Cours de service au programme : Évaluation du bâtiment








télécharger 80.27 Kb.
titreCours de service au programme : Évaluation du bâtiment
page2/3
date de publication20.05.2017
taille80.27 Kb.
typeCours
p.21-bal.com > documents > Cours
1   2   3

1.2.Les besoins fondamentaux de la personne adulte

1.2.1.Les besoins de base de toute personne

1.2.1.1.Le droit d’exister.


Le droit d’exister est le droit de pouvoir faire ses choix. Plusieurs personnes n’ont pas eu, dans la tendre enfance, le droit de faire leurs choix (ex. le droit d’aller au petit pot quand elles le veulent comme expliqué dans le « stade anal » de l’enfant) et elles continuent de penser qu’elles doivent mériter continuellement leur droit d’exister en pliant sur leurs besoins pour n’avoir, à la limite, que le droit d’exister (ou la sécurité matérielle et affective). Mais, comme les besoins doivent être satisfaits pour permettre la croissance de la personne, le fait de plier sur ses besoins pour satisfaire les besoins des autres mène souvent au « burn-out ».

1.2.1.2.Le droit de porter ses besoins.



Le droit de porter ses besoins est le droit d’identifier ses besoins (par l’écoute et l’analyse de ses émotions) et de les satisfaire (seul ou avec l’aide d’autres personnes). Quand une personne ne peut porter ses besoins, elle se sent prisonnière et, à la limite, se sent menacée de mort. En jugeant des besoins des autres et en apportant une solution non demandée, plusieurs personnes, pensant bien faire, se font détester. Le respect de l’autre dicte de lui demander ce qu’il veut et non de lui imposer ce que l’on pense qu’il doit avoir besoin.

1.2.1.3.Le droit d’être reconnu comme un être sexué.



Le droit d’être reconnu comme un être sexué est le droit de satisfaire certains besoins, dans le respect des autres, reliés au sexe. Par exemple, il est normal qu’un homme soit intéressé à faire la promotion de ses gènes auprès des femmes qu’il trouve belles (fertiles) et désire maximiser sa certitude de paternité (voir les travaux du professeur David H. Buss: http://homepage.psy.utexas.edu/HomePage/Group/BussLAB/pdffiles/Human%20Mating%20Strategies.pdf ).

De façon analogue, il est normal qu’une femme désire élever convenablement ses enfants jusqu’à l’âge adulte et, pour cela, recherche des hommes qui semblent avoir des bons gènes et donnent l’apparence d’avoir accès à suffisamment de ressources qu’ils désirent investir dans la famille.

1.2.2.Les besoins de base comblés dans une relation amoureuse.

1.2.2.1.Le besoin d’affection.



L’affection est une émotion émise par le cerveau inconscient (système para-sympathique) envers toute personne qui a contribué à satisfaire un besoin.
Quand une personne porte ses besoins elle-même, son cerveau inconscient lui exprime de l’affection et on peut dire que cette personne s’aime elle-même.
L’affection peut être émise envers un partenaire dans une relation amoureuse, envers un ami, un animal, etc.
Les émotions de ne commandent pas car elle sont sous le contrôle du cerveau inconscient et non sous le contrôle du cerveau conscient.

1.2.2.2.Le besoin d’estime.



L’estime est une appréciation des valeurs de la personnalité d’une autre personne parce que ces valeurs sont les même (i.e. le miroir) que les nôtres.
En réalité, quand on dit que l’on estime une autre personne, en fait, il s’agit d’un geste narcissique car c’est nous que nous aimons par reflet miroir dans l’autre.
Pour qu’une relation amoureuse fonctionne bien, il doit y avoir d’abord estime mutuel des deux partenaires. L’estime fait que l’on trouve l’autre important. Quand ton trouve l’autre important, on le respecte. Quand on respecte une personne, on lui fait confiance et la confiance est la base de toute relation amoureuse.
C’est pourquoi, il est important de bien choisir son (sa) partenaire amoureuse pour avoir une relation solide en choisissant une personne que l’on estime vraiment.


1.2.2.3.Le besoin de complicité.



