THÈse pour le diplôme d’État








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7. COMMENT LES IDENTIFIER?

7.1 Procédures d’identification



Nous avons vu que le concept de haute potentialité a nettement évolué depuis les premiers travaux consacrés à ce sujet. On est progressivement passé d'une conception unitaire, appuyée sur une mesure d'intelligence générale, le QI, à des conceptions multidimensionnelles de l'intelligence, voire à d'autres domaines de mesure (personnalité, créativité, ...). Or, la conception d'un dispositif d'identification doit nécessairement s'appuyer sur une théorie scientifique, au moins celle à laquelle souscrit le chercheur, pour garantir à la démarche une certaine validité.

Ainsi devant cette diversité de conceptions du haut potentiel il n’existe pas de procédure d’identification universelle.

Nous pouvons remarquer qu’aux Etats-Unis les instruments les plus fréquemment utilisés en pratique sont les tests d’intelligence tels que les échelles de Wechsler et l’échelle Standford-Binet. En France le rapport Delaubier (2002) (50) indique que le test le plus utilisé est la troisième version (quatrième version depuis 2005) de l’échelle de Wechsler pour enfant : WISC-III (aujourd’hui WISC IV). Outre ces tests d’intelligence l’une des rares épreuves utilisés selon Delaubier (2002), peut-être la seule, est l’Inventaire d’Identification développé par Terrassier en 1999, qui est utilisé pour poser l’hypothèse d’un haut potentiel chez les enfants de 6 à 12 ans (ANNEXE 1).
Ainsi nous nous limitons à ne mesurer que le QI, ce qui ne reflète aucunement le degré de différenciation de certaines théories (notamment celle de la diversité des conceptions d’intelligence).

Bien que la méthodologie employée par Gardner soit critiquable, sa démarche est assez récente et encourage à ne pas isoler le seul QI mais à le confronter à la mesure d’autres tests abordant la sphère psychoaffective. Ainsi des investigations complémentaires systématiques pourraient inclure des tests de personnalité, et, en fonction des difficultés à certains subtests, des évaluations neuropsychologiques plus fines.
Le test de Wechsler reste à ce jour le plus fiable et le moins coûteux.

Ce test peut être complété par un test de raisonnement logique plus ciblé sur le facteur G afin d’éliminer le registre culturel (tel que le test des matrices progressives de Raven, le test des dominos d’Antsey), un entretien clinique, un dessin (soit libre soit à thème) ainsi que souvent un bilan orthophonique du langage écrit et oral.
Les tests projectifs sont réservés aux sujets présentant des signes de dysfonctionnement tout au long de cet examen ou dont les symptômes ne sont pas élucidés par un tel bilan.

Le test de Wechsler :

Le test de Wechsler est l’instrument d’évaluation psychométrique le plus utilisé au monde et il est beaucoup exploité avec les enfants en difficultés majeures. Il est donc pertinent et nécessaire de connaître en profondeur les propriétés du WISC-IV (Wechsler Intelligence Scale for Children). Ce dernier n’est toutefois qu’un élément de référence parmi d’autres pour bien identifier la problématique.

Le test WISC (Wechsler Intelligence Scale for Children) conçu par David Wechsler, qui est maintenant à sa 4ème édition, est un test QI utilisé pour les enfants de 6 à 16 ans sans qu'ils sachent lire ou écrire. Sa première version (1949) est au fait une adaptation du WAIS (Wechsler Adult Intelligence Scale) pour les adultes à partir de 16 ans, puis revue en 1974 sous le nom de WISC-R. (Le "R" signifie revisité). La troisième version WISC-III fût publiée en 1991, la dernière version en date est celle de 2005 (WISC-IV) (51). Les versions sont révisées dans le souci de compenser le soi-disant effet Flynn.

Un test spécial est conçu pour les enfants entre 3 ans et 7 ans 3mois: Wechsler Preschool and Primary Scale of Intelligence (WPPSI) version III (52). Ce test se présente sous deux formes distinctes : À partir de 2 ans 6 mois à 3 ans 11 mois et de 4 ans à 7 ans 3 mois.

Que mesure exactement le WISC ?

Le résultat du test est souvent l'occasion de constater ou d'expliquer les phénomènes de dyssynchronie éventuels.

