orientale

La civilisation chinoise est un des plus anciennes du monde : c’est le foyer de la civilisation de l’Asie

orientale à laquelle elle a fourni un système d’écriture (écriture idéographique), un modèle politique, de

conceptions morales et intellectuelles (confucianisme) ainsi qu’une cuisine et des rites. En dehors du shintoïsme

(religion polythéiste la plus ancienne du Japon), le Japon, comme la Corée ou le Vietnam, a emprunté à la

Chine ses principes de civilisation entre les VIIIe et IXe siècles même si, à la différence des deux autres, le

Japon n’a pas été envahi par la Chine.

La culture japonaise est donc issue d’un syncrétisme culturel mêlant bouddhisme, néoconfucianisme, shintoïsme et un fort sentiment «  national » d’homogénéité ethnique.(japonité)

  • Leur rapport aux puissances occidentales ds la région

Malgré cette proximité culturelle, les deux pays réagissent différemment à l’implantation occidentale. Dès l’ère Meiji (1868-1912), le Japon s’ouvre fortement sur l’Occident, en partie sous la contrainte, ce qui lui permet de s’adapter à l’économie occidentale et donc de ne pas être dominé par elle. Ainsi, le Japon devient la première puissance asiatique et développe, depuis le début du XX è et + particulièrement dans les années 1930, un projet hégémonique ( impérialisme)

A l’inverse, la Chine a eu beaucoup de mal à se moderniser (cf. cours Chine et Monde depuis 1949 ). ;elle a subi la domination étrangère ( concessions …)

Après la Seconde Guerre mondiale, les deux nations vont s’opposer car s’engageant chacune dans un camp opposé de la guerre froide. Le Japon, vaincu, est dominé par les Etats-Unis qui imposent la démocratisation du pays et la mise en place d’une économie libérale. Avec le soutien américain, le Japon connaît un redressement économique rapide, le « miracle japonais », au cours de la phase de haute croissance de 1955 à la fin des années 1980. Il devient ainsi la 2e puissance économique mondiale mais reste +/- sous tutelle américaine….

La Chine fait partie du camp des vainqueurs aux côtés des Etats-Unis mais, en 1949, elle devient un allié de l’URSS puis, après 1953, se présente comme son rival. Elle a gagné son indépendance au prix le plus fort.Son économie est donc d’abord limitée au bloc communiste puis devient autarcique. Aujourd’hui, il s’agit toujours d’un régime autoritaire mais son économie s’est ouverte et modernisée faisant de la Chine, en 2010, la 2e puissance économique mondiale.
1.2. Japon-Chine : Potentialités et développement différents

  • Une histoire proche mais des territoires et population incommensurables




superficie

Chine : 9.6 millions de km2

1,4 milliards

0.699 IDH

0.543 IDHI

0.469 Gini

4.382 $PIB/H en PPA

9.763 MD de $ PIB (2è)

Population

Japon : 334.000 Km2

128 millions

0.912 IDH

0.249 Gini

42.820 $ PIB/H en PPA

5.228 MD de $ PIB (3è)


La Chine s’étend sur 9,6 millions de km² (4e superficie mondiale) quasiment d’un seul tenant alors que le Japon ne

représente que 334.000 de km² répartis sur 4 grandes îles et 430 petites îles habitées.

Par contre, le Japon dispose de la 6e ZEE mondiale avec 4,5 millions de km² contre la 7e pour la Chine avec seulement 3,9 millions de km².

Le territoire chinois est aussi très riche en matières premières agricoles (1er producteur mondial de blé,

de riz, de viande de porc, de produits marins, 2nd producteur de maïs) et minérales (1er producteur d’or, de fer et

de charbon, 5ème producteur de pétrole, 7e de gaz).

A l’inverse, le Japon importe quasiment toutes ses matières premières.

  • Un Développement économique différencié ds le temps

le Japon est une puissance établie depuis longtemps ( milieu du XIX è) qui est le pays d’Asie orientale le plus riche (42.820 $ PPA de PIB/hab), le plus développé (0,912 =10e mondial) et le plus avancé technologiquement.

