THÈse pour le diplôme d’État








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8. QUAND FAUT-IL LES REPERER ?



Il n’y a pas de consensus sur la manière dont doit se faire cette reconnaissance (dépistage).

Faut-il dépister systématiquement les personnes à HP parmi la population générale ou faut-il dépister le HP seulement quand des signaux permettent de le suspecter chez une personne?

Au niveau scientifique, il manque des éléments pour conclure du bien-fondé d’un dépistage systématique, et au niveau humain, des réticences idéologiques. Israël (53), peut-être compte tenu de son contexte idéologique, socio-économique, géopolitique, a fait le choix de procéder à un dépistage systématique. En France c’est un dépistage ciblé de la population.

Les spécialistes (en particulier A. Bessou (54), G. Prat (4), O. Revol (42), J. Siaud-Facchin (1), J.-C. Terrassier (34), C. Peyrat (55)), de par leur expérience, pensent que le risque de psychopathologie des personnes à HP diminue à partir du moment où la personne a découvert qu’elle est à HP, d'où la nécessité d’un dépistage pour reconnaître les personnes à HP le plus tôt possible.

Ils se rejoignent pour dire que le repérage de la haute potentialité est utile à tout instant du développement.

Plus tard la révélation de la haute potentialité apporte une explication rationnelle aux troubles d’adaptation rencontrés par les enfants à HP en maternelle.

Enfin dès les classes primaires, l’identification des profils spécifiques des enfants HP permet aux enseignants et aux familles de s’adapter à leurs particularités affectives et cognitives.

Ce regard expert revêt de plus une fonction thérapeutique car l’identification de la haute potentialité est rapidement apaisante pour l’enfant et son environnement (« enfin, on a le mode d’emploi… », « Il a retrouvé le sourire depuis qu’il a été testé… »).
Une étude a été réalisée par L. Vaivre-Douret et J. Winisdooffer en novembre 2012 (38). Cette étude rétrospective faite sur 18 années d’exercices a montré que sur les 19 enfants de son échantillon 14 d’entre eux ont eu des difficultés dès la maternelle, elles étaient essentiellement d’ordre relationnel.

Une autre étude réalisée par L. Vaivre-Douret (9) en 2004, a pu constater qu’au cours de suivis de consultations, passés les 24 mois de vie, certains enfants étaient déjà orientés vers des apprentissages seulement cognitifs. On retrouvait chez ces enfants une sorte de renoncement ou d’inhibition au jeu, qui pouvait être ressenti comme coupable dans des angoisses insurmontables.

Dans cette étude L.Vaivre-Douret « constate que les enfants en bas âge ont une synchronie relative dans le développement des différentes fonctions neuropsychomotrice et psychologique. Il convient donc par la suite de préserver cette synchronie très vulnérable, car le tableau de dyssynchronie de développement décrit par Terrassier présenté par certains enfants à l’âge scolaire n’apparaît pas pour nous comme un fait de développement mais plutôt comme une dégradation, une détérioration des fonctions non exercées non reconnues socialement (par la famille et/ou par l’école et/ou par les pairs). » C’est pourquoi, il est nécessaire de repérer ces enfants à HP de manière précoce afin de ne pas laisser se développer cette dyssynchronie.

Aujourd’hui le dépistage des enfants HP est souvent réalisé trop tard c’est à dire quand les troubles associés se sont déjà installés. D’autre part on remarque que la demande d’évaluation d’un enfant à priori à haut potentiel est très souvent liée à l’école. Elle peut être motivée par le souhait de scolariser un enfant avant le terme fixé par la loi, de solliciter un passage anticipé en classe supérieure ou l’entrée dans un programme d’éducation spécialisée.

Or, nous avons vu que le repérage des enfants à Haut Potentiel dès l’âge de 3 ans serait utile et essentiel au bon développement de l’enfant.

Même s’il n’en demeure pas moins que beaucoup d’enfants HP sont de bons élèves et ne souffrent pas de problèmes psychologiques.

Un mot d’ordre donc: il faut repérer parmi les HP ceux qui souffrent sans savoir pourquoi et sans en parler. Il faudra alors, d’abord les reconnaître en tant que personnes à HP, avant de pouvoir les prendre en charge correctement.

Ainsi pour repérer les enfants HP, il faut d’abord penser au HP et savoir reconnaître ses principales caractéristiques. Ces enfants constituent un groupe assez hétérogène. Il est donc difficile de présenter des signes reconnus par tous. Nous avons vu plus haut que de solides indices étaient présents à tout âge.

Nous pouvons remarquer que trop peu d’études se sont intéressées aux enfants de 0 à 3 ans. Les données concernant cette période précoce, primordiale, sont totalement absentes de toutes les descriptions autour de l’enfant HP qui est de fait souvent décrit à un âge scolaire où une dyssynchronie est observée entre les fonctions intellectuelles-psychomotrices-affectivité-sociabilité.

Ainsi nous connaissons bien aujourd’hui les caractéristiques des enfants HP à partir de l’âge de 6 ans. L’inventaire d’identification de JC.Terrassier est d’ailleurs très utilisé par les professionnels de santé pour l’aide au repérage clinique, malheureusement ce dernier s’intéresse aux enfants de 6 à 12 ans.

Comme nous l’avons vu, c’est Laurence Vaivre-Douret, qui innove en 2004 en s’intéressant à cette période précoce (moins de 6 ans). Grâce à cette étude l’abord neuro-développemental des fonctionnements a pu apporter une base solide de données pour la réflexion débutant à la période périnatale. Cela a permis d’enrichir le regard porté sur ces enfants à haut potentiel.

Mais il n’y a aujourd’hui aucun inventaire d’identification comme celui de JC. Terrassier permettant le repérage précoce des enfants à 3 ans…

Mais à quelles occasions ces enfants peuvent ils se faire dépister ?

Il faut pour cela qu’au moins une personne soupçonne qu’un enfant est à HP.

Nous pensons tout d’abord à l’école mais une étude américaine menée par Walton en 1989 (46) a montré que des enseignants spécialement formés à la détection de la haute potentialité (sur  la  base  d’indices  comportementaux) dans le cadre de cette expérience ne dépistaient que 50% des HP de leurs classes. Ils dépistaient les enfants les plus "visibles", et estimaient à HP des enfants qui ne l’étaient pas, les élèves ayant été ultérieurement étiquetés grâce à une batterie de tests.

Les parents quant à eux ont bien conscience d’avoir un enfant « pas tout à fait comme les autres » mais en l’absence d’une aide extérieure il leur est extrêmement difficile d’analyser ces différences pour poser le diagnostic eux-mêmes.

Le  professionnel  de  santé  qui  connaît  le  mieux  l’enfant  pour  l’avoir rencontré,  fut-ce brièvement, mais relativement souvent, tout au long de son développement, et vers lequel se tournent les parents en première intention lorsqu’ils constatent un mal-être, quelle qu’en soit la nature, n’est autre que le médecin généraliste (hors suivi exclusif par un pédiatre, ce qui reste rare).

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