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John Maynard KEYNES (1936)

Théorie générale
de l’emploi, de l’intérêt
et de la monnaie

Traduit de l’Anglais par Jean- de Largentaye (1942)


LIVRES I, II ET III


Un document produit en version numérique par Jean-Marie Tremblay,

professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi

Courriel: jmt_sociologue@videotron.ca

Site web: http://pages.infinit.net/sociojmt
Dans le cadre de la collection: "Les classiques des sciences sociales"

Site web: http://www.uqac.uquebec.ca/zone30/Classiques_des_sciences_sociales/index.html
Une collection développée en collaboration avec la Bibliothèque

Paul-Émile-Boulet de l'Université du Québec à Chicoutimi

Site web: http://bibliotheque.uqac.uquebec.ca/index.htm

Cette édition électronique a été réalisée par Jean-Marie Tremblay, professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi à partir de :

John Maynard KEYNES
Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936)
Livres I, II et III
Traduit de l’Anglais par Jean- de Largentaye (1942)

Une édition numérique réalisée à partir du livre de John Maynard Keynes, Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936). Traduit de l’Anglais par Jean de Largentaye (1942). Paris : Éditions Payot, 1942.
Polices de caractères utilisée :
Pour le texte: Times, 12 points.

Pour les citations : Times 10 points.

Pour les notes de bas de page : Times, 10 points.

Toutes les formules ont été réalisées avec l’Éditeur d’Équations du traitement de textes, ce qui rend manipulable toutes les formules.
Édition électronique réalisée avec le traitement de textes Microsoft Word 2001 pour Macintosh.
Mise en page sur papier format

LETTRE (US letter), 8.5’’ x 11’’)
Édition complétée le 20 juin 2002 à Chicoutimi, Québec.


Table des matières

Préface pour l'édition française, 1942

Préface de l'édition anglaise, 1936

Note du traducteur, 1942

Livre I : Introduction
I. - La théorie générale

II. - Les postulats de l'économie classique

III. - Le principe de la demande effective
Livre II : Définitions et concepts
IV. - Le choix des unités

V. - De la prévision en tant qu'elle détermine le volume de la production et de l'emploi

VI. - La définition du revenu, de l'épargne et de l'investissement
I. - Le revenu

II. - L'épargne et l'investissement
Appendice sur le Coût d'usage
VII. - Nouvelles considérations sur le sens des notions d'épargne et d'investissement
Livre III : La propension à consommer
VIII. - La propension à consommer I. - Les facteurs objectifs

IX. - La propension à consommer II. - Les facteurs subjectifs
X. - La propension marginale à consommer et le multiplicateur

Voir le second fichier
Livre IV : L'incitation à investir
XI. - L'efficacité marginale du capital

XII. - L'état de la prévision à long terme

XIII. - La théorie générale du taux de l'intérêt

XIV. - La théorie classique du taux de l'intérêt
Appendice relatif aux taux de l'intérêt tel qu'il apparaît dans les Principes d'Économie de Marshall, dans les Principes d'Économie Politique de Ricardo, et en d'autres ouvrages
XV. - Les motifs psychologiques et commerciaux de la liquidité

XVI. - Observations diverses sur la nature du capital

XVII - Les propriétés essentielles de l'intérêt et de la monnaie

XVIII. - Nouvel exposé de la théorie générale
Livre V : Salaires nominaux et prix
XIX. - Variations des salaires nominaux
Appendice sur la Théorie du Chômage du Professeur Pigou
XX. - La fonction de l'emploi

XXI. - La théorie des prix
Livre VI : Notes succinctes suggérées par la théorie générale
XXII. - Notes sur le cycle économique
XXIII. - Notes sur le mercantilisme, les lois contre l'usure, la monnaie estampillée, et les théories de la sous-consommation

