Résumé de la f o I 2








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Prof. Raymond Winling




Les vertus

de la Servante de Dieu

Mère Alphonse Marie

Eppinger
2009


Preparation pour le 200-anniversaire du Jubilé de Naissance

Mère Alphonse Marie Eppinger

résumé

1.DE LA F O I 2

Expression et manifestation de cette vertu tout au long de la vie de la Servante de Dieu 2

Contenu de la foi : vérités à croire 3

Sens de l’Eglise 6

Horreur du péché 6

Conclusion 7

2.DE L’ESPERANCE 8

La Servante de Dieu a pratiqué la vertu d’espérance tout au long de sa vie 8

Manifestations et expressions de la vertu d’espérance 8

Calme et sérénité dans les moments difficile 9

Renoncement délibéré aux vanités du monde 10

3.DE LA CHARITE ENVERS DIEU 11

Aimer Dieu est la préoccupation constante de la Servante de Dieu 11

Manifestations et expression de cet amour de Dieu 11

Amour de Jésus-Christ 11

La prière comme expression de l’amour de Dieu et de Jésus-Christ 12

Lutte contre le péché 13

Mortification 13

Acceptation de la souffrance 14

La Vierge Marie comme modèle et son rôle d’intercession pour une vie d’amour 14

Souci que l’amour de Dieu se répande 15

Conclusion 16

4.DE LA CHARITE ENVERS LE PROCHAIN 16

L’esprit dans lequel doit s’exercer la charité envers le prochain 16

Manifestations et expression de l’amour du prochain 17

Souci des pauvres , notamment des enfants pauvres 17

Conclusion pour les vertus théologales et l’amour envers le prochain 19

LES VERTUS CARDINALES 20

5.DE LA PRUDENCE 20

6.DE LA JUSTICE : DES DEVOIRS ENVERS DIEU ET ENVERS LE PROCHAIN 22

7.DE LA TEMPERANCE 24

8.DE LA FORCE 27

Vertus liées aux vœux et autres vertus 29

9.DE LA OBÉISSANCE 29

10.DE LA PAUVRETE 30

11.DE LA CHASTETE 31

12.DE L’HUMILITE 32


  1. DE LA F O I



Expression et manifestation de cette vertu tout au long de la vie de la Servante de Dieu

34° Dès sa plus tendre enfance, la Servante de Dieu manifeste un esprit de foi qu’on peut appeler extraordinaire pour son âge. Dès l’âge de 4 ans, elle est avide d’entendre parler de Dieu et saisit toutes les occasions pour se faire expliquer les vérités de la religion. Dès ses 6 ans, elle dit dans son autobiographie : « J’avais un violent désir d’apprendre à connaître Dieu. Que je fusse seule ou avec d’autres, j’étais sans cesse occupée de la pensée de Dieu ». A 7 ans : « ce désir est si violent que j’en éprouve des souffrances intérieures ». Ce qui dès l’âge de 10 ans est pour elle une préoccupation constante, c’est de ne rien oublier de ce qu’elle a entendu comme enseignement religieux. La joie d’assister aux instructions religieuses va sans cesse en croissantA 3 ans, elle obtent de la Saitne vierge lag. Le jour de sa Première Communion, elle fit cette prière : « Bon Jésus, maintenant j’ai renouvelé mes vœux de baptême, aide-moi à tout observer et à bien obéir à ce que nous enseigne notre Pasteur ». Cet esprit de foi s’est manifesté en toute occasion, au cours de son existence ; sa pensée est centrée sur Dieu, rien ne l’occupe que les choses de Dieu ; elle voit tout en Dieu.

Au cours de ses périodes de maladie, sa foi ne faiblit pas. Même lorsqu’au cours de la première période de maladie, elle fit l’expérience de la sécheresse spirituelle, elle continua à prier avec insistance. Lorsque la santé est rétablie, elle reçoit dans un esprit de foi des grâces particulières qui la font progresser dans la vie spirituelle et dans la pratique des vertus. Au cours d’une autre période de maladie (1845-1849), son directeur de conscience s’aperçut que la Servante de Dieu était l’objet de faveurs divines tout à fait exceptionnelles. Il s’en ouvrit à son évêque qui s’intéressa vivement à l’affaire, car il était convaincu qu’il fallait y voir l’intervention de Dieu. Quant à la Servante de Dieu, elle se considérait comme indigne de ces faveurs et ne cherchait nullement à en tirer une gloire personnelle.

