Travail – Justice Solidarité








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PREMIERE PARTIE : CONTEXTE GLOBAL ET APPROCHE METHODOLOGIQUE




CHAPITRE I : CONTEXTE GLOBAL


      1. Présentation sommaire de la Guinée



La République de Guinée est un pays côtier situé en Afrique de l’Ouest (7030 de latitude Nord et 150 de longitude Ouest). Elle couvre une superficie de 245.857 KM2 et est limitée à l’Ouest par l’Océan Atlantique, au Nord-Ouest par la République de Guinée Bissau, au Nord par le Sénégal et la République du Mali, au Nord Est par le Mali, à l’Est par la Côte d’Ivoire et au Sud par le Libéria et la Sierra Léone.
Du point de vue géo-écologique, la Guinée est subdivisée en quatre régions naturelles: la Basse Guinée, la Moyenne Guinée, la Haute Guinée et la Guinée Forestière. Le climat est caractérisé par l’alternance de deux saisons: la saison des pluies (mai à octobre) et la saison sèche (novembre à avril). Ces deux saisons sont plus ou moins marquées selon la région.
Sur le plan administratif, le pays est subdivisé en huit régions: Kindia, Boké, Mamou, Labé, Faranah, Kankan, N’Zérékoré et Conakry, la capitale qui constitue une Zone Spéciale.

1.1.2 Contexte national



Le Président de la République et le gouvernement issus des élections démocratiques de novembre 2010 héritent d’un pays qui traverse d’énormes difficultés au triple plan politique, économique et social.
Aujourd’hui, la Guinée figure parmi les pays les plus pauvres du monde, après plus de 53 ans d’exercice de sa souveraineté. Son économie est délabrée et la situation sociale au plus bas. Cet échec est imputable à la gestion calamiteuse des ressources et des hommes, et l’environnement peu propice au triple plan politique, institutionnel et socio-économique.
Au plan politique et institutionnel

Au niveau politique, la tension était à son comble à la veille des élections. De nombreux affrontements ont eu lieu entre les militants et sympathisants des partis politiques qui se sont soldés par des pertes en vie humaine et une dégradation du climat de confiance entre gouvernants et gouvernés.
Le déficit chronique de démocratie enregistré au cours des 50 dernières années a annihilé l’initiative individuelle des guinéens au profit de la démagogie et de l’attentisme. La militarisation de l’appareil d’Etat (sous préfets, préfets, gouverneurs de régions) a contribué à accentuer la déchirure entre l’armée et les populations à la base depuis l’arrivée de la junte au pouvoir en 2008.
C’est pourquoi, face au clientélisme, au népotisme, au favoritisme et à l’incapacité de l’Etat à jouer pleinement son rôle d’arbitre impartial, les populations découragées ont choisi le repli identitaire vers leurs communautés d’origine. Peu à peu les partis politiques ont commencé à se former et à évoluer sur des bases purement ethniques mettant en danger l’unité nationale. Malgré la présence de plus de cent partis politiques sur le terrain, tous les regroupements se sont fait essentiellement sur des bases régionalistes ou ethniques.
Le Conseil National de Transition (CNT) qui fait actuellement office de parlement est un regroupement de personnes connues pour leur intégrité choisies par les autorités de la transition. L’institution est composée de citoyens recrutés à travers le pays et la diaspora pour faciliter la transition. Mais l’absence de parlementaires élus sur une base démocratique reste un problème à résoudre. Les préparatifs sont en cours pour organiser ces élections dans les meilleurs délais.
Les élections locales et communales transparentes n’ont pas été faites depuis plusieurs décennies. L’incompétence notoire de la majorité des présidents de Commune était un frein au développement des localités. Ils ont été remplacés récemment par des personnes nommées par le nouveau gouvernement. Des élections transparentes et crédibles au niveau local sont programmées début 2012. Elles sont indispensables pour assoir une culture démocratique et un Etat de droit.
Après un demi-siècle de dictature, d’instabilité et de marasme économique, les guinéens ont élu en novembre 2010 un Président au suffrage universel libre et démocratique. L’investiture a eu lieu le 22 décembre 2010. Elle a été suivie par la formation d’un nouveau gouvernement. Pour les nouvelles autorités, il est impératif de recoudre le tissu social, de taire les rivalités et faire la paix entre les fils du pays pour qu’ils travaillent la main dans la main pour la construction d’une nation moderne, solidaire et apaisée.
La réconciliation entre toutes les composantes de la société, la justice et l’équité sont la préoccupation majeure du gouvernement, car la paix sociale et l’harmonie entre les communautés sont essentielles à la mise en place d’un cadre de développement économique et social viable pour les décennies à venir.
Pour que le changement et le développement économique et social soient une réalité, il y a d’autres préalables à réunir. L’administration publique doit s’atteler à l’instauration d’un Etat de droit, au respect des principes de bonne gouvernance, et au respect des droits humains. Il est aussi essentiel d’organiser des élections législatives, communales et locales crédibles, transparentes et inclusives, de garantir l’implication et la participation effective de toutes les composantes de la nation dans un cadre démocratique ouvert à tous. C’est à ce prix fort que la paix sociale, l’harmonie et la concorde nationale reviendront et que le développement se fera. Lors de son allocution à la nation le 2 Octobre 2011, évoquant la question des élections législatives en vue, Monsieur le Président de la République a réaffirmé son engagement en ces termes :
« Aucun obstacle n’est insurmontable, aucune divergence ne peut résister devant notre attachement commun à la liberté et au respect des lois. Je souhaite, en tant que garant du respect de la Constitution, que tous les partis politiques participent à cette élection et que tous les électeurs aient la possibilité de voter. La transparence et la crédibilité de cette élection est un gage supplémentaire pour notre pays tant sur le plan intérieur qu’extérieur ».
Au plan économique et social

