Anatomie et physiologie de l’appareil auditif








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date de publication03.04.2018
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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DE L’APPAREIL AUDITIF

PLAN

Introduction

1- Généralités

1-1- Définition

1-2- Intérêt

1-3- Objectifs

2- Anatomie

2-1- Anatomie descriptive

2-1-1- Siège

2-1-2- Subdivisions

2-1-3- Vascularisation et innervation

2-2- Anatomie topographique

3- Physiologie

3-1- Rôle de chaque élément

3-2- Physiologie proprement dite

4- Applications cliniques

Conclusion

Introduction

L’homme est en relation avec le milieu extérieur grâce à des organes appelés organes de sens. Ces organes, sensibles aux stimulations de l’environnement, sont indispensables pour la perception du milieu. Il s’agit : de l’organe de la vue, l’organe de l’audition, l’organe de l’équilibre, l’organe du goût, l’organe de l’odorat et l’organe du toucher.

L’organe de l’audition et de l’équilibre est l’oreille. Nous n’aborderons qu’ici l’audition.

1- Généralités

1-1- Définition

L’oreille est un organe neurosensoriel, bilatéral, intervenant dans l’audition et dans l’équilibre.

1-2- Intérêt

Il tient en quelques points :

  • Sur le plan anatomique, elle entretient de nombreux rapports, notamment avec le nerf facial ;

  • Sur le plan physiologique, elle est l’organe de l’audition ;

  • Sur le plan chirurgical, elle constitue une voie d’abord pour certaines chirurgies de la base du crâne.

1-3- Objectifs

A la fin du cours, l’étudiant doit être capable de :

  • Citer dans l’ordre les différentes parties de l’oreille ;

  • Identifier les différents éléments constitutifs de chaque partie de l’oreille ;

  • Connaître les différents organes de voisinage de l’oreille

  • Expliquer le fonctionnement de l’audition.

2-Anatomie

2-1-Anatomie descriptive

2-1-1-Siège

L’oreille est située à la partie latérale du crâne, dans une partie de l’os temporal appelée rocher.

2-1-2- Subdivision

L’oreille humaine comprend trois parties qui sont de dehors en dedans : l’oreille externe, l’oreille moyenne et l’oreille interne



2-1-2-1- Oreille externe

Elle comprend deux parties : le pavillon ou auricule et le conduit auditif externe

a- Pavillon

C’est une expansion lamelleuse essentiellement formée de cartilage élastique qui lui confère sa forme et sa souplesse. Il a une forme ovalaire, à grosse extrémité supérieure. La taille moyenne chez l’adulte est de 60 à 65 mm de hauteur et 25 à 36 mm de largeur.

Il présente à décrire :

  • Une face externe faite de reliefs (voir schéma) ;

  • Une face interne qui se décompose en une partie libre postérieure et une partie antérieure adhérente au crâne dont elle est séparée par le sillon retro-auriculaire ;



  • Une structure formée de :

    • Cartilage élastique sauf à sa partie inférieure appelée lobule

    • Ligaments

      • Extrinsèques (antérieur, postérieur et supérieur) qui attachent solidement le pavillon au crâne ;

      • Intrinsèques qui participent au remodelage du cartilage.

    • Muscles

      • Extrinsèques (antérieur, postérieur et supérieur) qui assurent l’orientation du pavillon. Leur rôle est négligeable chez l’homme.

      • Intrinsèques qui servent de remodelage au cartilage.

    • Un revêtement cutané

b- Conduit auditif externe

C’est un canal ostéo-cartilagineux, faisant suite à l’auricule au niveau de la conque et se terminant au niveau du tympan. Il a une forme d’un S en italique dans le plan horizontal. Il mesure 25 mm de long et 8 à 10 mm de diamètre.

Il présente :

  • Une charpente fibro-cartilagineuse en dehors et osseuse en dedans

    • La partie cartilagineuse fait suite au cartilage de l’auricule

    • La partie osseuse, la moitié du conduit, est creusée dans l’os temporal.

