Cours ppa-6015 : Fiche d’analyse d’une méthode d’enseignement Enseignement par les pairs David Trudeau et Rémi Narbonne «Peer tutoring»








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Cours PPA-6015 : Fiche d’analyse d’une méthode
d’enseignement


Enseignement par les pairs

David Trudeau et Rémi Narbonne



« Peer tutoring »

« Peer Instruction »

Définition : Jumelage d’un apprenant (tuteur) à un ou quelques autres apprenants (tuteurés).
Description : L’idée principale est que des apprenants puissent pouvoir enseigner de nouveau la matière apprise à d’autres apprenants.

Forme individuelle : un tuteur par tuteuré.

Forme par petit groupe : un tuteur par petit groupe de 3 à 5 tuteurés.
Historique : Première utilisation fut à la fin des années 1700 et début 1800 dans une école militaire (Military Male Asylum) d’Egmore en Angleterre par le nouveau surintendant de l’époque : Andrew Bell. Il demandait à certains élèves d’enseigner (appelé « monitors ») à d'autres dans le but de réduire les coûts d’enseignement.

Joseph Lancaster fut de même un peu plus tard à Londres. Il avait fondé une école pour les élèves défavorisés, mais était seul pour enseigner à un nombre grandissant d’élèves, ainsi il prit les plus « doués » du groupe pour les nommés tuteurs qui enseigneront aux moins « doués ».

La première étude sur ce mode d’enseignement fut conduite par William Fowle, à la fin du 18e siècle, pour démontrer l’efficacité de cette méthode.

La stratégie d’enseignement par les pairs fut de nouveau étudiée par le Dr. Éric Mazur en 1991 pour améliorer les processus d’apprentissages.

Explication des LienS avec les théories de l’apprentissage
Socio-constructivisme : Dans cette méthode, on mise énormément sur des processus de questionnement et de remise en cause de nos connaissances afin de les remodeler ou d’en développer de nouvelles. Ces nouvelles connaissances sont acquises principalement grâce à l’interaction de l’étudiant avec les autres à travers des dialogues et des échanges.
Behaviorisme : Cette méthode reste un transfert de connaissance d’un enseignant à un apprenant, mais plus individualisé, l’intégration du behaviorisme reste discutable étant donné la possibilité d’intégrer d’autres courants d’enseignement à cette méthode.
CONTEXTES APPROPRIÉS


  • L’enseignement par les pairs à l’avantage d’être une méthode très souple et efficace dans plusieurs contextes scolaires. Bien qu’on la retrouve plus spécifiquement dans le domaine des sciences ‘’ pures ’’, on peut appliquer cette méthode à un large éventail de disciplines. Cependant, cette méthode demande une certaine responsabilisation de l’étudiant dans sa démarche académique. Il est donc important d’appliquer cette méthode à une classe suffisamment âgée ou autonome afin de s’assurer du bon fonctionnement et de l’efficacité de la méthode .



Possibilités d’Utilisation des technologies de l’information (AU MOINS à 3/4 page en texte suivi)


  • Tout d’abord, l’utilisation d’un ordinateur et d’un projecteur en classe constitue la base des possibilités d’utilisation des technologies de l’information lors de l’utilisation de la méthode d’enseignement par les pairs. Avec ces outils il devient facile pour l’ensemble de la classe de voir la ou les questions qui leurs sont posées et sur lesquelles ils doivent discuter. Par la suite, le professeur peut prendre en note le nombre de répondants qui choisiraient la réponse ‘’A’’, ensuite ceux qui choisiraient la réponse ‘’B’’ (Ex. : le dispositif « CLIC », chaque élève à une manette avec les choix de réponses liés à l’ordinateur du professeur) et ainsi de suite pour finalement faire rapidement un graphique à l’aide d’un logiciel tableur (ex : Microsoft Excel). Le professeur n’a qu’à répéter le même procédé après la période de discussion. La comparaison des 2 graphiques (réponse initiale et réponse finale) permet de voir de façon claire et précise l’influence de la discussion dans les groupes d’étudiants. De plus, cette méthode peut aider l’enseignant à cibler rapidement les concepts qui sont sujets à plus d’incompréhensions ou de confusion. Une autre possibilité réside dans l’utilisation de petits questionnaires en ligne. Suite à une lecture préalable, l’étudiant est invité à aller répondre à un mini quiz en ligne comportant environ 3 questions à choix de réponses sur les concepts clés liés aux lectures. En plus de répondre aux questions, l’étudiant est invité à indiquer sur une échelle de 1 à 5 son niveau de certitude concernant les réponses qu’il a fourni. De cette façon, l’enseignant obtient une banque de données qui lui permet de voir quels sont les étudiants qui seraient les mieux disposés à être chefs de groupe lors de la séance de tutorat du prochain cours. Ces données lui permettent également de mieux s’orienter dans les explications des concepts qu’il veut présenter lors de la partie plus magistrale du cours.


