THÈse pour le diplôme d’État








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6. COMORBIDITES ET TROUBLES DIRECTEMENT ASSOCIES AU FONCTIONNEMENT COGNITIF PARTICULIER DES ENFANTS A HAUT POTENTIEL



La prise en charge du handicap mental est enseignée à tous les étudiants en médecine, mais le lien entre troubles médicaux et HP est peu étudié. A. Gauvrit et G. Prat (4), psychiatres à Salies de Béarn, ont remarqué après avoir étudié les dossiers de 145 enfants à HP admis en internat psychopédagogique pour difficultés scolaires et troubles de la personnalité entre 1958 et 1976, que des personnes à HP en souffrance peuvent avoir un QI inférieur à 125.



Courbe 1 : population scolaire normale selon Davis

Courbe 2 : Répartition du QI des 145 enfants de l’échantillon à leur entrée à l’institut

Courbe 3 : QI des mêmes enfants à leur sortie d’internat après un séjour moyen de 2 ans.

La zone hachurée correspond aux enfants considérés à l’entrée comme ayant une intelligence normale, parfois médiocre, et qui ont en réalité un QI supérieur ou très supérieur à 130.

Ainsi, si le haut potentiel n’est pas systématiquement associé à une psychopathologie nous pouvons tout de même remarquer que :

  • Parmi les personnes à HP, le pourcentage de personnes ayant une psychopathologie pourrait être plus grand par rapport à la population générale,

  • Le pourcentage de personnes à HP parmi les patients présentant une psychopathologie, est plus élevé que dans la population générale (23.66% étaient des enfants à HP, voir courbe ci- dessus).


La surreprésentation des enfants à HP par rapport à la population scolaire normale selon Davis (courbe 1) dans cet internat atteignait:

  • 4.5 fois plus pour les enfants ayant un QI entre 130 et 140,

  • 151 fois plus avec un QI entre 140 et 150

  • 587 fois plus avec un QI entre 150 et 160

  • 830 fois plus avec un QI de 160 ou plus.


Quand les personnes à HP expriment une psychopathologie, celle-ci est aspécifique et variée. Les enfants de l’internat psychothérapique à Salies-de-Béarn présentaient :

  • Des Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC)

  • Des troubles phobiques

  • Des troubles de l’affectivité avec blocage de l’évolution affective

  • Des états névrotiques et névroses de caractère, d’angoisse, phobo-obsessionnelles


Mais les syndromes majeurs les plus fréquents étaient :

  • Instabilité psychomotrice (40/141 soit près de 30 %)

  • Intériorisation : rêverie dissimulant tristesse, anxiété

  • Tendances suicidaires

  • Troubles du sommeil (cauchemars surtout)

  • Troubles de l’humeur : agressivité, jalousie, opposition, intolérance à la frustration

  • Troubles de l’appétit : anorexie, boulimie

  • Enurésie, encoprésie

  • Tics, bégaiements


Au niveau scolaire :

  • Retard scolaire

  • Dyslexie, dysorthographie, dysgraphies

  • Déscolarisation par exclusion du milieu scolaire.

Le retard scolaire était la conséquence de certains troubles :

  • Inhibition intellectuelle

  • Inappétence ou désintérêt scolaire

  • Névrose d’échec (l’enfant pense qu’il va déplaire et être rejeté s’il est premier)

  • Phobie scolaire : refus total et physique d’aller à l’école


D’autre part cette étude me permet aussi de visualiser 2 choses :

  • L’inhibition intellectuelle est illustrée par le décalage entre la courbe 2 et la courbe 3 : le traitement psychothérapique, l’acceptation des particularités intellectuelles et affectives de ces enfants a permis une augmentation du QI rapide et de grande ampleur.

  • Le pourcentage d’enfants à « haut potentiel » serait en fait faussé par le non repérage des enfants en souffrance… Ceci induirait probablement un pourcentage plus important d’enfants HP.


Selon le département de médecine générale de l’université de Liège en Belgique (35), le médecin généraliste est consulté principalement pour troubles du comportement : insomnie, instabilité psychomotrice, opposition, trouble de l’humeur (anxiété ou dépression), échec scolaire, mais aussi : dyslexie, dysgraphie, dysorthographie, dyspraxie, dysphasie. Les enfants à HP, hypersensibles, seraient de « bons candidats à une somatisation de leurs difficultés ».

Finalement, on peut conclure que la psychopathologie observée est globalement de même nature en consultation courante de médecine générale et en institut psychothérapique pour graves névroses. La psychopathologie est simplement exprimée à une échelle de gravité différente.

En outre, les pathologies sont nuancées par les caractéristiques affectives et intellectuelles des enfants HP. Le point délicat consiste à départager ce qui est directement lié au fonctionnement cognitif particulier des enfants HP et ce qui vient de troubles associés.