    • La jonction entre les deux parties s’appelle l’isthme du conduit auditif externe.

  • Un revêtement cutané fait

    • D’une peau épaisse au niveau de la portion cartilagineuse et d’une peau fragile au niveau de la partie osseuse

    • De follicules pileux très marqués dans le tiers externe

    • De glandes cérumineuses produisant le cérumen qui s’oppose à la pénétration des germes

2-1-2-2- Oreille moyenne

Elle est formée de cavités creusées dans le rocher (caisse du tympan et cavités mastoïdiennes) et aérées par la trompe d’Eustache qui débouche dans le rhinopharynx. Ainsi donc, trouve-t-on d’arrière en avant : les cavités mastoïdiennes, la caisse du tympan et la trompe d’Eustache.

a- Caisse du tympan

C’est l’élément central de l’oreille. C’est une cavité parallélipédique contenant le système tympano-ossiculaire.

a1- Tympan



C’est une membrane fibreuse qui sépare l’oreille externe de l’oreille moyenne, et qui comprend :

  • Quatre quadrants : antéro-supérieur, antéro-inférieur, postéro-supérieur et postéro-inférieur ;

  • Trois couches qui sont :

    • une couche superficielle externe ou cutanée,

    • une couche moyenne fibreuse

    • et une couche interne muqueuse. Il est subdivisé en deux parties :

  • Deux parties

    • une partie supérieure environ le cinquième qui est dépourvue de couche moyenne, s’appelle la pars flaccida

    • une partie inférieure appelée la pars tensa.

  • Deux faces

    • Une externe qui est vue à l’examen otoscopique et qui comprend des reliefs (voir schéma)

    • Une face interne qui reproduit en les inversant les reliefs de la fac externe.

a2- Osselets

Ils sont au nombre de trois et sont de dedans en dehors : le marteau, l’enclume et l’étrier.



Le marteau est le plus externe des osselets. Il présente un corps dont la tête s’articule avec l’enclume. Sa longue apophyse est étroitement liée à la membrane tympanique.

L’enclume s’articule avec le marteau en avant et l’étrier en en arrière et en bas. C’est le plus lourd des osselets.

L’étrier est l’osselet le plus interne. C’est le plus petit et le plus léger des os du corps humain. Il pèse 2 mg. Il s’articule avec l’enclume grâce à sa tête. Il se termine par une base appelée platine qui lui permet de s’articuler avec l’oreille interne au niveau de la fenêtre ovale. Cette articulation est capitale pour la transmission du son. Les mouvements de l’étrier sont assurés par le mouvement de la chaine ossiculaire et par le muscle de l’étrier qui joue un rôle important dans la protection de l’oreille face aux bruits de forte intensité.

b- Cavités mastoïdiennes

Elles sont creusées dans la portion mastoïdienne de l’os temporal et portent le nom de cellules mastoïdiennes dont la plus volumineuse s’appelle antre mastoïdien. Elles sont situées en arrières de la caisse du tympan et communiquent avec celle-ci grâce à un fin canal appelé aditus ad antrum . Ces rapports expliquent la propagation des infections de l’oreille moyenne aux cavités mastoïdiennes, réalisant une mastoïdite.



c- Trompe d’Eustache

C’est un conduit osseux et fibro-cartilagineux qui relie la partie antérieure de la caisse du tympan à la partie latérale du rhinopharynx. Les deux parties osseuse et fibro-cartilagineuse se réunissent à leur sommet et constitue l’isthme tubaire qui décrit un angle de 160° ouvert vers le bas.



2-1-2-3- Oreille interne

Elle est de forme complexe et comprend une cavité osseuse appelée labyrinthe osseux dans laquelle flotte un organe souple et comparable appelé le labyrinthe membraneux.

a- Labyrinthe osseux

Il comprend deux parties :

  • Une partie antérieure appelée cochlée osseuse ou limaçon

  • Une partie postérieure appelée vestibule osseux où on y voit les canaux semi-circulaires (antérieur, supérieur et latéral), la fenêtre ovale où s’articule la platine de l’étrier et la fenêtre ronde.