XXIV. - Notes finales sur la philosophie sociale a laquelle la théorie générale peut conduire
LEXIQUE

Préface pour l'édition française
Par John Maynard Keynes, 1942

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Pendant un siècle ou plus l'Économie Politique a été dominée en Angleterre par une conception orthodoxe. Ce n'est pas à dire qu'une doctrine immuable ait prévalu, bien au contraire ; la doctrine a évolué progressivement. Mais ses postulats, son esprit, sa méthode sont restés étonnamment les mêmes et une remarquable continuité se distingue à travers les changements. C'est dans cette orthodoxie en constante évolution que nous avons été élevé. Nous l'avons étudiée, enseignée, commentée dans nos écrits et sans doute les observateurs superficiels nous rangent-ils encore parmi ses adeptes. Les futurs historiens des doctrines considèreront que le présent ouvrage procède essentiellement de la même - tradition. Mais nous-mêmes, en écrivant ce livre et un autre ouvrage récent qui l'a préparé, nous avons senti que nous aban­don­nions cette orthodoxie, que nous réagissions fortement contre elle, que nous brisions des chaînes et conquerrions une liberté. Cet état d'esprit explique certains défauts de l'ouvrage ; il explique en particulier qu'il revête en divers passages un caractère de controverse, qu'il ait trop l'air de s'adresser aux défenseurs d'une conception spéciale et pas assez à la Ville et au Monde. Nous avons voulu convaincre notre entourage et ne non,, sommes pas adressé assez directement au grand publie. Trois ans ont passé depuis lors, nous nous sommes habitue à notre nouveau vêtement et avons oublié jusqu'à la forme de l'ancien. Si nous devions récrire cet ouvrage, nous chercherions à éviter ce défaut et nous nous efforcerions d'exposer avec plus de netteté notre propre manière de voir.
Nous disons tout ceci tant pour nous expliquer que pour nous excuser aux yeux des lecteurs français. Car en France il n'y a pas eu de tradition orthodoxe qui ait gouverné l'opinion contemporaine aussi complètement qu'en Angleterre. La situation des États-Unis a été très comparable à la nôtre. Mais en France et dans les autres pays du continent aucune école n'a été à ce point prépondérante depuis la disparition de l'École Libérale Française, qui fleurissait il y a quelque soixante-dix ans (les membres de cette école ont d'ailleurs survécu si longtemps au déclin de leur influence qu'il nous souvient, alors que nous étions jeune rédacteur à l'Economic Journal, d'avoir été, chargé d'écrire les nécrologies d'un grand nombre d'entre eux : Levasseur, Molinari, Leroy-Beaulieu ...) Si l'influence et l'autorité de Charles Gide avaient égalé celles d'Alfred Marshall, la situation en France eût été plus semblable à la nôtre. A l'heure actuelle les économistes français sont éclectiques ; leurs doctrines ne sont pas assez enracinées - du moins le croyons-nous parfois - dans une conception systématique. Ceci les rendra peut-être plus accessibles à nos arguments, mais il se peut aussi que nos lecteurs se demandent ce que nous voulons dire lorsque nous faisons un usage, que certains de nos critiques anglais jugent impropre, des termes d'école « classique » et d'économistes « classiques ». Il pourra donc être utile aux lecteurs français que nous nous efforçions d'indiquer en quelques mots ce que nous considérons comme les caractéristiques principales de notre étude.
Nous avons donné à notre théorie le nom de « théorie générale ». Par là nous avons voulu marquer que nous avions principalement en vue le fonctionnement du système économique pris dans son ensemble, que nous envisagions les revenus glo­baux, les profits globaux, la production globale, l'emploi global, l'investissement global et l'épargne globale bien plus que les revenus, les profits, la production, l'em­ploi, l'investissement et l'épargne, d'industries, d'entreprises ou d'individus considérés isolément. Et nous prétendons qu'on a commis des erreurs graves en étendant au système pris dans son ensemble des conclusions qui avaient été correctement établies en considération d'une seule partie du système prise isolément.
Expliquons-nous par quelques exemples. Lorsque nous avons soutenu (lue dans le système envisagé globalement le montant du revenu épargné, c'est-à-dire non dépensé pour la consommation courante, est et ne peut pas ne pas être exactement égal au montant de l'investissement net nouveau, on a considéré cette proposition comme un paradoxe et une vaste controverse s'est instaurée à son sujet. Ceci s'explique sans au­cun doute par le fait que l'égalité de l'épargne et de l'investissement, qui est nécessai­rement vérifiée dans l'ensemble du système, ne l'est nullement dans le cas d'un individu isolé. Il n'y a aucune sorte de raison pour que le montant de l'investissement nouveau dont je suis l'auteur soit lié par une relation quelconque au montant de mes épargnes personnelles. C'est à très juste titre que l'on considère le revenu d'un indi­vidu comme indépendant de ce qu'il consomme et investit personnellement. Mais ceci, nous sommes obligé de le signaler, n'aurait pas dû faire oublier que la demande créée par la consommation et l'investissement d'un individu est la source du revenu des autres individus et que par suite le revenu en général n'est pas indépendant, bien au contraire, de la propension des individus à dépenser et à investir. Puisque le pen­chant des individus à dépenser et à investir dépend lui-même de leurs revenus, une relation se trouve établie entre les épargnes globales et l'investissement global, et il est très facile d'établir, sans que raisonnablement on puisse le contester, que cette relation ne saurait être qu'une stricte égalité. A vrai dire, cette conclusion est des plus banales. Mais elle ouvre la voie à une suite de raisonnements qui commandent des sujets plus importants. On