6.1 Les troubles des apprentissages



L’association avec des troubles spécifiques des apprentissages est plus fréquente que dans le reste de la population.
Il peut s’agir :

  • Troubles du langage oral : articulatoires, bégaiement, retard simple de parole ou de langage

  • Troubles du langage écrit : dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

  • Troubles structurels : dysphasie d’expression

  • Troubles de l’acquisition et de la coordination : dyspraxie développementale, dysgraphie

  • Troubles déficitaires de l’attention : TDAH


Le terme de trouble d’apprentissage se définit (DSM IV) par une différence d’au moins deux déviations standards entre les performances de l’enfant et celles que laisseraient attendre l’âge mental.

Selon J Siaud-Facchin (36), « près d'un quart des enfants surdoués sont dyspraxiques ou dyslexiques, plus de 10% ont un trouble de l’attention.»

Le Dr Habib (37) relate la présence de 10% d’enfants HP au sein de 209 dossiers de dyslexiques (21 HPI), alors que la fréquence attendue en l’absence de lien serait de 2.3%.

Une étude longitudinale rétrospective menée par Laurence Vaivre-Douret et Joëlle Winisdorffer en 2012 sur un échantillon de 19 enfants à HP (38), retrouve une perturbation des apprentissages du graphisme et des mathématiques chez 1 enfant HP sur 2.

D’autre part une étude d’E. Cistac (39), psychologue clinicienne, neuropsychologue et psychothérapeute à Grenoble, a été réalisée dans l’objectif d’étudier les profils de dyslexie présentés par les enfants HP dyslexiques. L’étude a porté sur 18 enfants HP, âgés de 8 à 12 ans : un groupe contrôle (n=9) et un groupe dyslexique (n=9). L’étude a mis en évidence des profils de dyslexie particuliers chez ces enfants. Elle témoigne de l’hétérogénéité des résultats et a permis de préciser les caractéristiques particulières de ces profils.

Ces enfants sont très déficitaires lorsqu'ils sont comparés à un groupe d'enfants HP mais ils obtiennent des scores comparables aux enfants de même âge réel quand ils sont évalués à l’aide des normes classiques. Cela montre la grande difficulté à diagnostiquer la dyslexie chez les enfants HP puisqu’ils sont habituellement comparés aux normes classiques.

6.2 Les troubles du comportement



Les troubles du comportement de l’enfant HP traduisent ses difficultés à gérer le décalage : secondaires à la désadaptation progressive de l’enfant, ils vont rapidement l’aggraver, précipitant l’enfant dans une spirale péjorative.

Selon une étude sur le sommeil et la précocité réalisée en 2003 par O.Revol, J.Louis, P. Fourneret, F.Noir, F.deMagneval, M.T.Amato (40), le nourrisson et le petit enfant HP présenteraient souvent des troubles du sommeil, avec en particulier un retard à l’endormissement et des cauchemars.



Comparaison du pourcentage d’enfants ayant des troubles du sommeil entre 196 enfants à HP et 226 enfants d’un groupe contrôle

L'opposition, selon le docteur O.Révol est un symptôme constant chez le petit enfant qui réapparaît de façon caricaturale à l’adolescence: sûr de lui et de son (bon) droit, l'enfant refuse l’autorité, argumente de façon judicieuse, avec des colères souvent incontrôlables en cas de frustration. La satisfaction de ses désirs ne fait qu'accroître son mal-être, laissant les parents démunis et épuisés. Dès l'entrée en maternelle, de nombreux HP se signalent par l’instabilité psychomotrice ; ce comportement de plus en plus fréquent associe une hyperactivité motrice (bouge, se balance sur la chaise...), un déficit d'attention (distrait, perd ses affaires, n'écoute pas...) et une impulsivité (répond sans lever la main, coupe la parole, n’attend pas son tour...). Ses origines sont multiples (constitutionnelle : Trouble de déficit de l’attention et hyperactivité ou TDAH, psychoaffective : dépression, environnemental : haute potentialité). On évoque la haute potentialité quand l’instabilité est retrouvée essentiellement à l'école (en dehors de l’existence d’un trouble d’apprentissage), signant l'ennui de l’enfant dans un milieu inapproprié, tandis que son comportement à la maison est considéré comme normal ; l’évaluation par les parents et l’enseignant d'échelles de comportement sera souvent déterminant pour le diagnostic. Ces échelles sont regroupées dans le questionnaire de Conners (ANNEXE 2) (41), diffusé largement par O.Revol (42), psychiatre, obtient un score pathologique uniquement pour le milieu scolaire, alors que le score est normal dans les autres situations, où il n’existe pas d’ennui.