Il contient un liquide appelé périlymphe qui le sépare du labyrinthe membraneux.



b- labyrinthe membraneux

Il comprend aussi deux parties :

  • Une partie antérieure appelée cochlée membraneuse où se trouve le canal cochléaire. C’est à ce niveau que se trouve l’organe sensoriel de l’audition appelée organe de corti. Le nerf cochléaire prend naissance en ce lieu.

  • Une partie postérieure appelée vestibule membraneux où se trouvent deux cavités arrondies (utricule et saccule) et des canaux semi-circulaires membraneux homologues aux canaux semi-circulaires osseux.

Dans le labyrinthe membraneux se trouve l’endolymphe.



2-1-3- Vascularisation et innervation

2-1-3-1- Oreille externe

Les artères proviennent de l’artère temporale superficielle, branche de l’artère carotide externe.

Les veines se jettent dans la veine temporale superficielle qui rejoint la veine jugulaire externe.

L’innervation motrice est assurée par le nerf facial.

L’innervation sensorielle est tributaire d’une branche du plexus cervical superficiel, de la branche mandibulaire du trijumeau et d’une branche du nerf facial

2-1-3-2- Oreille moyenne

Les artères proviennent de la carotide externe, de la carotide interne et de l’artère vertébrale.

Les veines se jettent dans la veine jugulaire externe et dans la veine jugulaire interne.

L’innervation motrice est assurée par le nerf facial pour le muscle de l’étrier.

L’innervation sensitive est assurée par le nerf mandibulaire, branche du nerf trijumeau.

2-1-3-3- Oreille interne

Les artères du labyrinthe osseux proviennent des deux systèmes carotidiens interne et externe.

Les artères du labyrinthe membraneux sont issues de la carotide interne.

Les veines sont satellites des artères.

L’innervation est assurée par le nerf cochléo-vestibulaire ou VIIIème paire de nerf crânien.

2-2-Anatomie topographique

2-2-1- Oreille externe

Elle entretient des rapports avec :

  • En dedans, l’oreille moyenne

  • En dehors, le milieu extérieur,

  • En avant l’articulation temporo-mandibulaire

  • En arrière la région mastoïdienne

  • En haut, l’étage moyen de la base du crâne,

  • En bas, la région parotidienne.

2-2-2- Oreille moyenne

Ses rapports se font avec :

  • En dehors, l’oreille externe

  • En dedans, l’oreille interne

  • En avant, la région carotidienne

  • En arrière, la région mastoïdienne,

  • En haut, l’étage moyen de la base du crâne

  • En bas, la région jugulaire

2-2-3- Oreille interne

Elle est située dans l’os temporal et entretient des rapports avec :

  • En dedans le conduit auditif interne où chemine le paquet vasculo-nerveux acoustico-facial ;

  • En dehors avec l’oreille moyenne ;

  • En avant avec la région de la trompe d’Eustache ;

  • En arrière avec l’étage postérieur de la base du crâne

  • En haut avec l’étage moyen de la base du crâne

  • En bas avec la région parotidienne

3-Physiologie

L’oreille intervient dans l’audition et dans l’équilibre. Nous n’aborderons ici que sa fonction auditive

3-1- Rôle de chaque élément

Le son est une sensation auditive produite sur l’organe auditif par la vibration physique des molécules constituant la matière et propagée par l’air.

Le bruit est un son gênant.

Le pavillon va localiser le son, le capter et le transporte en l’amplifiant à l’oreille moyenne via le conduit auditif externe.

Le conduit auditif externe amplifie et transmet le son à l’oreille moyenne.

Le tympan vibre comme une peau de tambour, va amplifier le son et le transmettre aux osselets.