Sur le plan économique et social, la croissance s’est ralentie, l’inflation s’est accrue à des niveaux sans précédent, la pauvreté s’est aggravée, les conditions de vie dégradées et les dépenses publiques dans les secteurs sociaux réduites.
En outre, la mal gouvernance s’est installée avec son train d’improvisation, de corruption, de mauvaise gestion, d’abus de biens sociaux et de déficits alarmants. Les finances publiques étaient mises à rude épreuve. En effet, l’accroissement des dépenses militaires et l’augmentation de la masse salariale des fonctionnaires se sont soldés par un accroissement exorbitant des dépenses publiques. Les recettes fiscales ayant stagné du fait de la contraction des activités économiques et d’une gestion inappropriée des deniers publics, le déficit budgétaire s’est creusé d’une année à l’autre. Les contrats pluriannuels passés par la junte militaire entre 2009 et 2010 totalisent 2,2 milliards de dollar américain, soit 50% du PIB au mépris de toutes les procédures de passation des marchés publics. Le déficit budgétaire était essentiellement financé par des avances de la Banque Centrale et par une accumulation d’arriérés de paiement de la dette.
A ces difficultés se sont rajoutées les contraintes dictées par un environnement économique et financier international marqué par les effets encore présents de la crise de 2008, le renchérissement des prix mondiaux des produits alimentaires et du carburant, les récentes crises financières en Europe et Amérique du Nord, l’endettement faramineux et la récession économique qui menacent les pays occidentaux.
L’insuffisance des politiques économiques et sociales de la première République s’est traduite par le délabrement de l’économie au milieu des années 80. En dépit des nombreuses réformes mises en œuvre et des acquis incontestables enregistrés à partir de 1985, début de la seconde République, les mutations annoncées et le développement économique et social qui devaient les accompagner n’étaient pas au rendez-vous en fin 2008 à l’arrivée de la junte militaire du CNDD au pouvoir.
La Guinée avait inexorablement glissé dans la catégorie des « Etats fragiles », en raison de la déliquescence des institutions qui avaient été vidées de leur substance, l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat, et la détérioration des infrastructures de base et des conditions de vie des populations. Autant de facteurs qui ont favorisé l’émergence sur la scène politique des syndicats et de l’armée.
Le pays qui avait pourtant bien démarré son processus de développement par des taux de croissance moyen de 4% avec des stratégies emblématiques tels que le Programme National de Développement Humain (PNDH), la Guinée vision 2010 et la Stratégie de Réduction de la Pauvreté au début des années 2000, est tombé progressivement dans un marasme économique doublé d’une profonde crise sociale et politique entre 2001 et 2010.
L’irruption de la junte militaire sur la scène politique a contribué en deux années à dérégler tous les paramètres économiques et sociaux du pays, accentuer les déséquilibres macroéconomiques et provoquer l’isolement du pays par rapport au reste du monde.
La Guinée sous sanctions internationales entre 2008 et 2010 pour raison de coup d’état a doublement subi le choc lié au manque de ressources extérieures. Isolée, la junte militaire au pouvoir, ne recevant plus de ressources de l’étranger et confrontée à des pressions de toute part va suspendre les versements au titre de la dette extérieure et multiplier la masse monétaire pour faire financer les dépenses publiques.
Ces mesures inflationnistes entraineront la réduction du pouvoir d’achat des ménages, la dépréciation de la monnaie nationale face aux devises étrangères et l’amenuisement des réserves de change. L’activité économique s’est comprimée et la croissance a chuté à des niveaux rarement atteints auparavant.
La dégradation des conditions de vie des populations a atteint un niveau insupportable et entrainé une forte crispation du climat social. L’ampleur de la dégradation de la situation sociale est illustrée par l’Indice de Développement Humain (IDH) estimé à 0,345 en 2010.
La Guinée est de ce fait classée 156ème sur 182 pays. De surcroît, la pauvreté s’est largement aggravée depuis 2002 dans toutes les zones géographiques du pays avec ses implications négatives sur la consommation, la nutrition, l’accès aux services sociaux de base et la cohésion sociale. Si les tendances persistent et sans un effort gigantesque de la part du gouvernement, des partenaires au développement et du secteur privé, la Guinée ne réussira pas son pari de réduire l’extrême pauvreté et la faim à l’échéance de 2015.