En outre, il arrive qu’un jeune patient soit à haut potentiel et porteur d’un trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (TDAH).

6.3 Les troubles de la régulation émotionnelle


Trois études sont présentées ci-dessous :

- Une étude (Benony, 2007) (43) menée sur un groupe de 23 enfants de 9 à 13 ans à QI>130 et 23 enfants au QI moyen de 106.04 a révélé que la moyenne des scores obtenus sur l’échelle de la dépression du questionnaire d’Achenbach était significativement plus élevée. Les auteurs ont de même montré que l’augmentation du score de l’échelle de dépression était corrélée à la diminution du score au test de l’estime de soi, en particulier l’estime de soi scolaire. Plus le score d’estime de soi est faible, plus le score de dépression augmente.

- Une autre étude (Revol, Louis et Fourneret, 2003) (44) montre que les enfants à HP (n = 196) présentent un score d’anxiété en moyenne deux fois plus élevée que pour les enfants du groupe contrôle (n = 226) au questionnaire d’Achenbach (différence statistiquement significative), et environ deux fois plus élevée pour le score d’agressivité (différence statistiquement significative). Cette étude semble confirmer les résultats de l’étude précédente.



Comparaison des scores obtenus au questionnaire d’Achenbach par 196 enfants à HP (en rouge) et 226 enfants d’un groupe contrôle (en bleu)

Les auteurs précisent dans leur article que cette anxiété n’est souvent pas ou peu exprimée par les enfants et risque de dériver pour 2 à 3% des enfants en véritable TOC (Troubles Obsessionnels Compulsifs). De plus, la dépression de l’enfant est souvent liée à leur anxiété. Les auteurs précisent les symptômes de dépression selon les âges. Ainsi, le petit enfant (2-6 ans) se montre agressif, hyperactif et souffre d’insomnie. Le grand enfant (6-12 ans) a tendance à se dévaloriser, est sujet à faire des mensonges, des fugues et peut être en échec scolaire. A l’adolescence, la haute potentialité peut entraîner deux cas de figure. Il se peut qu’un adolescent déprimé se mette à désinvestir l’école alors qu’il avait de bons résultats jusque-là. A l’inverse, le tableau clinique peut passer inaperçu parce que l’adolescent, bien que déprimé, arrive à poursuivre une scolarité acceptable.

- Une autre étude (45) a été réalisée à l'initiative de professeurs de collèges et lycées de l’académie de Toulouse formant le Groupe Académique de Recherche sur la Scolarité des Enfants Précoces ou GARSEP assistés par B. Jeunier, docteur en psychobiologie, où une analyse de 100 témoignages spontanés et non directifs de parents d’enfants à HP, révèle qu’un enfant à HP sur 4 était signalé comme ayant souffert d’angoisse, de somatisation, de dépression au cours de sa scolarité.



Les 7 items les plus fréquemment cités de manière spontanée, concernant des enfants HP, sur 100 témoignages spontanés.

6.4 L’enfant HP en délicatesse avec l’école : des difficultés à l’échec scolaire



L’échec scolaire tel qu’il est défini par l’Education Nationale (« sortie du système scolaire sans diplôme ni qualification »), reste rare dans les cohortes d’enfants HP. En revanche, Les difficultés sont souvent fréquentes, avec deux tiers d’enfant à Haut Potentiel qui n’atteindront pas le lycée. D’après O.Revol et G Bléandonu (46), les causes de ces échecs sont à la fois liées au profil cognitif particulier de l’enfant précoce et au décalage qui va pénaliser l’enfant dans sa classe pour différentes raisons.
  1. Les causes liées au profil cognitif particulier



Elles sont maintenant bien connues. D’une façon générale, les enfants HP préfèrent un traitement global et simultané de l’information. Il en résulte une très grande rapidité de la pensée. L’enfant à Haut Potentiel fait intervenir des réseaux neuronaux plus étendus et actifs des zones corticales supplémentaires (pensée en «arborescence»). Il a volontiers recours à la mémoire épisodique, ce qui le conduit à faire des analogies avec d’autres situations déjà connues. Tout ceci finit par donner à ses réponses un aspect intuitif.