Les osselets amplifient et conduisent le son sans perte d’énergie jusqu’au niveau des liquides de l’oreille interne. L’étrier protège l’oreille interne contre les sons de grande intensité.

La trompe d’Eustache assure le drainage, l’aération et le maintien en équilibre des pressions au niveau de la caisse du temps.

Les cavités mastoïdiennes assurent une protection de l’oreille.

Le mouvement des liquides labyrinthiques sera à la base d’une cascade de mécanismes (mécano-transduction et neurotransmission) ; ce qui va transformer l’onde sonore en énergie électrique conduite par le nerf cochléaire vers les centres auditifs. Le son sera alors perçu.

3-2-Physiologie proprement dite

L’audition est un sens complexe qui fait intervenir des éléments aux caractéristiques différentes mécaniques, électriques et cognitives.

L’onde sonore va rencontrer d’abord l’oreille externe. Dans ce milieu, ce sont des phénomènes mécaniques qui se produisent. Le pavillon va localiser et capter le son. Ce son sera amplifié légèrement et transporté jusqu’au niveau du conduit auditif externe. Ce dernier va assurer le transport de l’onde sonore sans déperdition énergétique jusqu’au niveau de l’oreille moyenne.

Au niveau de l’oreille moyenne, le tympan est le premier point d’impact avec l’onde sonore. L’arrivée de l’onde sonore sur cette membrane, la fait vibrer comme une peau de tambour, transformant l’onde aérienne en une force mécanique.

Cette force mécanique est communiquée au marteau qui est inclus dans le tympan. Le marteau percute l’enclume en lui transférant la force mécanique de l’onde sonore. L’enclume met en mouvement l’étrier qui grâce aux vibrations de sa platine dans la fenêtre ovale, transmet le mouvement vibratoire du tympan à l’oreille interne.

Le mouvement des osselets est contrôlé par deux muscles (le muscle tenseur du tympan et le muscle stapédien) qui peuvent limiter la conduction du son, grâce au réflexe dit stapédien : leur contraction permet d’atténuer les mouvements des osselets sur la fenêtre ovale, donc le niveau d’intensité des sons transmis à l’oreille interne.

C’est dans l’oreille interne que s’arrête le phénomène mécanique et que commence la neurotransmission par analyse et transmission du message sonore.

Les mouvements de la platine de l’étier au niveau de la fenêtre ronde entrainent un déplacement de la périlymphe qui met en mouvement l’endolymphe contenu dans le labyrinthe membraneux. Il y a transformation du l’énergie mécanique en influx nerveux.

Ensuite le nerf cochléaire véhicule l’influx nerveux jusqu’au cerveau. Le cerveau va identifier ce son grâce à la mémoire dont il fait preuve.



4-Applications pratiques

4-1- Cliniques

  • Toute atteinte de l’intégrité du système auditif sera à la base de troubles auditifs qui peuvent être en excès (hyperacousie) ou en baisse (hypoacousie)

  • Les traumatismes sonores peuvent entrainer une destruction irréversible du nerf cochléaire dont les fibres ne régénèrent pas.

  • Les rapports de l’oreille expliquent la propagation des infections vers la base du crâne (méningite, encéphalite, thrombophlébite), vers la mastoïde (mastoïdite) et la survenue de paralysie faciale.

4-2- Fonctionnelles

  • L’audiogramme est un test permettant d’évaluer l’audition chez un sujet

  • Il existe d’autres tests auditifs permettant de détecter les simulateurs

4-3- Thérapeutiques

On peut réhabiliter la fonction auditive par la chirurgie de l’oreille externe, de l’oreille moyenne ou de l’oreille interne.

Conclusion

L’oreille est un organe neurosensoriel, pair et symétrique. Elle porte en sa part interne l’organe sensoriel de l’audition appelé l’organe de Corti.

Son intégrité est indispensable pour la bonne fonction de l’audition qui fait appel entre autres à l’apprentissage.

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