Le besoin de complicité est le besoin de prendre des décisions qui affectent le couple ensemble (et non en consultant une autre personne et en mettant son partenaire devant un fait accompli). Les décisions idéales sont des décisions sans perdant (i.e. font deux gagnants). En général, les décisions de compromis ne sont pas de bonnes décisions car elles font un gagnant et un perdant (a du ressentiment car son besoin n’est pas satisfait). Cela est vrai même si le prochain compromis inversera les rôles.
J’ai publié un résumé des textes 1.2.3 et 1.2.4 sur Wikipédia

1.2.3.Distinction entre besoin et désir


Le besoin est exprimé par le cerveau inconscient sous forme d'une émotion qui en signale la présence et la satisfaction ou la non satisfaction, tandis que le désir est exprimé par le cerveau conscient sous forme de mots ou d'actes libres. Par exemple, tout individu a besoin de survivre en cas d'attaque, par la contre attaque ou la fuite (actions inconscientes ou instinctives). En revanche, vouloir posséder une moto est un désir.

Comme les besoins sont inconscients, on les exprime souvent par le désir qui permet de les satisfaire. Par exemple, si j’ai besoin se survivre par l’ingestion de liquides, je vais dire que j’ai le désir de boire de l’eau.

Voici donc les 6 niveaux de besoins de Maslow, classés dans l'ordre croissant d'importance, et le moyen de les satisfaire (situations générales):



1- besoin de survivre par l'implantation de ses gènes dans une autre personne (reproduction), contre-attaque ou fuite (en cas d'attaque), alimentation, vêtement, abri, etc.

2- besoin de se sentir en sécurité par l'autonomie et le respect de ses droits fondamentaux (droit d'exister, droit de porter ses besoins, droit d'être reconnu comme un être sexué);

3- besoin d'avoir l'affection des autres par l'aide et l'assistance aux autres;

4- besoin d'avoir l'estime des autres en montrant son importance;

5- besoin de s'estimer soi-même en portant ses besoins;

6- besoin de développer sa personnalité par l'éducation, les arts, lettres, sciences, etc.

Comme le dit Maslow, on ne peut monter dans la hiérarchie des besoins sans avoir d'abord satisfait les besoins de niveau inférieur et le plus bel exemple de ce principe est la règle suivante exprimée par beaucoup de psychologues: "la recherche de la sécurité n'est pas au service de la croissance". Par exemple, un investisseur trop intéressé à minimiser son risque de placement, se retrouve avec très peu de rendement (i.e. croissance de son capital). Ou encore, dans une relation amoureuse, une personne qui choisit son partenaire de façon parfaite pour répondre à son besoin de sécurité, une fois rendu au niveau supérieur (affection), va peut-être trouver qu'une personne différente fera mieux l'affaire (amant) car elle ne répond plus au même besoin.

Les personnes très âgées, en foyer d’hébergement, sont très sensibles au niveau de leur besoin de sécurité.

Une personne très âgée en foyer d'hébergement a besoin de savoir qu'une personne s'occupe d'elle et qu'elle va lui rendre visite à des moments convenus (i.e. ne pas l'abandonner). Quand on quitte la personne âgée, il faut toujours lui dire que l'on va revenir la voir. Il n'est pas nécessaire de spécifier le moment car elle va probablement ne pas s'en rappeler. Les personnes très âgées n'aiment pas beaucoup les promenades en auto car elles pensent qu'elles ne reviendront plus dans leur "maison" et cela les insécurise. Au restaurant, il faut commander à la carte chaque chose consommée et ne pas commander un repas complet qui risque de devoir retourner à la cuisine et, quand la personne âgée n'aime pas le gaspillage de nourriture, cela va la froisser face à la personne qui l'invite car les personnes âgées aiment tellement recevoir de la visite qu’elles ne veulent surtout ne pas leur déplaire. Très peu de personnes âgées ont de la visite en foyer d’hébergement. Une personne âgée qui est passée sous la table parce que les préposés ne l’ont pas informée correctement du moment du repas peut développer une nervosité telle qu’elle va constamment surveiller l’heure du repas pour ne pas passer de nouveau sur la table : c’est le moyen de survie ! On est enfant 2 fois dans sa vie : au début et à la fin. Durant sa vie, on gravite la pyramide des besoins de Maslow et, à la fin, on redescend en bas et on devient préoccupé par le 2è et 1er niveaux. On n’a plus la tête à ce qui se passe plus haut !