Dans un autre ordre d’idée, le forum de discussion que nous utilisons dans le cadre du séminaire de lecture constitue un excellent exemple de l’application des TIC jumelé à la méthode d’enseignement par les pairs. En effet, la tâche initiale permet à chaque groupe de devenir expert (donc en quelque sorte tuteur) dans la méthode qui lui a été assignée. Par la suite, cet outil permet de la faire découvrir aux autres ainsi que de répondre aux interrogations qu’elle pourrait susciter chez les membres des autres groupes. En bout de ligne, on se retrouve avec une banque d’information extrêmement vaste, riche et diversifiée. Cet outil favorise énormément l’intérêt des étudiants pour les projets des autres groupes, de même que la participation et l’échange de points de vue, d’idées et de connaissances. Une expérience qui s’est avérée enrichissante du début à la fin. Nous tenons également à souligner l’efficacité de cet outil, car il facilite grandement les interactions et permet donc une compréhension de la matière plus poussée et complète.


EFFICACITÉ de la méthode


  • Crouch et Mazur (2001) rapportent que des étudiants en cours utilisant des techniques interactives, incluant l’enseignement par les pairs, comprennent plus facilement des problèmes de conception et de quantification que des étudiants de cours traditionnels.

  • Avec le test FCI (Force Concept Inventory), qui mesure l’efficacité d’une méthode d’enseignement, Hake (1998) a démontré que, avec des cours traditionnels, les élèves, en moyenne, avaient un gain de 23% tout au long de l’année scolaire. Par contre, le gain des élèves ayant participé à des cours comportant des techniques interactives fut de 48 %. Pour l’enseignement par les pairs, spécifiquement, ce fut de 49-74% (Crouch et Mazur, 2001)

  • avec le MBT (Mechanics Baseline Test), qui démontre une mesure quantitative de l’habilité des étudiants à résoudre un problème (Hestenes et Wells, 1992). Crouch et Mazur (2001) ont démontré une augmentation de 74 % du gain de compréhension chez les étudiants ayant participé aux classes où l’enseignement par les pairs fut utilisé.



AVANTAGES POUR LES ÉLÈVES


  • Enseignement individualisé pour le tuteuré

  • Expérience gratifiante sur le tuteuré

  • Le tuteuré peut se rattraper sans provoquer l’ennui de ceux qui ont déjà maîtrisé la matière

  • Oblige les élèves plus doués à se dépasser

  • Environnement plus propice et agréable à la discussion et à l'échange d'idées

  • Favorise les contacts apprenant-apprenant

  • Responsabilise et engage l’étudiant directement dans son apprentissage

  • Peut permettre de réduire la timidité de l’apprenant à poser des questions

  • Facilite la communication du contenu (interaction entre personnes du même âge)

  • Aide à développer les capacités de leadership des tuteurs

  • Amélioration de la compréhension des concepts clés

  • Permet aux élèves de développer leurs aptitudes de collaboration

  • L'explication d'un pair peut venir compléter l'information du professeur et amener une meilleure compréhension générale du concept pour l’élève qui a de la difficulté ou qui ne comprend pas du premier coup.

  • L'enseignement peut être plus proche de ce que les autres étudiants recherchent, donc mieux adapté.


DÉSAVANTAGES POUR LES ÉLÈVES


  • Validité de l’enseignement n’est pas la même

  • Peuvent être soumis au manque de compétences des tuteurs

  • Peut entraîner des problèmes légaux d’apprentissage dans certains cas précis (apprentissage moteurs, manipulation de matériels dangereux)



AVANTAGES POUR l’enseignant


  • Facilite la communication du contenu (interaction entre personnes du même âge)

  • Permet d’observer directement le raisonnement des étudiants

  • Environnement riche, agréable et stimulant

  • Facilite le contact avec les étudiants

  • À plus long terme, permet de mieux connaître ses étudiants ainsi que les éléments qui les caractérisent. (forces, faiblesses, motivation, méthode d'apprentissage qui le rejoint le plus, etc.)