La période de haute croissance a été soutenu par l’Etat qui oriente les entreprises par l’intermédiaire du MITI, par de grandes firmes industrielles (Keiretsu = groupes d’entreprises impliquées dans des activités diverses, structurés autour d’une banque, et liées par des participations financières), des taux d’épargne très élevés, une priorité accordée à l’éducation et aux technologies avancées (sur les 10 entreprises les plus innovantes d’Asie, 8 sont japonaises, Hitachi est la 1ère, Canon 3e, Sony 5e). Malgré une crise dans les années 1990, le Japon reste une réelle puissance économique grâce à une base industrielle compétitive, fortement automatisée et délocalisée ainsi qu’une économie basée sur les services (Tokyo – kabuto Cho -est la 3e place financière mondiale).

La Chine est un pays émergent ,une puissance ascendante . Elle peut, elle, s’appuyer sur son agriculture qui est encore la 1ère source d’emplois du pays mais aussi sur l’industrie qui est à l’origine des principaux revenus chinois. La Chine a fondé sa réussite sur une production à bas coût ( pays atelier ), cela en fait, depuis les années 1980/90, une plate-forme de production manufacturée fournissant une bonne part de la consommation mondiale.

Page 340




Cependant, la crise de 2008 a souligné sa dépendance à l’égard du marché mondial et les limites d’une économie basée sur les IDE et les exportations. La Chine veut dépasser le stade de pays atelier pour construire une puissance

industrielle avec des firmes innovantes en procédant à une montée en gamme de la production et en

développant la R&D. Elle cherche aussi à stimuler la demande intérieure en réduisant les inégalités socio-spatiales.

Mais, l’immensité du territoire chinois représente un handicap pour équilibrer géographiquement le

développement.

TR/Le Japon et la Chine sont deux grandes puissances économiques aux anciennes rivalités. Aujourd’hui, dans le contexte nouveau de la mondialisation ,Leur puissance s’exerce particulièrement sur le continent asiatique.



2. Japon et Chine :deux puissances concurrentes en Asie orientale qui se disputent le leadership régional




  • Cartes page 338-339 à analyser «  deux puissances majeures en Asie du Sud et Asie orientale »




2.1. Deux acteurs économiques majeurs en Asie aux stratégies différentes

Le Japon et la Chine sont les deux principales puissances économiques et commerciales d’Asie, ils assurent

à eux deux 68% du PIB asiatique et 63% du commerce extérieur du continent.

DOC page 343 ,le projet d’intégration asiatique  autour de l’ASEAN : deux visions 



Leurs deux économies sont fortement extraverties, ce qui se manifeste par la présence de 10 des 20 premiers ports mondiaux dans ces deux pays. ( NB : pour autant,ces deux pays sont +/- protectionnistes !)



Cependant, leurs stratégies industrielles sont différentes.

  • La Japon s’appuie sur les hautes technologies en investissant 3,6% de son PIB dans la R&D ce qui lui permet d’être le pays qui dépose le plus de brevets au monde. Sa force s’exprime dans des domaines comme la robotique, l’informatique, l’électronique, les nanotechnologies ou l’environnement. Il reste, toutefois, puissant dans les secteurs classiques (2e producteur mondial d’automobiles et d’acier). Son industrie délocalise beaucoup en Asie, dès le milieu des années 1980.


Le Japon a ainsi déterminé une forte DIT en Asie orientale ( stratégie du vol d’oies sauvages)

Ainsi, sa production électronique est réalisée à 65% en dehors du pays, surtout en Chine et en Asie orientale.

Enfin, c’est une économie qui repose sur les services et dont le secteur primaire est résiduel.

  • La Chine s’impose comme un géant régional, elle a d’abord fondé son développement industriel sur une puissante industrie lourde et sur l’exportation de produits bas de gamme, fabriqués par une main d’oeuvre bon marché. En 2010, elle devient le premier producteur mondial d’acier, d’automobile, de textile et d’électronique grand public.