La personne très âgée peut également ne pas comprendre l'utilité des injections de médicaments pour sa santé et en venir à détester de façon irréversible la personne qui s'occupe d'elle et qui autorise ces traitements. Si la personne âgée doit être attachée dans son lit ou sur sa chaise, cela peut devenir intolérable pour elle. À ce moment, on peut utiliser des tapis qui appellent l'infirmière aussitôt que la personne âgée débarque de son lit et met le pied par terre. Mais, finalement, la personne âgée décidera de marcher sans sa canne ou sa marchette et va se casser une hanche, et, un peu plus tard, se casser l'autre hanche. Si la personne âgée doit être transférée de foyer d'hébergement, il s'agit d'un moment critique qui peut déstabiliser la personne à un niveau élevé. En général, une visite de la personne âgée dans la soirée de la première journée va beaucoup la calmer, surtout si on apporte des photos de ses parents, ou autres personnes qu'elle aime beaucoup, ou dont elle parle beaucoup, et que l'on met ces photos sur le mur près de son lit. La personne très âgée ne voit pas de différence entre la photo de ses parents et la présence physique de ceux-ci. Finalement, au moment du décès, la personne très âgée aime que l'on tienne sa main lorsqu'elle part pour l'autre monde car, ainsi, elle a l'impression de ne pas partir seule.


La vente utilise des techniques différentes pour combler le besoin ou le désir. « Le besoin est un sentiment de manque ou de privation accompagné d'un désir de le voir disparaître ».

Au niveau du langage non verbal dans la vente, ce qui intéresse le plus le vendeur est de savoir si, dans les 20 secondes de la rencontre, le client potentiel aime le vendeur et, par conséquent, est disposé à lui faire confiance. Dans ce cas, la vente est possible, sinon le vendeur perd son temps.

Par le langage non verbal émis par le vendeur, le cerveau inconscient du client potentiel vérifie trois choses qui doivent être favorables au vendeur:

1- le vendeur n'essaie pas de contrôler le client (ex. essayez de tirer un jeune veau par une corde; il sera sur la défensive car il sent que cela n'est pas à son avantage; en effet, il finira dans l'assiette du cultivateur). Pour avoir une note favorable à cet égard, le vendeur recule d'un pas quand le client potentiel ouvre la porte. De plus, le vendeur ne donne pas la main le premier (cela serait un geste qui met le client potentiel sur la défensive en voulant forcer l'amitié et la vente). Les politiciens habiles ont compris cela avant de se faire élire.

2- le vendeur est ouvert au client. Un vendeur ne peut pas être ouvert s'il parle toujours et n'écoute pas le client. L'ouverture peut être seulement du côté du client potentiel. Les fraudeurs qui réclament un dédommagement en assurances de dommages parlent toujours, ne laissant pas de place au représentant de la compagnie d'assurance de vérifier le bien fondé de la réclamation. De plus, ces fraudeurs n'osent pas regarder l'autre dans les yeux car les yeux sont la fenêtre de l'âme !

3- le vendeur est sympathique au client. Un vendeur sympathique invite le client potentiel à exprimer ses émotions qui signalent les besoins, ou les besoins eux-mêmes si le client potentiel en est conscient. Comme c'est le système "parasympathique" qui émet les émotions d'affection, cela ne peut se faire si le client potentiel est sur la défensive (i.e. sur le système "sympathique"). Dans le cas contraire, le vendeur fait réaliser le besoin au client et, bien entendu, a déjà préparé le produit ou service qui va combler les besoins du client et réalisera la vente. Quand le client potentiel a décelé que le vendeur a découvert quelque chose de mystérieux sur lui (i.e. son besoin inconscient), il est curieux et cela est la clé permettant à un vendeur d'obtenir un rendez-vous sans dire ce qu'il vend. Bien entendu, quand un client potentiel n'a pas réalisé son besoin, il n'a besoin d'aucun produit ou service et c'est pour cette raison qu'un vendeur ne doit pas dire ce qu'il vend pour obtenir un rendez-vous. Une fois satisfait, le client dira alors que ce vendeur est son plus grand ami car il a décelé un besoin (inconscient) et a apporté la meilleure réponse, ce qu'aucun autre, à sa connaissance, n’aurait pu faire !