  • La facilité d’application de la méthode croît selon sa fréquence d’utilisation au sein d’un groupe

  • Faible coût

  • Convient aux exigences d’une pédagogie de la réussite


DÉSAVANTAGES POUR l’enseignant


  • Peut être soumis au manque de compétences des tuteurs

  • Ne s’applique qu’à certain élément d’un cours

  • Problème de discipline

  • Requiert une préparation impeccable


Conseils pratiques


  • Couple tuteur-tuteuré doit être formé en tenant compte des forces des apprenants, de leurs compétences différentes

  • L’enseignant doit superviser sans intervenir

  • Chacun des apprenants doit avoir l’occasion d’être tuteur dépendamment de ses compétences.

  • L’utilisation de groupes de discussions peut permettre à l’enseignant de repérer d’emblée les étudiants qui se démarquent par leur savoir et/ou qui possèdent les qualités nécessaires pour être un bon tuteur.



Scénario d’utilisation dans un cours de votre discipline (1/2 à 3/4 de p.)

  • Le professeur prépare préalablement des questions à choix de réponses sur le ou les différents concepts clés en lien avec les lectures requises pour le cours et la matière qui sera couverte lors du présent cours. Quant à lui, l’étudiant se doit d’avoir bien fait ses lectures. Une fois en classe, le professeur explique brièvement (environ 10/15 min) les concepts que l’étudiant doit saisir et qui auraient pu poser problème lors des lectures (prenons ici l’exemple d’un cours portant sur le système nerveux). Ensuite le professeur projette sur écran la question qu’il a préparée et s’assure que tout le monde comprend bien la question (voir la fin du texte pour un exemple de question). Les étudiants prennent environ 1 minute afin de répondre à la question au mieux de leurs connaissances. Le professeur récolte ensuite la réponse initiale de chaque étudiant (soit à main levée ou le nombre exact en utilisant un logiciel tableur). Une fois les réponses recueillies, le professeur forme les équipes. Le professeur est un peu le chef d’orchestre, car il peut décider de mettre en équipe des étudiants qui ont des réponses divergentes afin de favoriser la discussion ou l’argumentation. Il peut également laisser les étudiants former les équipes eux-mêmes. Par contre, il est important que le professeur s’assure que chaque équipe dispose de ‘’ressources’’ suffisantes pour bien travailler. Normalement plus la session est avancée, plus l’enseignant est disposé à former les groupes lui-même facilement, car il connaît un peu mieux le niveau de chacun, il peut donc partager les forces et désigner le ou les tuteurs. Une fois en groupe, les étudiants vont entamer la discussion. Chaque membre de l’équipe explique son choix et tente d’enseigner à ses compatriotes la bonne réponse. Pendant cette période de discussion, le professeur se promène afin de s’assurer que les étudiants échangent bien leurs idées. Il peut également guider les discussions en dirigeant activement les questions que les étudiants se posent entre eux. Ce type d’intervention est très pertinent dans le cas où le professeur se rend compte qu’un groupe s’éloigne du contexte ou d’un raisonnement approprié. La durée de la discussion peut être variable selon le niveau de la question, mais elle ne doit pas s’éterniser afin de garder l’attention des étudiants sur la tâche à accomplir. Le professeur met donc fin à la discussion lorsque la majorité des équipes ont terminées ou si trop de personnes semblent souffrir d’incompréhension. Une fois la discussion terminée, on procède maintenant à une nouvelle cueillette des réponses des étudiants afin de voir l’impact de la discussion et la compréhension générale du groupe sur le ou les concepts. Finalement, le professeur peut choisir un étudiant qui va expliquer les raisons qui motivent le meilleur choix parmi les options qui étaient disponibles. Il est également important d’expliquer en quoi les autres options ne sont pas de bons choix afin que les étudiants saisissent bien le concept dans son ensemble. Ce type d’activité se prête bien dans le début d’un cours. Il amène une bonne dynamique et met rapidement les étudiants dans le contexte qui sera étudié pendant le cours tout en rafraîchissant ou clarifiant les connaissances acquises lors des lectures préalables.


