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INTRODUCTION :



Utilisé surtout comme aliment, le miel est aussi un « outil » thérapeutique très précieux. Son usage sur des lésions cutanées est ancien et est retrouvé dans de nombreuses cultures.

De nos jours, son utilisation dans diverses plaies est largement répandue à travers le monde ; il reste toutefois peu utilisé dans les pays riches.La médecine moderne s’intéresse à ce produit traditionnel et l’étudie afin de rationaliser et d’optimiser son usage dans le traitement des plaies.

Dans la première partie de ce travail est présenté le miel dans sa globalité. Au cours de la deuxième partie, sont analysés et expliqués ses effets lors de l’application sur les plaies. Dans un troisième temps sont présentés les différentes observations et essais cliniques les plus pertinents retrouvés dans la littérature spécialisée. Pour finir sont rapportés l’expérience de vingt années d’utilisation du miel au CHU de Limoges.

PREMIÈRE PARTIE : le miel généralités



1)Définition du miel :





Le codex alimentaire ; la FAO (Food and Agriculture Organization) a étudié en 1969 à Vienne et publié à Genève en 1981 des normes, définitions, critères, analyses des miels. Les chimistes avaient considéré le miel comme un minéral mort, toujours semblable à lui-même, alors que c’est un produit à la fois végétal et animal hétérogène, variable, se modifiant au cours du temps.

Le codex légalise des normes qui ne correspondent qu’à certaines qualités. Voici donc le texte officiel des normes codex actuellement en vigueur.

1.1-Définition :


« Le miel est la substance sucrée produite par les abeilles mellifiques à partir du nectar des fleurs ou des sécrétions provenant de parties vivantes de plantes ou se trouvant sur elles, qu’elles butinent, transforment et combinent avec des matières spécifiques et emmagasinent dans les rayons de la ruche. »

Cette définition est extraite de la Norme européenne recommandée pour le miel, document émanant de la commission du codex alimentaire. (4)

Elle peut sembler d’une inutile complication, mais en fait elle parvient à inclure dans un minimum de mots tout ce qui fait le miel, en excluant tout ce qui n’en est pas. Elle tient compte du fait que le miel peut aussi bien provenir du nectar des fleurs que du miellat des pucerons (bien qu’elle évite de les nommer), qu’il est le produit des abeilles et qu’il n’est rien d’autre. On ne peut donc pas utiliser le mot « miel » pour désigner des produits obtenus en nourrissant les abeilles avec du sucre industriel, pas plus qu’on ne peut en faire usage pour désigner des produits sucrés provenant d’insectes autres que l’abeille mellifique, par exemple les mélipones ou les bourdons. (62)

1.2-Décret publié au Journal Officiel de la République :


Cette définition correspond à celle du législateur et est reprise par le décret nº 2003-587 du 30 juin 2003 pris pour l’application de l’article L.214ـ1 du code de la consommation en ce qui concerne le miel et entré en vigueur le premier août 2003.

Le Premier ministre, sur le rapport du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, vu la directive 2001/110/CE du Conseil du 20 décembre 2001 relative au miel, vu le code de la consommation, notamment ses articles L.214ـ1 et L.214ـ2 ainsi que R.112-1 à R.112ـ33, vu l’avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments en date du 30 octobre 2002 ; le Conseil d’Etat décrète :
Art.1er : -Il est interdit de détenir en vue de la vente ou de la distribution à titre gratuit, de mettre en vente, de vendre ou de distribuer à titre gratuit les produits mentionnés à l’annexe 1 qui ne répondent pas au dispositions du présent décret.
Art.2 : -1) La dénomination « miel » est réservée au produit défini au « a » de l’annexe 1 et est utilisée dans le commerce pour désigner ce produit.

2) Les dénominations prévues aux « a » et « b » de l’annexe 1 sont réservées aux produits qui y sont définis et sont utilisées dans le commerce pour les désigner. Toutefois, ces dénominations peuvent être remplacées par la simple dénomination « miel », sauf dans le cas du miel filtré, du miel en rayon, du miel avec morceaux de rayons et du miel destiné à l’industrie.

3) Lorsque du miel destiné à l’industrie a été utilisé comme ingrédient dans une denrée composée, la dénomination « miel » peut être utilisée dans la dénomination du produit composé au lieu de la dénomination « miel destiné à l’industrie ». Toutefois, la dénomination « miel destiné à l’industrie » est utilisée dans la liste des ingrédients.