Freud fait la distinction entre "besoins de croissance" et "besoins de déficience".



Les complexes sont basés sur des "besoins de déficience" et sont tous fondés sur une fausse croyance qui est qu'une personne, rendue adulte et autonome, pense qu'elle est toujours aussi vulnérable qu'elle l'était quand elle était petite, non autonome, et dépendante de ses parents.

Par exemple, au stade oral, un petit enfant, pour quelque raison, manque de nourriture au point où il s'est approché de la mort. Alors, dans son inconscient, s'est inscrite l'idée inconsciente qu'il peut arriver, dans le futur, une autre circonstance semblable où il va manquer de nourriture. Voilà donc que le besoin de déficience alimentaire est créé. Il faut donc inconsciemment s'en protéger. Quand arrive une émotion signalant que la survie est en danger (ex. la personne a faim et cette sensation s'accompagne des souvenirs morbides, qui remontent à la surface, vécus dans l'enfance au moment de manquer cruellement de nourriture), la personne va vite au frigo et mange abondamment (trop) pour apaiser ses émotions fortement désagréables. D'aucuns diront qu'elle mange ses émotions et devient obèse. Il s'ensuit un embonpoint nécessitant, dit-on, une diète. Alors, on se met à la diète et c'est la bataille entre le cervau conscient (désir de perdre du poids) et le cerveau inconscient (se protéger contre un manque éventuel de nourriture). Comme, à la longue, les émotions désagréables de faim prennent le dessus (besoin), on abandonne la diète (désir) et on engraisse trois fois plus qu'avant (car les besoins de déficience se comblent avec beaucoup d'excès, le cerveau inconscient, ayant été mis à l'épreuve, se promet que l'on n'y reprendra plus!)

La solution consiste à affronter l'émotion assez longtemps pour démontrer au cerveau inconscient que son besoin de déficience ne tient plus (i.e. était bon en situation de dépendance mais n'est plus bon en situation d'autonomie). Mais, est-il facile d'affronter pendant quelques jours une émotion terrible de faim associée à la mort ?

Ajoutons à cela que la nourriture est, dans l'inconscient, associée à la mère et à la survie et, par conséquence, à la sécurité émotionnelle car l'enfant repu se protège sur le sein de sa mère. Il faut donc un pas pour être parfaitement convaincu que la présence de la mère est synonyme de présence de nourriture, de survie, et de sécurité émotionnelle. L'enfant qui a manqué de nourriture dans sa tendre enfance a aussi perçu l'abandon de sa mère comme étant aussi grave que le manque de nourriture. Il se développe donc un complexe de "dépendance affective face à la mère, ou plus tard, face à la conjointe qui devient mère substitut". On lui tient toujours la main et on la surveille pour éviter qu'elle parte avec un autre homme. Si un jour, elle l'abandonne, comme l'abandon est synonyme de mort pour lui (dans sa façon de voir comme enfant dépendant et immature), il peut avoir l'envie terrible d'un crime passionnel en toute justice entre la mère (substitut) et le bébé (adulte plongé dans ses souvenirs morbides) abandonné à la mort. À défaut d'avoir une conjointe, la dépendance peut s'exercer sur un animal, une substance (ex. drogue, alcool, etc.), ou une activité (ex. jeu, travail, sport, etc.)

Dans le stade anal, l'enfant qui, pour la première fois dans sa vie, peut décider d'uriner quand cela bon lui semble, se fait dicter, pour cause d'apprendre de bonne heure la discipline, qu'il doit uriner maintenant, sinon, il devra faire dans sa couche, tout cela accompagné d'une bonne fessée, le cas échéant. "Je ne suis pas assez digne de confiance pour décider quand je peux faire pipi", se dit-il, mais se réjouit quand même de pouvoir être, plus tard, un bon client pour acheter des livres dans "Collection pour les nuls".