Exemple de Question à discuter lors d’un cours de Biologie (utile à la Psychologie aussi !!!) portant sur le système nerveux.
Plus le diamètre de l’axone est gros, plus la vitesse de l’influx est…


  1. Lente

  2. Rapide

  3. Inchangée


Pourquoi l’influx nerveux ne passe pas directement d’un neurone à l’autre ?


  1. Parce que le potentiel d’action n’a pas atteint son seuil d’excitation

  2. Parce qu’il y a un espace nommé la fente synaptique qui arrête la dépolarisation

  3. Parce que l’influx nerveux se perd aux boutons terminaux



Question 1 avec choix de réponses
En quoi consiste l’enseignement par les pairs?


  1. Réunion d’un petit groupe d’apprenants pour réaliser une tâche précise

  2. Jumelage d’un apprenant à un ou quelques autres apprenants

  3. Organisation du travail en classe selon laquelle les élèves apprennent les uns des autres


Question 2 avec choix de réponses
Pourquoi l’apprentissage par les pairs se réfère au socio-constructivisme?

  1. L’apprenant construit son savoir avec ses connaissances antérieures

  2. L’enseignant s’intéresse aux erreurs que peut faire l’élève lors de travaux de groupes

  3. L’apprenant est appelé à interagir avec les autres élèves


Question 3 avec choix de réponses
Dans quel contexte utiliseriez-vous l’enseignement par les pairs ?


  1. Pour résoudre un problème

  2. Pour enseigner de la théorie

  3. Pour avoir moins de travail à faire

Question 4 avec choix de réponses
Nommer un avantage de cette méthode


  1. Faible coût

  2. Permet l’individualisation de l’enseignement

  3. Est une formule motivante et les apprenants peuvent investir selon leurs intérêts

Question à discuter


  • Pour quelles raisons l’apprentissage par les pairs augmente-t-elle la compréhension et l’habilité de l’élève à résoudre un problème?



RÉFÉRENCES (format APA)



Chamberland, G., Lavoie, L., Marquis, D., (2007). 20 formules pédagogiques, Presses de l’Université du Québec, Québec, 176 p.
Crouch, C.H. et Mazur, E. (2001) Peer Instruction : Ten years of experience and results. American Journal of Physics 69: 970-977.
Dabkowski, Brendan (2000) The history of Peer Tutoring (page consulté le 27 septembre 2008) Adresse URL : http://wrt-intertext.syr.edu/VIII/dabkowski.html
Fagen, A. P., Crouch, C. H. et Mazur, E. (2002), Peer Instruction: Results from a Range of Classrooms. The Physics Teacher, Volume 40, no 4, p. 206-209
Hake, R. R. (1998) Interactive-engagement vs. Traditional metods : A six-thousand-student survey of mechanics test data for introductory physics courses. American Journal of Physics 66: 64-74.
Hestenes, D. and M. Wells (1992) A mechanics baseline test. The Physics Teacher 30: 159-166.
Mazur, E (1997). Peer Instruction: A Users Manuel, Upper Saddle River NJ, Prentice Hall.
Rosenberg, J.L, Lorenzo, M., and Mazur, E. (2007) Chapter 8 : Peer Instruction : Making Science Engaging, dans :Handbook of College Science Teaching, National Science Teachers Association, New York.

Fiche de lectures
Livre :
Chamberland, G., Lavoie, L., Marquis, D., (2007). 20 formules pédagogiques, Presses de l’Université du Québec, Québec, p. 97-101.

 

Définition : Jumelage d’un apprenant (tuteur) à un ou quelques autres apprenants (tuteurés).

 

Situation dans la typologie :

Fortement pédocentrée  degré de contrôle de l’apprentissage

Mi-chemin entre individualisé et sociocentré  Organisation du groupe

Non médiatisée  médiatisation

 

Description :

Des apprenants sont sollicités pour enseigner à d’autres apprenants Relation d’aide.

Mixer les apprenants ayant de la difficulté avec les apprenants sans difficulté.
Deux formes d’enseignement par les pairs :

             Forme individuelle, un à un

             Forme par petits groupes : un tuteur est responsable de l’apprentissage de quelques apprenants.
Méthode très riche en apprentissage, puisqu’enseigner est souvent une des meilleures façons d’apprendre.