démontre que, d'une manière générale, le volume réel de la production et de l'emploi dépend, non de la capacité de production ou du niveau préexistant des revenus, mais des décisions courantes de produire, lesquelles dépen­dent à leur tour des décisions d'investir et de l'estimation actuelle des montants de la consommation courante et future. En outre, dès que l'on connaît la propension à consommer et à épargner (comme nous l'appellerons), c'est-à-dire la résultante pour la communauté entière des penchants psychologiques individuels concernant la manière d'employer des revenus d'un certain montant, on peut calculer le niveau des revenus et partant le niveau de la production et de l'emploi qui assurent l'équilibre du profit lorsque l'investissement nouveau est d'un montant donné ; et ceci sert de point de départ à la doctrine du Multiplicateur. Ou encore il devient évident que, toutes choses étant égales d'ailleurs, un renforcement de la propension à épargner contracte les revenus et la production, tandis qu'un accroissement de l'incitation à investir les développe. On peut aussi analyser les facteurs qui, dans le système tout entier, déterminent le revenu et la production ; on a, au sens propre du terme, une théorie de l'emploi. De ce raisonnement découlent des conclusions qui touchent spécialement les problèmes de finances publiques et de politique nationale en général ainsi que les problèmes du cycle économique.
Une autre particularité, très caractéristique de cet ouvrage, est la théorie du taux de l'intérêt. Ces derniers temps de nombreux économistes ont soutenu que le montant de l'épargne courante déterminait l'offre de capital frais, que le montant de l'inves­tissement courant en gouvernait la demande et que le taux de l'intérêt était le facteur d'équilibre ou le « prix » déterminé par le point d'intersection de la courbe de l'offre d'épargnes et de la courbe de la demande d'investissement. Mais si l'épargne globale est nécessairement et en toute circonstance juste égale à l'investissement global, il est évident qu'une telle explication s'effondre. La solution doit donc être cherchée ailleurs. Nous l'avons trouvée dans l'idée que le rôle du taux de l'intérêt est de mainte­nir en équilibre, non la demande et l'offre des biens de capital nouveaux, mais la demande et l'offre de monnaie, c'est-à-dire la demande d'argent liquide et les moyens d'y satisfaire. Nous rejoignons ainsi la doctrine des anciens économistes, antérieurs au XIXe siècle. Cette vérité, par exemple, a été discernée très nettement par Montes­quieu 1, Montesquieu, le plus grand économiste français, celui qu'il est juste de comparer à Adam Smith, et qui dépasse les physiocrates de cent coudées par la perspicacité, par la clarté des idées et par le bon sens (qualités que tout économiste devrait posséder). Mais il nous faut laisser pour le corps de l'ouvrage l'explication détaillée de tous ces phénomènes.
Nous avons donné à ce Livre le nom de Théorie Générale de l'Emploi, de l'Intérêt et de la Monnaie ; et le troisième point sur lequel nous pouvons appeler l'attention est notre conception de la monnaie et des prix. L'analyse suivante montre comment nous avons fini par échapper aux confusions de la Théorie Quantitative, qui nous avait autrefois induit en erreur. Nous considérons que le niveau général des prix et les prix individuels sont déterminés d'une façon strictement identique, c'est-à-dire qu'ils dépendent de l'offre et de la demande. L'état de la technique, le niveau des salaires, l'im­por­tance de l'outillage et de la main-d’œuvre inemployés ainsi que la situation des marchés et de la concurrence déterminent les conditions de l'offre pour les produits individuels comme pour l'ensemble des produits. Les décisions des entrepreneurs, qui procurent des revenus aux producteurs individuels, et les décisions de ces individus en ce qui concerne l'emploi de ces revenus déterminent les conditions de la demande. Et les prix - tant les prix individuels que le niveau général - apparaissent comme la résultante de ces deux facteurs. La monnaie, et la quantité de monnaie, n'intervien­nent pas directement à ce point du procès. Elles ont joué leur rôle à un stade antérieur de l'analyse. La quantité de monnaie détermine l'offre de ressources liquides, par là elle gouverne le taux de l'intérêt et jointe à d'autres facteurs (notamment ceux qui inté­ressent la confiance) l'incitation à investir ; celle-ci à son tour fixe le niveau des revenus, de la production et de l'emploi et (à chaque stade combinée avec d'autres facteurs) le niveau général des prix par l'intermédiaire de l'offre et de la demande ainsi établies.
Il nous semble que jusqu'à une date récente les doctrines associées au nom de J. B. Say ont dominé partout la science économique beaucoup plus qu'on ne l'a cru. Il est vrai que la plupart des économistes ont abandonné depuis longtemps sa « loi des débouchés », mais ils n'ont pas rejeté ses hypothèses fondamentales et particuliè­rement le sophisme d'après lequel la demande serait créée par l'offre. Say suppose implicitement que le, système économique travaille constamment à pleine capacité, de telle sorte qu'une activité nouvelle se substituerait toujours et ne s'ajouterait jamais a une autre activité. Presque toute la théorie économique postérieure découle de la mê­me hypothèse en ce sens que cette hypothèse lui est nécessaire. Or il est évident qu'une théorie fondée sur une telle base ne saurait convenir à l'étude des problèmes se rapportant au chômage et au cycle économique. Peut-être ferons-nous mieux com­pren­dre aux lecteurs français le caractère que nous avons voulu donner au présent ouvrage en disant que, dans la théorie de la production, il abandonne définitivement les doctrines de J. B. Say et que, dans la théorie de l'intérêt, il revient aux doctrines de Montesquieu.