Cela ouvre la voie vers des difficultés scolaires bien connues. En effet l’enfant HP peut ressentir de l’ennui dès la maternelle lorsque l’enseignement lui paraît inadapté, car enseigner c’est répéter et l’on comprend le désintérêt de l’enfant qui a compris l’enseignant dès la première explication. Cela peut susciter un manque d’intérêt ou même conduire à une sorte de phobie scolaire. Ce désintérêt peut induire des troubles de l’attention, de l’instabilité psychomotrice et des troubles anxieux disparaissant dès que l’enfant rentre chez lui, ou lorsque l’enseignement satisfait son profil cognitif particulier. L’absence de méthode est la conséquence d’une capacité à comprendre très vite, à fournir des réponses exactes sans fournir un travail de réflexion. Ce fonctionnement reste acceptable tant qu’il reste dans le primaire. Mais dès le secondaire il peut être pénalisé lorsqu’on lui demande d’expliquer comment il procède. La difficulté ou le refus à expliquer agace et provoque une dépréciation du travail scolaire de la part des enseignants. Il risque de se produire une épreuve de force qui aggrave encore la situation et peut conduire à l’échec scolaire. L’élève du secondaire peut finir par manquer de temps, d’autant qu’une lenteur de l’écriture persiste. Il s’enclenche un cercle vicieux si l’enfant perd toute motivation à étudier. L’opposition apparaît volontiers dès qu’il est question de tâches répétitives comme recopier, apprendre par cœur. En outre, la fréquence de difficultés grapho-motrices conduit à éviter l’écrit et à une mauvaise orthographe qui pénalise dans toutes les matières.

Certains enfants à Haut Potentiel arrivent cependant à composer avec ces particularités cognitives, en particulier lorsqu’ils trouvent dans leur enseignant la bienveillance et l’empathie indispensables à leur motivation. A l’inverse, le sentiment d’incompréhension risque de brouiller plus encore le rapport aux apprentissages.

1.Les causes liées à l’environnement



Certaines réactions des enseignants découragent ou contrecarrent l’investissement scolaire de ces enfants : refus d’interroger un enfant qui a réponse à tout, stigmatisation des points faibles comme l’écriture par exemple.

L’enfant HP peut perdre intérêt pour toute forme d’apprentissage. Il peut aussi se rebeller ou, à l’inverse, se forcer à satisfaire les exigences de l’enseignant par du conformisme. Cela peut aller jusqu’à une sur adaptation, ce que Terrassier (34) avait appelé un « effet pygmalion négatif ». L’enfant HP se contente de satisfaire la demande en mettant à l’écart ses compétences et ses talents. Enfin, l’inhibition intellectuelle souvent inconsciente, s’impose comme une ultime stratégie pour échapper à une pensée qui le fragilise psychiquement, et à des compétences qui l’isolent socialement : évitant ainsi de « sombrer dans l’angoisse incontrôlée » (Coriat, psychiatre (47)) en «  s’autolimitant face à la pression normalisatrice » (Adda, psychologue (48)), l’enfant HP va renoncer à ses aptitudes dans une tentative de normalisation et un effort de resynchronisation (Gamon (49)).

2.Les causes psychoaffectives



Les troubles anxieux sont très fréquents chez les Enfants HP. Ces derniers peuvent s’organiser en véritable TOC (Troubles Obsessionnels Compulsifs). Il est clair que ces pensées anxieuses sont d’autant plus fréquentes que l’enfant s’ennuie à l’école.

3.Le problème des comorbidités



Comme je l’ai déjà évoqué plus haut dans ma thèse, l’enfant HP peut être aussi atteint d’un déficit de l’attention sans ou avec hyperactivité (TDAH). Ce qui pose un problème ardu pour l’adaptation à l’école. Par ailleurs, la haute potentialité peut aggraver les troubles spécifiques des apprentissages (dyslexie, dysphasie, dyscalculie, dysorthographie, dysgraphie, etc.)

Ces constatations plaident pour une évaluation globale, clinique et psychométrique, de tout enfant apparemment intelligent en échec scolaire.

6.5. Au total



Les comorbidités compliquent et retardent le diagnostic de précocité comme celui de trouble spécifique des apprentissages. La haute potentialité peut longtemps masquer une dyslexie ou un déficit d’attention car l’enfant compense le handicap par son intuition. Dans le même temps, le trouble des apprentissages pénalise les résultats scolaires. Un malentendu s’installe quand l’enfant est considéré comme « démotivé », et prié par ses enseignants de travailler plus. La mise en évidence des deux facettes cognitives est souvent apaisante pour l’enfant lui permettant de comprendre son échec.

Ces troubles révèlent trop souvent l’inadéquation du système dans lequel évolue l’enfant : non repérage et, ce qui est grave pour lui, non-reconnaissance de ses capacités ou non optimisation de ses compétences qui induit un sentiment d’incompréhension, donc une souffrance psychique. Par exemple si le milieu, familial et/ou scolaire, ou bien une personne extérieure n’est pas réceptif aux attentes personnelles de l’enfant, ce dernier manifestera son mal-être par des troubles du comportement et un désintérêt pour l’apprentissage qui peut aller jusqu’à l’inhibition intellectuelle et la perte du goût de l’effort.

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