En ce qui concerne la fondation de la Congrégation, le Servante de Dieu confia à son directeur de conscience qu’elle avait reçu d’en Haut l’inspiration de fonder une Congrégation vouée au service des malades. D’abord réticent, le curé Reichard finit par demander à son évêque son assentiment.

Pendant la période de supériorat (1849-1867), Mère Alphonse Marie pratiqua un abandon total et confiant à la Providence divine. Elle vit dans de nombreux événements surprenants l’intervention de Dieu en faveur de la Congrégation et de son rapide développement. La confiance de la Servante de Dieu fut totale. On le vit lors de l’édification de son œuvre. Dépourvue de tout secours humain, elle l’entreprend néanmoins, attendant tout de Dieu pour le matériel et le spirituel. Elle se sent pauvre et faible devant de telles responsabilités, mais elle compte uniquement sur la grâce. Elle prie avec une sainte audace : « Refuse aussi longtemps que tu veux, disait-elle à Jésus, je ne me lasserai pas de prier ; je te donne ce que tu veux, donne-moi aussi ce que je réclame ». « Ô mon Jésus, vois ma pauvreté et ma faiblesse, je ne peux rien sans ton secours ; augmente ma confiance filiale en toi ».
« Mon cher Jésus, faites cela vous-même, vous savez que je ne peux rien, c’est votre affaire ». Cette confiance, elle la communique à qui l’approche : aux nombreux visiteurs qui en témoignent et louent en sortant de chez elle la Miséricorde divine ; à ses filles auxquelles elle dit : « Puisque Dieu a été si bon de nous appeler à la vie religieuse, ne serait-ce pas l’outrager de n’avoir pas en Lui une confiance sans borne, dans tous nos besoins ? Adressez-vous à Lui en toute occasion, sans la moindre défiance». C’est son exemple surtout qui entraînera ses filles dans la confiance totale.

Contenu de la foi : vérités à croire
35° L’attachement de la Servante de Dieu à la doctrine de l’Eglise catholique est ardent et constant. Issue d’une famille qui a lutté pour garder sa foi, entourée de protestants, elle apprécie son bonheur d’être catholique : « Pendant ma maladie (à 17 ans), lorsque j’étais visitée par des protestants, je les plaignais de na pas être dans la vérité. Je remerciais alors le Seigneur de m’avoir fait naître de parents catholiques. Oh ! combien suis-je heureuse, disais-je souvent, d’être une enfant de la véritable Eglise ».
36° C’est avec la plus vive attention qu’elle suivait les leçons de catéchisme du Curé Reichard en qui elle avait la plus grande confiance. Le contenu de sa foi correspond à ce qui lui avait été enseigné : Dieu et la Providence, Jésus-Christ Sauveur par sa mort sur la croix, la Vierge Marie, les saints, les sacrements notamment celui de l’Eucharistie, la destinée surnaturelle de l’homme, la gravité du péché, l’excellence des vertus.
37° La Servante de Dieu avait une grande vénération pour la sainte Trinité. Elle répétait souvent dans la journée la doxologie : « Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit ».
38° Avide d’entendre parler des choses de Dieu dès son plus jeune âge, la Servante de Dieu s’adresse spontanément à Dieu pour lui demander conseil, aide et protection. Elle le fait lorsqu’elle cherche sa voie, qu’elle connaît la détresse, qu’elle éprouve le besoin de remercier Dieu de grâces reçues. « Faites donc, ô bon Dieu, que je devienne aussi pieuse que ces personnes et que j’apprenne à prier avec autant de ferveur qu’elles». « Je veux vous aimer, je vous aimerai, je ne veux faire que votre volonté ! » « Voyez, mon divin Epoux, comme je soupire après vous ; prenez donc entièrement possession de mon œur et montrez-moi de quelle manière je puis m’unir plus intimement à vous ».