J. M. KEYNES.
King's College, Cambridge, 1942.


Préface de la première édition anglaise
Par John Maynard Keynes, 1936

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Ce livre s'adresse surtout à nos confrères économistes. Nous souhaitons qu'il puisse être intelligible à d'autres personnes. Mais il a pour objet principal l'étude de questions théoriques difficiles et il ne traite qu'à titre subsidiaire l'application de la théorie aux faits. Car, s'il y a des erreurs dans l'économie orthodoxe, elles doivent être cherchées non dans sa superstructure qui a été édifiée avec un grand souci de cohérence logique, mais dans ses prémisses qui manquent de clarté et de généralité. Nous ne pouvons donc atteindre notre but, qui est de persuader les économistes de procéder à un nouvel examen critique de leurs hypothèses fondamentales, qu'au prix d'un raisonnement très abstrait et aussi de controverses multiples. Nous aurions souhaité que celles-ci fussent moins nombreuses. Nous avons jugé cependant qu'il n'importait pas seulement d'expliquer notre propre manière de voir, mais encore de montrer en quoi elle se sépare de la théorie dominante. Les personnes qui sont ferme­ment attachées à ce que nous appelons « la théorie classique » estimeront probable­ment tour à tour que nous nous trompons complètement et que nous ne disons rien de nouveau. C'est à d'autres qu'il appartient de décider si l'une ou l'autre de ces opinions - ou une troisième - est exacte. Les parties de controverse sont destinées à fournir des éléments de réponse et, si en recherchant des distinctions nettes nous avons donné à nos propres controverses un ton trop acerbe, nous prions qu'on veuille bien le pardonner. De nombreuses années durant, nous avons nous-mêmes défendu avec con­viction les théories que nous attaquons aujourd'hui et nous croyons ne pas ignorer quelles en sont les parties solides.
La question en jeu est d'une importance qu'on ne saurait exagérer. Mais, si nos explications sont justes, ce sont nos confrères économistes et non le grand public qu'il nous faut d'abord convaincre. Au stade actuel de la discussion le grand publie, encore qu'il soit le bienvenu au débat, ne peut qu'assister aux efforts par lesquels un écono­miste tente de mettre fin aux profondes divergences de vue qui séparent ses confrères, divergences qui ont actuellement enlevé à la théorie économique presque toute son influence pratique et qui continueront à le faire jusqu'à ce qu'on leur ait apporté une solution.
Le rapport existant entre ce livre et le Treatise on Money sera sans doute moins clair pour les lecteurs qu'il ne l'est pour nous même ; ce que nous considérons comme une évolution naturelle de la pensée dans la voie que nous suivons depuis plusieurs années apparaîtra parfois au lecteur comme un changement d'opinion déconcertant. Cette difficulté sera encore accrue par les changements que nous avons cru nécessaire d'introduire dans le vocabulaire. Ces changements sont indiqués dans le cours de l'ou­vra­ge ; quant à la relation générale existant entre les deux livres, elle peut s'exprimer de la façon suivante. Lorsque nous avons commencé la rédaction du Treatise on Money, nous évoluions encore dans la conception traditionnelle qui considère l'action de la monnaie comme un facteur pour ainsi dire indépendant de la théorie générale de l'offre et de la demande. Lorsque nous eûmes terminé ledit ouvrage, nous avions déjà réalisé certains progrès dans la transformation de la théorie monétaire en une