La redoutable mission des autorités est maintenant de parachever la transition grâce à l’organisation d’élections législatives et de proposer aux guinéens, un projet de société crédible, tenant compte des réalités socio–économiques du moment et des aspirations profondes des différentes couches de la population. Il est aussi essentiel de faire baisser les tensions intercommunautaires et de recoudre le tissu social à travers une équitable répartition des avantages et des richesses nationales du pays entre les communautés sans exclusive, de lutter contre la pauvreté en facilitant l’accès des populations aux services sociaux de base notamment à l’eau courante, à l’électricité, à l’éducation, à la santé et à la sécurité alimentaire.
Il est également primordial de promouvoir le développement rural, de développer l’agriculture et les secteurs porteurs de croissance, d’améliorer les infrastructures et de renforcer le secteur privé. Enfin, il faut sécuriser les populations en restructurant les forces de défense et de sécurité en réduisant leurs effectifs et en les cantonnant dans les casernes afin qu’elles ne soient plus une menace pour les populations et la démocratie, encore moins une source d’inquiétude pour les investisseurs étrangers.

1.1.3 Contexte régional et international



La plupart des pays de l’OCDE présentent aujourd’hui de nombreux signaux alarmants qui pourraient menacer la croissance mondiale. L’endettement des Etats, des ménages et des entreprises, l’essoufflement de la croissance, le chômage grandissant, la recapitalisation des banques, représentent autant de défis à surmonter et demanderaient certainement du temps avant que la situation économique et financière se stabilise et la croissance revienne. Cet état de fait pourrait impacter dans une certaine mesure le financement public fourni par les gouvernements d’Europe, d’Amérique du Nord et du Japon aux pays en développement, sans que cela soit nécessairement le cas pour les investissements privés en provenance de ces mêmes pays du fait du processus de délocalisation, de la recherche de nouvelles niches d’affaire et de profit, et des potentialités qui existent dans bon nombre de pays en développement, notamment les pays émergents et l’Afrique. Il est évident aujourd’hui que le centre de gravité de la croissance s’est déplacé de l’occident vers les pays émergents d’Asie, d’Amérique Latine et d’Afrique.
Même si la crise économique globale a impacté certains pays émergents orientés vers l’exportation et dont les marchés financiers sont exposés aux risques boursiers, les économies africaines, asiatiques et latino-américaines restent globalement en mode de croissance soutenue bien qu’en dessous des pics atteints en 2007 et 2008.
Au cours de la décennie écoulée, l’Afrique a figuré parmi les régions du monde qui ont enregistré une forte croissance. Actuellement, à l’échelle globale, la moitié des économies avec une croissance de plus de 7% se situent en Afrique. Certains pays africains majeurs, comme précédemment en Asie, sont en passe de construire un tissu économique et social qui peut les transformer en pôles de croissance et de profit. La globalisation continue du capital a assidûment attiré des investisseurs et entreprises vers des marchés africains à fort potentiel.
L’Afrique offre un terrain d’opportunités à long terme semblable à celui qui a transformé les économies asiatiques. Elle dispose de richesses minérales considérables dont l’exploitation à nos jours n’a fait qu’entamer les vastes gisements. Les estimations évaluent les ressources minières africaines à 15000 milliards de dollars américains. En plus, l’Afrique offre de nombreuses autres opportunités d’investissement, de croissance et de création de richesse. Le continent englobe 60% des terres arables mondiales non cultivées et a de nombreuses autres ressources non minérales. C’est en effet une des régions du monde les plus riches en termes de biodiversité avec de grandes réserves d’eau non exploitées.
