«Le théâtre est par définition un art du présent. Notre sujet n’est pas l’homme du xviième siècle : notre sujet est l’homme.»








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date de publication26.10.2016
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DOSSIER DE PRESSE



Relations Presse : Nicole Lévy

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n.levy@theatrelarenaissance.com

Du Mardi 17 au Vendredi 20 Janvier à 20h:

Durée: 2h10 sans entracte


« Le théâtre est par définition un art du présent. Notre sujet n’est pas l’homme du XVIIème siècle : notre sujet est l’homme. »
L
e Misanthrope c’est Alceste et dans Alceste il y a la démesure. S’il n’aime plus son prochain c’est qu’il ne supporte plus l’hypocrisie de son époque où la flatterie est permanente. Il a décidé de n’user que du langage de vérité et s’il se refuse à toute flatterie, il en assume les conséquences. Pourtant il a une faiblesse, Célimène, jeune veuve qu’il aime mais qui a décidé de profiter de sa liberté nouvellement acquise. Alors quand Alceste lui propose de quitter le monde pour aller vivre à l’écart de tous…

Le théâtre de Molière parle de courage politique, le vrai, celui qui expose et met en danger. Il prétend enseigner au spectateur à corriger les mœurs du temps par le rire.

Il promet, tout comme son maître Epicure, la félicité ici et maintenant, dans le respect d’un genre de vie qui prend en compte les critères physiques du bonheur, prône un plaisir modéré, le franc-parler entre amis et fait du salut une affaire de groupe et non d’individu. Et c’est ce parti pris qui guide Nicolas Liautard pour ce Misanthrope.

Mise en scène et scénographie Nicolas Liautard
Collaboration à la scénographie Damien Caille-Perret
Lumières Jérémie Papin
Costumes Séverine Thiébault, Marion Lachaud
Régie générale Antoine Fouqueau
Régie plateau Bruno Sollier

Avec :
Jean-Yves Broustail – Dubois
Nicolas Dereatti – Clitandre
Julien Giustiniani – Acaste
Nicolas Liautard – Alceste
Célia Rosich – Célimène
Philippe Roux – Oronte
Leslie Sevenier – Eliante
Bruno Sollier – Basque
Stanislas Stanic – Philinte
Marion Suzanne – Arsinoé





Production : La Nouvelle Compagnie


Coproduction : Théâtre des Quartiers d'Ivry CDN en préfiguration du Val de Marne, Théâtre Jean Arp à Clamart, Le Prisme/Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, La Ferme de Bel Ébat à Guyancourt, Atelier-Théâtre de la Cité de Saint-Maur, Théâtre-Cinéma Paul Eluard à Choisy-le-Roi



Avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d'Ile-de-France - Ministère de la culture et de la communication et l’aide à la création théâtrale professionnelle du Conseil général des Yvelines. La Nouvelle Compagnie est subventionnée par le Conseil général du Val de Marne. Elle bénéficie du dispositif Emploi-tremplin, action cofinancée par la Région Ile-de-France et le Conseil général du Val de Marne. Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National. Réalisation du sol Ateliers Jipanco



Lever de rideau en musique

Mercredi 18 Janvier à 19h

En coréalisation avec le Conservatoire de Lyon



PRESENTATION
Le Misanthrope est sans doute la pièce pour laquelle Molière s’est le plus appliqué, l'œuvre à laquelle il a consacré le plus de temps. Après le coup qui lui a été porté avec l’interdiction du Tartuffe, il tombe malade et quitte les planches pour trois mois entiers. Pendant ce temps, il met la dernière main à son Misanthrope.

Alceste n’est pas un héros romantique. Molière ne hurle pas avec lui : « société dégueulasse, tu ne me vaux pas! ».On peut raisonnablement penser que la radicalité soudaine d’Alceste (comment serait-il l’ami de Philinte s’il avait toujours été ainsi ?) est en partie la conséquence de son dépit amoureux. On imagine facilement un Alceste, homme raisonnablement sincère et franc, qui radicalise sa position pour épancher une colère dont l’objet véritable est la légèreté de Célimène. On sait que Molière (44 ans) jouait lui-même Alceste et que c’est Armande Béjart sa jeune femme (24 ans) qui jouait Célimène. On sait également le penchant d’Armande pour les marquis de son âge.