théorie de la production dans son ensemble. Mais nous n'avions pas réussi à nous affranchir suffisamment de certaines idées préconçues ; et notre défaut d'émancipation se manifeste dans ce qui nous apparaît maintenant comme la faiblesse essentielle des par­ties théoriques de l'ouvrage (les Livres III et IV), c'est-à-dire dans notre impuis­sance à fournir une explication complète des effets produits par les variations du vo­lu­me de la production. Nos « équations fondamentales », comme nous les appe­lions, étaient une image instantanée, tracée dans l'hypothèse d'un volume de production don­né. Elles étaient destinées à montrer comment, dans cette hypothèse, certaines forces pouvaient se développer qui rompaient l'équilibre du profit et par suite requéraient un changement de volume de la production. Mais la description dynami­que, en tant qu'elle se distingue de l'image instantanée, demeurait incomplète et extrê­mement confuse. Le présent ouvrage a fini par devenir au contraire une étude portant principalement sur les forces qui gouvernent les variations de volume de la pro­duction et de l'emploi dans leur ensemble ; et comme il apparaît que la monnaie joue dans le mécanisme économique un rôle primordial et d'ailleurs très particulier, les détails de la technique monétaire se situent à l'arrière plan du sujet. Une économie monétaire est essentiellement, comme nous le verrons, une économie où la variation des vues sur l'avenir peut influer sur le volume actuel de l'emploi, et non sur sa seule orientation. Mais la méthode que nous employons pour analyser le rapport entre la variation des vues sur l'avenir et la situation économique actuelle fait intervenir l'action combinée de l'offre et de la demande, et c'est par là qu'elle se rattache à la théorie fondamentale de la valeur. Nous sommes ainsi parvenu à une théorie plus générale, dans laquelle la théorie classique qui nous est familière constitue un cas spécial.
L'auteur d'un livre comme celui-ci étant obligé de cheminer en des sentiers incon­nus, la critique et l'échange d'idées lui sont d'une utilité extrême, s'il désire ne pas commettre un nombre excessif d'erreurs. On est surpris des absurdités qu'on peut admettre temporairement lorsqu'on réfléchit trop longtemps seul; surtout dans le domaine économique (de même que dans les autres sciences morales) où l'on n'a pas souvent l'occasion de vérifier ses idées par une épreuve concluante dans l'ordre du raisonnement ou de l'expérience. En rédigeant ce livre, plus encore peut-être que lors­que nous écrivions le Treatise oit Money, nous nous sommes appuyé sur les conseils continuels et sur la critique constructive de M. Kahn. De nombreuses parties de cet ouvrage ne doivent qu'à ses suggestions la forme qu'elles ont reçue. Nous avons été aussi très utilement secondé par Mme Joan Robinson, par M. R. G. Hawtrey et par M. R. F. Harrod, qui a corrigé toutes les épreuves.
La composition de cet ouvrage a été pour l'auteur un long effort d'évasion, une lutte pour échapper aux formes habituelles de pensée et d'expression ; et la plupart des lecteurs devront s'imposer un effort analogue pour que l'auteur parvienne à les convaincre. Les idées si laborieusement exprimées ici sont extrêmement simples et devraient être évidentes. La difficulté n'est pas de comprendre les idées nouvelles, elle est d'échapper aux idées anciennes qui ont poussé leurs ramifications dans tous les recoins de l'esprit des personnes ayant reçu la même formation que la plupart d'entre nous.