 

Avantages :
Permet de recevoir un enseignement individualisé mieux adapté

Permet aux apprenants en difficulté de se rattraper

Facilite la communication du contenu

Favorise les contacts

Formule peu coûteuse

Convient bien aux exigences d’une pédagogie de la réussite

Fait développer les capacités de leadership du tuteur

 

Limites :

 

Peut être soumis au manque de compétences du tuteur.

Ne s’applique qu’à certains éléments d’un cours

Peut donner le sentiment d’un enseignement non valable.

Peut amener certains problèmes de discipline

Peut entraîner des problèmes légaux (mesures de sécurité, manipulation)

 

Conditions d’utilisation :

 

Tuteur-tuteuré = forces et compétence différentes, qui se complètent.

Établir clairement le processus à appliquer

Enseignant doit superviser les situations tutorielles sans intervenir

Faire la rotation des tuteurs et tuteurés pour que chacun puisse faire les rôles.
Recherche dans Atrium de la bibliothèque de l’UdeM. Mots clé : Peer instruction

 

Livre : Mazur, E (1997) Peer instruction, A User’s Manual. Prentice Hall Upper Saddle River, New Jersey, 253p

 

Ce livre est un manuel d’instruction pour celui qui voudrait utiliser l’enseignement par les pairs lors d’enseignement. Le livre est divisé en deux sections, la première étant une description précise de l’enseignement par les pairs ainsi qu’une description de comment l’utiliser. La deuxième partie du livre est consacrée à plusieurs exemples d’enseignement par les pairs qui ont été sujet d’étude, particulièrement en physique étant donné le doctorat en physique que détient Mr Mazur.

 

Partie 1 :

Description : Le jumelage de pairs pour un enseignement entre eux qui donne une perspective différente à l’élève apprenant et lui donne la possibilité d’un enseignement plus près de lui.

 

La motivation des étudiants est augmentée (exemple de recherche)

 

Un guide pour utiliser cette méthode d’enseignement.

           

Un exemple d’enseignement en physique.

 

Deuxième Partie :

 

Ressource pour évaluer cette méthode :

            Force concept Inventory (FCI test)

            Mechanics Baseline Test (MBT)

 

Par la suite, l’auteur décrit certains exemples de questions à poser dans le cas d’enseignement par les pairs.

Un exemple que l’auteur donne est le « Conceptests » où chaque question à choix de réponses est suivie par une ligne pour indiquer le concept couvert et pour y inscrire une brève explication. Donc, l’élève explique son choix verbalement ou par écrit aux autres élèves. Pour ainsi expérimenter un enseignement par les pairs.

Recherche dans google scholar, mots clé : peer instruction
Articles scientifiques :
Crouch, C.H. et Mazur, E. (2001) Peer Instruction : Ten years of experience and results. American Journal of Physics 69: 970-977.
Ils rapportent des données de dix ans d’enseignement avec de l’enseignement par les pairs dans des classes de calcul et d’algèbre des cours d’introduction.
Leurs résultats indiquent une augmentation de la maîtrise par les étudiants des concepts de résolution de problèmes et de problèmes quantitatifs.

 

Ils démontrent l’évolution que l’enseignement par les pairs a amenée dans les classes ciblées en y introduisant différentes méthodes d’enseignement.

 

Les auteurs rapportent les données de tests d’apprentissage qui prouve leurs constatations

Exemples : (Mechanics Baseline Test, ConcepTest, Force Concept Inventory)

Rosenberg, J.L, Lorenzo, M., and Mazur, E. (2007) Chapter 8 : Peer Instruction : Making Science Engaging, dans :Handbook of College Science Teaching, National Science Teachers Association, New York.
Cet article fait un résumé des dernières études concernant l’enseignement par les pairs.

L’article nous renseigne sur le pourquoi de l’utilisation de cette méthode d’enseignement dans les classes : « Science instructors are often faced with the problem that students leave their courses without

a good grasp of the concepts, in some cases even in spite of having obtained good grades in the course (Crouch and Mazur 2001). The primary goal of PI (Mazur 1997) is to improve students’

conceptual understanding of the course material. ».
Il nous renseigne aussi sur l’efficacité de cette méthode selon les dernières études : « Research has shown that students in courses using interactive engagement techniques, including PI, achieve a much greater gain in conceptual understanding than students in traditional lecture courses while also improving their ability to solve quantitative problems ».
Enfin nous parle aussi du fonctionnement de cette méthode, comment l’utiliser dans nos classes : « The basic components of PI are (1) preclass reading assignments, (2) mini-lectures, (3) ConcepTests, and (4) discussion. ».

