Travail – Justice Solidarité








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Source : cadrage macroéconomique du 12/12/2011, Ministère du Plan.



    Une telle croissance est indispensable pour que l’économie puisse créer des richesses et des revenus de nature à relever le défi de réduction de la pauvreté, réduire l’ampleur du chômage et sous-emploi, réaliser des avancées significatives dans l’atteinte des OMD, et promouvoir le développement rural et l’équilibre entre les régions.



La croissance de la production résulterait en une amélioration significative du PIB par habitant de l’ordre de 2,8% en moyenne et à prix constants, après le recul des revenus enregistrés au cours des cinq dernières années. Elle aiderait à réaliser des progrès tangibles de réduction de la pauvreté et d’amélioration des conditions de vie des guinéens.
Des actions seront entreprises pour que les fruits de la croissance bénéficient au plus grand nombre et plus particulièrement les pauvres et les couches de la population démunies grâce, entre autres, à une allocation judicieuse des ressources aux secteurs cibles et aux zones géographiques défavorisées, et à l’intégration des femmes et des jeunes dans les activités productrices.
Tableau 3: Evolution des principaux indicateurs sociaux

Indicateurs/année

2010


2011

2012

2013

2014

2015

Croissance du PIB/habitant à prix constants

-1,2%



0,7%

2,2%

2,9%

3,4%

4,7%

PIB/habitant en milliers de GNF

2473



2900,8

3162,2

3429,5

3685,8

4069,2

PIB/habitant en US$ (à titre indicatif)

413



407,7

431,5

458,8

485,8

528,4

Taux de pauvreté

58%


57%

53%

49%

45%

40%



L’objectif de croissance économique s’appuiera sur l’élargissement de la base productive et la diversification de l’économie à travers l’exploitation de nouveaux gisements de bauxite, de fer, l’exploitation pétrolière, la construction de centrales hydroélectriques, de routes et d’un chemin de fer trans-guinéen, le renforcement des capacités des ressources humaines et l’éducation civique des citoyens pour un changement réel des mentalités.
Le taux de croissance tient compte de la conjoncture internationale et repose essentiellement sur les hypothèses suivantes :

  • une augmentation de la valeur ajoutée des industries extractives au taux annuel moyen de 5,9% en termes réels, grâce à l’expansion de l’exploitation de nouvelles ressources (pétrole) et de nouveaux gisements (bauxite, fer, diamant, or), la tendance à la hausse des principales matières premières produites par le pays, ainsi que l’application des dispositifs du nouveau code minier ; une augmentation de la valeur ajoutée dans le secteur du développement rural au taux annuel moyen de 5,3%, grâce à l’accroissement des rendements à l’hectare et de la production céréalière résultant de l’appui affiché des autorités à l’agriculture ;

  • une évolution du secteur eau et électricité de 7,8% grâce à l’installation de nouvelles centrales hydro-électriques, la construction de barrages et de retenues d’eau ;

  • le développement du Bâtiment et des Travaux Publics dégagera une croissance de l’ordre de 9,4% en moyenne annuelle ;

  • une amélioration de la valeur ajoutée du secteur des services qui évoluerait à un taux moyen de 5,3% porté par le commerce (6,1%) et le transport (6%) ;

  • l’accroissement de la productivité dans les industries manufacturières PMI et PME grâce à la relance des entreprises et à la modernisation des équipements ;