Doc. IV, 8. p. 311.
39° Jésus-Christ occupe une place centrale dans la vie spirituelle de la Servante de Dieu. Déjà à l’âge de cinq ans elle est vivement émue lorsqu’on évoque devant elle la Passion du Christ. A dix ans, une instruction du curé Reichard sur les souffrances de Jésus sur la croix la marque pour la vie. « Ces paroles avaient fait une telle impression sur moi que je tremblais de tout mon corps. Mon regard restait fixé sur Mr le Curé et il me semblait voir en lui l'image du Sauveur souffrant ». Aucun enseignement, dit-elle, ne lui plaisait autant que celui de la Passion, car elle y trouvait l’amour de Jésus pour nous. Dès l’âge de 10 ans, elle avait pris l’habitude de suivre la Passion de N. S. durant la Ste Messe, elle en était parfois si imprégnée que tout son corps en tremblait ; elle recherchait la solitude pour mieux méditer la passion. Etant jeune fille, elle cherche déjà à provoquer cette dévotion auprès de ses compagnes. Mais c’est surtout à l’adresse de ses filles que son enseignement se fait pressant. Elle y revient sans cesse. Notre Seigneur lui a enjoint de dire à ses filles qu’elles doivent, chaque jour, méditer la Passion, aussi la Règle primitive le stipulait déjà. La Servante de Dieu leur donne une méthode de méditation qui, on n’en peut douter, a été la sienne. Elle prenait un crucifix et ouvrait son cœur à l’impression de la grâce ; passant d’une plaie à l’autre, elle se posait différentes questions pour se pénétrer de la grandeur des souffrances du Sauveur et de son amour pour nous. Son âme était alors si profondément émue qu’elle ressentait en quelque sorte les douleurs de la Passion ; elles devenaient les siennes. Des sentiments de reconnaissance, de componction et d’amour la pénétraient quelquefois des jours entiers. « Les impressions qu’elle recevait au pied de la croix, ne s’effaçaient plus de son cœur. Au milieu de ses occupations dans la maison paternelle et dans les champs elle avait constamment devant les yeux Jésus crucifié, Jésus souffrant, Jésus mourant pour les péchés du monde ».


Doc. II, 19, p. 80.



40° La Servante de Dieu a eu envers Marie une dévotion toute spéciale. Dès l’âge de 3 ans, elle apprend l’Ave Maria et le répète comme un refrain. Dès lors, elle s’adressa à Marie en toute occasion. « Aucun enseignement dit-elle, ne me plaisait autant que celui de la Passion et celui de la Sainte Vierge ». Elle avait alors 8 ans. « Je vous salue, Marie, Mère de Dieu ; priez pour moi, pauvre enfant ». Son plus grand plaisir était d’entendre parler de la sainte Vierge ; seulement elle craignait toujours de ne pas bien comprendre ce qu’elle en entendait. A 14 ans, elle répète sans cesse le Salve Regina ; elle prend la résolution d’imiter Marie en tout, surtout son silence, sa modestie. « Je me mettais continuellement sous la protection de la bonne Mère de Dieu ». Elle lui confiait sa virginité : « Par ta Ste Virginité et ton immaculée Conception, ô Vierge très pure, purifie mon cœur et ma chair ». « O Marie, je veux t'imiter, oui, je le veux, je veux imiter tes vertus, O Marie aide-moi ! O Marie assiste-moi, je veux aussi demeurer vierge, je veux imiter tes vertus ! »