Fagen, A. P., Crouch, C. H. et Mazur, E. (2002), Peer Instruction: Results from a Range of Classrooms. The Physics Teacher, Volume 40, no 4, p. 206-209
Ce texte se rapporte être une étude concernant l'efficacité de la méthode d'enseignement par les pairs.

Plus précisément, on s'attardait ici sur les gains et la maitrise de la matière par l'étudiant ainsi que la perception du professeur ( à quel niveau juge-t-il que la méthode est efficace).
Cette étude abonde essentiellement dans le même sens que les autres.
En résumé :
303 des 384 professeurs interrogés ont dit qu'il planifiait utiliser la méthode à nouveau.

La grande majorité des enseignants étudiés considèrent leur expérience comme efficace.
Obstacles principaux lors de l'utilisation de la méthode :
La préparation du mini quizz (concept test) demande beaucoup de travail et de temps.

Environ 7% des étudiants ont une certaine résistance à la méthode (manque d'accoutumance à une participation active en classe, inconfort à participer aux discussions, considère la discussion comme une perte de temps)
On rappelle également qu'il est primordial d'expliquer d'emblée l'utilité de cette méthode aux étudiants pour favoriser la réussite de la méthode.


Hake, R. R. (1998) Interactive-engagement vs. Traditional metods : A six-thousand-student survey of mechanics test data for introductory physics courses. American Journal of Physics 66: 64-74.
Une autre étude scientifique qui cherche à savoir si une méthode d'enseignement plus active et interactive aura un effet positif sur l'apprentissage des élèves dans un cours de physique universitaire.
En gros, outre l'explication détaillée de la méthodologie de l'étude ainsi que des outils de validations utilisés ( Mechanics Baseline Test, ConcepTest, Force Concept Inventory) le texte nous apprend que l'utilisation d'une méthode plus interactive suggère fortement une meilleure compréhension globale des concepts et de meilleures aptitudes de résolution de problème que si les étudiants avaient été soumis à une méthode traditionnelle : ''The conceptual and problem-solving test results strongly suggest that the use of IE strategies can increase mechanics course effectiveness well beyond that obtained with traditional methods. ''

L'étude relève également des avantages de la méthode ainsi que des suggestions qui seraient susceptibles d'améliorer la méthode :
L'utilisation de méthode active dans l'ensemble des composantes du cours pairée avec une intégration serrée des concepts entre-deux

Garder une attention particulière sur les facteurs qui influencent la motivation des élèves à participer afin qu'ils participent aux activités de façon engagée et sérieuse. (Ex : Faire des minis test à la fin et que l'étudiant ne sait pas si ce dernier compte ou ne compte pas dans sa note)

Faible coût d'utilisation. Pratiquement aucun coût supplémentaire de passer d'une méthode traditionnelle à une méthode interactive.

Facilite la reconnaissance des élèves qui possède un potentiel d'apprentissage un peu inférieur ainsi que l'intervention positive du professeur pour aider ces derniers.

Les étudiants savent explicitement les objectifs qu'ils doivent atteindre ainsi que les méthodes scientifiques utilisées.

Recherché dans Google : mots clés; Peer tutoring history
Site web :

Dabkowski, Brendan (2000). The history of Peer Tutoring (page consulté le 27 septembre 2008) Adresse URL: http://wrt-intertext.syr.edu/VIII/dabkowski.html
Première utilisation fut à la fin des années 1700 et début 1800 dans une école militaire (Military Male Asylum) d’Egmore en Angleterre par le nouveau surintendant de l’époque : Andrew Bell. Il demandait à certains élèves d’enseigner (appelé monitors) à d'autres dans le but de réduire les coûts d’enseignement.

Joseph Lancaster fut de même un peu plus tard à Londres. Il avait fondé une école pour les élèves défavorisés, mais était seul pour enseigner à un nombre grandissant d’élèves, ainsi il prendra les plus doués du groupe pour les nommés tuteurs qui enseigneront aux moins doués.

La première étude sur ce mode d’enseignement fut conduite par William Fowle, à la fin du 18e siècle, pour démontrer l’efficacité de cette méthode.



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