4) Le pays ou les pays d’origine où le miel a été récolté sont indiqués sur l’étiquette. Toutefois, si le miel est originaire de plus d’un Etat membre de la Communauté européenne ou de plus d’un pays tiers, cette indication peut être remplacée par l’une des indications suivantes, selon le cas : « Mélange de miels originaires de la C.E. » ou « Mélange de miels non originaires de la C.E. » ou « Mélange de miels originaires et non originaires de la C.E. »
Art.3 : -Le chapitre II du titre Ier du livre Ier du code de la consommation concernant l’étiquetage et la présentation des denrées alimentaires est applicable aux produits qui font l’objet du présent décret dans toutes ses dispositions qui ne sont pas contraire à celui-ci.

En outre : 1) Pour ce qui concerne le miel destiné à l’industrie, les termes : « destiné exclusivement à la cuisson » sont inscrits sur l’étiquette à proximité immédiate de la dénomination du produit.

2) Sauf pour le miel filtré et le miel destiné à l’industrie, les dénominations de vente peuvent être complétées par des indications ayant trait :

a) A l’origine florale ou végétale, si le produit provient entièrement ou essentiellement de l’origine indiquée et en possède les caractéristiques organoleptiques, physico-chimiques et microscopiques.

b) A l’origine régionale, territoriale ou topographique si le produit provient entièrement de l’origine indiquée.

c) A des critères spécifiques de qualité.

3) Le miel dont la dénomination comporte des indications ayant trait à

une origine florale ou végétale, régionale, territoriale ou topographique ou de

critères spécifiques de qualité, ne peut avoir été additionné de miel filtré ou

de miel destiné à l’industrie.
Art 4 : -dans le cas du miel filtré et du miel destiné à l’industrie, les récipients pour vrac, les emballages et la documentation commerciale indiquent clairement la dénomination intégrale du produit « miel filtré » ou « miel destiné à l’industrie ».
Art 5 : -Les dispositions du présent décret entrent en vigueur le 1er août 2003 et le décret nº 76-717 du 22 juillet 1976 pris pour l’application de la loi du 1er août 1905 sur la répression des fraudes dans la vente des marchandises et des falsifications des denrées alimentaires et des produits agricoles en ce qui concerne le miel est abrogé à compter de la même date.
Art 6 : -Le garde des sceaux, ministre de la justice, le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, le ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées, le ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche et des affaires rurales et le secrétaire d’état aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l’artisanat, aux professions libérales et à la consommation sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret publié au Journal Officiel de la République française.

Annexe 1 : Dénominations, descriptions et définitions des produits.
a) Au sens du présent décret, le miel est la substance sucrée naturelle produite par les abeilles de l’espèce Apis mellifera à partir du nectar des plantes ou des sécrétions provenant de parties vivantes des plantes ou des excrétions laissées sur celles-ci par des insectes suceurs, qu’elles butinent, transforment, en les combinant avec des matières spécifiques propres, déposent, déshydratent, entreposent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. A l’exception du miel filtré, aucun pollen ou constituant propre au miel ne doit être retiré, sauf si cela est inévitable lors de l’élimination de matières organiques et inorganiques étrangères.
b) Les principales variétés de miel sont les suivantes :

-En fonction de l’origine :

Miel de fleur ou miel de nectars : le miel obtenu à partir des nectars de plantes.

Miel de miellat : le miel obtenu essentiellement à partir des excrétions laissées sur les parties vivantes des plantes par des insectes suceurs (hémiptères) ou à partir des sécrétions provenant des parties vivantes de plantes.

-En fonction du mode de production et/ou de présentation :

Miel en rayon : le miel emmagasiné par les abeilles dans les alvéoles operculées, de rayons fraîchement construits par elles-mêmes ou de fines feuilles de cire gaufrées réalisées uniquement en cire d’abeille, ne contenant pas de couvain et vendu en rayons, entiers ou non.

Miel avec morceaux de rayons : le miel qui contient un ou plusieurs morceaux de miel en rayons.

Miel égoutté : le miel obtenu par égouttage des rayons désoperculés ne contenant pas de couvain.

Miel centrifugé : le miel obtenu par centrifugation des rayons désoperculés ne contenant pas de couvain, avec ou sans chauffage modéré de 45ºC au maximum.

Miel filtré : le miel obtenu par l’élimination de matières étrangères inorganiques ou organiques d’une manière qui a pour résultat l’élimination de quantités significatives de pollen.
c) Le miel destiné à l’industrie et le miel qui peut être utilisé à des fins industrielles ou en tant qu’ingrédient dans d’autres denrées alimentaires destinées à être transformées et peut présenter un goût étranger ou une odeur étrangère ou avoir commencé à fermenter ou avoir fermenté ou avoir été surchauffé.