Au stade phallique, l'enfant apprend qu'il existe deux sexes. À partir de la naissance l'enfant, garçon ou fille, imite sa mère. À partir du moment où l'enfant apprend qu'il existe deux sexes, il se met à imiter le parent de son sexe et développe ainsi sa vraie personnalité. Imaginez à quelle sorte de personne nous avons affaire quand, rendu à 15 ans, un homme ne sait pas encore qu'il existe deux sexes et qu'il imite toujours sa mère !

Au stade Œdipien, l'enfant, sachant maintenant qu'il est bien équipé, en rapport avec son sexe, veut mettre en action ses capacités.

Le petit garçon tombe en amour platonique avec sa mère et la petite fille tombe en amour platonique avec son père.

Ce stade est crucial pour le développement harmonieux de l'enfant en prévision des relations amoureuses futures. Le père doit montrer à la petite fille qu'elle est charmante et peut très bien plaire à un homme, sans toutefois tomber dans l'inceste avec elle. De plus, il lui dit qu'il a épousé sa mère et, par conséquent, elle devra se trouver un autre homme dans la société, la libérant ainsi des craintes de se détacher de son père pour se trouver un autre homme. La mère fait de même avec le petit garçon. Ce serait une très mauvaise décision de s'attacher l'enfant, à ce moment, en vue de le garder avec soi, en cas de divorce, pour avoir une pension alimentaire...

Mais, il peut arriver qu'un conjoint devienne jaloux de la place et de l'importance que prend l'enfant face à l'autre conjoint et utiliser son autorité, ou autre moyen, pour enlever l'autre conjoint à l'enfant. Dans ce cas, comme les parents sont les personnes qui doivent aimer leurs enfants le plus au monde, si mon parent m'enlève l'objet de mon amour platonique, n'importe qui pourra plus tard m'enlever ma conjointe (ou mon conjoint) et c'est l'origine d'une jalousie instinctive des personnes.

Au stade de transition, quand arrive l'âge de raison, le couvercle se ferme sur la marmite de l'inconscient et l'enfant fera sa vie avec ses besoins de croissance et ses besoins de déficience tout en étant plus ou moins conscient de la présence de ses besoins. Seuls l'analyse des émotions et le langage corporel (non verbal) peuvent signaler la présence des besoins. En général, la personne va confondre ses besoins avec la manière de les satisfaire. Tous les besoins sont bons pour la personne pourvu que l'on vienne à bout de les identifier et de les satisfaire dans le respect des lois et des autres personnes. Mais, dans une relation de couple, un besoin de déficience, comme la dépendance affective, peut être difficile à satisfaire si on a besoin de la complicité du conjoint.

1.2.4.Aspects psychologiques et processus mentaux


Les besoins vitaux sont issus du système sympathique (gère la vie, la survie, la reproduction) tandis que les autres besoins sont issus du système parasympathique (gère les besoins en état de sécurité).

Quand le système sympathique entre en action, il utilise un réseau nerveux différent du système parasympathique et l'action sur les sujets est différente en fonction du système réellement en action. Par exemple, quand une personne est sur le sympathique (i.e. en situation de se protéger de ce qui est perçu comme une attaque grave), les ressources allouées à l'estomac sont minimes par rapport aux ressources allouées à l'autodéfense. La digestion se fait donc mal en situation d'insécurité et de stress. Par contre, quand la personne se sent en sécurité, le système parasympathique gère la digestion qui se fait normalement et agréablement. La satisfaction d'un besoin produit une émotion positive tandis que la non satisfaction du besoin produit une émotion négative. L'analyse minutieuse des émotions permet d'identifier correctement le besoin signalé.

Il est important de bien identifier ses besoins en vue de les satisfaire correctement. Quand on satisfait ses besoins soi-même, le système parasympathique émet inconsciemment de l'affection et on peut dire que l'on s'aime soi-même. Quand le besoin est satisfait par une autre personne, le système parasympathique émet inconsciemment de l'affection vers cette autre personne. Comme l'affection est émise par le cerveau inconscient, elle ne se commande pas à partir du cerveau conscient. On peut dire, en général, que les émotions ne se commandent pas, ni par la personne elle-même, ni par une autre personne.