Le WISC-III :

Les anciennes versions de l’échelle de Wechsler proposaient une dichotomie de l’organisation cognitive à savoir : « verbal » versus « performance »



Ces 2 facteurs étaient subordonnés à un facteur général, représenté par le QI Total.

Les épreuves correspondant au QI Verbal permettaient d’apprécier l’étendue et l’organisation du vivier lexical des enfants (Similitudes, Vocabulaire) ainsi que leur culture générale et leurs connaissances acquises sur le monde (Information, Arithmétique) et leur compréhension de situations pratiques et sociales (Compréhension). Les épreuves correspondant au QI Performance permettaient quant à elles d’évaluer le raisonnement fluide (logique) à travers des épreuves d’organisation perceptive (Cubes, Assemblage d’objets, Complétements d’images), de planification temporelle (Arrangements d’images) et de vitesse (Code). Ces épreuves (QI Performance) ne nécessitaient pas de réponses verbales.

Selon Wechsler (1974), une différence de 15 points entre le QI verbal et le QI Performance rend le QI Total non interprétable. L’analyse du profil doit alors se centrer sur chacun des deux QI.

Voir Test de Wechsler en détail (ANNEXE 3)

Le bilan psychologique ne constitue pas un outil de sélection mais bien un formidable moyen d’analyser un fonctionnement pour en tirer les informations orientant la pédagogie, l’éducation et la thérapie dans les cas où cette dernière s’avère indispensable.

Le test n’est donc pas fait pour trier des HP mais bien pour établir un diagnostic et donc détecter toutes les autres caractéristiques de l’enfant supposant une forme particulière de fonctionnement ou une pathologie.

7.2 À partir de quel âge peut-on proposer un bilan psychométrique ?



Les tests sont validés à partir de l’âge de 2 ans et 6 mois. En pratique, ce test doit être envisagé s’il existe des difficultés très spécifiques et si le diagnostic peut effectivement permettre un aménagement autour de l’enfant qui lui soit bénéfique. Ainsi seul l’intérêt d’avoir une visibilité sur le fonctionnement de l’enfant peut justifier le passage d’un test à cet âge. Si le diagnostic d’enfant HP est avéré, il peut être parfois conseillé, si l’enfant rencontre des difficultés, de le refaire passer quelques années plus tard pour s’assurer du bon développement de l’enfant.

Après 6 ans, la réalisation du bilan est très controversée.

Certains pensent qu’il faut le faire passer dès le repérage des enfants HP c’est à dire de manière préventive. Pour eux, il apparaît impossible, pour détecter la haute potentialité, de se fier à l’intuition clinique et se contenter de l’appréciation «cliniquement normalement doué » car l’enfant se conforme à son entourage scolaire, s’adapte aux attentes des adultes pour être comme les autres, faire plaisir, avoir des amis. Ce besoin de conformité se retrouve dès que l’enfant se sent marginal, il est variable d’un individu à l’autre et n’est pas l’exclusivité du HP. Cependant, chez ce dernier le conformisme entraîne un rabaissement de son niveau de fonctionnement cognitif et devient une sorte d’auto-agression. Cela peut prendre des formes très différentes qui pourraient être le reflet d’une pathologie psychologique.

La détection par le test de QI leur paraît être indispensable car l’échec scolaire apparaît plutôt à l’adolescence et qu’il est très difficile d’aider un adolescent démotivé ayant perdu confiance en lui.

Pour d’autres, il est nécessaire de repérer cliniquement les enfants HP mais de faire passer un bilan que si un trouble associé apparaît. « Le bilan psychologique n’est justifié que lorsque le clinicien soupçonne qu’une éventuelle avance intellectuelle est peut-être responsable des difficultés familiales, scolaires ou sociales rencontrées par l’enfant. En outre il faut savoir différencier les signes qui ne sont que des particularités développementales de ceux qui présentent un risque d’évolution psychopathologique. » (O.Révol)

Pour Arielle Adda, psychologue spécialiste des enfants HP, contactée par téléphone : « je pense qu’il faut faire passer systématiquement le test de Wechsler après l’âge de 6 ans car plus fiable, mais si des troubles associés sont repérés dès la maternelle (troubles somatiques, problème de comportement…) il est indispensable de faire passer le test avant l’âge de 6 ans et après l’âge de 4 ans … surtout utile pour l’école (saut de classe, intégration dans une classe à double niveau) ».
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