Elle propage le culte de Marie par la récitation du chapelet ; elle obtient de l’abbé Reichard qu’il soit récité à l’église paroissiale les dimanches et les jours de fête pour réparer les outrages faits à Dieu ces jour-là. Dans ses extases, elle voit Marie comme médiatrice ; elle apprend que tout sera sauvé par Marie, que son culte sera amplifié. Dans ses extases, elle voit Marie comme médiatrice ; elle apprend que tout sera sauvé par Marie, que son culte sera amplifié. Elle reçoit de Marie des instructions ; ce qu’elle en répète est sublime et très consolant. La Congrégation fondée par la Servante de Dieu fut consacrée au Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie. La joie de la Servante de Dieu fut grande, lors de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception qu’elle avait prédit 8 ans plus tôt. Ce jour-là, le couvent fut magnifiquement orné.
41° Parmi les autres saints, la Servante de Dieu voue un culte particulier à saint Joseph qu’elle considère comme protecteur efficace, lorsque se présentent des difficultés qui menacent l’existence même de la Congrégation en raison du manque de moyens matériels. Elle a une grande vénération pour Sainte Thérèse d’Avila, qu’elle invoquait souvent, « pour obtenir, par son intercession, la grâce d’aimer Dieu autant quelle l’avait aimé et de supporter comme elle les souffrances corporelles et spirituelles qu’il plaisait à Dieu de lui envoyer ». Elle invoquait aussi saint Alphonse de Liguori considéré comme guide en ce qui concerne la vie spirituelle et comme intercesseur en faveur de la Congrégation. « Après la Ste Vierge c’était St Louis de Gonzague qu’elle honorait le plus et qu’elle invoquait le plus souvent. Elle avait une prédilection pour ce saint à cause de sa pureté évangélique ».
42° En ce qui concerne les sacrements, la Servante de Dieu manifesta toujours des sentiments de grande ferveur envers le très Saint Sacrement de l’autel. Tout enfant, elle était fortement attirée à se rendre à l’Eglise ; elle passait lentement devant la porte du sanctuaire en répétant : «Loué et béni soit le Très Saint Sacrement de l'autel.» Elle aspirait ardemment au bonheur de communier : « O mon Jésus, disait-elle, quand viendra le moment où je pourrai te recevoir ; oh ! comme je saurai à ce moment-là me prosterner devant toi et t’adorer ». Après sa première Communion, elle eut un désir si ardent de la communion qu’elle supplia son Confesseur de le lui permettre tous les 8 jours. Elle restait toujours en esprit auprès du Tabernacle. L’abbé Reichard a pu dire : « Au milieu de ses occupations, elle se représentait si vivement l’autel, l’Hostie, le calice et les cérémonies sacrées, elle s’unissait si intimement d’intention et de prières avec le prêtre et les assistants que partout où elle se trouvait, elle pouvait communier spirituellement comme si elle avait assisté en personne au St. Sacrifice de la Messe ». Au cours de sa première période de maladie, « elle sentit le désir ardent de recevoir plus fréquemment la sainte communion, comme le seul moyen qui pût lui donner la force de se renier elle-même et de renoncer entièrement à sa propre volonté pour ne faire que celle de Dieu» ce à quoi le Curé consentit. Une fois rétablie, elle vécut comme une grâce toujours nouvelle de pouvoir assister à la sainte Messe et de pouvoir communier. La Servante de Dieu a beaucoup prié et fait prier le St Sacrement. Elle passait elle-même de longues heures en adoration. Elle institua l’Adoration perpétuelle dans les communautés de plus de 40 sœurs. Dans les communautés de moindre importance ou privées de chapelle, chaque sœur devra faire une adoration d’une heure chaque jour. Elle disait à ses filles : « Vous devez avoir particulièrement une grande dévotion envers le très Saint Sacrement ; où que vous soyez dans la maison, vous devez penser que vous êtes près de Jésus. Je vous recommande de ne pas faire de bruit. Je souffre quand je remarque qu’on est si indifférent et si peu respectueux envers le très Saint Sacrement ».
Sens de l’Eglise
43° Elle a professé une grande soumission à l’Eglise dont elle a observé fidèlement les lois. Elle vénérait l’Eglise dans son chef visible, elle a beaucoup prié pour Pie IX alors régnant ; elle a offert ses souffrances pour lui. Elle a vénéré les évêques et était particulièrement soumise en sa conduite personnelle et dans le gouvernement de sa Congrégation à Mgr. Raess. Elle a manifesté un grand respect pour tous les prêtres en lesquels elle voyait Dieu lui-même. « Je me serais volontiers jetée au pied de chacun pour demander sa bénédiction ». Et surtout elle a pratiqué toute sa vie un respect et une soumission totale à son guide spirituel : l’abbé Reichard appelé à fonder la Congrégation des Filles du Divin Rédempteur. Elle a inculqué à ses filles la soumission aux Ministres de l’Autel. Dans la Règle primitive, il est dit : « Elles resteront toujours soumises au Pasteur qui, quelle que soit son administration, est et doit être toujours regardé par elles comme l’autorité légitime ». La Servante de Dieu a reçu beaucoup de prêtres qui venaient lui demander conseil ; beaucoup ont porté témoignage de l’édification reçue. Elle a parlé aimablement des prêtres, de la haute dignité dont ils étaient revêtus, des vertus sacerdotales. Elle a beaucoup prié pour eux. Ses prières sont des traits enflammés. « O Jésus, mon Divin Epoux, jette sur eux un regard de Miséricorde ; ne vois pas leur faiblesse ; il ne t’en coûte que de dire un mot, ô mon amour : allume en eux le feu de ton amour. Pénètre les de répugnance et d’horreur pour tout ce qui est du monde. Imprime en leur cœur tes souffrances amères et qu’ils abandonnent tout ce qui te déplaît ». Pour les Evêques, elle offre sa vie entière dans la souffrance.