Célimène est une jeune femme brillante, veuve à 20 ans, belle, riche, disponible, libre. Cette liberté est à la fois terriblement séduisante et tout à fait insupportable pour les hommes de son entourage. Le veuvage est une libération formidable pour Célimène, victime de la loi des hommes dans son jeune âge, on comprendra aisément qu’elle ne ressente pas le besoin de se précipiter dans les bras d’un nouvel époux, à plus forte raison dans ceux du jaloux et colérique Alceste ! Dans le même esprit que le travail commencé avec L’Avare, je donne Le Misanthrope dans une scénographie simple : un sol de cuivre, sept lustres de cristal, ni meubles ni accessoires. Seuls les acteurs ! Toutes nos forces sont mises en œuvre pour donner à entendre Molière simplement.
Nicolas LIAUTARD

ENTRETIEN

avec Nicolas Liautard par Manuel Piolat Soleymat du journal La Terrasse
Molière : un disciple d’Epicure

Nicolas Liautard poursuit son exploration du théâtre de Molière en créant Le Misanthrope. Une comédie en cinq actes et en vers que le metteur en scène a souhaité épurer de toute dimension romantique.
Deux ans après L’Avare, vous mettez en scène Le Misanthrope. Est-ce, pour vous, une façon d’établir un lien entre ces deux pièces de Molière et une façon de faire se répondre vos deux spectacles ?

Nicolas Liautard : L’Avare et Le Misanthrope sont deux comédies. Et si l’une se tourne vers la farce, l’autre au contraire porte son regard du côté de la tragédie classique. Dans chacune d’elles on retrouve la profession de foi de Molière : castigat ridendo mores - la volonté de corriger les mœurs du temps par le rire. Dans Harpagon comme dans Alceste, il y a la démesure. Celle-là même contre laquelle les Grecs nous mettent en garde, celle qui pousse l’homme aux frontières de son humanité. Toutefois, si dans L’Avare Molière prend pour sujet un vice apparent (et même un péché capital au regard de l’Eglise), son génie se porte, dans Le Misanthrope, sur une vertu : la sincérité. Mettant en regard L’Avare et Le Misanthrope, il apparaît que Molière ne pose pas tant la question du vice contre la vertu mais bien plutôt celle de la démesure contre la mesure. On reconnaît alors, en lui, un disciple d’Epicure.
Quels sont les aspects du théâtre de Molière qui vous intéressent tout particulièrement ?

N. L. : La philosophie justement, la circulation des pensées grecques et latines à travers le vecteur de la comédie. Mais, aussi, le courage politique, le vrai, celui qui expose et met en danger.
Par quel biais abordez-vous Le Misanthrope ?

N. L. : J’ai voulu « dessouder » Alceste, révéler sa nature égotique, éviter absolument d’en faire un héros romantique (contresens assez commun), même - et surtout - s’il peut nous arriver de lui prêter, parfois, une oreille indulgente. Ce n’est pas Molière qui hurle avec lui : « société dégueulasse tu ne me vaux pas ». Molière est lui-même trop habile à la cour pour adopter cette position. Alceste n’est pas Don Juan, et Molière, qui interprétait Alceste, jouait également Sganarelle. Les sentiments des spectateurs doivent sans cesse évoluer à l’égard d’Alceste, qui est tour à tour agaçant, ridicule, sublime, pitoyable, séduisant, sympathique, antipathique, tragique, émouvant.
Vers quels territoires de jeu et d’incarnation avez-vous dirigé vos interprètes ?

N. L. : Nous avons travaillé sur un rapport animal au territoire, sur l’étude des parades amoureuses ou des comportements agressifs chez les animaux, mais aussi sur ce qui a trait aux stratégies militaires. Dans un espace vide, en l’absence de tout accessoire, j’ai cherché à pousser les acteurs dans leurs derniers retranchements.
Vous avez décidé d’actualiser Le Misanthrope en habillant vos comédiens de costumes contemporains.

Pourquoi ?

N. L. : Parce que, pour moi, le théâtre est par définition un art du présent. Molière parlait au présent. Notre sujet n’est pas l’homme du XVIIème siècle : notre sujet est l’homme.
A quel théâtre avez-vous le sentiment de travailler depuis le début de votre carrière, au début des années

1990 ?

N. L. : Je porte en moi des formes de théâtre très différentes, voire opposées. J’ai mis en scène des spectacles à partir de grands textes, mais aussi des spectacles sans texte. Tout au long de mon parcours, j’ai essayé d’inventer du théâtre là où il n’était pas, de le débusquer dans les romans, dans les nouvelles, dans les textes philosophiques… J’ai également, au-delà de la pensée raisonnante, cherché à explorer des langages faits de perceptions, de sensations.