J. M. Keynes, 1936.


Note du traducteur
Jean de l’Argentaye, 1942

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M. Keynes est surtout connu du grand public français par ses Conséquences éco­no­mi­ques de la paix. La confirmation éclatante apportée par l'expérience à certaines des vues exposées dans ce livre lui confère une grande autorité.
L’œuvre proprement scientifique de M. Keynes, qui l'a placé au tout premier rang des économistes contemporains, est loin d'être aussi connue en France. Faute d'avoir été traduits, ses principaux ouvrages de doctrine sont restés ignorés même de l'opi­nion éclairée. Ni le Traité de la Probabilité, qui date de 1921, ni surtout le Traité de la Monnaie, qui date de 1930, n'ont été publiés en France. Le seul ouvrage de doc­trine qui ait été traduit, la Réforme Monétaire, remonte à 1923.
Or c'est depuis cette époque que la pensée de M. Keynes a subi sur le plan écono­mique une évolution profonde, qu'elle est sortie des errements «classiques » et qu'elle a pris un tour vraiment original et constructif. Le Traité de la Monnaie marque une importante étape de cette évolution. Mais cet ouvrage, bien qu'il compte parmi les analyses les plus pénétrantes des questions monétaires, contient encore au jugement même de l'auteur des lacunes et des obscurités. C'est dans la Théorie Générale de l'Emploi, de l'Intérêt, et de la Monnaie, publiée en février 1936, que la théorie de NI. Keynes nous est présentée pour la première fois sous une forme complète et parfai­tement homogène. A beaucoup de lecteurs français, cette théorie apparaîtra entière­ment nouvelle. Afin de les aider à la situer dans la pensée économique moderne, peut-être ne sera-t-il pas inutile de leur en signaler diverses particularités, d'indiquer l'accueil qu'elle a reçu de la doctrine et de mettre en lumière certaines de ses appli­cations.
En quoi la Théorie Générale se distingue-t-elle de la théorie traditionnelle ? Pour les uns elle constitue une révolution, pour les autres une simple évolution. Certains ont été jusqu'à nier qu'elle apportât aucune nouveauté réelle. C'est un sujet qui a été longuement discuté 1. En ce qui concerne les différences d'hypothèses et de conclu­sions, il appartiendra au lecteur de les apprécier. Mais il existe des différences de méthode dont il importe qu'il soit instruit dès l'abord afin de ne pas entreprendre l'étude de la Théorie Générale avec des habitudes de pensée qui en compliqueraient grandement l'intelligence.
La théorie traditionnelle examinait successivement la production, la répartition, la circulation et la consommation des richesses 2. Aucune trace d'une telle division ne subsiste dans la Théorie Générale. Celle-ci se présente sous la forme d'une construc­tion entièrement cohérente. Sans doute y peut-on discerner une théorie de l'emploi, une théorie de l'épargne, une théorie des salaires et des prix, une théorie de l'intérêt ; mais chacune de ces théories apparaît soit comme un aspect particulier du système tout entier, soit comme une pièce du mécanisme général. Ceci nous semble la rappro­cher grandement de la réalité. Car, lorsqu'on considère les faits économiques dans leur ensemble, la production, la distribution, la circulation et la consommation des richesses sont des phénomènes trop étroitement entremêlés pour qu'on puisse sans inconvénient les séparer. Beaucoup plus satisfaisante est la méthode qui consiste à diviser, non les faits économiques eux-mêmes, mais les causes qui les gouvernent, comme le fait M. Keynes lorsqu'il distingue la propension à consommer et l'incitation à investir.
Toutefois les causes des faits économiques sont elles-mêmes nombreuses et complexes. La Théorie Générale les groupe en un certain nombre de concepts de nature psychologique, parmi lesquels les principaux sont la propension à consommer, l'incitation à investir, déjà cités, et la préférence pour la liquidité. Outre ces concepts psychologiques qui n'existaient pas dans la théorie traditionnelle elle introduit pour les besoins du raisonnement des concepts objectifs, comme le coût d'usage et le plein emploi, ou mixtes, comme l'efficacité marginale du capital. Quelle que soit la com­plexité de ces divers concepts, ils sont tous nettement définis et leur choix a été assez heureux pour conférer à la Théorie Générale le double avantage d'une étroite confor­mité aux faits et d'une simplicité suffisante pour que le lecteur familiarisé avec eux puisse embrasser la théorie dans son ensemble.
Enfin la théorie traditionnelle et la Théorie Générale se distinguent par le choix des variables. Dans la théorie traditionnelle, ainsi qu'on le verra, le revenu global de la communauté est rangé implicitement ou explicitement parmi les donnée, du système. L'idée que le revenu peut être considéré comme constant est d'ailleurs enra­cinée dans les esprits ; c'est elle qu'on trouve à la base de la plupart des sophismes économiques contemporains. Dans la Théorie Générale au contraire le revenu global est la variable dépendante essentielle ; l'objet même de cette théorie est d'identifier les facteurs qui le déterminent ; et, si elle analyse les motifs psychologiques de la dépen­se, c'est parce que la dépense des uns est la condition nécessaire et suffisante du revenu des autres.
Ceci peut être exprimé sous une autre forme. Dans la théorie traditionnelle toutes les personnes désireuses de travailler sont censées pouvoir à un certain salaire trouver de l'emploi ; on suppose qu'il n'existe pas de chômage involontaire ou en d'autres ter­mes qu'il y a « plein emploi ». Dans la Théorie Générale au contraire, le plein emploi n'est qu'une situation limite ; il n'existe pas dans les circonstances normales.
Une seconde différence, qui mérite d'être signalée, réside dans le caractère attri­bué par les deux théories au niveau général des salaires nominaux ou, comme on dit parfois, au salaire pur. La théorie traditionnelle suppose que la demande et l'offre de main-d'œuvre varient avec ce niveau et que par conséquent, puisqu'elles sont égales, elles lui assignent une valeur déterminée. La Théorie Générale considère, ni contrai­re, que la demande de main-d'œuvre ne dépend pas directement du niveau des salai­res, que l'offre n'en dépend pas non plus sauf en cas de plein emploi, et que par conséquent ces deux facteurs ne sauraient le déterminer ; le niveau général des salai­res nominaux apparaît donc comme une variable indépendante susceptible de prendre une valeur quelconque.