Elle manifesta son esprit de foi par les souffrances très vives qu’elle éprouve de savoir l’Eglise persécutée à Rome, en France, en Suisse, par le désir qu’elle éprouvait de la conversion des hérétiques, le zèle qu’elle déploya pour ramener les égarés dans le sein de l’Eglise catholique, surtout les protestants tout proches. C’est par la prière et la souffrance d’abord qu’elle exerce ce zèle, ensuite elle envoie ses filles à la conquête des âmes en leur recommandant avant tout la prière et l’exercice des vertus chrétiennes et religieuses. Elle s’est déclarée prête à donner de bon cœur son sang et sa vie pour le salut de ceux qui n’ont pas la foi.
Horreur du péché
44° La Servante de Dieu a eu en haine le péché et ce qui est opposé à la foi. Lorsqu’elle était écolière, elle fuyait les enfants qui avaient de mauvaises conversations ; elle en pleurait et prenait l’école en aversion à cause de cela. Plus tard, assistant à un dîner où se tenaient des propos inconvenants, elle préféra jeûner ; elle se leva de table et sortit pour prier et pleurer. Dans ses extases, elle vit les vices en général et en particulier avec leurs différentes causes. Cette vue était pour elle douloureuse, presque insupportable. « Elle passa tout le temps du souper à prier et à pleurer dans sa chambre, et comme celle-ci était contiguë à la chambre où l’on mangeait, elle prit la précaution de se boucher les oreilles pour ne pas entendre à travers la cloison ce que l’on disait ». Il lui fut montré clairement les moyens de corriger les vices. « Vois, ma fille, dit notre Seigneur, tout ceci doit être corrigé par toi ». Elle soupira et dit : « Ah, quel dur fardeau ! Que votre volonté se fasse!» « Elle fut troublée dans ces douces jouissances par la considération des nombreuses offenses dont elle voyait que Dieu était l’objet ». Elle-même éprouva des moments de doute et de découragement à l’idée qu’elle était une pécheresse indigne des grâces de Dieu. D’autre part, lorsque dans ses visions la Servante de Dieu assistait à la conversion des pécheurs, elle en ressentait une grande joie. L’abbé Reichard en témoigne : « Elle vit beaucoup de conversions parmi les ennemis du catholicisme, ainsi que parmi les schismatiques et les incroyants, par lesquels Dieu manifesta sa Miséricorde […] Dans cette vue de la Miséricorde, de la puissance de Dieu, elle puisait de nouveau une grande consolation ». Membre de la confrérie du Sacré-Cœur, elle avait à cœur d’offrir réparation pour les péchés des autres par ses prières et les pénitences qu’elle s’imposait.

45° Vers la fin de sa vie, des épreuves particulièrement douloureuses lui fournirent une occasion exceptionnelle d’exercer la vertu de foi. En effet, pour des raisons politiques et juridiques et institutionnelles, les maisons de Vienne, de Wurtzbourg et d’Oedinburg/Sopron firent dissidence. Ces épreuves marquèrent durement et cruellement la fondatrice, mais Mère Alphonse Marie s’abîma dans un acte d’abandon total à la volonté de Dieu.
46° Ce bienfait de la foi, la Servante de Dieu voulut le communiquer à tous ceux qui l’approchaient, elle excellait à parler des choses de Dieu ; au sein de sa famille d’abord ; auprès des enfants et des jeunes filles de Niederbronn, plus tard auprès des nombreux visiteurs qu’elle reçut ; Dieu se servit d’elle pour en convertir beaucoup. Un des buts de son œuvre fut l’instruction religieuse à procurer aux ignorants et aux enfants pauvres. « Il recevra de pauvres enfants abandonnés et les soignera jusqu’à ce qu’ils aient reçu l’instruction religieuse nécessaire et qu’ils aient fait leur première Communion ». Elle les réunissait elle-même, leur parlait de Dieu et les faisait prier.
Conclusion
Pour la Servante de Dieu, la foi en Dieu n’est pas difficile à accepter ; elle n’est pas considérée non plus comme un objet de discussions savantes ; elle est élan vers Dieu ; elle est adhésion vitale à Dieu et à son message ; elle est adhésion personnelle au Dieu dont on attend le salut. Tout naturellement elle tend à l’union d’amour avec Dieu et Jésus-Christ, comme on le verra plus loin dans la section consacrée à la vertu théologale de la charité. La vie de foi telle qu’elle a été vécue par la Servante de Dieu a une caractère de grandeur éminente, du fait que Elisabeth Eppinger a été amenée à vivre la première partie de sa vie comme une personne sur laquelle la main de Dieu s’était posée et qui a été appelée à faire une expérience spirituelle hors du commun. Elle aspirait au fond à mener une vie entièrement vouée à la prière et à la pratique parfaite des vertus à la manière des religieuses. Elle voulait entrer dans un ordre religieux. Mais Dieu a voulu qu’elle vive cet idéal de perfection d’abord au milieu des siens et au sein d’une communauté paroissiale. De façon mystérieuse, il l’a préparée à la fondation d’une Congrégation vouée au soin des malades, qui correspondait aux besoins de l’époque.


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