De surcroît, une autre ressource de l’Afrique réside dans l’émergence d’un nouveau marché de près d’un milliard de consommateurs, car sur les dix dernières années, la consommation a représenté un quart du PNB annuel régional ; ce qui dénote une demande intérieure forte notamment dans les secteurs du transport, des infrastructures, de la construction et de l’agriculture. C’est cette demande intérieure qui a d’ailleurs mis le continent relativement à l’abri des chocs extérieurs induits par les crises économiques et financières internationales. Les groupements économiques créés, les zones de libre-échange, les efforts visant la création d’union monétaire, et les accords passés au niveau bilatéral entre les pays africains ont facilité les échanges commerciaux et stimulé les économies.
La croissance du revenu par tête est en progression continue dans la plupart des pays du continent. Elle est estimée atteindre une moyenne de 5.7% entre 2011 et 2015, ce qui favoriserait davantage la consommation des ménages et l’élargissement du marché intérieur.
Par ailleurs, tandis que l’évolution démographique des pays développés décrit un vieillissement de la population, celle de l’Afrique illustre une population jeune et aussi de plus en plus éduquée. Si la croissance démographique actuelle se maintient, dans trente ans l’Afrique aura une population active plus importante que celle de la Chine ou de l’Inde. Cela représente un atout supplémentaire à même d’accélérer le développement.
Le PNB du continent se situant à 1600 milliards de dollars est aujourd’hui égal à celui du Brésil ou de la Russie. Mais le continent africain dans sa globalité est en train d’enregistrer des avancées significatives démontrées par le progrès économique impressionnant des dix dernières années. L’image d’un continent miné par la mauvaise gouvernance, la famine et la misère est en train de changer radicalement.
Alors que les flux de capitaux vers l’Afrique se concentrent sur les marchés les plus importants en l’occurrence l’Afrique du Sud, le Maroc, la Tunisie, l’Ile Maurice et l’Egypte, des « pays émergents de demain » comme le Nigeria, le Kenya, le Ghana et la Guinée sont tout autant sinon parfois plus attractifs. A titre d’exemple le Nigeria, pays le plus peuplé et deuxième exportateur de pétrole du continent pourrait dépasser l’Afrique du Sud dans cinq ans en maintenant ses taux de croissance actuels. Il n’en demeure pas moins que globalement et en comparaison avec les pays du sud-est asiatique, l’Afrique a peu attiré l’attention des investisseurs, et est restée un terrain inexploré d’opportunités.
Nonobstant les progrès indéniables réalisés, en termes globaux, sur le plan de la gouvernance et du climat des affaires, beaucoup reste à faire pour que l’Afrique soit réellement attirante pour les investissements. Il est établi que les pays qui enregistrent la plus forte croissance et attirent les flux de capitaux étrangers sont ceux qui ont engagé et réussi des réformes politiques et macroéconomiques, créé un environnement propice aux investisseurs et engagé des mutations économiques importantes plus particulièrement des reformes monétaires, juridiques, commerciales, fiscales et financières.
L’amélioration des termes de l’échange, l’intensification de la coopération avec les pays du sud, et la création de conditions de confiance et de partenariat constituent la nouvelle donne en Afrique. Les échanges des pays du continent avec le reste du monde et notamment les nouveaux pays émergents du groupe ‘BRIC’ jouent un important rôle pour le développement du continent. Il est attendu qu’en 2015, les échanges Afrique-BRIC représenteront 530 milliards de dollar, soit une augmentation de plus de 350%, dépassant en valeur les échanges bilatéraux entre les Etats-Unis et l’Europe.