PARCOURS
Nicolas LIAUTARD – Mise en scène

Nicolas Liautard suit une formation à l’Université d’Aix-Marseille auprès de Pierre Woltz, puis à l’UniversitéN Paris X-Nanterre auprès de Robert Abirached, Jean Jourdheuil, Jean-Pierre Sarrazac et Bernard Faivre. En 1993, il est lauréat du Festival International de Théâtre Universitaire de Nanterre-Amandiers avec Le Procès de Franz Kafka. Il met en scène La République Livre I de Platon, La Folie du Jour de Maurice Blanchot, Hyménée de

Nicolas Gogol, Ajax de Sophocle, Amerika de Franz Kafka, Pouvais-je te demander de bien vouloir te déplacer de quelques millimètres (inspiré de l'œuvre de Christophe Tarkos), Le Nez de Gogol, L’Avare de Molière, Blanche Neige (nomination aux Molières 2010 Jeune Public), La Petite Fille aux Allumettes (2012). Comédien dans ses propres spectacles, il joue sous la direction de Pascal Rambert (Antoine et Cléopâtre), Michèle Foucher (L'Amour et l'Art, Platon/Godard), Jacques Rosny (Caligula), Pedro Khadivar (Les yeux bleus, cheveux noirs), Marion Suzanne. Depuis septembre 2006, il est directeur artistique de La Scène Watteau, scène conventionnée de Nogent-sur-Marne.
Damien CAILLE-PERRET – Scénographie

Damien Caille-Perret est né en 1972 à Chambéry. Diplômé de l’Ecole nationale supérieure d’art et des métiers ?d’art Oliviers de Serre, puis de l’Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs du Théâtre National de Strasbourg, il travaille comme scénographe, parfois costumier avec divers metteurs en scène comme Richard Mitou, Olivier Werner, Edith Scob, Dominique Valadié, Louis Castel, Nicolas Liautard, Nicolas Struve, Arnaud Meuneir... Mais c’est avec Sylvain Maurice (Sorcières, Œdipe…) et principalement Yves Beaunesne qu’un réel compagnonnage prend forme depuis 1999. Après de nombreux spectacles (La Fausse Suivante, Le Canard sauvage, L’Echange, Oncle Vania, Dommage qu’elle soit une putain, Le récit de la servante Zerline) cette collaboration l’amène à travailler avec lui sur des opéras à Lille (Werther, Rigoletto), à Bourges (Cosi fan Tutte), puis au Festival d’Aix-en-Provence (Orphée aux enfers), ou à La Comédie Française sur (Partage de midi). En plus de son travail de scénographe, costumier, accessoiriste, vidéaste, il fabrique de nombreuses marionnettes pour de nombreux spectacles pour enfants et pour adultes (La Princesse Maleine, Peer Gynt, La Dispute, Sorcières, Le BFG, Oedipapa…). Il a créé la Compagnie des Têtes en Bois avec laquelle il a mis en scène OEdipapa ou comment porter les crimes de ses pères de Laure Bonnet. Depuis 2008, sa compagnie est associée à La Scène Watteau de Nogent-sur-Marne où elle a créé De Ravel et des choses puis On a perdu les gentils de Laure Bonnet.
Jérémie PAPIN – Lumières

Après l'obtention d'un DMA régie lumière, Jérémie Papin entre en 2005 l'Ecole du Théâtre National de Strasbourg (section régie/groupe XXXVII). Au théâtre il travaille aux côtés d'Olivier Tessier et Jean-Jacques Brumachon (Festival Répertoire, Centre chorégraphique national de Nantes), Jacques Rovérolis (Mambo Mistico mis en scène par Alfredo Arias). Création lumière pour Lucie Possémée (La Perruche et le Poulet), Marie-Pierre Homm (Ricky Pompon), Caroline Guiéla (Macbeth (Inquiétudes) d'après William Shakespeare, Se souvenir de Violetta de Caroline Masini), Didier Galas (Les Pieds dans les Etoiles et L'Arlequin de Trickster de Didier Galas), Hauke Lanz (Les Névroses sexuelles de nos parents d'après Lukas Bärfuss). En 2006, il créé une performance audio/vidéo pour le Festival Novoland à Nancy.
Séverine THIEBAULT – Costumes

