THÈse pour le diplôme d’État de docteur en








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2)Le miel à travers l’histoire :





Le miel est donc un produit que l’humanité connaît depuis la nuit des temps. Une peinture rupestre de la grotte de l’Araignée, près de Valence (Espagne) témoigne de l’élevage des abeilles depuis environ 9000 ans. Un personnage pendu à une corde essaie probablement de récolter du miel dans une ruche située dans une paroi rocheuse. (38)

On n’imagine pas la masse de légendes et de traditions qui ont trait au miel.

Les usages qu’en faisaient les anciens étaient très variés.

1.3-Dans l’Antiquité classique :


Il semble que, depuis des temps immémoriaux, le miel ait eu une valeur religieuse. L’origine du mot miel est à rechercher dans le mot sanscrit medhu qui désigne à la fois le miel et son dérivé l’hydromel boisson des dieux et des héros.

Le plus beau mythe n’est-il pas celui de Platon qui dans le Banquet, fait naître l’amour de l’ambroisie qui était le miel des dieux de l’Olympe et qui avait le pouvoir de rendre immortel?

En grec Meli, en latin Mel, il a une valeur religieuse très importante.

Les livres saints comme la Bible et le Coran ne manquent pas de louer les vertus du miel. Les prophètes rappellent le miel en plusieurs circonstances dans les Ecritures : « Ta parole nous est plus douce que le miel » ou « Les jugements de Dieu sont plus doux que le miel », car toute prophétie contient le miel de la doctrine céleste. Lorsque Dieu dit : « Mange du miel, mon fils » ou qu’il a été prédit de Lui « Il mangera le miel », ces propos ont le même sens. Ils évoquent la justice, la vertu, la bonté. Dieu se repaît volontiers de cette douceur, mais si nous lui offrons le hanap de malice, il en trouve le goût amer comme un poison. Le Coran, apporté du Ciel par l’ange Gabriel au prophète Mahomet, parle en ces termes des abeilles : « L’abeille produit une substance embaumée, créée tout exprès pour le service divin et qui éclaire aussi les temples de prières de toutes les religions » ou « Le miel est le premier bienfait que Dieu a donné à la terre »

Il est le symbole de la prospérité et de l’abondance lorsqu’il est question de la Terre Promise, pays ruisselant de lait et de miel. (110)

Toute l’Antiquité a connu le melikraton (littéralement miel fort ou force du miel), mélange de lait et de miel qu’on administrait aux enfants dès leur naissance.

1.4-A Babylone :


Le miel est utilisé en gynécologie, en ophtalmologie, et pour les maladies de l’oreille. On s’en servait également dans les offrandes et les sacrifices à l’occasion, en particulier, de la construction d’un nouvel édifice ou d’un temple.

1.5-En Israël :


Le miel (debash) n’avait aucune part dans le rituel ; l’abeille était d’ailleurs un animal impur. Le miel était néanmoins toléré parce que l’abeille le transporte dans son corps, mais ne le sécrète pas.

1.6-En Egypte :


Le miel a suscité un vif intérêt, il était le produit le plus employé en pharmacopée pour le pansement des blessures et le soin des yeux; mais aussi pour améliorer l’état des vaisseaux.

L’usage le plus étonnant se rencontre en Egypte ancienne où il servait à conserver la dépouille du pharaon, sans doute à cause d’une très ancienne technique des peuples du désert qui conservaient la viande dans le miel.

Dans les écrits de l’Ancienne Egypte où le hiéroglyphe de l’abeille représente le roi, le mythe de la création du miel relate que le dieu Râ pleura et que ses larmes en tombant sur le sol se changèrent en abeille. L’abeille construisit ses rayons et ainsi naquit le miel à partir des larmes du dieu Râ, le dieu solaire.

En fait nous savons par les textes et les bas-reliefs que les Egyptiens, dès l’Ancien Empire, faisait grand usage du miel. La chambre des Saisons dans le temple d’Aboukir (Vème dynastie) et les peintures de quelques tombes thébaïques des XVIIèmes, XIXèmes, et XXVIIèmes dynasties montrent les divers actes de l’élevage des abeilles, de la récolte du miel et de sa mise en pot. Les ruches étaient constituées soit de poteries couchées à plat sur le sol soit de tubes de roseaux agglomérés par de la boue, comme l’Egypte rurale en connaissait encore récemment. A l’occasion, les égyptiens allaient chercher le miel sauvage dans les oasis.