Même si l’Afrique est encore vue comme un continent en souffrance, beaucoup reconnaissent les opportunités qu’elle offre voyant en elle la prochaine zone de croissance. Les industries extractives, l’agriculture, les industries manufacturières, le secteur financier et les télécommunications sont indéniablement les secteurs porteurs de cette croissance
Il est clair que certains défis restent, mais à en juger par la multiplication et la diversification de fonds d’investissements spécialisés sur l’Afrique, il est réaliste de demeurer optimiste quant aux investissements productifs sur le continent. Toute stratégie sérieuse à long terme des gouvernements, des compagnies et des multinationales doit nécessairement inclure l’Afrique.
Sur le plan de la coopération internationale

Le retour de la Guinée à la normale a ouvert le champ à une diplomatie dite « offensive » symbolisée par le slogan « la Guinée est de retour » qui vise à redorer l’image du pays et à nouer de nouveaux partenariats à travers le monde.
Les partenaires bi et multilatéraux et les ONG apportent un appui précieux dans des secteurs aussi diversifiés que le développement rural, l’éducation, la santé, l’agriculture, la lutte contre la pauvreté, la réalisation d’infrastructures, la protection de l’environnement, et le renforcement des capacités humaines et institutionnelles.
La Guinée entretient des relations d’amitié et de coopération avec la quasi-totalité des pays du monde. Des relations privilégiées sont tissées plus particulièrement avec les pays du continent africain. La Guinée est membre de l’Union Africaine, de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de plusieurs organisations sous régionales telles que l’Union du Fleuve Mano, l’Organisation de Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), l’Organisation de Mise en Valeur du Fleuve Gambie (OMVG) et l’Autorité du Bassin du Niger (ABN).
Elle est également membre d’une multitude d’organisations internationales dont l’Organisation des Nations Unies (ONU), l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), et l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
L’implication de la CEDEAO dans la résolution de la crise en Guinée a eu un impact positif sur les guinéens et la perception qu’ils ont de leur appartenance à l’organisation sous régionale. En effet, la CEDEAO a joué un rôle de premier plan dans la normalisation de la situation en Guinée, en s’y investissant financièrement et politiquement. Les guinéens croient de plus en plus à la marche vers l’intégration en Afrique de l’Ouest, une intégration qui signifie une appartenance à un marché plus vaste avec des opportunités d’échanges et d’épanouissement des populations plus larges.
La Guinée a accueilli des milliers de réfugiés et continue à recevoir des immigrants de la sous-région traduisant ainsi son ouverture, avec des populations accueillantes qui aspirent voir un jour leur pays devenir un pôle de développement régional.
En effet, l’exploitation judicieuse de ses multiples ressources minières fera de la Guinée un espace de rencontre et d’échange. Il n’y pas de doute que son intégration à la ZMAO sera une réalité et que la CEDEAO évoluera vers une Union des Etats dans laquelle la Guinée aura toute sa place.
La Guinée prendra une part plus active dans les activités des organisations sous régionales plus particulièrement en matière d’aménagements hydro agricoles et hydroélectriques.
Le pays sera plus actif dans la mise en œuvre des programmes régionaux de la CEDEAO et de l’UA tels que : les infrastructures, les travaux d’aménagement, la gestion des cours d’eau, la gestion de l’environnement, les programmes de jeunesse, la recherche agronomique et forestière, le réseau ouest africain des organisations paysannes  et le réseau ouest africain de l’élevage. Le pays participera à l’interconnexion des réseaux électriques et routiers. Autant d’initiatives et de programmes qui contribueront à stimuler les activités économiques dans le pays.
Ainsi, au niveau régional et international, l’optimisme pour la Guinée est de mise, car elle continue à enregistrer une croissance forte et un dynamisme économique et commercial de nature à réduire d’éventuelles retombées négatives de la crise des économies occidentales sur le pays.
Ces faits majeurs auront des répercussions notables sur la trajectoire politique, économique et sociale de la Guinée pendant les années à venir.
C’est dans ce contexte qu’est élaboré ce plan quinquennal de développement qui mesure le poids des défis, l’ampleur des enjeux, mais aussi les opportunités qui sont malgré tout réelles et qui sont à saisir.

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