Chef d’atelier, assistante, réalisation, Séverine Thiébault collabore régulièrement aux côtés d’Elsa Pavanel pour les spectacles de Godefroy Ségal (Les chiens nous dresseront, Le Mariage de Barillon, Mademoiselle de Scudéry), Bernard Lévy (En attendant Godot, L'Echange, Didon et Enée). Au théâtre elle travaille avec Jacques Osinski (Un conte d’hiver) ; aux côtés de Sabine Siegwalt pour Valère Novarina (La scène), Claude Buchwald (Morderegripi), François Rancillac (Georges Dandin, La folle de Chaillot, Le roi s’amuse), Frédéric Révérend, Sylviane Fortuny, Eve Ludig ; aux côtés de Chantal Gaiddon, pour Claude Yersin (Le courage de ma mère, Portrait d’une femme, Le comte Öderland, L’objecteur), Denis Podalydès (Tout mon possible, Je crois ?), Christian Rist (La surprise de l’ amour) ; aux côtés de Coralie Sansvoisin pour Jean Liermier (L’école des femmes). Créations pour Nicolas Liautard (Blanche-Neige), la Cie Les Anges au plafond (Au fil d'Oedipe, Une Antigone de papier), Nils Öhlund (Une maison de Poupées), Julien Téphany (Vers les cieux).
Sava LOLOV – Alceste

Sava Lolov suit une formation au Conservatoire National Supérieur d'Art dramatique de Paris dans les classes de Philippe Adrien, Daniel Mesguisch, Stuart Seide. Au théâtre il joue sous la direction de Francis Huster, Isabelle Nanty, Jean-Pierre Rossfelder, Alfredo Arias, Irina Brook, Catherine Anne, Ariane Mnouchkine (Et soudain les nuits d’éveil, Tambours sur la digue, Le Dernier Caravansérail, Origines et destin), Alain Françon, Hans Peter Cloos, Jérémie Lippmann, Alain Marty, Georges Bigot, Sylvio Pucarest, Airy Routier. Il tourne avec Pierre Schoendorfer (Dien Bien Phu), Michel Deville, Richard Dembo, Mathieu Amalric (Mange ta soupe), Cédric Kahn, Pascale Ferran (L'amant de Lady Chatterley), Ariane Mnouchkine, Frédéric Jardin, Jean-Marc Vervoort, Alain Brunard, David Delrieux, Sébastien Jaudeau.
Eric BERGER – Philinte

Formé au Cours Florent puis au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris, Éric Berger joue au théâtre sous la direction de Denis Podalydès (LeMental de l‘équipe), Isabelle Nanty (La Ronde, Ne réveillez pas Cécile), Bruno Bayen (Qu’une tranche de pain, À trois mains, Laissez-moi seule...), Philippe Berling (Peer Gynt), Charles Tordjman (Le Misanthrope), Julie Brochen (Penthésilée), Jean Boillot (Le Décameron), Didier Bezace (Narcisse), Daniel Martin et Charles Tordjamn, Jean-Marie Patte, Frédéric Bélier-Garcia, Georges Lavaudant (La Cerisaie), Alain Françon (Platonov, L’Hôtel du Libre-Échange), Jean-Michel Ribes. Au cinéma, il tourne avec François Fairat, Laurent Tirard (Le Petit Nicolas, Molière), Michel Munz, Gérard Lauzier, Fabien Onteniente, Yves Robert, Marco Ferreri, Jean-Paul Lilienfield, Etienne Chatiliez (Tanguy, La confiance règne), Steve Suissa, Julie Lopes-Curval, Alexandre Arcady. En 2002, il est nommé pour le César du meilleur espoir masculin pour Tanguy.
Marion SUZANNE – Arsinoé

Formée à l'Université Paris X-Nanterre, Marion Suzanne est comédienne de La Nouvelle Compagnie depuis sa création, elle participe à la création de Lilas en Scène centre d’échange et de création des arts de la scène, et collabore avec Jean-Michel Puiffe à la Maison de la Culture d’Amiens. Au théâtre elle travaille avec Beno Besson et Coline Serreau (Qui sait tout et grosbeta), Bernard Lévy (Juste la fin du monde), Jean-Louis Hourdin (Théâtre ambulant Chopalovitch), Godefroy Segal (Le mariage de Barillon), Nicolas Liautard (Le Procès, La République, Ajax, Amerika, L’Avare, Blanche Neige). Elle met en scène Frères du Bled de Christophe Botti en 2005 et Bouvard et Pécuchet de Gustave Flaubert en 2007.
Jean-Christophe QUENON – Oronte