La Théorie générale de l'Emploi, de l'Intérêt et de la Monnaie a suscité chez les économistes un très vif intérêt ; il n'est presque aucune de ses lignes qui n'ait donné lieu à de multiples commentaires. Toutefois, si elle fut accueillie avec grande faveur par des économistes nombreux et influents, elle rencontra une hostilité non moins grande chez d'autres économistes marquants. Les professeurs Cassel et Pigou notam­ment, ont pris position contre elle, le premier dans un article de la Revue interna­tionale du Travail d'octobre 1937, le second dans un article d'Economica de mai 1936. Indiquons tout de suite que leurs arguments ne paraissent pas des plus solides ; ceux du Professeur Cassel parce que, selon la conclusion d'un article que le Pro­fesseur Lerner (R. I. T. novembre 1937), ils témoignent, semble-t-il, d'une lecture insuffisamment attentive de l'ouvrage de M. Keynes, et ceux du Professeur Pigou parce qu'ils reposent pour la plupart sur l'hypothèse que la politique bancaire peut assurer la stabilité du revenu monétaire global, hypothèse difficilement conciliable non seulement avec la Théorie Générale mais encore avec les faits.
D'autres auteurs, comme MM. R. G. Hawtrey, J. R. Hicks, B. Ohlin, D. H. Robertson, adoptant une position intermédiaire, ont critiqué certaines parties de la Théorie Générale et approuvé les autres. Si on excepte les questions de terminologie c'est surtout la théorie du taux de l'intérêt qui les a séparés de M. Keynes. Or dans l'Economic Journal de juin 1937 M. A. P. Lerner a pu établir que les théories du taux de l'intérêt respectivement soutenues par les trois derniers de ces auteurs et celle de M. Keynes n'étaient nullement inconciliables.
Enfin, parmi les partisans de la Théorie Générale, on peut citer notamment Mme Joan Robinson, M. R. F. Harrod, M. A. P. Lerner. Non contents de défendre ladite théorie, ces auteurs en ont fait le point de départ de travaux originaux tels que The Trade Cycle (Harrod) ou les Essays in the Theory of Employment (Mme Robinson). Ils ont ainsi montré avec quelle aisance elle se prête à la solution des difficultés théoriques aussi bien qu'à l'explication des faits.
La controverse au sujet de la Théorie Générale a été trop vaste pour que nous puissions en retracer ici même les grandes lignes. Elle a d'ailleurs roulé beaucoup plus sur les méthodes de M. Keynes et la nature de ses hypothèses que sur la subs­tance de sa thèse. Au demeurant le point important est qu'aucune contradiction n'ait été relevée ni dans la thèse elle-même ni entre la thèse et les faits. Eu égard au nombre des critiques dirigées contre elle et à la qualité de leurs auteurs, ceci peut être interprété comme un important témoignage en sa faveur.
A l'heure actuelle la discussion tend à s'apaiser. La Théorie Générale exerce sur les esprits une influence grandissante. Certains de ses concepts, comme la propension à consommer, le plein emploi, la prime de liquidité, ont fait l'objet d'études spéciales tant sur le plan théorique que sur le plan pratique. De nombreux auteurs se réfèrent à ses chapitres, souvent par la seule indication de leur numéro. Et il est permis de penser que la Théorie Générale, après avoir dénoncé les erreurs de l'école dite « classique », est devenue à son tour une oeuvre classique au sens le plus exact du mot.