L’objectif de croissance intègre également le commerce international. Il suppose une évolution de l’ensemble des exportations de marchandises au taux annuel moyen de 17,8% en incluant les produits miniers. Un défi majeur réside dans la nécessité de diversifier les produits d’exportation non miniers en vue de minimiser les risques de volatilité attachés à la demande extérieure et aux prix internationaux. L’agriculture, tout en assurant la sécurité alimentaire du pays, peut dégager un surplus de production exportable, et les industries agro-alimentaires et manufacturières ont un fort potentiel non encore exploité qui pourrait renforcer le secteur des exportations. La stratégie future consiste à bâtir des pôles industriels autour des sites miniers afin de transformer une partie des matières premières actuellement exportées à l’état brut, d’accroitre la valeur ajoutée de ce secteur stratégique et créer des effets d’entrainement sur les autres secteurs.
Quant aux prévisions des importations, elles prennent en compte les besoins de l’économie, notamment les équipements, les produits semi-finis et les intrants pour accroitre la production nationale. Sur cette base les importations de biens et services évolueront au taux de 19,1% en moyenne4.
L’évolution des importations cadre avec la structure de croissance qui comporte une augmentation projetée de la production céréalière et agricole en général qui devrait engendrer une réduction des importations de produits alimentaires notamment du riz. Par contre, l’expansion des secteurs énergétique, minier et manufacturier nécessitera une hausse des importations des hydrocarbures, des équipements et de la technologie. Les importations vont par conséquent continuer à progresser plus rapidement que les exportations. Ce qui ne permet pas d’améliorer, dans le moyen terme, le ratio de couverture des importations par les exportations.
Pour la concrétisation des objectifs fixés en matière de croissance, le schéma de développement préconise l’intensification de l’effort d’investissement. Le volume d’investissement total augmentera de près de 25,8% en moyenne annuelle pour atteindre 29,1% du PIB en 2015, contre 17,1% en 2010. De cet effort d’investissement, il est attendu que le secteur privé minier et non minier prendra la plus grosse part avec une progression des investissements de l’ordre de 20,4% en moyenne annuelle répartie entre les opérateurs miniers (18,5%), les autres entreprises (33,5%), et les ménages (16,3%).
La stratégie de développement économique envisagée repose sur la mise en œuvre d’une approche de croissance basée sur une exploitation rationnelle des richesses naturelles, l’expansion des activités des secteurs et des filières non ou insuffisamment exploitées, l’orientation de la production vers les activités de PME/PMI à forte intensité de travail, tout en développant graduellement les activités à fort contenu technologique, peu consommateurs d’énergie et préservant l’environnement.
Cette approche est basée sur l’amélioration de l’efficacité du système productif, le renforcement des capacités des entreprises notamment agricoles et industrielles, le développement de l’esprit d’entreprenariat, et l’appui aux jeunes promoteurs dans la création et le pilotage de projets.
L’expansion du tissu productif nécessite en même temps le desserrement des contraintes qui ont longtemps pesé sur la production et freiné l’élan de croissance. Ceci concerne particulièrement les infrastructures routières, énergétiques et de télécommunications, le désenclavement des zones de production, le système de crédit, la qualification de la main d’œuvre, le pouvoir d’achat des consommateurs locaux, les circuits de distribution, et le commerce extérieur.
Par ailleurs, l’accélération du rythme de croissance et l’expansion économique permettront d’élargir l’assiette fiscale, l’accroissement du revenu par habitant, le rattrapage des pays de la région et la création d’une nouvelle dynamique devant permettre au pays de quitter le groupe des pays les moins avancés et se rapprocher progressivement du niveau des pays émergeants.
La concrétisation de ces objectifs requiert une amélioration de l’environnement des affaires notamment à travers une révision radicale du système d’investissement en créant les conditions et incitations de nature à orienter l’investissement vers les régions de l’intérieur et encourager plus particulièrement l’investissement ayant un impact optimum sur l’emploi, les sources de revenu des ménages, le développement communautaire et la réduction de la pauvreté dans les zones rurales.
Cette orientation suppose, également, l’adaptation du cadre institutionnel et juridique pour promouvoir les connaissances, le savoir-faire et les technologies dans les secteurs à forte productivité et à compétitivité élevée, notamment les industries manufacturières.



    Le secteur manufacturier, qui demeure à l’état embryonnaire du fait d’une politique peu encourageante, peut et doit jouer un rôle significatif dans le renforcement du tissu productif, la création d’emploi, la génération de recettes fiscales et de revenus pour la population, et la promotion des exportations. Des mesures seront prises à cet effet, mais dans l’immédiat, il faudra identifier rapidement les unités industrielles et de transformation dont les activités se sont estompées au cours des décennies écoulées en vue de les réhabiliter et les mettre de nouveau dans le circuit de production.


Par ailleurs, la réalisation d’un niveau de croissance élevé nécessite la mise en place de stratégies sectorielles intégrées de nature à concrétiser la transformation structurelle de l’économie à travers la modernisation des secteurs traditionnels, l’exploitation de toutes les potentialités humaines et naturelles, et l’orientation des investissements vers les secteurs à forte employabilité surtout pour les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur et de l’enseignement technique et professionnel.
De surcroît, l’accélération du rythme de croissance requiert l’amélioration de la productivité globale des facteurs et le renforcement de sa contribution à la croissance. Ceci est d’autant plus vrai que la productivité constitue un déterminant essentiel de la compétitivité et contribue, dans une large mesure, à l’amélioration du revenu et la création d’emploi.



    La Guinée aspire durant la période à venir à créer une dynamique de croissance susceptible de réaliser un saut qualitatif permettant de créer les meilleures conditions à la modernisation de l’économie nationale, la diversification des sources de croissance, l’ancrage de la culture de l’effort, du travail, de l’innovation, et la maîtrise du savoir et des nouvelles technologies. Cette stratégie s’articule autour des cinq axes suivants:

  • promotion des PME/PMI ;

  • développement de la structure de l'économie ;

  • amélioration de la compétitivité et de la productivité ;

  • approfondissement du processus d’intégration de l’économie ;

  • promotion des investissements publics et privés

2.4.2.2 Promotion des PME/PMI

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