Annexe 2 : Caractéristiques de composition des miels.
Le miel consiste essentiellement en différents sucres mais surtout en fructose et en glucose, ainsi qu’en d’autres substances telles que des acides organiques, des enzymes et des particules solides provenant de la récolte. La couleur du miel peut aller d’une teinte presque incolore au brun sombre. Il peut avoir une consistance fluide, épaisse ou cristallisée en partie ou en totalité. Le goût et l’arôme varient mais dépendent de l’origine végétale.

Le miel, lorsqu’il est commercialisé comme tel ou quand il est utilisé dans un produit quelconque destiné à la consommation humaine, ne doit avoir fait l’objet d’aucune addition de produits alimentaires, y compris les additifs alimentaires, ni d’aucune addition autre que du miel. Le miel doit, dans toute la mesure possible, être exempt de matière organique et inorganique étrangère à sa composition. Il ne doit pas sous réserve du 3 de l’annexe 1, présenter de goût étranger ou d’odeur étrangère ni avoir commencé à fermenter, ni présenter une acidité modifiée artificiellement, ni avoir été chauffé de manière que les enzymes naturels soient détruits ou considérablement inactivés.

Lorsqu’il est commercialisé comme tel ou utilisé dans un produit quelconque destiné à la consommation humaine, le miel doit répondre aux caractéristiques de composition suivantes :

a) Teneur en sucre :

Teneur en fructose et en glucose (total des deux) :

-miel de fleurs, pas moins de 60g/100g.

-miel de miellat, mélange de miel de miellat avec du miel de fleurs, pas moins de 45g/100g.

Teneur en saccharose :

-en général, pas plus de 5g/100g.

-faux acacia (Robinia pseudoacacia), luzerne (Medicago sativa), banksie de Menzies (Banksia menziesii), hedysaron (hedysaron), eucalyptus rouge (Eucalyptus camadulensis), Eucryphia lucida, Eucryphia milliganii, agrumes spp, pas plus de 10g/100g.
b) Teneur en eau :

-en général, pas plus de 20 %.

-miel de bruyère (Calluna) et miel destiné à l’industrie,pas plus de 25 %.
c) Teneur en matière insoluble dans l’eau :

-en général, pas plus de 0,1g/100g.

-miel pressé, pas plus de 0,5g/100g.
d) Conductivité électrique :

-miel non énuméré ci-dessous et mélanges de ces miels, pas plus de 0,8 mS/cm.

-miel de miellat et miel de châtaigner et mélanges de ces miels, pas moins de 0,8 mS/cm.

-exceptions : arbousier (Arbutus unedo), bruyère cendrée (Erica), tilleul (Tilia spp), eucalyptus, bruyère commune (Calluna vulgaris), manuka ou jelly bush (Leptospermum), théier (melaleuca spp).
e) Acides libres :

-en général, pas plus de 50 milli-équivalents d’acides par kg.

-miel destiné à l’industrie, pas plus de 80 milli-équivalents d’acides par kg.
f) Indice diastasique (diastase ou enzyme) et teneur en HMF (hydroxyméthylfurfural) :

Indice diastasique du miel et miel de miellat au minimum 8 (échelle de Schade) sous réserve que la teneur en HMF soit au maximum 40 mg/kg.

Indice diastasique des miels ayant une teneur naturelle faible en enzymes, par exemple miels d’agrumes au minimum 3 (échelle de Ghote) sous réserve que la teneur en HMF soit au maximum 15 mg/kg.

détermination selon la méthode de Schade et associés (1958) modifié

par White et associés (1959) et Hadorn (1961).

Teneur en hydroxyméthylfurfural (HMF) :

-en général, à l’exception du miel destiné à l’industrie, pas plus de 40 mg/kg.

-miel d’origine déclarée en provenance de régions ayant un climat tropical et mélanges de ces miels, pas plus de 80 mg/kg. (82)

(L’hydroxyméthlfurfural est un précurseur de caramel qui va se former dans les miels par déshydratation moléculaire du fructose, celle ci étant due aux chauffages ou au vieillissement naturel. Cette substance instable apparaît et se recombine sous l’effet de la chaleur en milieu aqueux et acide. Une formation trop importante de HMF entraîne une altération du goût, de la saveur et de la couleur des miels, c’est un témoin essentiel de la qualité d’un miel.)

La détermination de la teneur en HMF s’effectue par spectrophotométrie. (47)

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