La Théorie Générale de l'Emploi, de l'Intérêt et de la Monnaie est un ouvrage de théorie pure. Beaucoup de temps et de travail seront nécessaires pour en tirer toutes les conséquences pratiques qu'elle comporte. Toutefois elle est assez proche de la réalité pour qu'il s'en dégage divers principes immédiatement applicables. Plusieurs des idées maîtresses qu'elle contient figuraient déjà dans le Traité de la Monnaie ; et il semble que l'influence pratique de la doctrine de M. Keynes ait commencé à se faire sentir dès la publication de cet ouvrage. Sans doute est-il impossible d'affirmer que dans chaque cas particulier l'attitude d'un Gouvernement ait été inspirée par telle ou telle doctrine. Mais on peut constater, en divers pays, l'accord de la politique suivie au cours des dernières années avec certains principes essentiels de la Théorie Générale.
En Grande-Bretagne la chute de la Livre à la fin de septembre 1931 a marqué tout à la fois le déclin des tendances orthodoxes et la prédominance, dans le domaine mo­né­taire notamment, de conceptions très analogues à celles de M. Keynes. Jusqu'à cette époque, lorsque la balance des paiements se trouvait en déficit, les autorités s'ef­for­çaient de ramener l'équilibre en relevant le taux de l'escompte. Cette conception, vieille de plus d'un siècle, avait fini par devenir dans la plupart des pays une règle fondamentale de la politique monétaire. Tout autre est la conception de M. Keynes, Dans sa doctrine, hors le cas de plein emploi, la hausse du taux de l'intérêt apparaît toujours indésirable. Elle contrarie en effet l'investissement et d'une manière indirecte la consommation ; elle ralentit par conséquent l'activité économique et risque en certains cas d'aggraver le déficit de la balance des paiements au lieu de l'atténuer. Or les autorités, britanniques semblent, depuis 1931, s'être constamment refusées, mal­gré la pression qui s'est exercée à plusieurs reprises sur le change, à imposer les restrictions monétaires qu'eût exigées la hausse du taux de l'intérêt. Le taux de l'es­compte, qui autrefois variait fréquemment, a été fixé en juin 1932 à un niveau im­muable. D'autre part, un fonds d'égalisation a été créé sous une forme qui soustrait le marché monétaire à l'effet des mouvements internationaux de capitaux. On peut ainsi, en toutes circonstances, maintenir sur ce marché une abondance monétaire adéquate, comme on maintient dans les bassins à flot un niveau permanent au moyen des écluses qui les isolent de la mer.
Aux États-Unis la politique monétaire a évolué dans un sens parallèle. Depuis 1934 les taux d'intérêt tant à long terme qu'à court terme sont restés remarquablement faibles et les taux d'escompte, autrefois assez mobiles, ont fait preuve d'une grande stabilité. L'évolution de l'économie américaine au cours des dernières années montre d'ailleurs que, si la baisse du taux de l'intérêt est une condition nécessaire de la re­prise, elle n'en est pas une condition suffisante, conformément à une importante con­clusion de la Théorie Générale. On peut encore retrouver l'influence de cette théorie dans les récentes dispositions fiscales appliquées aux réserves des Sociétés améri­cai­nes. Il serait inexact de soutenir, comme on l'a fait parfois, que la Théorie Générale condamne le principe même de l'épargne. Les préférences de M. Keynes vont au contraire à une politique d'extension de l'épargne, puisqu'il estime que les dépenses de consommation ne doivent pas être développées à l'exclusion des dépenses d'in­vestissement et puisque d'autre part le montant global de celles-ci est nécessairement égal à celui des épargnes. Mais il démontre que, lorsque le plein emploi n'est pas réalisé, la propension à épargner est de nature, en diminuant le revenu global, à réduire le montant effectif des épargnes. Une distribution plus large des bénéfices des sociétés témoigne chez elles d'une propension plus faible à épargner ; et c'est par là qu'elle peut avoir, en certains cas, une action favorable sur l'activité des affaires.
Quant à la politique monétaire appliquée en Allemagne depuis 1933 par le Dr Schacht, il paraît malaisé sans l'aide de la Théorie Générale d'en comprendre la na­ture et les résultats. Comment en particulier une forte augmentation de la quantité de monnaie a-t-elle pu se traduire beaucoup plus par la réduction du chômage que par la hausse des prix ? C'est un phénomène difficilement conciliable avec la Théorie Quantitative de la Monnaie communément admise. On s'explique que la politique financière allemande ait paru mystérieuse à beaucoup de publicistes de formation traditionnelle et, que certains d'entre eux n'aient cessé pendant plusieurs années d'on prédire l'échec imminent.
Ces brèves indications suffiront, il faut l'espérer, à faire entrevoir au lecteur la place que la Théorie Générale de l'Emploi, de l'Intérêt et de la Monnaie occupe dans l'économie théorique et pratique d'aujourd'hui. A vrai dire peu d'ouvrages semblent avoir enrichi la science économique d'un apport aussi considérable. Il serait certes exagéré de dire que tout dans ce livre est original. Le mérite de M. Keynes n'est pas seulement d'avoir créé des théories nouvelles, il est aussi d'avoir su faire un choix heureux parmi la multitude des anciennes et surtout d'avoir groupé ces diverses théo­ries dans une construction homogène, simple et rigoureuse. Pour mesurer la puissance de raisonnement, la sûreté de méthode et l'indépendance d'esprit qui lui ont été néces­saires pour mener à bien cette tâche, il faut se rappeler qu'un siècle de travaux émi­nents 'avaient pas suffi à débarrasser la théorie ricardienne des défauts qui l'empê­chent d'expliquer certains phénomènes du monde économique réel. Sans doute la Théorie Générale est-elle encore susceptible d'améliorations. Telle qu'elle est, elle n'en constitue pas moins un instrument remarquable, qui a rendu et rendra à l'analyse économique les plus utiles services. C'est pourquoi nous avons pensé que, six ans après sa publication, il convenait de ne pas différer plus longtemps le moment d'en saisir l'opinion économique de langue française.
Nous ne voudrions pas terminer cette note sans remercier M. J. Cheguillaume de la collaboration constante qu'il nous a prêtée au cours de la traduction, ainsi que notre collègue, M. Gabriel Ardant, de l'aide précieuse qu'il nous a également apportée.

Jean de Largentaye.

Théorie générale de l'emploi,

de l'intérêt, et de là monnaie


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