Formé aux Conservatoires royaux de Bruxelles et de Mons, puis au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, Jean-Christophe Quenon est également musicien (pianiste, percussionniste, tromboniste) et compositeur. Au théâtre il travaille avec Daniel Scahaise (Cyrano de Bergerac), Nicolas Liautard (Le Procès), Julie Brochen (La Cagnotte), André Engel (Le Baladin du monde occidental), Philippe Adrien (La Misère du monde, La Noce chez les petits bourgeois, En attendant Godot), Catherine Riboli (Le Malade imaginaire), Declan Donnellan (Le Cid), Jean-Pierre Rossfelder (Le Partage de Midi), Jean Boillot (Coriolan, Le Balcon, Rien pour Pehuajo). Sava Lolov (Alceste), Eric Berger (Philinte)
Anne CANTINEAU – Eliante

Diplômée de l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg, Anne Cantineau joue au théâtre sous la direction de Jean-Marie Villégier, Joël Jouanneau, Enzo Corman, Anatoli Vassiliev, Adel Hakim, Emmanuel Demarcy-Mota, Stéphanie Loïk, Elisabeth Chailloux, Sophie Lecarpentier, Alexis Moati, Michèle Foucher, Jean-Pierre Vincent. Au cinéma elle joue dans L’Age des possibles de Pascale Ferran, Elle grandit si vite et Ce qu’ils imaginent d’Anne Théron, Le promeneur du champ de mars de Robert Guédiguian, Ne touchez pas la hache de Jacques Rivette Au TNS elle travaille le chant avec Françoise Rondeleux, puis suit les cours de chant lyrique d’Anne Dubost et Haim Isaacs. Elle écrit et interprète L’Errante sévillane, Entre les gouttes spectacle musical et C’est pour bientôt.
Jean-Yves BROUSTAIL – Du Bois/Un garde

Jean-Yves Broustail est comédien de La Nouvelle Compagnie depuis sa création. Au théâtre il travaille avec Nicolas Liautard (Le Procès et Amerika de Franz Kafka, Le Bonheur après l'Assaut, Hyménée de Nicolas Gogol, L’Avare de Molière), Marion Suzanne (Bouvard et Pécuchet de Gustave Flaubert).
Sterenn GUIRRIEC – Célimène

Sterenn Guirriec débute sa formation au Cours Florent auprès d'Angélique Charmey, Jérôme Dupleix, Sophie Lagier, Jean-Pierre Garnier et Cyril Anrep. En 2009, elle entre au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique, où elle poursuit sa formation dans les classes de Daniel Mesguisch. Au théâtre elle travaille avec Jean-Pierre Garnier (La patrie de l'impatience – Cours Florent), Laurent Natrella (Marie Tudor – Cours Florent), Daniel Mesguisch (La Fiancée aux yeux bandés – CNSAD). Au cinéma, elle joue sous la direction de Blandine Lenoir (L'honneur de Robert, Monsieur L'Abbé).
Matila MALLIARAKIS – Clitandre

Formé au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique dans les classes de Dominique Valadié et Alain Françon (sorti en 2010). Au théâtre, il travaille avec Jean-Luc Hernandez (Roland de Roncevaux), Agnès Tihov (De la bidouille avec Karl Valentin, Ne quittez pas), François Ha Van (Le Mariage de Figaro), Kester Lovelace (Beautiful Thing), Mario Gonzalez (Les Prétendants – CNSAD), Michel Fau (La Tragédie amoureuse – CNSAD), Yann-Joël Collin (Casting – CNSAD), Ludmilla Dabo (Le jugement dernier – CNSAD). Au cinéma, il tourne avec Christian Ditter, Luc Besson, Julien Eger, Olivier Vidal, Eric Cherriere
Pierre-Benoist VAROCLIER – Acaste

Après des études d'économie et de philosophie, il devient doctorant en lettres modernes de l'Ecole Normale Supérieure. Au jeu, il a été formé au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique et à la London Academy of Music and Dramatic Art. Il a travaillé au théâtre sous la direction de François Rancillac, David Géry, Christian Gonon, Kristof Sagna, Andrzej Seweryn, Dominique Valadié, Daniel Mesguich, Alfredo Arias, Rodney

Cottier, Penny Cherns, Aaron Mullen, John Baxter, Matt Peover et Philippe Torreton. Au cinéma, il a joué pour Volker Schlöndorff, Guillaume Canet, Philippe Lioret, Gérard Mordillat et Philippe Garrel.