L’Egypte ignorait le sucre. Le miel entrait fréquemment dans l’élaboration de recettes pharmaceutiques. On en faisait grand usage dans les temples, pour confectionner des onguents, et les dieux possédaient parfois leurs ruchers. La mouche à miel disent les égyptiens est le symbole du peuple qui obéit à son roi, comme les abeilles qui suivent leur reine. Le roi lui aussi est toujours assisté de sa garde. La reine des abeilles n’a pas d’aiguillon ou ne s’en sert pas pour attaquer. Car un roi doit être indulgent et humain. Dans la tombe de Pabasa, haut dignitaire du début de la XXVIème dynastie, se trouve une scène apicole : deux files d’abeilles sont disposées devant un apiculteur qui transvase du miel. C’est sous forme de ruches, poteries allongées à une seule ouverture, que le miel apparaît dans les tombes de la XVIIème dynastie, avec le défilé des porteurs d’offrandes du tombeau d’Ouserhêt, scribe royal d’Aménophis II.

1.7-En Islam :


Le miel était très apprécié : le Coran en loue à plusieurs reprises les vertus. On l’utilisait pour soigner les furoncles et les ulcères. Il « rendait abondante l’urine » et pouvait servir de purgatif.

1.8-Dans toute l’Afrique :


Le miel a joué, et joue, un très grand rôle. D’abord dans l’alimentation ; ensuite dans la pharmacopée ou il est employé, par exemple, comme laxatif ou pour soigner les brûlures, les morsures de serpent et les plaies infectées. Il a aussi une grande importance dans le rituel de la naissance et de la mort : on l’offre aux esprits. D’innombrables prohibitions frappent la récolte du miel ou sa dégustation : les femmes enceintes, chez nombre de peuplades, ne doivent pas s’en approcher ; de même pendant leur règles.

1.9-Chez les Slaves :


Le miel et la cire avaient une grande importance, ainsi que l’hydromel (myod). Au cours des cérémonies nuptiales ou funèbres, on partage encore la kutia, gâteau au miel rituel. La kutia est aussi servie le soir de Noël et à l’Epiphanie.

1.10-Chez les Germains :


L’enfant nouveau-né était considéré comme un esprit tant que ses lèvres n’avaient pas été frottées de miel. Dès lors, son père n’avait plus le droit de le tuer ni de l’abandonner.

1.11-En Inde :


L’importance du miel reste énorme dans les rites religieux.

Il fut la première nourriture de la déesse Indra. Le brahmane ne doit pas faire le commerce de miel. Le nouveau-né mâle doit recevoir du miel comme nourriture. Au moment du mariage, on offre aux esprits la maldhuparka (boisson au miel, distincte de l’hydromel) et l’on enduit de miel les lèvres et les sourcils de la fiancée.

Dans le rituel de la mort, les prêtres versent à Yama, le premier homme devenu dieu de la mort, une libation de miel. (22) 

1.12-A travers les écritures :


Les plus anciens textes recueillis, cunéiformes sumériens, datent du IVème millénaire avant J.C.. Ce sont des tablettes d’argile recouvertes de cire qu’on appelle linteens.

Le miel est mentionné dans la véda, écritures sacrées de l’hindouisme estimées vieilles de 5000 ans.

Dans un papyrus traduit par Smith E., datant de 2600 à 2200 ans avant J.C. le miel est prescrit en application sur une plaie, sous forme de baume correspondant à un mélange de graisse et de miel.

De même dans un papyrus traduit par Ebers G., datant de 1850 à 1550 ans avant J.C. les Egyptiens préconisaient également d’appliquer sur les plaies pendant quatre jours de suite, un linge imbibé d’encens et de miel.

On ne peut guère avoir de documents antérieurs aux civilisations gréco-latines. Hippocrate (460 à 357 avant J.C.) faisait peu usage de médicaments lors de ses traitements, il prescrivait une simple diète et un oxymel (vinaigre plus miel) en cas de douleur, et l’hydromel pour la soif, ainsi qu’un mélange d’eau de miel et de diverses autres substances en cas de fièvres aiguës. Il avait également rapporté dans « considérations sur le traitement des plaies » que le miel nettoie les écorchures et les ulcérations des lèvres, cicatrise les furoncles et efface les plaies.

Aristote, Dioscoride, Galien témoignent de l’usage médical du miel.

Pline l’Ancien (23 à 79 après J.C.) préconise l’emploi d’un mélange de miel et d’huile de foie de morue pour aider à la cicatrisation.

On dénombre environ mille six cents livres sur les abeilles, le miel et l’apiculture, en grec, latin et français. En matière de miel la plus belle bibliothèque est celle de l’International Bee Research Association de Cardiff au Pays de Galle. (4)


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