Il est amusant d'amener les gens à se rendre compte du fait que leurs besoins (et non leurs désirs) sont inconscients. Par exemple, demandez à une personne de dire quel est son besoin quand elle a soif. La personne va sans doute dire: "mon besoin est la soif". Non, ce n'est pas la bonne réponse. Encore une chance et je vous aide. "J'ai besoin de m'hydrater". Non. Alors, je vous aide. Si vous ne buvez plus pour le restant de vos jours, qu'est-ce qui va vous arriver. La personne répond: "Je vais mourir". Bien. Alors, quel est votre besoin ?. La personne répond: "Survivre". Voilà le besoin. Mais, comme le besoin est inconscient, la personne, incapable de cerner et exprimer clairement son besoin, a confondu le moyen de satisfaire le besoin (boire) avec le besoin lui-même (survivre).

Beaucoup de gens sont toujours tristes et malheureux car ils ne sont pas capables, ou ne veulent pas par le déni de leur besoin (ex. je suis toujours triste mais ce n'est pas grave), d'identifier leurs besoins et, par conséquent, de les satisfaire. Le tempérament des personnes qui sont toujours de mauvaise humeur est causé par plusieurs besoins constamment insatisfaits (ex. droit d'exister, droit de porter ses besoins, droit d'être reconnu comme une personne sexuée).

Selon les travaux du professeur David M. Buss dans son livre "The Evolution of Desire: Strategies of Human Mating", la formation des couples suit essentiellement un processus dirigé par le cerveau inconscient chez les humains. L'homme a le désir de se trouver une belle femme (comprendre qu'il a le besoin de survivre par la transmission de ses gènes dans un enfant porté par une femme qui a l'air fertile) et la femme a le désir de se trouver un homme qui a des bon gènes et de l'argent (comprendre qu'elle a besoin d'un homme qui pourra l'assister à élever son enfant jusqu'à l'âge adulte grâce à l'apparence de ses ressources, ou accès apparent à beaucoup de ressources, et qu'il a l'intention d'investir ces ressources dans la famille). Pour la femme, avoir l'air fertile ne veut pas dire qu'elle doit montrer ouvertement ses parties intimes car l'homme veut promouvoir ses gènes et non les gènes d'un autre homme. Pour l'homme qui semble avoir beaucoup de ressources mais de mauvais gènes, il ne faut pas trop s'en faire car environ 10% des femmes utilisent un homme pour les ressources et un autre pour les bons gènes.


Par exemple, un enfant qui a dû être le parent de ses parents pour avoir le droit de survivre quand il était petit, une fois rendu grand, se sentira, de façon inconsciente, obligé de satisfaire tout le monde pour avoir le droit d'exister (i.e. avant de commencer à penser à lui) et sera sujet à l'exploitation par son employeur et à l'épuisement progressif.

Le besoin de se sentir en sécurité par le respect de son droit d'exister, quand celui-ci n'est pas satisfait, se signale par l'émotion de la honte. John Bradshaw a bien documenté cette émotion dans son livre "Retrouver l'enfant en soi". La honte qui signale qu'une personne n'a pas le droit de vivre est la "honte toxique", c'est à dire la honte qui empoisonne la vie. Quand une personne a honte, elle se cache et ne prend pas sa place. Elle laisse les autres occuper son territoire vital devant lui permettre de survivre. Cela peut remonter à la tendre enfance où l'enfant s'est fait tout défendre, souvent avec violence, et, rendu adulte, croit qu'il n'aura rien sans faire aussi violence aux autres. La personne qui a honte d'exister sait inconsciemment qu'elle ne peut être aimée pour elle-même, que ses besoins ne comptent pour personne et, en conséquence, n'ose pas exprimer ses émotions qui signalent ses besoins à satisfaire. Si cette personne a été privée, dans son enfance, d'exprimer ses émotions négatives (peur, colère, etc.), non seulement elle n'exprimera pas les émotions négatives dans le futur mais elle n'exprimera pas non plus ses émotions positives. Mais, toute personne désire être aimée. Alors, si on ne peut être aimé pour ce que l'on est, on essaie de se faire aimer pour ce que l'on fait. La personne ne fait donc plus de différence entre ce qu'elle est et ce qu'elle fait. Elle travaillera sans fin pour se faire aimer jusqu'à l'épuisement. Par exemple, une secrétaire qui a la honte toxique fait une faute de français. Comment le lui dire de la part de son patron ? Voici la mauvaise manière: "tu es une mauvaise secrétaire". Voici la bonne manière: "JE N'AIME PAS quand ON fait des fautes de français dans les lettres". John Bradshaw appelle cette méthode le "message je".