QUELQUES ARTICLES DE PRESSE :
Après L’Avare qu’il nous avait donné il y a deux ans, Nicolas Liautard nous propose du même Molière Le Misanthrope. Le pingre et l’atrabilaire appartiennent tous deux à une même classe de personnages. On pourrait les croire symétriques, ils sont ?en réalité cousins. Le défaut de l’un, son amour névrotique de l’argent, vaut largement la vertu de l’autre, sa pureté et son isolement tout aussi maladifs dans une franchise annoncée sans concessions. (..) Cette confrontation des deux personnages de Molière s’oppose à la lecture habituelle et sommaire d’un Harpagon grippe-sou et d’un Alceste ennemi de l’hypocrisie. La vertu n’apparaît plus forcément comme l’envers du vice. Elle devient même son cache-sexe. Elle sert le siège quasi-militaire de Célimène, l’Atrabilaire harcelant sa belle de principes qui sont autant de filets tendus à ses libertés (…) Sans aucun autre décor que quelques lustres, la mise en scène de Nicolas Liautard pivote autour du seul texte de Molière. Elle fait résonner avec plus de force le procédé que fustige Alceste de « cacher ce qu’on a dans le cœur » et qu’il met finalement mieux qu’un autre à exécution.

Jean-Luc BERTET - Le Journal du Dimanche – Le 20 mai 2011

L’éblouissant Misanthrope de Nicolas Liautard. Pourquoi continuer aujourd’hui à monter du Molière alors qu’il n’y a qu’à se baisser pour monter des auteurs contemporains, ancrés dans notre société ? Comment continuer à être transporté par des classiques que l’on connaît par cœur ? Beaucoup de spectateurs préféreront en effet se tourner vers des pièces plus modernes. Ils ont tort. Il est toujours possible de s’émerveiller devant un Molière, même le plus connu, comme Le Misanthrope. C’est le pari que vient de réussir Nicolas Liautard, le directeur artistique de La Scène Watteau. Après avoir monté L’Avare, il s’attaque à l’un des autres monuments de Molière. Sans fioritures, avec simplicité, un sol de cuivre et quelques magnifiques lustres de cristal, il magnifie le plateau. Dès la scène de bal introductive dans laquelle chaque personnage se lance dans quelques pas de danse sur ce parquet cuivré, le sort est jeté. Nicolas Liautard embarque le spectateur dans une esthétique simple, moderne et dépouillée avec comme seul décor l’alexandrin de Molière. Sa direction d’acteur permet à toute la troupe, quelque soit l’importance du rôle, de jouer avec bonheur et intelligence. (...) Voilà un Misanthrope réjouissant, moderne (…).

Stéphane CAPRON – Scèneweb.fr – Le 4 mai 2011


Plus que quelques jours pour aller applaudir cette version épurée et diablement efficace du chef d’œuvre de Molière. Les alexandrins prennent ici toute leur saveur dans la bouche de comédiens fort bien dirigés. C’est sur eux que mise Nicolas Liautard, faisant foin de tout artifice. Pari gagné ! (…) Débarrassée des artifices de décors qui détourneraient aisément l’attention du spectateur, cette mise en scène de Nicolas Liautard - qui proposa dans la même veine il y a deux ans un Avare éblouissant avec un Jean-Pol Dubois bouleversant - resserre à nouveau le dispositif sur les comédiens et donc le texte. La recette fonctionne à nouveau.

Franck BORTELLE – Théâtrorama – Le 23 mai 2011

Une mise en scène stylée

« Multipliant les pampilles de cristal, une dizaine de lustres baroquisants dignes de la galerie des Glaces descendent des cintres. Au sol, vidé de tout, le plateau du théâtre, fondu dans un grand rectangle de verre couleur bronze, joue l’effet miroir. A plein. Le décor redoublé, dédoublé est aussi bien décuplé. Toute la complexité du Misanthrope, sans doute la comédie la plus difficile que Molière, déjà souffrant, ait écrite, se trouve ainsi dite et théâtralisée. Simple, efficace, léchée autant qu’imaginative, la scénographie est à l’image de la mise en scène stylée signée Nicolas Liautard. Toutes ces qualités étaient déjà présentes dans son Avare, pièce créée en 2009 où l’on décelait déjà cette propension lumineuse, ici confirmée, à mêler purisme et audace dans un vrai souci de rendre à Molière ce qui est à Molière ».

Marie-Emmanuelle Galfré


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