THÈse pour le diplôme d’État








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2. L’ALLAITEMENT MATERNEL



Dans mon étude, 73,5% des enfants ont été allaités pour une durée moyenne de 6 mois.

Une étude Epifane (58) a été mise en place pour décrire de façon régulière sur un échantillon aléatoire national de nourrissons, les pratiques et la durée de l’allaitement maternel. L’étude a porté sur un échantillon aléatoire de nourrissons nés entre le 16 janvier et le 5 avril 2012 dans 136 maternités tirées au sort sur toute la France. Les analyses ont porté sur 2936 mères. Il en ressort que 69% des nourrissons reçoivent du lait maternel à la maternité. Dès l’âge de 1 mois, ils ne sont plus que 54% à être allaités et seulement 35% de façon exclusive

Nous n’avons pas encore la suite de l’étude Epifane pour la durée moyenne d’allaitement.

Ainsi, en l’absence d’évaluation épidémiologique régulière, on ne dispose pas de données au niveau national sur la durée de l’allaitement. Celle-ci est le plus souvent très courte en France : sa durée médiane a été estimée à 10 semaines en 1998, mais il existe d’importantes disparités régionales.
Nous pouvons tout de même conclure que les enfants de mon échantillon ont été plus nombreux à être allaités et de manière plus prolongée (peut-être en lien avec un milieu socioculturel élevé). Mais l’exclusivité de l’allaitement n’a pas été précisée par les parents. Y aurait-il un lien entre allaitement et Haute Potentialité ?

3. DIAGNOSTIC DE LA HAUTE POTENTIALITÉ




3.1 Repérage



Tout d’abord nous remarquons que les premiers acteurs à repérer la haute potentialité de l’enfant restent les parents pour 43,2% des enfants. Ce résultat paraît cohérent mais finalement cela veut quand même dire que 56,8% des parents ne repèrent pas la haute potentialité de leur enfant. En effet les parents ont bien conscience d’avoir un enfant « pas tout à fait comme les autres » mais en l’absence d’une aide extérieure il leur est extrêmement difficile d’analyser ses différences pour suspecter le diagnostic eux-mêmes.
Le deuxième acteur qui rentre en jeu est l’école pour 24,5% des cas, ce qui là aussi est un score bien faible pour des enseignants qui sont au contact de l’enfant la majorité du temps.
Les psychologues et les médecins généralistes/pédiatres arrivent en troisième et quatrième position, ce qui peut sous-entendre un repérage lié à un problème psychopathologique de l’enfant.

3.2. Passation du test



D’autre part nous pouvons voir que le professionnel ayant fait passer le test est dans la grande majorité des cas un psychologue libéral (87,1%) pour seulement 11,1% de psychologues scolaires. Il est regrettable de constater combien la ressource du psychologue scolaire est sous exploitée sachant que selon le rapport Delaubier (50) il y a environ 2 enfants HP par classe.
Dans mon échantillon la grande majorité des enfants (70,8%) ont passé le test WISC III ou IV et la moyenne d’âge du passage du test était de 6 ans et demi. Ce qui révèle que les enfants ont été repérés plutôt précocement.

3.3. Résultats



Quant aux résultats des tests, la moyenne des QI est de 141, 5.
Parmi ceux qui ont passé le WISC IV, on remarque que 54% des tests présentent une différence supérieure à 11 points entre des indices (groupe 1 et 2), donc une inhomogénéité.

Parmi ceux qui ont passé le WISC III, 43% présentaient une hétérogénéité des indices.

Tout d’abord, en analysant ces résultats, je constate que peu de personnes sur l’échantillon m’ont donné le détail des indices (354 personnes pour le WISC IV et 108 personnes pour le WISC III) ce qui réduit forcément l’impact des réponses.

Mais on peut néanmoins remarquer une importante hétérogénéité des résultats. Une des explications possibles pourrait être le biais de recrutement dans le sens où les parents d’enfants qui ne vont pas bien sont plus sensibilisés par la haute potentialité de leur enfant, adhérant ainsi plus facilement à une association.

3.4. Explications données sur la haute potentialité



Dans 77% des cas, l’explication de la haute potentialité a été faite par le psychologue qui a fait passer le test, ce qui nous semble logique.

Les parents se disent satisfaits de l’explication dans 82% des cas.

Mais ce qu’il est intéressant d’analyser, ce sont les motifs d’insatisfaction des parents.

En effet, sur les 18% insatisfaits, ils sont 61% à revendiquer un manque d’explications sur le sujet et 23% se sentent isolés.

11% estiment avoir subi une perte de temps sur le diagnostic et donc un retard de prise en charge.
Ces résultats ne sont, bien sûr, que des données déclaratives de parents. Or, nous savons que face à l’annonce d’un diagnostic important, chacun réagit différemment ; le soignant doit savoir s’adapter à son patient en délivrant l’information juste, nécessaire au patient avec la programmation d’un autre rendez-vous à distance pour évaluer ce qu’il sait et ce qui n’a pas été bien compris. Je ne peux donc pas conclure à un manque d’explications de la part du soignant. Par contre, ces résultats confirment que les parents se sont sentis isolés.
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