Imaginez comment vous pourriez être fâché si votre voisin, de bonne foi et sans votre permission, car il s'y connaît beaucoup en fleurs et est capable de juger de vos besoins à ce niveau, venait remplacer les fleurs dans votre jardin "par des belles fleurs" pour que votre jardin paraisse bien ! Porter ses besoins veut d'abord dire être capable d'exprimer les émotions qui signalent ces besoins face à des personnes qui comptent pour nous (et plus susceptibles de nous aider à les satisfaire).

Finalement, imaginez l'action d'un cerf, bien entouré de biches dans son territoire, qui voit arriver un autre cerf qui a la maladroitesse de ne pas reconnaître à l'autre son droit d'être reconnu comme un être sexué dans ce territoire !

Comme le besoin de survivre en buvant donne envie de boire jusqu'à satisfaction, les autres besoins non satisfaits provoquent des émotions désagréables de façon permanente et, comme plusieurs émotions se mélangent, la personne ne voit plus clair dans la solution de son (ses) problème. Si les enseignants faisaient réaliser aux élèves les besoins auxquels leurs cours peuvent répondre, il y aurait beaucoup moins de décrocheurs. Pourquoi un élève doit-il se donner du trouble pour effectuer des apprentissages perçus comme complètement inutiles ? Le cerveau est trop économe pour utiliser inutilement ses cellules de mémoire ! Ou encore, pourquoi un élève devrait-il cesser de manger (niveau 1 de la pyramide de Maslow), on parle de l'élève obligé de travailler pour survivre, pour étudier (niveau 6 de la pyramide de Maslow) ? Maslow a dit que les besoins des niveaux inférieurs doivent être satisfaits avant de passer aux niveaux supérieurs et la nature, autant que le bon sens, lui donne raison.

L'homme a toujours voulu essayer de connaître et contrôler son cerveau inconscient, dans certains cas contrôler le cerveau inconscient des autres, par l'interprétation supranaturelle des besoins de l'homme et l'inculcation de principes dans le cerveau inconscient des gens pendant que le cerveau conscient est en voie de formation, soit avant l'âge d'environ 6 ans, et encore incapable d'évaluer et intégrer librement les informations assimilées.

Par exemple, d'aucuns disent: "Aimez-vous les uns les autres ". Comme les émotions sont émises par le cerveau inconscient et ne se commandent pas car les émotions signalent des besoins et les besoins ne se commandent pas, commander les émotions d'un autre c'est tenter de contrôler son cerveau inconscient en lui imposant des besoins évalués à partir des besoins d'un autre.

Quand le couvercle de la marmite de l'inconscient se referme, les idées qui y sont logées vont affecter les actions de la personne, presqu'à son insu, sa vie durant. Socrate dirait: "Connais-toi toi-même!" De là pourraient s'expliquer plusieurs formes de fanatisme perçues comme correctes, et dignes de louanges ou gratifications, par la personne qui les exécute mais vues tout autrement par ceux qui regardent la personne agir de l'extérieur.

Des recherches faites par "trois chercheurs de l’institut de neurosciences de San Diego (États Unis) qui démontreraient qu’un oisillon dispose de mécanismes innés, inscrits dans son patrimoine génétique (voir Proceedings of National Academy Science): http://www.genethique.org/revues/revues/avril2001/23_04_01.htm)" permettant à l'oisillon de reconnaître le cri de sa mère (poule) sans l'avoir jamais entendu. Ces recherches démontrent que des informations sont transmises par les gènes au cerveau inconscient.