2.2 Une interdépendance et une rivalité croissante entre les deux pays.

En raison de stratégies de développement différentes, les relations commerciales sont intenses entre les deux

nations. Depuis 2009, la Chine est devenue le 1er partenaire commercial du Japon et représente 20% de ses

échanges extérieurs. Le Japon est, quant à lui, le 3ème client et le 1er fournisseur de la Chine. Il fournit des biens

intermédiaires (composants électroniques) et d’équipement (machines-outils) et importe des produits de

moindre valeur ajoutée (textile, électronique grand public) souvent fabriqués par des entreprises et des capitaux

japonais qui se sont délocalisés. Les investissements croisés sont aussi importants : le Japon est le 1er

investisseur étranger en Chine, près de 20 000 entreprises japonaises sont présentes en Chine. Les flux de

personnes s’intensifient aussi : environ 500 000 Chinois sont installés au Japon, surtout des étudiants et des

expatriés de grandes firmes, et 127 000 Japonais vivent en Chine.

Cela n’empêche pas les concurrences.

La montée en gamme des productions chinoises constitue une concurrence technologique qui devrait se renforcer

dans les prochaines années.

DOC 1 page 341




L’importance croissante des investissements chinois au Japon suscite aussi des

inquiétudes sur le territoire nippon. Ces inquiétudes expliquent la lenteur des discussions entre les deux pays

pour établir un accord de libre-échange alors que les deux pays en ont signé avec d’autres pays asiatiques.

2.3 Des relations diplomatiques tendues et complexes

Les rivalités économiques se doublent de contentieux mémoriels anciens.

Entre 1894 et 1895, la première guerre sino-japonaise conduit la Chine à accepter l’indépendance de la Corée et à céder au Japon des îles, dont Taïwan. En 1931, le Japon envahit la Mandchourie puis, en 1937, le littoral pacifique, en exerçant de graves crimes de guerre. (cf cours la Chine et le Monde depuis 1949).Face à ces agressions impérialistes répétées, la Chine demande régulièrement des excuses, le Japon les a

déjà exprimées par écrit en 1972, permettant la normalisation des relations diplomatiques entre les deux, puis

rappelées à plusieurs reprises. Mais, la Chine doute de la sincérité du Japon : elle dénonce les visites régulières

du sanctuaire Yasukuni (fondé au XIXe siècle, il rend un culte aux 2,5 millions de Japonais tombés au combat,

dont 14 criminels de guerre condamnés par les Alliés en 1945) ou la complaisance des manuels scolaires

japonais envers l’agression japonaise contre la Chine.

Actuellement, les contentieux actuels portent sur les délimitations de la ZEE en mer de Chine orientale. (cf plus)

DOC 2Page 341



Carte page 339
Par exemple, ils se disputent à propos de la souveraineté sur les îles Senkaku en japonais et Diaoyutai en chinois, archipel inhabité, annexé par le Japon en 1895 mais toujours revendiqué par la Chine, les fonds marins autour sont réputés pour leurs réserves potentielles d’hydrocarbures.

Ces contentieux ou tensions sont la manifestation de deux nationalismes forts et d’une rivalité de puissance.

Le Japon craint une « menace chinoise » et resserre donc son alliance avec les Etats-Unis. La Chine utilise, elle, fréquemment les sentiments antijaponais enracinés dans la société chinoise pour affaiblir l’influence diplomatique du Japon.

Malgré des manifestations de solidarité, par exemple lors du tremblement de terre du Sichuan en 2008 où la

Japon a aidé la Chine ou, en 2011, lors du tsunami, où la Chine a aidé le Japon, les deux pays ne sont pas

vraiment prêts à collaborer, comme le montre l’absence de projet concret de coopération régionale à l’échelle

de l’Asie.

TR/La Chine et le Japon sont les deux plus grandes puissances asiatiques et s’opposent pour devenir la seule

puissance globale de cette région . Cette opposition se manifeste-t-elle au niveau mondial ?



3. Japon et Chine : des ambitions mondiales mais des outils différents au service de la puissance





  • Carte page 344-345 à analyser : » Deux grandes puissances mondiales »




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