On sait, également, que les souvenirs les plus lointains qu'une personne peut avoir sont reliés à l'olfaction. Pourquoi la mémoire à long terme (cerveau inconscient) est-elle meilleure que la mémoire à court terme (cerveau conscient) ? On sait que chez les animaux, l'olfaction était le seul moyen de se reconnaître l'un l'autre, d'où son importance.

"Une équipe de l'Institut Pasteur associée au CNRS vient d'identifier (voir le site de Nature Neuroscience (http://www.nature.com/neuro/) dans le cerveau une molécule clé capable d'attirer des nouveaux neurones et de les guider vers des zones qu'ils pourraient réparer. "Mais comment des précurseurs neuronaux pourraient-ils être conduits vers les zones à réparer ? Les chercheurs de l'équipe Pierre-Marie Lledo, en collaboration avec l'équipe du Professeur Melitta Schachner, de l'Université de Hambourg en Allemagne, ont suivi ces évènements dans le bulbe olfactif, premier relais cérébral de la réponse aux odeurs, un des rares tissus cérébraux où l'on peut observer chez l'adulte le recrutement de nouveaux neurones. Ils ont montré que la présence d'une molécule sécrétée par le bulbe olfactif, la tenascine, suffisait pour attirer des neurones immatures jusqu'à cette région. Là, les jeunes cellules se différencient en véritables neurones. En faisant produire cette molécule par une autre région du cerveau, les chercheurs ont observé que les neurones juvéniles étaient déviés de leur localisation pour rejoindre cette région cible."

Ces recherches démontrent pourquoi la mémoire à long terme (cerveau inconscient) est meilleure que la mémoire à court terme (cerveau conscient). Le cerveau inconscient a des cellules-souches pour se régénérer tandis que le cerveau conscient n'en a pas. En effet, il est plus important de ne pas perdre l'héritage fourni par nos ancêtres et l'expérience de nos parents fournis avant d'avoir atteint l'âge de raison. On est enfant deux fois dans sa vie: au début et à la fin (les parents doivent donc être gentils avec leurs enfants). Mais, certaines personnes, même rendues à 90 ans, ont un cerveau conscient très performant bien que d'autres personnes, dans la cinquantaine, se plaignent d'avoir une mémoire déjà très déficiente, etc.

Darwin a dit: "le besoin développe l'organe". Il faut donc exercer son cerveau conscient toute sa vie et prendre gare au laisser-aller mental quand on prend sa retraite un peu trop vite !

1   2   3

similaire:

Cours de service au programme : Évaluation du bâtiment iconLe Programme de formation de l’école québécoise, la Progression des...

Cours de service au programme : Évaluation du bâtiment iconLe Programme de formation de l’école québécoise, la Progression des...

Cours de service au programme : Évaluation du bâtiment iconLe Programme de formation de l’école québécoise, la Progression des...

Cours de service au programme : Évaluation du bâtiment iconLe maçon est le premier à intervenir lors de la construction d'un...

Cours de service au programme : Évaluation du bâtiment iconCours de cuisine adaptée (una charente Vienne, Plan de prévention...
«évaluation des besoins» una charente-Maritime/Deux-Sèvres (cf. Module Evaluation-pp), 12 pages. 2

Cours de service au programme : Évaluation du bâtiment iconTechnicien en mesure physique pour le bâtiment
«Qualibat 8711 : mesureur en étanchéité à l’air du bâtiment» est indispensable. Des qualifications pour les mesures d’étanchéité...

Cours de service au programme : Évaluation du bâtiment iconAu cours de votre activité professionnelle, vous pouvez être victime...
«accident de service». Est considéré comme accident de service, l’accident survenu dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice...

Cours de service au programme : Évaluation du bâtiment iconÉvaluation sommative comportant une évaluation expérimentale

Cours de service au programme : Évaluation du bâtiment iconLe programme des conférences de D3, de septembre à juin, porte sur...
«ancienneté» dans ce contexte pédagogique, explique que la grande majorité d’entre nous a l’expérience de l’enseignement et de l’évaluation...

Cours de service au programme : Évaluation du bâtiment icon2. Présentation de ocs inventory
«masteurisation» détaillé et réutilisable par n’importe quel technicien réseau du laboratoire gsb concernant le service wds (Windows...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
p.21-bal.com